Psychiatrie : des violences évitables

En France, 400.000 personnes sont chaque année hospitalisées dans des services de psychiatrie. Un secteur hospitalier où la souffrance psychique mène parfois à des actes de violence verbale ou physique. On estime ainsi à 500.000 par an le nombre d’incidents, soit en moyenne trois incidents par semaine dans chaque unité d’hospitalisation en psychiatrie.

Si environ 30% des patients hospitalisés peuvent avoir des manifestations d’agressivité, seulement 2% des patients ont de manière répétée des moments de violence.

Apprendre le soin en psychiatrie, apprendre sa violence

On vous présente le résumé de la thèse de doctorat de Charles-Edouard Notredame (2016) intitulée Apprendre le soin en psychiatrie, apprendre sa violence : Continuer la lecture de « Psychiatrie : des violences évitables »

Marss

marss

MARSS (Mouvement et Action pour le Rétablissement Social et Sanitaire) est aujourd’hui à la fois une équipe de l’Ap-Hm (Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille) composée d’une quinzaine de salariés et un mouvement qui comprend de nombreux citoyens volontaires qui participent à différentes actions ayant toutes pour objectif plus de justice sociale.

MARSS est né en 2005 d’une rencontre entre deux pratiques : celle de la psychiatrie communautaire de rue, développée aux Etat-Unis dans le cadre d’un projet de recherche rattaché à l’université de Yale, et celle de la réduction des risques à Marseille, dans la rue également, mis en place par Médecins du Monde, une ONG médicale française.

MARSS développe depuis sa création différents projets expérimentaux dans différents domaines, ayant tous pour objectif de reduire les inégalités et les injustices.

MARSS a d’abord développé un travail de rue quotidien des 2005 à la rencontre de personnes ayant passé de longues années à la rue.

Continuer la lecture de « Marss »

« Mad World », Gary Jules

Mad World interprété par Gary Jules intègre la playlist de Comme des fous!

Les paroles de Mad World (Monde De Fou)

All around me are familiar faces
Des visages tout autour de moi me sont familiers
Worn out places – worn out faces
Des endroits usés – des visages épuisés
Bright and early for their daily races
Lumineux et matinal pour leurs courses quotidiennes
Going nowhere – going nowhere
Allant nulle part – allant nulle part
Their tears are filling up their glasses
Leurs larmes remplissent leurs lunettes
No expression – no expression
Aucune expression – aucune expression
Hide my head I want to drown my sorrow
Je me cache la tête pour étouffer mon chagrin
No tomorrow – no tomorrow
Aucun lendemain – aucun lendemain

And I find it kinda funny, I find it kinda sad
Et je trouve ça un peu étrange, je trouve ça un peu triste que
The dreams in which I’m dying are the best I’ve ever had
Les rêves dans lesquels je meurs soient les meilleurs rêves que j’ai jamais fait
I find it hard to tell you, I find it hard to take
Je trouve que c’est dur à te dire, je trouve ça dur à supporter
When people run in circles it’s a very very
Lorsque les gens tournent en rond c’est vraiment
Mad world, mad world
Un monde de fou, monde de fou

Children waiting for the day they feel good
Les enfants attendent le jour où ils seront heureux
Happy birthday – happy birthday
Joyeux anniversaire – joyeux anniversaire
Made to feel the way that every child should
Fait pour qu’ils ressentent le bonheur que chaque enfant devrait ressentir
Sit and listen – sit and listen
S’assoir et écouter – s’assoir et écouter
Went to school and I was very nervous
Quand j’allais à l’école et j’étais très nerveux
No one knew me – no one knew me
Personne ne me connaissait – personne ne me connaissait
Hello teacher tell me what’s my lesson
Bonjour maîtresse dites-moi quelle est ma leçon
Look right through me – look right through me
Elle me regarde sans me voir – me regarde sans me voir

