Portrait de La Folie Ordinaire

Comme La Folie Ordinaire fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

J’aimerais faire connaître lafolieordinaire.fr

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Je suis inspirée par des personnes qui me donnent l’impression qu’il est possible d’atteindre une certaine paix intérieure. Des figures comme le Dalaï Lama ou plus proche dans notre culture occidentale Mathieu Ricard et Christophe André m’amènent à penser que le travail que l’on peut faire sur soi peut permettre de toucher à plus de sérénité.

J’aime la nature qui me permet de relativiser la place que l’Homme prend. Me sentir toute petite face à un paysage grandiose me donne à chaque fois une claque agréable qui m’apprend à rester à ma place. Quand je le peux, j’aime fuir le vrombissement trop actif de la Cité. Alors les loisirs ayant rapport à la nature sont ceux qui m’apportent le plus, avec la lecture et l’écriture.

Cela sonnera peut-être mièvre, mais j’aspire à plus d’harmonie entre les être vivants. Je n’arrive toujours pas à comprendre que les hommes ne puissent pas arrêter de se taper dessus à la moindre occasion. La fermeture d’esprit et le manque de curiosité de beaucoup de gens m’intrigue. J’estime que la découverte de l’autre est d’une grande richesse.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Mon métier de psychiatre psychothérapeute consiste à aider des personnes en difficulté psychologique ou psychiatrique, à aller au delà pour trouver ou retrouver un équilibre qui puisse leur rendre le plaisir de la vie.

Je l’aime car se sentir utile est agréable. Rendre service, apaiser la souffrance, voir des personnes s’améliorer à une échelle temporelle relativement restreinte met du baume au cœur. C’est parfois dur les premiers temps, quand la situation est compliquée, quand on ne voit pas trop comment soulager.

Mais la majorité du temps, je me sent passeuse de connaissances, starter de mieux-être, car ce sont les patients que je vois qui bossent. La guérison, l’amélioration, l’équilibre, ce sont eux qui l’obtiennent.

Je n’ai fait que les aider à s’alléger de quelques poids et acquérir de meilleures stratégies pour pouvoir s’en sortir seuls face à l’adversité.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

C’est un vaste monde qui regroupe énormément d’intervenants. Soignés, soignants, administratifs, politiques. Je ne suis pas sûre que je serais capable de pouvoir trouver tous les corps de métier qui peuvent s’y rapporter. Par le petit bout de ma lorgnette de psychiatre, je pense que ce monde est en train d’évoluer et que l’on a tendance à changer de modèle.

Nous étions au temps des asiles avec une vision d’exclusion de la cité des fous et déments que l’on ne voulait pas côtoyer. La stigmatisation était officielle, assumée.

Avec l’avènement du secteur en psychiatrie en France, les soins ont été dispensés au cœur de la Cité, avec les centres médico-psychologiques, les établissements de santé spécialisés qui se sont rapprochés et se rapprochent encore.

Les patients sont devenus des acteurs de la prise en charge de plus en plus avec l’apparition des GEM (Groupes d’Entraide Mutuelle) et des associations de plus en plus impliquées. Les patients experts commencent à se former et avoir un rôle dans l’information des « nouveaux patients » ce qui améliore la trajectoire de santé.

Je pense que les choses ont donc tendance à s’améliorer d’un certain côté, mais qu’il ne faut pas que des baisses de budget ne coupent les ailes des projets innovants qui améliorent le quotidien de personnes fragilisées par une santé mentale vacillante.

L’incertitude du devenir de la pratique libérale me fait craindre par moments ce que je ferai plus tard, mais je reste optimiste.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Cela paraîtra banal, mais les moments de folie que l’on peut avoir apportent une créativité qui ne peut sortir de la monotonie.

Un grand nombre d’artistes ont été et sont encore de grands tourmentés. Le mal-être a tendance à rendre plus perméable à une certaine sensibilité qui peut toucher, quelle que soit la voie qui sera choisie: peinture, sculpture, musique, littérature, cinéma…

On peut imaginer que ceux qui frayent avec le bonheur plus souvent ont un truc qui manque sur ce plan là.
J’ai beaucoup de patients qui ont des talents artistiques qu’ils exploitent en lien avec leur souffrance. Elle est leur muse, leur échappatoire, parfois leur seul moment de respiration.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je ne pense pas pouvoir devenir un jour avec autant de responsabilités que ministre.

Déjà si je réussi à ce que mes enfants m’écoutent ce sera pas mal. Mais si un jour un ministre spécifique de la santé mentale vient à être nommé, je lui demanderai de faire des campagnes d’information pour que la population générale puisse changer l’image des problèmes de santé mentale.

