Portrait de Yotaba

Comme Yotaba, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires ?

Je suis fascinée par de grands personnages : Pasteur, Marie Curie, Coluche, l’abbé Pierre, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Gisèle Halimi, Badinter, qui ont apporté de l’humanité à l’humanité par leur souci d’aider ceux dans le besoin.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes ?

40 de recherche en chimie, j’ai eu la chance de pouvoir exercer le métier dont j’avais envie, et je ne me suis jamais ennuyée !

On se pose une question, on cherche à résoudre un problème, apporter quelque chose de mieux pour la société, on imagine des solutions et on doit innover pour y arriver, et ça marche! La science progresse et nous avec.

Que penses-tu du monde de la santé mentale ?

Beaucoup de discriminations, c’est un sujet vaste qui me concerne directement, je sors d’une dépression, ma sœur est bipolaire, mon frère est schizophrène, j’aimerais plus d’inclusion et une vision à la Gabor Maté des troubles psy basée sur une grande empathie et du dialogue ouvert.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie ?

La créativité, l’originalité, un autre regard sur les rapports humains et le monde.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais ?

Je ne pourrais pas le devenir mais je lui demanderais de mettre tous les moyens nécessaires pour que les fous soient inclus dans la société, des lors qu’ils ne sont pas dangereux pour eux-mêmes ou pour les autres.

Personne ne choisi ses cartes au départ, certains sont plus fragiles, on doit les entourer et apprendre à communiquer avec eux.

Je rendrais la formation de premiers secours en santé mentale accessible à ceux qui veulent.

Une association que tu aimerais faire connaître ?

L’Unafam et les associations de protection de l’enfance.

Intimité et extimité dans un monde hyperconnecté [Serge Tisseron]

« Je propose d’appeler « extimité » le mouvement qui pousse chacun à mettre en avant une partie de sa vie intime, autant physique que psychique. »

Serge Tisseron, L’intimité surexposée

Portrait de Moryotis

Comme Moryotis, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires ?

Mes inspirations évoluent au fur et à mesure de mon existence.

Quand j’étais adolescent, c’était le Reggae, puis, en rentrant dans la vie active, il y a eu la spiritualité qui m’a beaucoup aidé, notamment l’alchimie, qui est une « science » pour se connaître d’avantage ; je crois donc beaucoup aux principes Jungiens qui un jour mangeront le casseur du siècle c’est-à-dire : Les idées délirantes de Freud.

Bon, je mets en avant mon esprit militant pour cette première question car je suis toujours en saine colère.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes ?

Je n’ai pas vraiment de métier, je suis peut-être créateur de contenu sur internet de par mon blog, où mes idées fusent et je les arrête ici et là avec l’écriture.

J’aime la réalisation, la comédie, la photographie et écrire. Etc…

Même la pire chose finit par être aimée, je pense donc que passer 40 ans de sa vie à œuvrer pour une société qui ne vous aime pas et bien tu finiras certainement par être aimé. Bref, j’ai un métier passionnant.

En d’autres termes, je ne sais pas du tout, c’est pourquoi je me suis inscrit au Clubhouse, une association, je pense, pour les gens comme moi : perdu dans la réalité de cette société.

Que penses-tu du monde de la santé mentale ?

C’est un très large débat, votre site Comme des fous en fait bien le tour.

Personnellement, j’ai mis le doigt dans l’engrenage malencontreusement quand j’avais 19 ans, juste en me confiant que j’avais de petites pensées fluettes (hallucinations auditives) et rien de bien méchant et l’on m’a enfermé et contentionné puis cachetonné. La psychiatrie m’a tuée !

J’ai 43 ans aujourd’hui et accro aux neuroleptiques.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie ?

Un tas de chose : c’est l’hypothèse que je défends constamment, c’est-à-dire de construire le beau, le juste et le Véritable.

D’étudier plus ce côté de l’indicible et non pas montrer toujours dans les médias et même les collectifs le côté sombre parce que cela me rend encore plus malade !

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais ?

Un statut, je lui demanderais un statut de « torturé ». Que l’on soit reconnu, d’ailleurs j’ai fait une vidéo qui illustre ce propos :

Une association que tu aimerais faire connaître ?

Clubhouse Lille.

