1 truc à dire à Comme des fous !

Philippa Motte, membre du Clubhouse et Peer Workeuse parisienne essentielle sur les questions du rétablissement par le travail et l’emploi a 1 truc à nous dire sur sa façon d’assumer le fait d’être concernée aujourd’hui encore et parfois plus que d’autres par des troubles psychiques !

Formatrice paire depuis des années au Clubhouse Paris sur la question du rétablissement et de l’emploi salarié, voire depuis la création du club 😉

Formatrice engagée, elle va dans les entreprises former au handicap psychique pour et avec les pairs, toujours pour les défendre avec ou sans les pairs face aux discriminations et aux difficultés que le défi de travailler avec les troubles et les troublés représente réellement !

Merci au Clubhouse aussi pour cet engagement sur le terrain de l’emploi accompagné qui permet qu’un calcul coût / risques / bénéfice se pose que la question de l’emploi d’un travailleur handicapé psychique, au moins parfois !

Témoignage de Philippa à Parlons Psy

Intervention inspirée et inspirante du lundi 9 décembre 2019 lors du grand rendez-vous Parlons Psy à Paris.

« Bonjour, je m’appelle Philippa.

Je prends la parole aujourd’hui pour vous raconter mon parcours, la façon dont j’ai évolué de personne concernée par la maladie psychique pour devenir accompagnante et formatrice sur les enjeux de santé mentale dans le monde professionnel.

Il y a deux principaux messages que j’aimerais vous faire passer à travers mon témoignage.

  • D’abord qu’il y a certaines pratiques en psychiatrie qui doivent absolument être remises en cause pour évoluer.
  • Je voudrais aussi vous montrer comment le trouble psychique par lequel je me suis d’abord sentie détruite et avilie, est devenu un chemin, certes exigeant, mais qui m’a permis de grandir et de me construire. Vous raconter comment j’ai fait du ravin, un chemin, comment j’ai fait de ma fragilité, une épée.

Quand je suis intervenue la première fois en tant qu’invitée à l’édition Parlons Psy de Nantes, j’ai raconté dans le détail, la réponse qui avait été faite par le monde dans laquelle je vis, au grand bouleversement psychique que j’ai traversée pour la première fois à l’âge de 20 ans.

Je dis bouleversement psychique volontairement, pour m’éloigner de toute considération psychiatrique. Il s’agit avant tout d’un vécu, d’une expérience humaine qui peut tous nous concerner sous une forme ou une autre. Tout le monde peut, à un moment donné dans sa vie, perdre pied psychologiquement, sentir son mental, sa sensibilité et ses émotions s’égarer dans des sphères inattendues, stupéfiantes, effrayantes et traumatiques.

La réponse qui a été faite par le monde dans lequel je vis, par le biais de la médecine, peut se résumer en quelques mots : Interpellation brutale, immobilisation, enfermement, contention, injection, diagnostic, médication, économie de mots. Avec pour résultat immédiat de me plonger dans une incompréhension et une souffrance d’une profondeur que je ne souhaite à personne.

Dans un texte que j’ai commencé à écrire il y a quelques années déjà sur ce sujet, j’ai redécouvert un passage qui, je crois, résume avec justesse et honnêteté mon ressenti. Je préfère vous prévenir, ce ressenti peut écorcher les oreilles de certains, mais il est vrai, il ne triche pas, il dit les choses exactement comme elles ont été vécues et senties,

« Voilà comment, la psychiatrie et moi, nous nous sommes rencontrées et aussitôt fâchées.

Le dialogue a été rompu avant même d’avoir commencé. Après cet épisode, plus rien n’a été véritablement possible. Même si j’ai rencontré de bons médecins, le respect nécessaire à une alliance thérapeutique de qualité a toujours était difficile à mettre en place. Cette première expérience a déterminé mon rapport au soin.

