Recueil de poèmes : Le défilé des âmes

Un joli projet d’Irène Philippin et Jacqueline Dupuis à soutenir jusqu’au 30 mars 2017!

Le défilé des âmesLe recueil que nous avons créé avec Jacqueline Dupuis se veut original !
Il parle d’un thème peu commun : « les âmes » !
Âme de la Nature, âme de la Tendresse mais aussi de la Tristesse ou de la Violence
« Le défilé des âmes » se compose de 37 poèmes accompagnés par 37 illustrations.

Nous vous proposons un beau et grand voyage!
Si vous désirez y participer, vous n’avez qu’à me joindre sur mon adresse mail :
irene.philippin@hotmail.com
sans oublier de me transmettre votre adresse postale.

Nous allons imprimer selon les demandes donc plus on est, moins le recueil sera cher.
Aujourd’hui le prix du recueil tourne autour de 16.50€ frais de port compris (4.38€…).

J’espère que notre idée vous séduira !
A très bientôt peut-être !

Irène Philippin

« La poésie sera le remède insensé

A cette quête intense où s’éveille le jour

Là tout est bien rangé mais qui connaît l’amour ? »

L’une écrit de la poésie, l’autre dessine… Elles ont en commun l’expérience de la souffrance psychique et le désir d’en faire quelque chose de beau. Continuer la lecture de « Recueil de poèmes : Le défilé des âmes »

Forum du Rétablissement 2017 [Témoignage de Joan]

« Se rétablir c’est accepter que je ne suis pas plus différent ou plus fou qu’un autre »

« Le rétablissement ce n’est pas un exploit personnel, c’est un travail collectif »

Joan, auteur pour Comme des fous, était au Forum du Rétablissement et Travail du 15 mars 2017 à la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette, revivez son témoignage!

Est-il possible d’être heureux sans travailler?

A l’occasion des Semaines d’information sur la santé mentale du 13 au 26 mars 2017, le Club des Peupliers du 13e arrondissement de Paris publie son journal Mentalo sur la thématique du travail. En voici un premier extrait!

Mentalo
Mentalo, le journal du Club des Peupliers de le l’ASM-13, mars 2017

Est-il possible d’être heureux sans travailler?

« Oui, à la condition expresse d’échapper à l’ennui et de se libérer entre repos et divertissement. Cela exige de briser les habitudes, acquises depuis qu’on vous menait par la main à l’école… Nos sociétés sont entièrement construites autour du travail. Le chômage ou l’inactivité sont des termes négatifs, désignant la privation d’emploi. Les rentiers sont parfois enviés mais souvent considérés comme des parasites. Le weekend n’a de sens que comme récompense. Quant à la retraite, elles est le dimanche de la vie active.

Ne pas travailler, c’est quitter ce quadrillage, c’est se retrouver sans but à errer un lundi matin… Quiconque sort du mode d’interaction sociale dominant risque de se trouver confiné dans une sphère domestique sans rapport avec l’extérieur.

On ne peut être heureux sans travailler que si l’on cesse de se référer à la loi sociale sans se sentir coupable.

Un déconditionnement intégral est indispensable ». (extrait de Philo Magazine-Alexandre Lacroix)

Valproate + grossesse = danger

La molécule commercialisée par Sanofi est décrite comme indispensable pour traiter l’épilepsie mais qu’en est-il de sa prescription par les psychiatres pour le traitement des troubles bipolaires sous l’appellation Dépakote® et Dépamide®?

valproate pictogramme
Le pictogramme apposé sur les boîtes de Dépakote®, Dépamide® et Dépakine® depuis le 1er mars 2017.

Il y a cinquante ans, la Dépakine, une trouvaille française et une petite révolution médicale, était mise en vente pour traiter l’épilepsie : le traitement fabriqué par le laboratoire Sanofi semblait alors particulièrement efficace. Mais aujourd’hui, la Dépakine est devenue un scandale sanitaire.