Faut-il se révolter contre la psychiatrie ? [Soin Soin #1]

À l’occasion de la parution de Soin Soin, journal de réflexion sur le soin psychiatrique, nous vous proposons le texte d’Agathe qui clôt ce premier numéro (la version complète du journal est disponible en fin d’article).

Si la philosophie s’est posé la question de la localisation du psychisme humain, si elle s’est demandé où se situait le sujet, aujourd’hui, la psychiatrie le traite en paria. Pas de sujet qui pense en psychiatrie, pas d’individu libre et autonome, juste une mécanique chimique à réajuster. Mais la réajuster vers quoi ? Vers plus de normalité, c’est certain. Vers moins de bruit et de dommages pour une société qui ne supporte plus qu’on dévie un tant soit peu de sa trajectoire.

Aujourd’hui, être en bonne santé mentale c’est aller bien au sens d’aller dans le sens indiqué par la société. Ce n’est pas se sentir bien, ni même être heureux, non c’est suivre la ligne droite de la santé mentale. Cette ligne d’un devoir d’aller bien et de ne pas causer de tort à son environnement. Après le culte du corps en bonne santé, ne serait-on pas passé au culte de l’esprit sain. À la recherche des pervers narcissiques, des déviants en tous genres, la société recherche aujourd’hui et discrimine celui ou celle qui ne file pas droit. Avec une batterie d’injonctions à la pensée positive, au développement personnel, à la responsabilité individuelle face à des maux sociaux ou sociétaux qui nous accablent, la santé mentale se mue en bras armé d’un néolibéralisme qui décrète comment chacun de nous doit penser. Pour une acceptation meilleure d’un environnement social destructeur, des thérapies existent !

Alors quand le droit à se sentir bien dans sa tête se mue en injonction, en devoir d’aller bien et d’être suffisamment fabriqué par le système social pour y correspondre, qu’attendre de la psychiatrie? Peut-être qu’elle cesse d’être un contrôle social des plus récalcitrants à l’ordre établi, que cette récalcitrance soit volontaire ou non? Peut-être qu’elle cesse de contraindre à un comportement normé jusque dans les moindres détails microphysiques pour mener à l’incorporation des troubles sous l’effet de la contrainte extérieure. Tout cela, ce serait sûrement une limitation des dégâts occasionnés par cette forme de contrôle des comportements et des âmes déviantes. Ce serait peut-être un moyen aussi de se remettre à penser la folie autrement.

Si la folie, c’est la résistance biologique à un environnement pathogène restreint ou même plus large, alors comment envisager de ne s’attaquer qu’au seul «malade» et jamais à ce qui l’entoure. Alors oui, il y a des thérapies familiales, mais la famille est-elle réellement un foyer pathogène pour la personne qui souffre? N’y a-t-il pas plus largement dans les écoles, les entreprises, et à tous les niveaux de la société des foyers de souffrance et donc des foyers pathogènes que personne n’attaque jamais ? Peut-on penser que la folie émane au moins parfois d’un trop-plein de prise sur soi, et que tant que la situation perdure il n’y aura pas de moyen de se remettre plus ou moins bien de cette souffrance environnementale? C’est parce que les verrous sautent d’être trop serrés, que leur remettre un coup de vis à l’explosion est un non-sens contre-productif.

Gérer la folie par le sujet fou, c’est lui faire porter le poids exclusif de la responsabilité de ses troubles. C’est penser qu’il peut ou qu’il doit être le seul agent d’un aller mieux qu’il ne peut décréter. C’est renforcer sa folie par l’oppression sur lui seul et ce n’est pas traiter un environnement invivable pour lui. Bref, ce que nous promet la psychiatrie c’est contrôler socialement ses patients en leur forgeant un cadre social et médicamenteux aussi fermement verrouillé que ne l’étaient les cages de l’âge classique.

Alors faut-il se révolter pour se rétablir ?
Se révolter contre le système psychiatrique?
Se révolter contre son environnement ?
Se révolter contre une société qui relègue au rang de paria ses malades ?
Probablement…

Agathe

[Appel à contributions] Congrès mondial Intervoice à Lille à l’automne 2023

14ème Congrès mondial Intervoice organisé par le Réseau sur l’Entente de Voix (REV France) à Lille, France.