Alors j’ai tenté de construire ma propre stratégie, en empruntant à la psychiatrie le peu qu’elle pouvait m’apporter. J’ai aussi appris à penser et agir contre elle, à être à la fois raisonnable et rebelle, pour ne pas devenir ce qui m’est apparu malgré moi comme un énième « animal psychiatrique » comme elle les fabrique trop souvent à cause de l’impuissance et des neuroleptiques.

Et je sais à quel point tout le monde souffre de cette réalité, les soignants comme les patients.

Pour synthétiser, je dirais que cette prise en charge a rajouté de la souffrance sur la souffrance, du traumatisme sur le traumatisme, de la honte sur de la honte et a généré une profonde auto-stigmatisation.

Je vais vous dire ce que j’en pense « ça ne marche pas, cette réponse ne marche pas ».

Elle engendre quelque chose de singulier, celui devoir faire le chemin de l’acceptation, on peut même parler de nécessité de pardonner à ceux qui étaient censés nous aider et nous soigner. Moi, ce chemin du pardon je l’ai fait. Je suis parvenue à mesurer avec le temps, la difficulté à laquelle sont confrontés ceux qui m’ont infligé ces traitements. Je suis parvenue à me mettre à leur place, à comprendre leurs peurs, leurs incompréhensions, leurs dogmes et leurs croyances, à les respecter et même à les maîtriser.

Aujourd’hui, cette problématique qui aurait pu me voler ma vie, j’en ai fait mon métier. Je travaille dans les entreprises, les pouvoirs publics, auprès du secteur médico-social sur les enjeux de santé mentale dans les organisations en tant que formatrice et accompagnante. C’est pour ça qu’à présent je connais bien ce secteur de la santé mentale.

Et après avoir dénoncé les manquements de ce système, je voudrais à présent souligner les initiatives et les avancées que j’ai observées et qui me donnent des raisons d’espérer. Le simple fait que nous soyons réunis ici est la preuve de ces évolutions. Tout ce qui est présenté aujourd’hui. Le travail de l’association Clubhouse France, ce concept de rétablissement qui est l’objet de cette rencontre et qui ne doit surtout pas devenir un concept de plus.

Je pense au club des entendeurs de voix, je pense au travail des équipes mobiles du nord de la France sur lesquelles j’ai récemment lu un article qui m’a beaucoup impressionné tant leur approche fait sens.

Je pense au travail que font toutes les femmes et les hommes que je rencontre dans mon travail (assistantes sociales, infirmières, chargées d’insertion, chargées de mission handicap, RH, médecins, psychologues, quelques psychiatres trop rares à ma connaissance) je pense à leur regard sur leurs métiers, à toutes les actions qu’ils mettent en œuvre souvent très peu valorisées, auprès de ceux qui souffrent et qui ont besoin d’être aidé.

Je pense enfin à l’avancée timide, mais réelle de la pair-aidance. Je me considère d’une certaine manière comme l’un d’entre eux, même si je n’ai pas suivi le cursus universitaire qui nous est destiné. La parole des pairs-aidants est une parole décisive qu’il est indispensable d’écouter et de respecter.

La mienne, je la veux libre, audacieuse, insolente, et constructive. Faire sans la parole des pairs-aidants ce serait comme se contenter, pour parler d’un pays en guerre, des propos des journalistes et des observateurs sans écouter la voix des autochtones de ce pays. Comprenez bien que ce que les soignants, les accompagnants et les aidant tâchent de combattre et de faire reculer, nous nous l’avons traversé, et nous avons fait l’effort de le transmuter pour en faire un savoir qui doit être respecté et pris en considération. Qui doit être accueillit comme quelque chose d’infiniment précieux. Ecoutez-nous. La part qu’il manque pour véritablement soigner ceux qui en ont besoin avec dignité, il est possible que ce soit nous qui allons la construire avec vous.

