Survivre à la psychiatrie… et devenir pair-aidant #9

« Je suis Fabrice, j’ai 54 ans, je suis atteint d’un trouble bipolaire et je suis un survivant.

Mon retour à la vie date du 26 décembre 2021 à 11h14 lorsque j’ai appris que j’avais retrouvé un job après 5 ans sans emploi. C’était comme une renaissance.

Après des années de montagnes russes, j’ai le sentiment de revenir sur le plancher des vaches, à égalité avec les autres. Quand on est malade, on vous prend tout, votre identité, votre autonomie, votre libre arbitre, on vous infantilise. Vous quittez le monde des gens normaux et vous entrez dans l’univers des fous. Vous avez tout à coup la sensation de ne plus faire partie du monde des vivants. La maladie change tous les aspects de votre vie, vous tient à l’écart de vous-même et des autres.

J’ai connu l’hospitalisation sous contrainte, j’ai connu l’isolement, la contention, les traitements abrutissants aux effets secondaires violents, la « bienviolence », c’est à dire tout le mal qu’on vous fait pour votre bien ». J’en suis revenu.

Après un programme de rétablissement couronné par 4 ans et demi sans hospitalisation, dans quelques mois, je vais devenir pair-aidant. Je vais accompagner d’autres malades sur le chemin du rétablissement. Leur ouvrir le champ des possibles, leur dire que le diagnostic n’est qu’une étape, pas une condamnation, qu’ils peuvent compter sur leurs forces et leurs talents. Qu’on a tous une chance de s’en sortir, de se rétablir. Et, en somme, je vais faire de ma maladie mon métier. Si on me l’avait dit il-y-a 15 ans quand la maladie s’est invité dans ma vie, je ne l’aurais jamais cru. On met souvent en avant la vulnérabilité des personnes qui sont malades mais moi, aujourd’hui, après ce chemin de lutte et de rétablissement, je me sens fort.

Je me souviens, il y a longtemps, alors que j’étais conduit à l’hôpital sans mon consentement, cette chanson du groupe Téléphone résonnait à mes oreilles « les lumières dansent dans l’ambulance et elle tue sa dernière chance ». Aujourd’hui, je sais que les lumières ont fini de danser et elles ne m’ont pas tué. Voilà, c’est un fragment de vie : j’ai un parcours dont je suis fier. On a tous une chance, un talent et la vie fait qu’on parvient à le révéler ou pas. Moi, j’ai choisi d’aider les gens à trouver le leur. »

Fabrice


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« i », Kendrick Lamar

Les paroles de « i » de Kendrick Lamar:

(This is a world premiere)
(C’est une première mondiale)

I done been through a whole lot
J’ai enduré beaucoup de choses
Trial, tribulation, but I know God
Procès, tribulation, mais je sais que Dieu est là
Satan wanna put me in a bow tie
Satan veut me mettre un nœud papillon
Pray that the holy water don’t go dry
Je prie pour que l’eau sacrée ne se tarisse pas
As I look around me
Quand je regarde autour de moi
So many motherfuckers wanna down me
Trop de connards veulent me tuer
But an enemigo never drown me
Mais jamais un ennemi ne m’a noyé
In front of a dirty double-mirror they found me
Ils m’ont trouvé face à un double-miroir

And I love myself
Et je m’aime
(The world is a ghetto with big guns and picket signs)
(Le monde est un ghetto fait d’armes et de banderoles)
I love myself
Je m’aime
(But it can do what it want whenever it want, I don’t mind)
(Mais il peut faire ce qu’il veut quand il veut, je m’en fous)
I love myself
Je m’aime
(He said I gotta get up, life is more than suicide)
(Il m’a dit de me relever, que la vie est plus qu’un suicide)
I love myself
Je m’aime
(One day at a time, sun gon’ shine)
(Un jour, le soleil brillera)