Rompre le charme de la réalité consensuelle… Accueillir toutes les expériences humaines !

La réalité consensuelle tire son existence d’institutions sociales qui tendent à masquer la réalité. Nous découvrons la réalité quand nous parlons entre nous, en partageant notre histoire, en nous encourageant mutuellement à faire face à notre passé et à explorer et nous réapproprier nos expériences. La réalité consensuelle, c’est un diagnostic psychiatrique. La réalité, c’est l’omniprésence des abus et des traumatismes.

La réalité consensuelle est ce qui unit proches et professionnels à faire la sourde oreille aux cris des patients dans les services psychiatriques. La réalité consensuelle soutient le bras et la seringue injectant de force des médicaments dans des fesses récalcitrantes. La réalité est ce à quoi je peux me relier qui me permette de me relier à l’autre.

A quoi nous sert la réalité consensuelle ? Si nous n’étions pas élevés dedans, ressentirions-nous le besoin de la recréer ? La réalité consensuelle est, peut-être, rassurante pour la plupart des gens, confirmant – en cas de doute – qu’on est « normal ». Mais qu’en est-il alors pour tous les autres ?

La peur contre la peur. L’un.e doit-il/elle craindre de perdre la tête du fait qu’il/elle se retrouve confronté.e à la réalité, tandis que les autres craignent de perdre une réalité consensuelle qui ne serait pas conforme aux faits ? L’envoûtement par la réalité consensuelle c’est s’agripper à quelque chose qui paraît solide parce que tous les autres – enfin, pas tous les autres mais la plupart – s’y accrochent aussi. Et c’est reprocher à celles/ceux qui ne s’y agrippent pas de la fragiliser en ne s’y accrochant pas. Mais… et si celles/ceux qui ne s’y accrochent pas ont effectivement fait l’expérience de son intrinsèque et profonde fragilité ? De sa nature évasive et vaporeuse – illusoire. Et si celles et ceux qui ne s’y accrochent pas ont effectivement fait l’expérience directe de la dure et froide réalité cachée derrière ?

Quelles que soient vos expériences, racontez-nous comment et quand vous avez pu vous libérer de la réalité consensuelle et ce qui s’est passé alors ? Parlez-nous de vos découvertes, des leçons apprises et des questions suscitées. Créez des opportunités pour des personnes de se rencontrer autour de la réalité et de faire l’expérience de ce qui se produit alors.

Laissez les questionnements surgir et être mis en commun !

Les thèmes suggérés incluent (mais ne se limitent pas à) : trouver de la réassurance pour dépasser la peur ; nous soutenir mutuellement pour regarder au-delà de la violence ; nous rencontrer plus en profondeur que nos identités sociales ; soulever de multiples voiles de croyances sur les médicaments ; imaginer dans sa vie des espaces partagés éphémères.

Contact : Lille2023(@)revfrance.org

Survivre à la psychiatrie… et devenir pair-aidant #9

« Je suis Fabrice, j’ai 54 ans, je suis atteint d’un trouble bipolaire et je suis un survivant.

Mon retour à la vie date du 26 décembre 2021 à 11h14 lorsque j’ai appris que j’avais retrouvé un job après 5 ans sans emploi. C’était comme une renaissance.

Après des années de montagnes russes, j’ai le sentiment de revenir sur le plancher des vaches, à égalité avec les autres. Quand on est malade, on vous prend tout, votre identité, votre autonomie, votre libre arbitre, on vous infantilise. Vous quittez le monde des gens normaux et vous entrez dans l’univers des fous. Vous avez tout à coup la sensation de ne plus faire partie du monde des vivants. La maladie change tous les aspects de votre vie, vous tient à l’écart de vous-même et des autres.

J’ai connu l’hospitalisation sous contrainte, j’ai connu l’isolement, la contention, les traitements abrutissants aux effets secondaires violents, la « bienviolence », c’est à dire tout le mal qu’on vous fait pour votre bien ». J’en suis revenu.