Malgré tout ce qu’il m’a fallut de force et d’énergie pour faire cette traversée, j’ai foi en notre capacité à opérer les mutations nécessaires. Parce que l’épreuve de la souffrance psychique est aussi une initiation, une occasion unique de se remettre en question, de gagner en profondeur et en humanité et je crois que ce monde a besoin d’hommes et de femmes capables de faire face à leur fragilité psychique et de revenir parmi les autres enrichis par cette épreuve.

Pour ma part, aujourd’hui, j’ai une vie bien au-delà de ce que j’aurais pu espérer avant que tout cela ne m’arrive.

Je suis la maman de deux garçons, je fais un métier qui a du sens pour moi, je vais bientôt publier mon premier roman et chaque jour j’ai l’impression d’apprendre et de comprendre un peu mieux ce qu’est l’amour qui est au fond la seule chose qui m’intéresse véritablement et qui vaille.

L’important pour moi ce n’est pas la maladie ou l’absence de maladie, le handicap ou l’absence de handicap, ce n’est pas d’être guéris, ni même rétablis, l’important c’est d’être suffisamment connectée à mes ressources pour apprivoiser mes fragilités et construire une vie qui me ressemble.

Tout le monde n’a pas les mêmes ressources, mais tout le monde a des ressources et au lieu de traquer les symptômes, nous devons traquer les ressources et les mettre en lumière comme des fils d’or qu’il faut tirer pour permettre à chacun de renaître à lui-même.

Pour achever mon propos, je voudrais vous lire le passage d’une intervention prononcé par la romancière et essayiste Christiane Singer lors d’un colloque à Lausanne en mai 2000 intitulé « Schizophrénie = folie ? » :

Il est urgent de changer notre regard sur ceux que nous appelons malades, et urgent qu’eux aussi changent le regard sur eux-mêmes. Il existe un niveau de l’être qui reste intact. Il existe un lieu en chacun où nous sommes non seulement guéris mais rendus déjà à nous-mêmes. La maladie est un accident, un malheur, une épreuve qui n’atteint pas le noyau. C’est à ce noyau intact que je m’adresse en vous parlant non pas parce que vous serez un jour guéris, mais parce que dans mes yeux vous l’êtes déjà. Non pas parce que l’espoir me porte que vous serez un jour à nouveau entiers mais parce que la certitude est en moi que déjà vous l’êtes.

Christiane Singer

Je voudrais que tous les gens qui sont dans cette situation se souviennent que quoiqu’il leur soit arrivé dans leur vie, une part d’eux-mêmes demeure intacte. Accompagner les personnes qui souffrent d’un trouble psychique dans la reconquête de cette part d’eux-mêmes qui est intacte, pourrait être une très belle définition du rétablissement.

Je vous remercie de m’avoir écoutée. »

Philippa

C’est fou de dire que Trump est fou [Philippa]

Le 17 janvier dernier, Ronny Jackson, médecin de la maison blanche, a présenté devant la presse du monde entier le bilan de santé détaillé de l’actuel président des États-Unis. Poids, taille, cholestérol, résultats de coloscopie et des tests urinaires, tonus intestinal, vivacité du foi, facultés cognitives, nous avons eu droit à tout.

Dans la salle de conférence de presse, une journaliste, plutôt jolie, longues jambes nonchalamment croisées, interpelle le médecin à la fin de son exposé « mais et sa santé mentale ? Sa santé mentale lui permet-elle vraiment de gouverner ? »

C’est la grande question du moment. Et si l’identification d’un problème de santé mentale chez Trump pouvait sauver l’Amérique de la honte et du danger de l’avoir élu ?

Comme d’habitude quand il s’agit de santé mentale, nous multiplions les amalgames et les préjugés et nous faisons fausse route.

Je suis consultante sur les enjeux de santé mentale dans les entreprises et les organisations publiques. Mon champ d’action se situe sur le terrain professionnel, pas médical.

Je suis aussi engagée personnellement et professionnellement au sein de l’association Clubhouse France qui accompagne les personnes qui souffrent de troubles psychiques dans leur réinsertion sociale et professionnelle.

