Portrait d’Adèle Van Reeth

Comme Adèle Van Reeth, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Ecoutez son émission sur France Culture:
Les Chemins de la Philosophie.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Mes inspirations : Mon amour, mon fils, l’écriture, la radio, le calme, la musique, le silence, le cinéma, la course à pied et le goût des bonnes choses en général.

Ce à quoi j’aspire : une vie d’écriture avec du temps et de la tranquillité en compagnie de mes hommes.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Mon métier consiste à trouver les mots pour transmettre clairement des idées parfois compliquées. J’aime mon métier parce qu’il me permet d’insuffler de la vie à la pensée.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Je ne le connais pas aussi bien que je le souhaiterais, mais j’ai beaucoup d’admiration pour ceux qui y travaillent et je crois qu’il est victime d’un grand malentendu (comme le terme de « fou » qu’on applique à toutes sortes de situations). Je suis très sceptique quant à la distinction raison/folie.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Une créativité hors-norme. La liberté de ne pas se sentir obligé d’être comme tout le monde. Le meilleur antidote au conformisme. L’exploration de mondes qui ne sont que possibles pour les autres et qui peuvent devenir bien réels.
Antonin Artaud.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je lui demanderais de décloisonner les hôpitaux psychiatriques afin de dédiaboliser la folie.

Portrait de lullaby

Comme Lullaby, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

La cohérence, l’authenticité, la parole, l’écoute, l’éveil des sens, la pensée en mouvement.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Offrir une opportunité à chacun d’être écouté, de mettre du sens, si besoin de se construire ou se reconstruire, d’être sujet …

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

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Rencontres Icarus du 14 au 23 octobre à Paris

A l’approche du congrès mondial sur l’entente de voix, les groupes Icarus et allié.é.s se mobilisent! Tous les détails sur ces rencontres sur: https://icarus.poivron.org/rencontres-icarus-2016/

projet icarus

« Ne pas rater sa folie », Cynthia Fleury

Cynthia Fleury« La folie n’est pas un phénomène à part, ne concernant que certains d’entre nous. Tosquelles avait pour habitude de dire que ceux qui sont dans les asiles sont des gens qui ont raté leur folie, autrement dit ceux qui ne sont pas arrivés à jouer avec elle, en étant parfois un peu paranoïaques, parfois un peu hystériques, parfois un brin schizophrènes, comme nous le faisons tous pour nous sauver face à des situations inacceptables… mais sans jamais devenir totalement fous. Lorsqu’on ne peut plus jouer, la folie apparaît et l’inconscient devient à ciel ouvert. »
Cynthia Fleury, chronique du 30 septembre 2016 dans l’Humanité.

« Invention de l’hystérie », Georges Didi-Huberman

hystérie
Augustine

«La médecine de l’hystérie vivrait-elle dans le risque ?
Le risque d’un charme ? Un charme, oui. A la Salpêtrière, cet enfer, les hystériques n’ont pas cessé de faire de l’œil à leurs médecins. Ce fut une espèce de loi du genre, non seulement la loi du fantasme hystérique (désir de captiver), mais encore la loi de toute l’institution asilaire elle-même. Et je dirai que celle-ci avait structure de chantage : en effet, il aura fallu que chaque hystérique fasse montre, et régulièrement, de son orthodoxe «caractère hystérique» (amour des couleurs, «légèreté», extases érotiques…) pour ne pas être réaffectée au «Quartier», très dur, des toutes simples et incurables Aliénées».
Georges Didi-Huberman, Invention de l’hystérie: Charcot et l’Iconographie photographique de la Salpêtrière.

source: http://espace-holbein.over-blog.org/article-11428967.html

(ré)écouter l’émission N’est pas fou qui veut du dimanche 7 août 2016: « Les patientes hystériques de Freud et l’invention de la psychanalyse« 

« Méditer c’est apprendre à se foutre la paix », Fabrice Midal [55min]

(ré)écouter l’émission de radio Etat d’Esprit du dimanche 9 octobre 2016 avec Fabrice Midal ici.

« Ce n’est pas en fuyant la douleur que ça va aller mieux, c’est en lui donnant la main comme dit Baudelaire… »

Fabrice Midal
Fabrice Midal et Noëlle Bréham ©Radio France – Fanny Leroy

François Tosquelles, une politique de la folie [54min]

 

François Tosquelles, une politique de la folie raconte un demi-siècle de l’histoire de la psychiatrie française à travers l’engagement de François Tosquelles, psychiatre catalan réfugié à l’hôpital de Saint-Alban, à la fin de la guerre d’Espagne, et qui fut l’un des inspirateurs de la psychothérapie institutionnelle. Le témoignage rare de ce psychiatre, sa rencontre avec le mouvement surréaliste, la Résistance et la psychanalyse, illustre combien une pensée libre peut être profondément féconde et humaine.