On l’a bien vu avec l’histoire de l’épreuve de l’Asile de Fort Boyard qui stigmatise une frange de la population en surfant sur la vague de la psychophobie. De même avec l’histoire de la vaccination.

Or qu’est-ce qui est responsable de la peur? La méconnaissance.

Informer, c’est lutter contre la peur. Et si des choses restent difficilement acceptables dans les pratiques psychiatriques, il sera nécessaire de faire en sorte qu’elles puissent être améliorées, avec les budgets nécessaires.

N’oublions pas que la santé mentale est le premier poste des dépenses de santé avec les conséquences que l’on connait sur l’efficience au travail.

Car oui, il est nécessaire d’argumenter maintenant terme économique pour justifier de l’intérêt de la prise en charge de la santé mentale : c’est ce que voit le politique!

« Asile » : une épreuve de folie à Fort Boyard

Profondément troublés par cette épreuve de Fort Boyard, nous aimerions vous proposer une réflexion sur la stigmatisation.

En passant la porte d’entrée du Boyard Psychiatric Hospital, le candidat se retrouve dans un sas, où Passe-Muraille lui enfile une camisole de force. Sur le vêtement sont accrochées plusieurs petites balles blanches et rouges.

Après cette étape, le candidat se positionne sur une porte à bascule automatique, qui l’envoie directement dans une salle capitonnée fortement éclairée, avec uniquement de caméras de surveillance. Cette action provoque la libération de la clé dans le sas d’entrée.

Pour ressortir de la salle capitonnée et récupérer la clé dans la première partie de la cellule, le candidat doit se secouer, se contorsionner et se frotter contre les murs, afin de décrocher (sans les mains évidemment) les 4 balles rouges présentes sur sa camisole

Lorsqu’il y parvient, il doit saisir avec la bouche, chacune des balles rouges tombées au sol, afin de les placer dans les tuyaux répartis à différents endroits de la cellule.

Mais dans cette salle capitonnée sans porte de sortie, les candidats deviennent fous rapidement ! Pour compliquer la tâche, l’ensemble la cellule tourne sur elle-même. Le candidat se retrouve à marcher sur les murs ou au plafond !

La pratique de l’isolement et la contention

Des candidats enfermés dans une cellule capitonnée avec une camisole de force, voici la nouvelle épreuve du jeu télévisé Fort Boyard.

Première réaction du gamin devant sa télé : « ça se passe comme ça à l’Hôpital Psychiatrique ? ».

Pour aider les parents à répondre à cette question, voici quelques clés de lecture :

  • L’asile comme lieu d’enfermement arbitraire, la chambre capitonnée et la camisole sont révolus mais les pratiques d’isolement (enfermement dans une chambre prévue à cet effet) et de contention (le fait d’attacher et sangler une personne) sont courantes et réglementées en France, souvent considérées comme nécessaires en cas de crise.
  • La psychiatrie d’aujourd’hui préfère parler de chambre de soins intensifs. Il s’agit à priori de désamorcer des situations extrêmes où l’interaction avec le personnel et les autres personnes hospitalisées peut être dangereuse. Une crise psychique peut s’accompagner d’une certaine agressivité envers les autres et envers soi-même d’où l’idée ancienne de capitonner les chambres pour éviter que la personne ne se blesse d’elle-même.
  • Que ressent-on dans ces situations-là ? L’isolement est une expérience très traumatisante bien qu’elle soit considérée comme une mesure thérapeutique de dernier recours. Elle peut être vécue comme une torture, surtout quand on ne vous explique pas les raisons de votre enfermement et qu’on vous laisse seul avec vous-même et votre angoisse.
  • Peut-on faire autrement ? L’hôpital psychiatrique en tant que lieu de soin se doit d’accueillir dignement toute personne en grande souffrance dans le respect de ses droits. Or, la pratique de l’isolement, justifiée par des situations d’urgence, pourrait être évitée si on s’en donnait les moyens. On peut prévenir la crise et les situations de violence, parfois quelques mots ou une présence attentive permettent d’éviter le recours à de telles pratiques.
  • Pourquoi n’abolit-on pas la contention et l’isolement en France ? Il faut du temps pour changer les pratiques et les mentalités mais aussi beaucoup d’implication et une volonté politique. C’est d’autant plus difficile dans la situation actuelle de la psychiatrie, avec le manque de moyens humains et de formation au soin relationnel, où les soignants sont condamnés à devenir des surveillants plutôt que des accompagnants.

Aujourd’hui en France, près de 100000 personnes sont internées chaque année sans leur consentement en hôpital psychiatrique. Lieu de refuge et d’asile au sens noble du terme, l’hôpital alimente aussi les pires fantasmes de la société, personne n’a envie de finir chez les fous.