Pour faire mon métier, j’ai lu des manuels de psychiatrie et j’ai été formée par des psychiatres.

Il me semble que le diagnostic de Donald Trump n’est pas très difficile à poser et ne mérite pas autant d’agitation.

Il est même particulièrement banal et fait partie des plus répandus à l’heure actuelle. C’est évidemment du ressort de la personnalité. Un trouble de la personnalité donc, mot derrière lequel on pourrait rajouter narcissique ou histrionique mais ce n’est pas indispensable.  Cela rajoute des mots compliqués pour rien.

Concrètement qu’est ce que ça veut dire ?

Pour le savoir, commencez par observer attentivement le petit bout du nez de Trump, la forme de sa bouche en cul de poule et son air de petit garçon pas content qui a bien l’intention de faire savoir au monde entier que c’est lui le chef.

Allez ensuite dans le parc le plus près de chez vous et observez ce petit garçon un peu bouboule qui parle plus fort que les autres, s’agite gauchement et se met très en colère quand un autre enfant lui pique son râteau vert. Regardez sa mère lui dire « calme-toi mon chéri » et lui continuer à hurler.

Regardez bien cet enfant, c’est Donald Trump à quatre ans.  Et quelque chose de l’homme qui gouverne aujourd’hui le pays le plus puissant du monde, est resté bloqué à cette époque-là de sa vie, dans un bac à sable.

La toute puissance caractéristique de l’enfant qui se construit n’a jamais vraiment pris fin chez lui. Il est immature et dominateur, comme beaucoup de gens, et ce ne serait pas si grave s’il n’était pas président des États-Unis.

Notre époque produit ce genre d’individus en nombre. Il y en a beaucoup dans les organisations à des postes de management et de dirigeants.

Ils sont dominateurs, manipulateurs, colériques et égocentriques.  Et l’une de leurs caractéristiques, pour une raison qu’il faudrait prendre le temps d’analyser, est de parvenir à des postes au-dessus de leurs compétences. Ce sont des imposteurs, et de nos jours, ils se faufilent partout.

Notre société du spectacle semble particulièrement sensible à ce mélange de séduction et de brutalité qui les caractérise. Il faut dire qu’ils ont un certain talent pour faire le show. Leur principale préoccupation étant d’être vus, d’être au centre de tout.

J’ai une  mauvaise nouvelle pour ceux qui voudraient se servir de ce banal trouble de la personnalité pour se débarrasser de Trump : ces individus-là n’ont que très rarement un problème de santé mentale.

Ils souffrent assez peu, ils font plutôt souffrir les autres. Ils ne tombent pas malades de leurs dysfonctionnements. Ils ont même une résistance assez impressionnante. Ils n’ont donc aucune raison de consulter.

Pour finir j’invite tous ceux qui s’agitent autour de la santé mentale de Trump, à penser à toutes les femmes et tous les hommes, managers, salariés, artistes, mathématiciens ou hommes d’état (je pense notamment à Winston Churchill) qui ont eu des problèmes de santé mentale et que ça pas n’a empêché d’être talentueux et compétents.

Derrière un problème de santé mentale, il y a un individu avec une pensée (ou pas), une sensibilité (ou pas), des idées (ou pas), une intelligence (ou pas), une culture (ou pas), une ouverture d’esprit (ou pas) et ce sont ces paramètres qui déterminent la capacité de quelqu’un à mener à bien une mission ou un mandat.

Trump, s’il n’était pas cet homme sans finesse, grossier, inculte et auto centré, pourrait être un excellent président des états unis, même avec un problème de santé mentale. Suis-je obligé de rappeler que ce types de troubles touchent à l’heure actuelle une personne sur quatre au cours de sa vie, qu’ils se soignent, se stabilisent et ne riment pas avec incompétence.