And I find it kinda funny, I find it kinda sad
Et je trouve ça un peu étrange, je trouve ça un peu triste que
The dreams in which I’m dying are the best I’ve ever had
Les rêves dans lesquels je meurs soient les meilleurs rêves que j’ai jamais fait
I find it hard to tell you, I find it hard to take
Je trouve que c’est dur à te dire, je trouve ça dur à supporter
When people run in circles it’s a very very
Lorsque les gens courent en rond c’est vraiment
Mad world, mad world
Un monde de fou, monde de fou
Enlarge your world
Agrandis ton monde
Mad world
Monde de fou

Crazy’App : Participez à une enquête sur la santé mentale!

Quelles sont aujourd’hui nos croyances et nos idées reçues sur la santé mentale ? Que savons-nous réellement de l’efficacité des traitements ou du vécu des personnes qui souffrent de troubles ? Quelles sont nos attitudes concrètes vis-à-vis d’elles ? Nos préjugés peuvent-ils évoluer dans le temps ? Voilà des questions auxquelles l’enquête en ligne Crazy’App cherche à répondre, avec la participation de Marie-Aude, auteure pour Comme des fous!

margot morgiève« Comme nous étions les experts français auprès de la Cité des Sciences pour l’élaboration de l’exposition Mental Désordre, il nous est apparu que l’objet traité n’était pas évident : « folie » ou « santé mentale » ? La folie a disparu depuis longtemps des catégorisations diagnostiques, alors quel terme contemporain employer ? Comment traiter le sujet ? La construction même de l’exposition et les différences culturelles apparues au cours des discussions ont provoqué notre intérêt d’étudier les représentations associées à la santé mentale. » — Margot Morgiève, psychologue et chercheuse en sociologie de la santé mentale, membre de l’équipe de Luc Malet à l’ICM

Rendez-vous sur http://www.crazyapp.fr

crazy'app

5 questions à l’équipe de l’Institut du Cerveau et de la Moëlle épinière (ICM),  dirigée par le Pr Luc Mallet, avec la collaboration de Margot Morgiève, Karim N’Diaye et Xavier Briffault.

1. POURQUOI AVOIR CONÇU CET OUTIL ? À QUOI RÉPOND-IL EXACTEMENT ? Continuer la lecture de « Crazy’App : Participez à une enquête sur la santé mentale! »

Quand nos émotions nous rendent fous

(ré)écoutez cette très belle émission du 2 avril 2017 sur France Inter avec le psychiatre Philippe Jeammet auteur de Quand nos émotions nous rendent fous, qui nous conduit au coeur de l’humain et nous offre un bel hymne à la vie.

Portrait de Rod

Comme Rod, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

« J’aimerais faire connaître le GEM de Dreux (La maison des  rêves). »

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’aimerais être psychologue, enfin, c’était mon rêve avant de tomber malade et cela le redevient avec les années. J’ai beaucoup de tendresse pour les personnes sensibles de mon entourage, celles qui se livrent cœurs et âmes sans se plaindre.

Avec les années passées en psychiatrie, j’ai un autre point de vue sur le métier du soin.
Métier humain ou l’erreur peut coûter la vie…

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

C’est un monde que j’ai découvert avec ma maladie ( schizophrénie).

Beaucoup trop de surcharge de travail pour le personnel, des patients livrés à eux même. Les traitements sont sûrement moins lourds que par le passé mais il me reste en tête l’idée que rien ne vaut la délivrance par la parole.

Et c’est en ce genre de lieu, les hôpitaux, que l’on croise souvent des gens pour se confier, trouver une ultime solution avant de craquer, de sombrer.

Dommage que la barrière qui est fixée par le cadre hospitalier, ne permette pas aux patients de s’épanouir, trop peu de moyens pour un objectif tellement vaste.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

De la créativité!

J’ai découvert des esprits tourmentés, mais qui donnaient sens à ma souffrance.

Souvent, je me demande pourquoi la société nous juge alors que bien des victimes de sévices doivent venir parler de leurs torpeurs déjà.