Il faut savoir que la psychiatrie concerne 2 millions de personnes en France et que 80% des personnes sont soignées au plus près de leur domicile et ne sont jamais hospitalisées.

L’hospitalisation en psychiatrie reste une épreuve traumatisante dont il est difficile de se relever, notamment du fait de la stigmatisation et du regards des autres.

A travers Comme des fous, nous souhaitons interroger le regard qu’on porte sur la folie et les représentations que véhiculent les médias.

On peut s’amuser comme des fous devant cette séquence tant qu’on n’oublie pas que ce jeu peut être blessant pour les personnes qui ont été confrontées réellement à cette même situation sous prétexte qu’elles étaient folles. De plus, cela peut participer à stigmatiser les pratiques soignantes et à éloigner du soin les personnes en grande difficulté qui auraient peur de se voir infliger un tel traitement.

Mais peut-être aussi que les candidats pourront témoigner de leur ressenti après cette folle épreuve et qu’ils nous diront ce que ça fait d’être mis dans la peau d’un fou.

Ecouter la séquence du 28 juin 2017 sur radio Vivre FM.

Si vous souhaitez signaler l’émission au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), la séquence a déjà été diffusée dans l’émission Fort Boyard du 24 juin 2017 à 21H sur France 2.

 

Si vous souhaitez demander le retrait de l’épreuve, vous pouvez également signer la pétition:

« Sous l’emprise de la folie? » de Caroline Protais

L’expertise judiciaire face à la maladie mentale (1950-2009)

sous l'emprise de la folie
de Caroline Protais aux éditions de l’EHESS.

Aujourd’hui les psychiatres intervenant en justice exposent de plus en plus les malades mentaux criminels à la sanction pénale et à la prison.

Passant au crible un ensemble d’expertises psychiatriques, Caroline Protais analyse comment a évolué le discours professionnel dominant : à l’humanisme des premiers aliénistes du XIXe siècle s’est substituée à partir des années 1960 une tendance punitive sans cesse accrue et toujours d’actualité.

Entre histoire et sociologie, cet ouvrage offre non seulement une rétrospective originale des pratiques psychiatriques depuis les années 1950, mais également une réflexion sur une problématique qui travaille nos sociétés depuis toujours : celle de la responsabilité humaine face aux errements de la raison.

SOMMAIRE Continuer la lecture de « « Sous l’emprise de la folie? » de Caroline Protais »

La vie après la folie

N’être plus vierge de l’expérience de la folie

Le XXe siècle est celui de la mort de la « Folie ». Ce terme qui recouvre une réalité très vaste, trop vaste peut-être, ne veut aujourd’hui plus rien dire. La folie n’est plus, elle est devenue pathologie.

la vie après la folie

Un individu dans un état délirant n’est plus un fou, c’est un malade. Dans cette logique, la psychiatrie s’est appliquée à classifier les différents types de délires, à leur attribuer des caractéristiques afin de pouvoir les appréhender rationnellement pour les traiter.

Établir une approche « rationnelle » de la folie est une démarche caractéristique de notre époque qui met une énergie formidable à classifier les choses afin de les passer au crible de l’expérience scientifique et d’en tirer des conclusions sur lesquelles s’appuyer pour les expliquer. C’est une démarche qui a une validité, mais qui a aussi des limites, notamment dans le cas de la folie. Continuer la lecture de « La vie après la folie »

Je n’irai pas voter et pourtant… je politise ma folie

Comme dirait le Zinzin Zine, le psychologique c’est politique!

Peut-on politiser la folie?

Pour ceux qui connaissent le discours d’Antony du président Sarkozy, la réponse est évidente.

« Le 2 décembre [2008], le chef de l’Etat a parlé de réformes de la loi d’hospitalisation ; demandé la création de 200 chambres d’isolement ; exigé le contrôle des permissions de sortie ; proposé la systématisation des soins sous contrainte. Plus saisissant, il a suggéré l’utilisation de bracelets électroniques pour les malades, à l’instar des délinquants. »
Eric Favereau dans Libération 

Quand le malade devient un risque pour la société, il faut le soumettre aux soins. Sa place est à l’hôpital pas en prison, dira-t-il.

Citoyens à part entière

Moi qui écris ces lignes, je me revendique comme sujet politique, citoyen à part entière, et non comme objet bénéficiaire de soins. Et pourtant, je n’irai pas voter…

Nombreuses sont les initiatives pour solliciter le pouvoir politique en cette période d’élection présidentielle. J’ai moi-même écrit le discours d’un président aux usagers de la psy.

On cherche à s’unir pour que la santé mentale ait voix au chapitre dans cette campagne: avec des pétitions, celle pour un plan psychique de l’UNAFAM/Santé Mentale France/Aire, celle pour demander un programme pour la santé mentale par le Pr. Lançon, ou encore le consensus de Blois. Pendant ce temps, d’autres organisent un TRUC pour fédérer les clubs thérapeutiques ou des marches citoyennes pour la santé mentale comme La Mad Pride.