Au lieu d’essayer de diagnostiquer Trump et de porter atteinte par la même occasion à tous ceux qui sont concernés, demandons-nous plutôt quelles dérives ont permis l’élection d’un être aussi médiocre à la tête du pays le plus puissant de la planète.

Assumons et essayons de comprendre comment on en est arrivé là. Après tout c’est peut-être notre société toute entière qui a un problème de santé mentale dont Trump ne serait que l’expression la plus grossière.

Il est temps de nous interroger avec un peu plus d’honnêteté, au risque de lui ressembler en véhiculant des préjugés grotesques.

 

Philippa Motte, Consultante Santé mentale et Emploi, Association Clubhouse France

« C’est pas si grave », Catherine Brettes

« C’est pas si grave » de Catherine Brettes, un livre à découvrir et à télécharger.

c'est pas si grave catherine brettes

« Ruby trente-sept ans, divorcée, mère de Jade, vit avec sa fille âgée de dix ans à Antibes, chez Marc et cherche du travail.

Ruby est victime de crises étranges qui la conduisent à l’hôpital psychiatrique, sans qu’on ne sache pourquoi. Une énième hospitalisation lui apprend qu’elle est atteinte d’une maladie incurable : le trouble bipolaire. Docile, elle prend son traitement et entame une thérapie.

Son internement dure huit interminables jours, elle y subit contention, humiliation, médication. Pour tenir, elle se réfugie dans sa passion, le dessin et fait appel, régulièrement, à ses pensées positives.

Quand elle sort, elle est abandonnée de tous. Pour ne pas mourir, elle pense à Jade. Grâce au docteur Ali, psychiatre exceptionnel, elle tente de comprendre ses fuites dans la déraison, de contrôler ses crises, de se prendre en charge pour se réinsérer et récupérer sa fille.

Pour ça, elle doit répondre à ces questions : Qui est-elle ? Comment éviter les rechutes ? Peut-elle encore être aimée ?

De cette quête surgissent des souvenirs d’enfance qui la ramènent à Paris, vers un passé hors norme.

De retour à Valberg, elle vit un nouvel épisode maniaque. À l’hôpital, grâce au docteur Ali, elle se remet vite et sort après trois jours, juste à temps pour récupérer Jade.

Elle rencontre Olivier. Il est super mais réussira-t-elle à l’aimer et, surtout, à se faire aimer ? »

La vie après la folie

N’être plus vierge de l’expérience de la folie

Le XXe siècle est celui de la mort de la « Folie ». Ce terme qui recouvre une réalité très vaste, trop vaste peut-être, ne veut aujourd’hui plus rien dire. La folie n’est plus, elle est devenue pathologie.

la vie après la folie

Un individu dans un état délirant n’est plus un fou, c’est un malade. Dans cette logique, la psychiatrie s’est appliquée à classifier les différents types de délires, à leur attribuer des caractéristiques afin de pouvoir les appréhender rationnellement pour les traiter.

Établir une approche « rationnelle » de la folie est une démarche caractéristique de notre époque qui met une énergie formidable à classifier les choses afin de les passer au crible de l’expérience scientifique et d’en tirer des conclusions sur lesquelles s’appuyer pour les expliquer. C’est une démarche qui a une validité, mais qui a aussi des limites, notamment dans le cas de la folie. Continuer la lecture de « La vie après la folie »

Et si le meilleur accompagnateur était un pair?

pair aidant

La philosophe Hannah Arendt disait que « comprendre, c’est se réconcilier avec le monde ». Comprendre un phénomène qui nous dépasse, se réconcilier avec lui, pour  agir de façon constructive et le faire évoluer. Cette démarche met bien en lumière les enjeux soulevés par le handicap psychique dans le monde professionnel.

Les entreprises sont souvent démunies pour accompagner des salariés concernés. Dans le même temps, les personnes qui y sont confrontées ont beaucoup de mal à en parler. La crainte de voir sa crédibilité et ses capacités remises en cause est forte. Le terme handicap psychique  soulève encore plus de questions qu’il n’apporte d’éléments de compréhension.