Everybody lookin’ at you crazy (crazy)
Tout le monde te regarde comme si tu étais fou (fou)
What you gon’ do ? (What you gon’ do ?)
Qu’est-ce que tu vas faire ? (Qu’est-ce que tu vas faire ?)
Lift up your head and keep moving (keep moving)
Relever la tête et continuer d’avancer (continuer d’avancer)
Or let the paranoia haunt you ? (Haunt you)
Ou laisser la paranoia te hanter ? (Te hanter)
Peace to fashion police, I wear my heart
Paix à la police de l’apparence, j’ai le cœur
On my sleeve, let the runway start
Sur la main, commençons à avancer
You know miserable do love company
Tu sais que le misérable aime la compagnie
What do you want from me and my scars ?
Qu’attends-tu de mes cicatrices et moi ?
Everybody lack confidence, everybody lack confidence
Je ne peux pas leur faire confiance, je ne peux pas leur faire confiance
How many times my potential was anonymous ?
Combien de fois mon potentiel est-il resté vain ?
How many times the city making me promises ?
Combien de fois la ville m’a-t-elle fait des promesses ?
Si I promise this
Alors je promets

And I love myself
Et je m’aime
(The world is a ghetto with big guns and picket signs)
(Le monde est un ghetto fait d’armes et de banderoles)
I love myself
Je m’aime
(But it can do what it want whenever it want, I don’t mind)
(Mais il peut faire ce qu’il veut quand il veut, je m’en fous)
I love myself
Je m’aime
(He said I gotta get up, life is more than suicide)
(Il m’a dit de me relever, que la vie est plus qu’un suicide)
I love myself
Je m’aime
(One day at a time, sun gon’ shine)
(Un jour, le soleil brillera)

They wanna say it’s a war outside and a bomb in the street
Ils veulent dire qu’il y a une guerre au-dehors et une bombe dans la rue
And a gun in the hood and a mob of police
Et des armes dans le quartier et la police
And a rock on the corner and a line full of fiend
Et un dealer au coin de la rue et une ligne de cocaïne
And a bottle full of lean and a model on a scheme yup
Et une bouteille remplie de syzzurp et un modèle à suivre
These days of frustration keep y’all on tuck and rotation
Ces jours de frustration nous ont fait rouler des joints
I duck these cold faces, post up fi-fie-fo-fum basis
Je les remets à leur place, et les regarde depuis mon pied d’estale
Dreams of reality’s peace
Je rêve d’une paix bien réelle
Blow steam in the face of the beast
Ils soufflent de la fumée sur leurs problèmes
The sky could fall down, the wind could cry now
Le ciel pourrait s’écrouler, le vent pourrait pleurer à tout instant
The strong in me, I still smile
La force est en moi, je souris toujours

And I love myself
Et je m’aime
(The world is a ghetto with big guns and picket signs)
(Le monde est un ghetto fait d’armes et de banderoles)
I love myself
Je m’aime
(But it can do what it want whenever it want, I don’t mind)
(Mais il peut faire ce qu’il veut quand il veut, je m’en fous)
I love myself
Je m’aime
(He said I gotta get up, life is more than suicide)
(Il m’a dit de me relever, que la vie est plus qu’un suicide)
I love myself
Je m’aime
(One day at a time, sun gon’ shine)
(Un jour, le soleil brillera)

Walk my bare feet (walk my bare feet)
Je marche pieds nus (je marche pieds nus)
Down down valley deep (down, down valley deep)
Je m’enfonce dans la vallée (je m’enfonce dans la vallée)
Fi-fie-fo-fum (fi-fie-fo-fum)
Fi-fie-fo-fum (fi-fie-fo-fum)
My heart undone (my heart undone)
Mon cœur n’est pas détruit (mon cœur n’est pas détruit)

And I love myself
Et je m’aime
(The world is a ghetto with big guns and picket signs)
(Le monde est un ghetto fait d’armes et de banderoles)
I love myself
Je m’aime
(But it can do what it want whenever it want, I don’t mind)
(Mais il peut faire ce qu’il veut quand il veut, je m’en fous)
I love myself
Je m’aime
(He said I gotta get up, life is more than suicide)
(Il m’a dit de me relever, que la vie est plus qu’un suicide)
I love myself
Je m’aime
(One day at a time, sun gon’ shine)
(Un jour, le soleil brillera)

