La peur de l’insignifiance nous rend fous, Carlo Strenger

« C’est, selon la pensée existentialiste, en façonnant les contraintes et les tragédies de nos identités, en les transcendant d’une façon aussi pleine et créative que possible que nous trouvons notre liberté et le sentiment de mener une vie signifiante. »

carlo strenger
Carlo Strenger

Citation du jour

« C’est dans la maladie que nous nous rendons compte que nous ne vivons pas seuls, mais enchaînés à un être différent, dont des abîmes nous séparent, qui ne nous connaît pas et duquel il est impossible de nous faire comprendre : notre corps. »
Marcel Proust, Le côté de Guermantes

« Ne pas rater sa folie », Cynthia Fleury

Cynthia Fleury« La folie n’est pas un phénomène à part, ne concernant que certains d’entre nous. Tosquelles avait pour habitude de dire que ceux qui sont dans les asiles sont des gens qui ont raté leur folie, autrement dit ceux qui ne sont pas arrivés à jouer avec elle, en étant parfois un peu paranoïaques, parfois un peu hystériques, parfois un brin schizophrènes, comme nous le faisons tous pour nous sauver face à des situations inacceptables… mais sans jamais devenir totalement fous. Lorsqu’on ne peut plus jouer, la folie apparaît et l’inconscient devient à ciel ouvert. »
Cynthia Fleury, chronique du 30 septembre 2016 dans l’Humanité.

Henri Laborit dans « Mon oncle d’Amérique » [22min]

« Un cerveau ça ne sert pas à penser, mais ça sert à agir.

[…] Pour aller sur la lune, on a besoin de connaître les lois de la gravitation. Quand on connaît ces lois de la gravitation, ça ne veut pas dire qu’on se libère de la gravitation. Ça veut dire qu’on les utilise pour faire autre chose. » Henri Laborit

 

Conférence tirée du film Mon oncle d’Amérique, dont le cinéaste Alain Resnais a illustré les travaux par une mise en scène dramatique avec Gérard Depardieu, Nicole Garcia et Roger Pierre. Produit par Philippe Dussart Sarl © 1980. Texte disponible ici.