Je me sens souvent jugé , au travail par exemple, d’avoir une maladie alors que c’est tout le contraire dont ont besoin les personnes souffrant de troubles psychiques.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, je ne pourrais pas être à cette place de par mon statut social.

Je lui demanderais une augmentation de l’aide au personnes handicapées (AAH).

Pourquoi? Car pour les maladies psychiques, le fait que « cela ne se voit pas » est un double frein à l’emploi.

J’ai eu beau postuler à différents emplois ( milieu ordinaire comme adapté, en précisant mon handicap puis en le cachant), chaque fois les mêmes préjugés sur cette maladie ( violence, folie, … ) reviennent.

Une majorité d’entreprises ne jouent pas le jeu du handicap.

Des chiffres sur un contrat, j’avoue que le handicap psychique est réellement perçu comme un point pour la société, alors que le message est bien évidemment que par nos diversités nous avons tous et toutes des talents à faire partager.

Isolée !

Ce texte est extrait de Pour une psychiatrie bientraitante, Expériences et réflexions d’une patiente et d’un infirmier. Laurence Martin, Christophe Médart. 2014 disponible en téléchargement gratuit.

isolée

Pour aller plus loin: Communiqué du 25 mars 2017 à propos des recommandations de la Haute Autorité de Santé sur la contention en psychiatrie.

Je pleure, je pleure tellement que les larmes coulent dans mes oreilles, trempent mon visage, mes cheveux et les draps. Mais je ne peux pas m’essuyer les yeux car ils m’ont attachée.

Clouée dans ce lit et enfermée seule dans cette chambre pour avoir trop souffert. Souffert à avoir voulu mourir. Pour me sauver, je me suis coupée, j’ai fait couler mon sang pour arriver à supporter cette douleur, pour arriver à vivre. Mais ils n’ont pas compris, ils ne comprennent pas que je fais ça pour me sauver.

Et maintenant je veux mourir pour de bon. Je souffre tellement et je suis seule, seule comme un chien. J’attends un geste d’humanité. Je suis attachée, isolée. Comme je préfère pleurer seule chez moi qu’à côté d’eux qui ne me parlent pas…

ON ME FAIT DU MAL COMME ON NE M’EN A JAMAIS FAIT

Continuer la lecture de « Isolée ! »

Portrait de Péa

Comme Péa, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

« J’aimerais faire connaitre Fundación Música y Paz. »

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

La mer, les plages du Nord Cotentin, Éric Tabarly.
La musique, M, Calogero, Baden Powell, Dvorak.
La photographie, Richard Avedon.
La marche à pied, le Camino.
Les arts martiaux, Bruce Lee.
J’aspire au bonheur.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Mon métier tourne autour des étudiants internationaux. Je l’exerce depuis 5 ans.

Je les renseigne, les accueille et les accompagne.
Ils me font aimer leur culture et leur pays. Grâce à eux je voyage dans ma tête.

C’est parfois très stressant, notamment en période de rentrée et d’examens.

C’est toujours très réjouissant, notamment lors de la diplomation, quand il s’agit de féliciter les parents venus des quatre coins du monde, pour la réussite de leur enfant.

Mais c’est un environnement difficile, dans lequel j’ai été confronté au suicide, d’étudiants comme de collègue et ami.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Je le perçois au travers de mon expérience personnelle, une fenêtre bien limitée.

J’ai beaucoup de respect pour le personnel au complet qui œuvre en réanimation, leur compétence, leur vocation, leurs attentions.

Aux humanistes, médecins généralistes ou spécialistes non psy qui approchent leurs patients en prenant en compte leur globalité, au delà de leur pathologie.

J’ai de l’admiration pour les psychiatres, médecins de l’âme.