En cause, le principe actif qu’elle contient, le valproate de sodium, qui peut avoir de sérieuses conséquences sur le développement du fœtus : malformations congénitales et troubles du développement. Des effets graves, fréquents — jusqu’à 40% des bébés exposés in utero — connus de longue date des médecins, du laboratoire Sanofi, des autorités sanitaires (un rapport officiel a reconnu leur inertie) mais très longtemps ignorés par les principales intéressées : les femmes enceintes.

Une instruction judiciaire est ouverte

Aujourd’hui, quelle est l’ampleur des dégâts causés par la Dépakine ? Combien d’enfants handicapés ? Pouvait-on éviter cela ? Qui est responsable ? Les plaintes se multiplient, une instruction judiciaire est ouverte.

Après une série de scandales mettant en cause des médicaments (Mediator, Vioxx, etc.), l’affaire de la Dépakine signe la faillite d’un système sanitaire incapable de protéger les consommateurs.

Un sujet de Nathalie Sapéna, Valérie Lucas et Vincent Buchy, diffusé dans « Envoyé spécial » le 16 mars 2017.

De la psychothérapie institutionnelle en général et de ses dérives en particulier

Merci à Virginie pour cette contribution.

psychothérapie institutionnelle

« Qui est fou, les patients ou nous (les enfants ou les adultes) ?»
Ferenczi

« Sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie, c’est l’homme même qui disparaît…Je prends constamment appui sur le sol de l’enfance, c’est de là que j’avance avec le plus de certitude. Il importe de retrouver les cailloux que l’enfance a laissés, eux seuls permettent de ne pas s’égarer dans les dédales de la vie adulte. »
François Tosquelles

« Je n’ai point d’espoir de sortir par moi de ma solitude. La pierre n’a point d’espoir d’être autre chose que pierre.
Mais de collaborer, elle s’assemble et devient temple.
Citadelle, je te bâtirai dans le cœur de l’homme. »
Saint Exupéry

Chers professionnels, sans distinction de corps, grade, échelon, statut, fonction, sexe (enfin si peut-être, parce que le club c’est masculin, la psychothérapie institutionnelle mixte et l’institution féminin ?), etc. etc. Continuer la lecture de « De la psychothérapie institutionnelle en général et de ses dérives en particulier »

Portrait de Sylvie Ef

Comme Sylvie Ef, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

« J’aimerais faire connaître l’EPS Barthélémy Durand à Etampes et sa cité culturelle. »

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’aime les gens fragiles, dans les banlieues, les villes, les campagnes.

J’aime écrire des nouvelles, des récits courts qui surprennent par une fin inattendue, j’aime aussi aller au musée, faire de la mosaïque, tricoter, préparer à manger, me lever tôt, me coucher tôt.

J’aimerais me passer des insomnies et des angoisses et des peurs et des doutes et des douleurs et des sarcasmes aussi.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Mon métier est nécessaire. Indispensable. C’est un métier rude et exigeant mais gratifiant aussi. Il faut une formation solide pour le maîtriser et on apprend sans arrêt, tout au long de sa carrière.

On se lève très tôt, on se couche très tard, on travaille la nuit, les weekend, les jours fériés.

On a des responsabilités importantes. C’est un travail d’équipe. On aide les gens à naître, à vivre, à mourir aussi. J’aime cette part d’humanité au service de tous. Je suis infirmière.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

La santé mentale n’est pas la maladie mentale. Il y a dans la santé mentale quelque chose de positif, quelque chose d’enthousiasmant : un possible. C’est un objectif à atteindre. Presque une chance qui nous pousse à connaître nos limites et à repérer les failles. A savoir frapper aux bonnes portes, au bon moment.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La folie permet des rencontres. d’abord avec soi puis avec les autres. La folie est une extension de l’âme. Elle est un supplément de vie, elle va de paire avec la création artistique. Elle autorise tous les possibles.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Moi, ministre de la santé mentale, j’ouvrirais les portes des hôpitaux psychiatriques.

Je demanderais un budget énorme au titre d’une priorité nationale. Je lutterais contre les préjugés, je lancerais des invitations à venir voir les fous, à passer tu temps avec eux.