I went to war last night
Je suis allé à la guerre cette nuit
With an automatic weapon, don’t nobody call a medic
Avec une arme automatique, personne n’a appelé de médecin
I’ma do it till I get it right
Je le ferai jusqu’à ce que ça s’arrange
I went to war last night
Je suis allé à la guerre cette nuit
I’ve been dealing with depression ever since an adolescent
J’ai fleurté avec la dépression et c’est comme ça depuis l’adolescence
Duckin’ every other blessin’, I can never see the message
Aucune bénédiction, je n’en vois même pas la couleur
I could never take the lead, I could never bob and weave
Je ne pouvais jamais m’en sortir, je ne pouvais jamais esquiver
From negative and letting them annihilate me
Le malheur et je le laissais m’anéantir
And it’s evident I’m moving at a meteor speed
Et c’est évident, je bougeais à la vitesse d’un météore
Finna run into a building, lay my body in the street
Je finirai par me ruer dans un immeuble, ou par tomber dans la rue
Keep my money in the ceiling, let my mama know I’m free
Lancez l’argent au plafond, dites à ma mère que je suis libre
Give my story to the children and a lesson they can read
Racontez mon histoire aux enfants et faites-en une leçon
And the glory to the feeling of the holy unseen
Et racontez-leur la gloire que l’on rencontre quand on croit en Dieu
Seen enough, make a motherfucker scream, « I love myself ! »
J’en ai assez vu, je fais crier un mec, « Je m’aime ! »

I lost my head
J’ai perdu la tête
I must misread what the good book said
J’ai dû mal lire ce que le grand livre disait
Oh woes by me, it’s a jungle inside
Oh les malheurs me suivent, là-bas c’est la jungle
Give myself again till the well runs dry (i)
Je me livre encore jusqu’à ce que le puits s’assèche (moi)

« Dans ma tête », Jazzy Bazz

« Dans ma tête » de Jazzy Bazz intègre la playlist musicale de Comme de fous.

Les paroles de Dans ma tête de Jazzy Bazz:

[Couplet 1]
Hey yo, mes pensées fusent
Je suis en danger quand c’est le grand déluge
Ma tête est dans les nuages, je suis dérangé mais je m’en excuse
Je dois dépenser plus d’énergie, yo, je réfléchis
Mon esprit rétrécit et j’écris des récits de dépressifs
Y’a plus d’éclaircie dans mon cerveau, c’est mort
Je suis névrosé, forcer le dé pour quand le réseau déborde
Un très gros désordre
Les ténèbres veulent contrôler mon intellect
Donc je peux décomposer le con qui compromet mes intérêts
Je pète un boulon, tu le vois dans mes brouillons, couillon
C’est le bouillon, douillons tous les bouffons
Nous découpons quand nous foulons le goudron
J’ai dans mes poumons herbe et hasch, je suis infesté de crasse
Messieurs, mon précieux est dans les cieux
J’ai les yeux vers les astres, sérieux
Laissez place, je dois sortir de l’ombre, ouais, sans rougir de honte
Je veux conquérir le monde et rire quand l’avenir se montre
Vivre est une infime seconde et la Terre est une particule
Les averses ou la canicule en fonction de la latitude
Je suis amer lorsque j’articule, mes sentiments sont souvent tristes
En grandissant, j’ai eu vue sur la luxure et la gourmandise
Le futur est une lourde hantise, dans ma tête c’est satanique
Si j’analyse mes cent facettes, je vois transparaître un cataclysme
Je suis dans une dimension parallèle quand le démon apparaît
Ma tension est démentielle comme si je me bagarrais
Je suis devenu taré comme un schizophrène
Ou un camé gavé d’un kilomètre de dragées hallucinogènes

[Refrain]
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Des gens qui parlent dans ma tête
Tant de spirales envisageant ma perte
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Des gens qui parlent dans ma tête
Tant de spirales ambivalentes
M’embrigadant, m’envisageant ma perte