Comment distinguer la souffrance de la maladie psychique proprement dite ? Quelle est la différence entre le burn-out, la dépression, les troubles anxieux et la bipolarité ? Quelle est la frontière entre le handicap psychique et les risques psychosociaux ? Où commence le rôle de l’entreprise et où s’arrête-t-il ? Comment aider un salarié à se maintenir dans l’emploi ? Pourquoi prendre le risque d’insérer des personnes potentiellement fragiles dans l’entreprise ? Continuer la lecture de « Et si le meilleur accompagnateur était un pair? »

[SISM 2017] Réflexions d’une consultante sur le handicap psychique et la santé mentale au travail (4/4)

A l’occasion des Semaines d’information sur la Santé Mentale du 13 au 26 mars 2017, Philippa vous propose un feuilleton « santé mentale et emploi » en 4 épisodes!

INTRODUCTION

Vous devinez peut être qu’avec un job un pareil, on ne s’ennuie pas. La grande aventure commence dès que j’essaye d’expliquer mon métier à quelqu’un. Je vois le visage de mon interlocuteur se déformer et prendre un air inquiet. La phrase qui suit est presque toujours la même : « ah la la la ça ne doit pas être facile » ou bien « le handicap psychique ? Mais ils ne peuvent pas travailler ces gens-là ? »

Nombreuses sont les idées reçues, elles sont aisément formulées, comme s’il était normal d’en avoir. Faire de la formation sur le handicap psychique, c’est d’abord et avant tout travailler sur les préjugés pour faire évoluer les mentalités.

En dehors des experts et des personnes concernées, rares sont ceux qui savent de quoi il s’agit. Même pour les milieux spécialisés, les contours du handicap psychique sont parfois difficiles à tracer. Alors qu’il s’agit d’une thématique complexe et passionnante qui est aussi un véritable enjeu de société.

C’est pourquoi à l’occasion de ces SISM sur la santé mentale et le travail, je vous propose de partager avec vous, quelques-unes de mes réflexions.

ÉPISODE 1 : LA LOI DE 2005 A FAIT DE LA SANTÉ MENTALE UN SUJET DE SOCIÉTÉ…

ÉPISODE 2 : L’ÉMERGENCE DE BONNES PRATIQUES EN FAVEUR DE L’INSERTION.

ÉPISODE 3 : QUELS FREINS DANS LE MONDE PROFESSIONNEL?

épisode 4 : La santé mentale des salariés : un enjeu majeur que les dirigeants ont du mal à prendre en compte

Continuer la lecture de « [SISM 2017] Réflexions d’une consultante sur le handicap psychique et la santé mentale au travail (4/4) »

[SISM 2017] Réflexions d’une consultante sur le handicap psychique et la santé mentale au travail (3/4)

A l’occasion des Semaines d’information sur la Santé Mentale du 13 au 26 mars 2017, Philippa vous propose un feuilleton « santé mentale et emploi » en 4 épisodes!

INTRODUCTION

Vous devinez peut être qu’avec un job un pareil, on ne s’ennuie pas. La grande aventure commence dès que j’essaye d’expliquer mon métier à quelqu’un. Je vois le visage de mon interlocuteur se déformer et prendre un air inquiet. La phrase qui suit est presque toujours la même : « ah la la la ça ne doit pas être facile » ou bien « le handicap psychique ? Mais ils ne peuvent pas travailler ces gens-là ? »

Nombreuses sont les idées reçues, elles sont aisément formulées, comme s’il était normal d’en avoir. Faire de la formation sur le handicap psychique, c’est d’abord et avant tout travailler sur les préjugés pour faire évoluer les mentalités.