J’informerais le monde du travail de la nécessité à employer des fous.

Je déjeunerais tous les jours avec eux, je chanterais avec eux, j’irais à la piscine avec eux, j’écrirais avec eux, je les inviterais à ma table, à mon ministère.

Il seraient à mes côtés tous les jours, ils m’apprendraient tout et je les écouterais et je les remercierais.

Un Récital Lexical

Un récital lexical, un film de Matthieu Dibelius.

Un dimanche par mois, au 10 rue Voltaire, juste derrière la cathédrale de Reims :
Des patients et des soignants se retrouvent pour réfléchir à voix haute.
Certains sont toujours là, quelques-uns viennent souvent, d’autres ne font que passer.

Les Hauts Parleurs bousculent les mots à la mode, les mots « commodes » que tout le monde emploie, mais que personne n’écoute.

En transgressant le « prêt-à-parler », ils se réapproprient le pouvoir perdu de « nommer ».

Après tout : que craignent les acteurs du capitalisme linguistique qui tentent de corseter la parole et d’en neutraliser l’errance ? Que la langue leur échappe, qu’elle se brise, se « dysorthographie », qu’elle devienne impossible à mettre en équations ?

1 – Toute parole, en tant qu’elle dit quelque chose, dit pourquoi il n’y a jamais de « dernier mot ».

2 – Le langage ne dit que ce qui fait encore défaut dans tout langage.

3 – La vie d’une langue ne dépend pas de ceux qui la parlent mais de ceux à qui elle s’adresse

Je n’irai pas voter et pourtant… je politise ma folie

Comme dirait le Zinzin Zine, le psychologique c’est politique!

Peut-on politiser la folie?

Pour ceux qui connaissent le discours d’Antony du président Sarkozy, la réponse est évidente.

« Le 2 décembre [2008], le chef de l’Etat a parlé de réformes de la loi d’hospitalisation ; demandé la création de 200 chambres d’isolement ; exigé le contrôle des permissions de sortie ; proposé la systématisation des soins sous contrainte. Plus saisissant, il a suggéré l’utilisation de bracelets électroniques pour les malades, à l’instar des délinquants. »
Eric Favereau dans Libération 

Quand le malade devient un risque pour la société, il faut le soumettre aux soins. Sa place est à l’hôpital pas en prison, dira-t-il.

Citoyens à part entière

Moi qui écris ces lignes, je me revendique comme sujet politique, citoyen à part entière, et non comme objet bénéficiaire de soins. Et pourtant, je n’irai pas voter…

Nombreuses sont les initiatives pour solliciter le pouvoir politique en cette période d’élection présidentielle. J’ai moi-même écrit le discours d’un président aux usagers de la psy.

On cherche à s’unir pour que la santé mentale ait voix au chapitre dans cette campagne: avec des pétitions, celle pour un plan psychique de l’UNAFAM/Santé Mentale France/Aire, celle pour demander un programme pour la santé mentale par le Pr. Lançon, ou encore le consensus de Blois. Pendant ce temps, d’autres organisent un TRUC pour fédérer les clubs thérapeutiques ou des marches citoyennes pour la santé mentale comme La Mad Pride.

D’autres encore, des soignants en majorité, se réunissent publiquement, c’est le cas du Collectif des 39 ou de Psy, soins et accueil né à Nuit Debout.

Il faut reconnaître que dans le paysage de la santé mentale en France, l’union n’est pas de mise. Tout le monde rêve d’une psychiatrie à visage humain, d’un corps soignant capable d’accueillir la souffrance psychique, en prenant en compte l’avis des familles et des patients.

On reproche au pouvoir psychiatrique ce qu’on reproche au pouvoir politique, son incapacité à régler le problème. Certains diront qu’ils n’ont pas les moyens de leurs ambitions, que le pouvoir n’est pas entre leurs mains, que c’est le manque d’argent qui est en cause. Quand on ferme les lits dans les hôpitaux psychiatriques, c’est pour désaliéner et intégrer le malade dans la cité ou c’est juste un aveu d’impuissance?

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