D’autres encore, des soignants en majorité, se réunissent publiquement, c’est le cas du Collectif des 39 ou de Psy, soins et accueil né à Nuit Debout.

Il faut reconnaître que dans le paysage de la santé mentale en France, l’union n’est pas de mise. Tout le monde rêve d’une psychiatrie à visage humain, d’un corps soignant capable d’accueillir la souffrance psychique, en prenant en compte l’avis des familles et des patients.

On reproche au pouvoir psychiatrique ce qu’on reproche au pouvoir politique, son incapacité à régler le problème. Certains diront qu’ils n’ont pas les moyens de leurs ambitions, que le pouvoir n’est pas entre leurs mains, que c’est le manque d’argent qui est en cause. Quand on ferme les lits dans les hôpitaux psychiatriques, c’est pour désaliéner et intégrer le malade dans la cité ou c’est juste un aveu d’impuissance?

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J’ai peur de ne plus être fou

J’ai peur d’être enfin guéri.
J’ai peur de devoir vivre comme tout le monde.
J’ai peur d’être englouti par le système.
J’ai peur de dire ce que je ressens.
J’ai peur de ne pas être compris.
J’ai peur de dire que le handicap c’est une jolie arnaque.
J’ai peur de trahir les vrais malades.
J’ai peur d’enjoliver la folie.
J’ai peur de m’en sortir. Continuer la lecture de « J’ai peur de ne plus être fou »

La folie tous comptes faits [France Inter]

A écouter à partir de 19min25.

Et si le fou était celui qui résistait à notre volonté mortifère de normalisation ? Aujourd’hui, on agit au nom de l’adaptabilité, au nom de la bonne santé mentale … érigée en norme … en vue d’une bonne santé ECONOMIQUE. Car oui, il faut le dire en France les fous coûtent chers !

Pas moins de 110 milliards d’euros par an… selon la fondation Fondamental. Mais la bonne nouvelle c’est que le taux de rendement de la recherche en psychiatrie est de 37 % toujours selon cette même fondation.

C’est justement contre cette financiarisation du soin, contre la recherche de rentabilité au dépend de la relation qui unie le soignant et le patient que le collectif des 39 s’est rassemblé à Montreuil en novembre en relançant la question de la place de la folie dans notre société. Et nous, nous y étions.

Reportage de Lucie Akoun

Portrait de Le Bipolaire

Comme Le Bipolaire, fais-toi tirer le portrait par Comme des Fous en répondant à ces 5 questions.

« J’aimerais faire connaître la page www.lebipolaire.com, premier réseau social pour personnes souffrant de troubles bipolaires et leur entourage. »

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’aime parler de tout, autant de ce qui dérange que de ce qui est normal. Mais après tout, c’est quoi la normalité ?

Anticonformiste en essayant de toujours rétablir la vérité pour changer les regards de beaucoup d’ignorants…

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Mon métier, c’est ma vie ! Je l’aime et j’essaie de le faire partager en écrivant… Un métier qui m’occupe ma tête 24H/24H… Hyperactif, créatif, sensible mais surtout très généreux en dons, bienvenue dans ma vie, mon travail !!!

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

J’ai toujours dit qu’on ne parlait jamais assez des maladies mentales comme le trouble bipolaire. Souvent déformé pour faire réagir et jamais assez approfondi en terme de santé sérieuse.

Bien sûr, la recherche avance ( et heureusement ), mais c’est toujours très ( trop ) lent à mon goût… Pas assez d’implications de la part de beaucoup de professionnels qui, souvent, généralisent les symptômes à force de voir beaucoup de patients; il faut dire qu’on ne leur donne pas beaucoup de moyens non plus…

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

L’originalité, la créativité, des choses exceptionnelles qu’on ne peut voir qu’en étant atteint de ce pseudo-symptôme que beaucoup de gens appellent « la folie »…

J’ai juste une question à vous poser : La folie ne serait-elle pas une liberté qu’on ne veut pas nous donner ?

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, car je deviendrais peut-être comme eux à force, personne ne peut savoir… Il faut savoir dire la vérité aux personnes malades, proposer un programme c’est bien, mais il faut pouvoir le tenir. Exemple : Il vaut mieux dire qu’on ne guérira jamais la bipolarité mais qu’on peut arriver à très bien la stabiliser avec un traitement à vie, plutôt que de dire que les troubles bipolaires peuvent être guéris grâce à un traitement… C’est certainement pareils aux yeux des personnes non-malades, mais absolument pas pour les personnes concernées.