[Couplet 2]
Ma folie évolue dans la cohue bien connue de nos rues
Voyez comme le promu est résolu à donner du volume
Atomiser l’ONU et ses obus d’une époque révolue
J’atrophie les faux culs qui voient
Qu’aucune de nos plumes sont communes
Je peux être un malade qui t’arrache la gorge
Ou un savant, je suis cloîtré dans un capharnaüm
J’écris de longues partitions mais suis-je en bonne compagnie ?
Dans mon crâne c’est un combat
Car ma tronche est pleine de contradictions
L’amour ou la haine, le bien ou le mal
La guerre ou la paix, dans ma tête c’est Jérusalem
Je tiens ou je craque comme celui qui, sous le trac
Braque puis détient tout le sac
Petit, on lui disait:  » Taffe et tu obtiendras le bac « 
Pas:  » Tu deviendras ce barjot qui aime bien trop se battre « 
Mais faut bien que t’en fasses trop
Mec, je connais cet état de choc
Quand tu prends du recule sur ta vie et que ton regard se bloque
Dans ma tête, je vois des bons amis, des renards me mordent, gars
Une merde qui te contamine quand, tard le soir, tu ne dors pas
Une course d’obstacle, mon moral est négatif
Ai-je besoin d’une thérapie ou d’éradiquer le chauve, là ?
Ouais, j’ai pété un câble…
Comme un putain de pasteur en train d’baiser une trainée infâme

[Refrain]
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Des gens qui parlent dans ma tête
Tant de spirales envisageant ma perte
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Des gens qui parlent dans ma tête
Tant de spirales ambivalentes
M’embrigadant, m’envisageant ma perte

[Outro]
Des gens qui parlent dans ma tête…
Tant de spirales ambivalentes m’embrigadant, m’envisageant…

« Le mal de vivre » de Barbara

« Le mal de vivre » de Barbara intègre la playlist musicale de Comme des fous.

Les paroles du Mal de vivre de Barbara.

Ça ne prévient pas quand ça arrive
Ça vient de loin
Ça s’est promené de rive en rive
La gueule en coin
Et puis un matin, au réveil
C’est presque rien
Mais c’est là, ça vous ensommeille
Au creux des reins

Le mal de vivre
Le mal de vivre
Qu’il faut bien vivre
Vaille que vivre

On peut le mettre en bandoulière
Ou comme un bijou à la main
Comme une fleur en boutonnière
Ou juste à la pointe du sein
C’est pas forcément la misère
C’est pas Valmy, c’est pas Verdun
Mais c’est des larmes aux paupières
Au jour qui meurt, au jour qui vient

Le mal de vivre
Le mal de vivre
Qu’il faut bien vivre
Vaille que vivre

Qu’on soit de Rome ou d’Amérique
Qu’on soit de Londres ou de Pékin
Qu’on soit d’Egypte ou bien d’Afrique
Ou de la porte Saint-Martin
On fait tous la même prière
On fait tous le même chemin
Qu’il est long lorsqu’il faut le faire
Avec son mal au creux des reins

Ils ont beau vouloir nous comprendre
Ceux qui nous viennent les mains nues
Nous ne voulons plus les entendre
On ne peut pas, on n´en peut plus
Et tous seuls dans le silence
D’une nuit qui n´en finit plus
Voilà que soudain on y pense
A ceux qui n’en sont pas revenus

Du mal de vivre
Leur mal de vivre
Qu’ils devaient vivre
Vaille que vivre

Et sans prévenir, ça arrive
Ça vient de loin
Ça s’est promené de rive en rive
Le rire en coin
Et puis un matin, au réveil
C’est presque rien
Mais c’est là, ça vous émerveille
Au creux des reins

La joie de vivre
La joie de vivre
Oh, viens la vivre
Ta joie de vivre

« Toucher l’horizon », Oxmo Puccino

Plus on est de fous mieux on évite la camisole!

« Toucher l’horizon » d’Oxmo Puccino intègre la playlist musicale de Comme des fous.