Après un programme de rétablissement couronné par 4 ans et demi sans hospitalisation, dans quelques mois, je vais devenir pair-aidant. Je vais accompagner d’autres malades sur le chemin du rétablissement. Leur ouvrir le champ des possibles, leur dire que le diagnostic n’est qu’une étape, pas une condamnation, qu’ils peuvent compter sur leurs forces et leurs talents. Qu’on a tous une chance de s’en sortir, de se rétablir. Et, en somme, je vais faire de ma maladie mon métier. Si on me l’avait dit il-y-a 15 ans quand la maladie s’est invité dans ma vie, je ne l’aurais jamais cru. On met souvent en avant la vulnérabilité des personnes qui sont malades mais moi, aujourd’hui, après ce chemin de lutte et de rétablissement, je me sens fort.

Je me souviens, il y a longtemps, alors que j’étais conduit à l’hôpital sans mon consentement, cette chanson du groupe Téléphone résonnait à mes oreilles « les lumières dansent dans l’ambulance et elle tue sa dernière chance ». Aujourd’hui, je sais que les lumières ont fini de danser et elles ne m’ont pas tué. Voilà, c’est un fragment de vie : j’ai un parcours dont je suis fier. On a tous une chance, un talent et la vie fait qu’on parvient à le révéler ou pas. Moi, j’ai choisi d’aider les gens à trouver le leur. »

Fabrice


Envoyez-nous vous aussi vos contributions écrites et graphiques sur le sujet Survivre à la psychiatrie à l’adresse contact@lightskyblue-penguin-597208.hostingersite.com

Survivre à la psychiatrie #8

« Mon parcours psychiatrique a débuté à l’âge de 17 ans, en 1988. À cette époque, il n’existait aucune structure de soins pour les adolescents. J’ai donc été hospitalisée dans une clinique psychiatrique entourée d’adultes. Ce fût mon premier choc. J’étais en pleine dépression, j’avais fait une tentative de suicide suite au suicide de mon petit ami. Au sein de cette clinique, j’étais perdue et c’est une patiente qui est venue à moi. Mon accompagnement psy a été déplorable et j’ai même été abusée par le musicothérapeute. Je suis sortie 12 jours après à la demande de mes parents. À ma sortie j’ai affirmé à mes parents que « Les fous étaient dehors et non dedans ».

Entre deux hospitalisations, le généraliste me prescrivait du Temesta, je rechutais, de TS en TS, de deuils en deuils, j’ai perdu mes parents et des amis.

À 25 ans, nouvelle hospitalisation : aucun suivi de qualité, on me prescrit beaucoup trop de médicaments et c’est tout. Je suis shootée et désespérée.

Pendant 15 ans je refuserai tout traitement, je serai anti psychiatrie, je consulterai occasionnellement des psychologues jusqu’à ma dépression post partum qui a failli me coûter la vie suite à une TS. 5 jours de coma, longue hospitalisation, nouveau traitement, un suivi psy toujours aussi pauvre, j’en ressors sans avoir soigné ma dépression. On me prescrit du Tranxène et on m’oblige à cesser d’allaiter. Cette molécule va me désinhiber et me provoquer des phases maniaques.

Une véritable errance thérapeutique de plusieurs années renforcera l’alternance de phases maniaques et dépressives.

C’est à 41 ans, suite à une rupture que j’ ai fait une crise de décompensation. Mon entourage ne sachant pas gérer, j’ai demandé à être hospitalisée. Je suis restée 4 jours à pleurer toutes les larmes de mon corps, sans qu’aucun professionnel ne vienne vers moi. Là encore, ce sont les patients qui sont venus m’aider et me conseiller. J’ai enfin pu rencontrer le psychiatre qui a très vite posé le diagnostic de bipolarité-borderline. Mon 1er traitement m’a fait prendre 17 kgs et ne me convenait pas du tout. Je me suis sevrée seule et mes troubles sont réapparus. J’ai alterné entre suivi avec ce psychiatre et des périodes de 6 mois sans y aller, avec les conséquences de mes phases maniaques, des ruptures affectives essentiellement et d’autres hospitalisations.

À 46 ans, je rencontre l’homme qui m’accompagne aujourd’hui, il ne me juge pas et pour la première fois je décide de me soigner en acceptant un nouveau traitement et un suivi mensuel avec mon psychiatre. Je suis stabilisée depuis 6 ans.