Je trouve cela dommage, que l’accent ne soit pas mit sur l’éducation et la prévention.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

L’amour des autres, les rires toniques, la beauté et la création.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Oui : dans le gouvernement de J-L, je lancerais le programme « Ouvre les yeux, bouge ton cul » et j’imposerais que soit enseigné dans les écoles, le programme « bonheur ».

Je ferais inscrire comme objectif prioritaire du gouvernement, de faire passer la France de la place de 31ème au World Happiness Report, à celle du peloton de tête des pays où il fait bon vivre.

Bien sûr, je ferais obtenir des crédits en forte augmentation pour la recherche, la prévention, les campagnes de communication faisant évoluer les mentalités.

Portrait de cml80

Comme cml80, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

« J’aimerais faire connaître l’association des Hypersensibles. »

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

La lecture et l’art en général. La musique le chant sont aussi une source d’apaisement. Tous ses apports « artistiques » : livresques, en y mêlant parfois l’écriture, le théâtre, la musique, le chant, le dessin ont été et sont des sources de plaisirs intarissables ! Outils salvateurs !

J’aspire à la paix dans le monde ! et du moins dans le domaine du possible à l’harmonie et au bien être… et tout ce qui y conduit de façon saine ! Via des outils de développements personnels (dont tout ce que je décris ci-dessus) mais aussi via méditation, relaxation, yoga, marche en pleine Nature… et j’en passe…

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je suis en reconversion professionnelle et débute une formation dans le secteur de l’animation. J’adore l’apprentissage de nouvelles compétences et de nouveaux savoirs. C’est enrichissant !
Humanisme, partage, écoute… liberté d’action. Transmission dans la bienveillance. Accoucheur de talents.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

PSYCHIATRIE

Quel univers que celui de la psychiatrie
Tantôt bizarre, tantôt simple, tantôt oubli.
Elle est étrange mais saine
Les gens la rendent malsaine
Elle est une branche médicinale
Certes spécialité peu banale
De plus en plus elle est présente
Dans cette société en mésentente
Bientôt elle sera connue
De tous les individus
Peuple de la terre, n’ayez pas peur
La psychiatrie renoue les cœurs
Beaucoup de maladies existent
Eh ! Écoutez-moi j’insiste !
La psychiatrie n’est pas sorcellerie
Oubliez tout de suite ces âneries
Nombreuses personnes y ont séjourné
C’est un lieu non malfamé
Parmi les choses choquantes
Beaucoup ne sont pas délirantes
Nous sommes des êtres parfois fragiles
Mais nous restons tout de même habiles
Habiles de nos pensées
Et c’est de loin la réalité
Une nuée de gens nous montre du doigt
Mais ceux-ci ignorent les lois
Car un jour de tristesse
Ou un jour de faiblesse
Ils pourront être sauvés par Dame Psychiatrie
Changez donc votre mentalité
Car un jour ça peut vous arriver
Tout le monde peut s’y échouer
Un petit moment, une éternité
A vous de la rendre meilleure
Et éviter toutes les rumeurs
Adoptez là une fois pour toute
C’est de la médecine sans aucun doute
Les gens d’ici ne sont pas fous
Ils ont juste besoin de vous.

La Psychiatrie n’est pas ce que l’on croit
Maintenant changez vos pensées erronées
Vous sauverez bien des esprits torturés.

02 Août 2005

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Une sensibilité artistique !
Une vision autre des choses et de la vie en général !
Une vie d’une intensité forte ! Si bien qu’à la fin de celle-ci c’est un parcours du combattant, nous aurons été un guerrier de la Vie.

Tomber est humain se relever est divin !
Des failles jaillissent la lumière !

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je ne veux pas occuper un poste de ministre de la santé mentale en revanche faire des débats d’idées ou de concertations pourquoi pas !
Reconnaître certaines maladies comme des maladies de société… et trouver une alternative pour le bien être des personnes qui sont en souffrance car il ne rentre pas dans le moule sociétal actuel qui peut être nocif !
Prise de conscience nécessaire dans ce domaine comme tant d’autres…