Les paroles de Toucher l’horizon d’Oxmo Puccino :

[Couplet 1]
Lyrics apaisants, j’rappe les oiseaux se taisent
Fais-toi plaisir, écoute ça avec ta daisy
Ce matin j’suis bien dans ma peau, j’ai la pêche telle
Cette femme qui dame des parts de tartes par dizaines
Te dis pas frappé par un maléfice
Recommence ta vie à zéro quand je la redémarre à moins dix
Je suis né blasé sans un sou
Puis brassé me suis retrouvé sans issue
J’suis rentré en collision avec mes obstacles
Tourne le pire à la dérision, l’offre en spectacle
Je me dois de tout tuer pour ceux qui n’ont pas le choix
Ma chanson va pas sauver le monde, tant pis pour cette fois
Si j’avais entendu les profs, je serais pas le type
Dont on étudie l’écriture laisse-les rire, faire mon truc
Je me suis fixé ce but si j’arrive à mi-chemin
Je ferai date comme ce tigre tué par un caniche nain
Tu connaîtras jamais la fin de l’histoire
En faisant demi-tour à deux minutes de la victoire
On peut viser ton blé, ta femme et son vison
Mais qui peut se vanter d’avoir touché l’horizon

[Refrain]
J’irai plus loin que l’horizon
C’est bien mieux que le bout de son nez
Tous les murs qui nous bloquent brisons
Avance, laisse-les klaxonner
Viens, la vitesse de mon son frisons

[Couplet 2]
Je me sens encore de ceux sur qui nul ne miserait
Autant de chapitres que de poil possède un bison
J’enchaîne les brochettes de problèmes, uppercut, esquive, crochet
Le revers de la médaille c’est mon emblème
Tu déconnes avec tes tonnes de projets
Ils vont encore s’entasser avec ceux de l’année prochaine
Viens, j’ai fait le plein de patience
Y a assez d’essence pour rouler jusqu’à l’horizon
Qui m’aime me suive
Amène les cuivres, les guitares
Du pain et de l’huile d’olive
Le seul raccourci est ma potion, ne suis pas les panneaux
Aucun n’indique la bonne destination. Action !
Laisse-moi kiffer ma passion
M’échapper car à chaque page des marionnettes rêvent qu’on m’isole
(Hélas) plus on est de fous mieux on évite la camisole
J’te fais plein de feintes, pas de ceux qui démissionnent
Le plan se trouve en bas à gauche juste après do ré mi sol

[Refrain]
J’irai plus loin que l’horizon
C’est bien mieux que le bout de son nez
Tous les murs qui nous bloquent brisons
Avance, laisse-les klaxonner
Viens, la vitesse de mon son frisons

« Mad World », Gary Jules

Mad World interprété par Gary Jules intègre la playlist de Comme des fous!

Les paroles de Mad World (Monde De Fou)

All around me are familiar faces
Des visages tout autour de moi me sont familiers
Worn out places – worn out faces
Des endroits usés – des visages épuisés
Bright and early for their daily races
Lumineux et matinal pour leurs courses quotidiennes
Going nowhere – going nowhere
Allant nulle part – allant nulle part
Their tears are filling up their glasses
Leurs larmes remplissent leurs lunettes
No expression – no expression
Aucune expression – aucune expression
Hide my head I want to drown my sorrow
Je me cache la tête pour étouffer mon chagrin
No tomorrow – no tomorrow
Aucun lendemain – aucun lendemain

And I find it kinda funny, I find it kinda sad
Et je trouve ça un peu étrange, je trouve ça un peu triste que
The dreams in which I’m dying are the best I’ve ever had
Les rêves dans lesquels je meurs soient les meilleurs rêves que j’ai jamais fait
I find it hard to tell you, I find it hard to take
Je trouve que c’est dur à te dire, je trouve ça dur à supporter
When people run in circles it’s a very very
Lorsque les gens tournent en rond c’est vraiment
Mad world, mad world
Un monde de fou, monde de fou

Children waiting for the day they feel good
Les enfants attendent le jour où ils seront heureux
Happy birthday – happy birthday
Joyeux anniversaire – joyeux anniversaire
Made to feel the way that every child should
Fait pour qu’ils ressentent le bonheur que chaque enfant devrait ressentir
Sit and listen – sit and listen
S’assoir et écouter – s’assoir et écouter
Went to school and I was very nervous
Quand j’allais à l’école et j’étais très nerveux
No one knew me – no one knew me
Personne ne me connaissait – personne ne me connaissait
Hello teacher tell me what’s my lesson
Bonjour maîtresse dites-moi quelle est ma leçon
Look right through me – look right through me
Elle me regarde sans me voir – me regarde sans me voir