J’ai suivi un programme thérapeutique d’un an qui m’a permis d’acquérir des outils de gestion de ma pathologie, psychoéducation mais aussi méditation, sophrologie, musicothérapie, auto-hypnose, ateliers de jeux collectifs et sport. Je ne me sers pas de tous ces outils quotidiennement mais lorsque j’en éprouve le besoin, je sais qu’ils sont à ma disposition. J’ai malgré tout un regard critique envers ces pratiques qui ne conviennent pas à tous les patients et qui peuvent les mettre sur le chemin des pseudos thérapies et de la spiritualité New Age.

Je considère aujourd’hui que j’ai subi de la maltraitance psychiatrique.

La psychothérapie que j’ai suivie pendant 6 ans m’a soutenue mais n’a jamais soigné ma pathologie.
J’ai perdu beaucoup d’années et d’énergie à errer, à souffrir, à ne pas être en capacité d’étudier, de travailler, à élever ma fille malgré tout du mieux que j’ai pu. Je me demande aujourd’hui comment j’ai réussi à traverser tout cela. Il faut une force incroyable et c’est sans aucun doute mon rôle de mère qui m’a fait tenir.

Oui, je peux dire que j’ai survécu à la psychiatrie. J’aurais préféré ne jamais avoir à prononcer cette phrase mais la réalité est qu’entre les années 90 et 2022, l’évolution de la psychiatrie a été bien trop lente et doit encore s’améliorer considérablement en terme de soins, de suivis, d’accessibilité à tous-tes. »

Imanbipolaireborderline.jimdofree.com


Envoyez-nous vous aussi vos contributions écrites et graphiques sur le sujet Survivre à la psychiatrie à l’adresse contact@lightskyblue-penguin-597208.hostingersite.com

Survivre à la psychiatrie #7

Derrière les murs des hôpitaux aseptisés,
C’est là que se cache la vraie folie.
Les râles étouffants des patient enchaînés,
Y est d’ailleurs la seule mélodie.

Le traitement comme seul issu,
Coup de grâce du meurtre de notre âme,
Jamais le grand monstre n’est assez repu.
Il faudra pourtant bien déjouer leurs charmes.

Se rebeller, dire non
seront des signes d’une docilité défaillante,
Il va bien pourtant falloir retrouver la joie,
Au risque de ne pas passer 30.

J’invoque ce lieu où les contraires se côtoient.
Mes prières au cosmos seront mes seuls plaintes,
Que j’y trouve la grâce et non la contrainte.

@jooulzz

Histoire de la folie : L’Antiquité #1

Qu’est-ce qu’il y avait avant la psychiatrie ?

De la mania grecque à la psychiatrie en passant par la folie furieuse et l’hystérie, l’histoire de la folie regorge de concepts et de figures qui marquent encore aujourd’hui notre vision de ce qu’on appelle les fous. Avec Ariana (Xanaria) on s’est donc lancés dans la réalisation d’une série de lives sur Twitch pour essayer de vulgariser ce pan de l’histoire des sciences.

Histoire de la folie à l’âge classique [Michel Foucault]

Le livre Histoire de la folie à l’âge classique est tiré de la thèse du philosophe Michel Foucault, soutenue en mai 1961 sous le titre Folie et déraison.

Ce livre de Foucault est une minutieuse évocation du partage de la raison et de la déraison. Les matériaux de l’enquête sont empruntés à la littérature, à l’art, à la philosophie, mais aussi à l’histoire des institutions et des pratiques de la vie quotidienne. Il commence à l’époque médiévale humaniste de la folie pour arriver à nos jours où la folie se confine dans l’exclusion et l’aliénation.

Première partie

Chapitre I – Stultifera navis
Chapitre II – Le grand renfermement
Chapitre III – Le monde correctionnaire
Chapitre IV – Expériences de la folie
Chapitre V – Les insensés

13
56
92
124
150

Deuxième partie

Introduction
Chapitre I – Le fou au jardin des espèces
Chapitre II – La transcendance du délire
Chapitre III – Figures de la folie
Chapitre IV – Médecins et malades

181
193
226
269
316

Troisième partie

Introduction
Chapitre I – La grande peur
Chapitre II – Le nouveau partage
Chapitre III – Du bon usage de la liberté
Chapitre IV – Naissance de l’asile
Chapitre V – Le cercle anthropologique

363
373
401
440
483
531