En dehors des experts et des personnes concernées, rares sont ceux qui savent de quoi il s’agit. Même pour les milieux spécialisés, les contours du handicap psychique sont parfois difficiles à tracer. Alors qu’il s’agit d’une thématique complexe et passionnante qui est aussi un véritable enjeu de société.

C’est pourquoi à l’occasion de ces SISM sur la santé mentale et le travail, je vous propose de partager avec vous, quelques-unes de mes réflexions.

ÉPISODE 1 : LA LOI DE 2005 A FAIT DE LA SANTÉ MENTALE UN SUJET DE SOCIÉTÉ…

ÉPISODE 2 : L’ÉMERGENCE DE BONNES PRATIQUES EN FAVEUR DE L’INSERTION.

épisode 3 : Quels freins dans le monde professionnel?

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[SISM 2017] Réflexions d’une consultante sur le handicap psychique et la santé mentale au travail (2/4)

A l’occasion des Semaines d’information sur la Santé Mentale du 13 au 26 mars 2017, Philippa vous propose un feuilleton « santé mentale et emploi » en 4 épisodes!

INTRODUCTION

Vous devinez peut être qu’avec un job un pareil, on ne s’ennuie pas. La grande aventure commence dès que j’essaye d’expliquer mon métier à quelqu’un. Je vois le visage de mon interlocuteur se déformer et prendre un air inquiet. La phrase qui suit est presque toujours la même : « ah la la la ça ne doit pas être facile » ou bien « le handicap psychique ? Mais ils ne peuvent pas travailler ces gens-là ? »

Nombreuses sont les idées reçues, elles sont aisément formulées, comme s’il était normal d’en avoir. Faire de la formation sur le handicap psychique, c’est d’abord et avant tout travailler sur les préjugés pour faire évoluer les mentalités.

En dehors des experts et des personnes concernées, rares sont ceux qui savent de quoi il s’agit. Même pour les milieux spécialisés, les contours du handicap psychique sont parfois difficiles à tracer. Alors qu’il s’agit d’une thématique complexe et passionnante qui est aussi un véritable enjeu de société.

C’est pourquoi à l’occasion de ces SISM sur la santé mentale et le travail, je vous propose de partager avec vous, quelques-unes de mes réflexions.

ÉPISODE 1 : LA LOI DE 2005 A FAIT DE LA SANTÉ MENTALE UN SUJET DE SOCIÉTÉ…

épisode 2 : L’émergence de bonnes pratiques en faveur de l’insertion.

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[SISM 2017] Réflexions d’une consultante sur le handicap psychique et la santé mentale au travail (1/4)

A l’occasion des Semaines d’information sur la Santé Mentale du 13 au 26 mars 2017, Philippa vous propose un feuilleton « santé mentale et emploi » en 4 épisodes!

Introduction

Vous devinez peut être qu’avec un job un pareil, on ne s’ennuie pas. La grande aventure commence dès que j’essaye d’expliquer mon métier à quelqu’un. Je vois le visage de mon interlocuteur se déformer et prendre un air inquiet. La phrase qui suit est presque toujours la même : « ah la la la ça ne doit pas être facile » ou bien « le handicap psychique ? Mais ils ne peuvent pas travailler ces gens-là ? »

Nombreuses sont les idées reçues, elles sont aisément formulées, comme s’il était normal d’en avoir. Faire de la formation sur le handicap psychique, c’est d’abord et avant tout travailler sur les préjugés pour faire évoluer les mentalités.

En dehors des experts et des personnes concernées, rares sont ceux qui savent de quoi il s’agit. Même pour les milieux spécialisés, les contours du handicap psychique sont parfois difficiles à tracer. Alors qu’il s’agit d’une thématique complexe et passionnante qui est aussi un véritable enjeu de société.

C’est pourquoi à l’occasion de ces SISM sur la santé mentale et le travail, je vous propose de partager avec vous, quelques-unes de mes réflexions.

Épisode 1 : La loi de 2005 a fait de la santé mentale un sujet de société…

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