And I find it kinda funny, I find it kinda sad
Et je trouve ça un peu étrange, je trouve ça un peu triste que
The dreams in which I’m dying are the best I’ve ever had
Les rêves dans lesquels je meurs soient les meilleurs rêves que j’ai jamais fait
I find it hard to tell you, I find it hard to take
Je trouve que c’est dur à te dire, je trouve ça dur à supporter
When people run in circles it’s a very very
Lorsque les gens courent en rond c’est vraiment
Mad world, mad world
Un monde de fou, monde de fou
Enlarge your world
Agrandis ton monde
Mad world
Monde de fou

FAUVE ≠ DE CEUX

Ecoutez le titre De ceux de Fauve dans la Playlist de Comme des Fous.

Les paroles:

Nous sommes de ceux qu’on n’remarque pas
Des fantômes, des transparents, des moyens
Nous sommes de ceux qui n’rentrent pas en ligne de compte
Nous sommes de ceux qu’on choisit par défaut

Nous sommes de ceux qui ont la peau terne, les traits tirés, le regard éteint, des visages pâles, des teints gris
Nous sommes de ceux qui s’délavent de jour en jour
Nous sommes de ceux qui ont du mal à s’entendre penser
Nous sommes de ceux qui s’maîtrisent difficilement
Nous sommes de ceux qui mettent mal à l’aise en public
Nous sommes de ceux qui dérapent dans les escaliers des bibliothèques
Nous sommes de ceux qui dansent de façon embarrassante

Nous sommes de ceux qui font l’amour en deux temps
Nous sommes de ceux qui s’y prennent à l’envers avec les autres
Nous sommes de ceux sur lesquels on n’parie jamais
Nous sommes de ceux qui savent plus raisonner d’façon logique
Nous sommes de ceux qui ont tout fait comme il faut mais qui arrivent pas
Des ratés modernes, des semi défaites, des victoires sans panache
Nous sommes de ceux qui n’tiennent pas la pression
Nous sommes de ceux qui s’font balayer à répétition
Nous sommes de ceux qui s’font assister
Des baltringues, des éclopés, des faibles
Nous sommes de ceux qui prennent des trucs pour t’nir le coup
Nous sommes de ceux qui savent pas dire non,
Qui connaissent pas la rébellion, qui soutiennent pas les regards
Nous sommes de ceux qui sont à bout

Et pourtant…

Nous sommes de ceux qui n’renoncent pas
Des chiens enragés, des teigneux, des acharnés
Nous sommes de ceux qui comptent bien devenir capables de tout encaisser
Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l’obscurité
Pour reprendre la main, jouer selon leurs propres règles et forcer le destin
Nous sommes de ceux qui en ont assez de leur propre férocité
Des requins tigres en bout de course, des voyous qui demandent pardon, des apprentis repentis
Nous sommes de ceux qui veulent à tout prix tabasser leur part d’ombre et faire taire leur sales travers
Nous sommes de ceux qui cherchent à rejoindre les rangs des lions,
Des maquisards, des résistants, des sentiments
Nous sommes de ceux qui roulent pour eux et pour leur périmètre
Nous sommes de ceux qui pissent encore dans la douche mais qui espèrent réussir un jour à pisser droit

Nous sommes de ceux qui cherchent à désarmer la mort à coup d’grenades lacrymo
Pour l’effrayer et la maintenir à distance
Nous sommes de ceux qui espèrent croiser la vie un soir, au détour d’une avenue,
Pour la séduire, la ramener et lui faire l’amour de façon brûlante
Nous sommes de ceux qui ont les yeux écarquillés en continu
Des ahuris, des ébahis qui guettent les comètes, les planètes et les épiphanies
Nous sommes de ceux qui cherchent à déterrer ce qui est enfoui
Tout ce qui est caché et qui n’demande qu’à être sorti
Nous sommes de ceux qui veulent rétablir le contact avec ceux qui sont partis trop tôt
Parce qu’ils savaient pas qu’ y avait une fin cachée
Nous sommes de ceux qui continueront à courir, comme si ils étaient poursuivis par les balles
Qui desserreront jamais les mâchoires sauf pour sortir les crocs.