Version sous-titrée en français.
« Les internés gèrent l’asile : Histoires de la MPA (Mental Patients Association) », documentaire sur un groupe d’activistes en psychiatrie créé au début des années 1970 à Vancouver au Canada.
Changer les regards sur la folie
« Les internés gèrent l’asile : Histoires de la MPA (Mental Patients Association) », documentaire sur un groupe d’activistes en psychiatrie créé au début des années 1970 à Vancouver au Canada.
« Le documentaire de Mia Ma est un pur chef-d’oeuvre, elle ose l’exercice difficile de suivre une amie pendant 5 ans en démarrant son documentaire par une hospitalisation dans un hôpital psychiatrique parisien.
À aucun moment à travers le récit de Julie il y a de l’impudeur. Au fil de ce documentaire, Mia Ma abonde en plans serrés sur Julie qui se révèle une actrice de talent. Face à la caméra, outrageusement sédatée, Julie ose se montrer, grossie par les neuroleptiques, fumant clopes sur clopes, triste et dépitée par une situation qu’elle supporte mal puis d’un coup, une grimace elle nous fait les gros yeux, elle nous fait rire! Un moment de grace !
La caméra ne lui fait pas peur, c’est le moyen pour elle de s’exprimer librement avec humour en nous laissant deviner une colère sourde qu’elle ne cherche pas à alimenter. C’est l’histoire d’une femme avec un trouble de schizophrénie qui nous déchiffre généreusement ses expériences, sa manière d’agir pour s’auto-soigner et se déconcentrer des voix qui l’a menacent.
Le documentaire avance, Julie demande pardon à Jules, son frère jumeau, pour ses débordements, ses addictions, une scène magnifique assis tous les deux dans un canapé sur fond bleu. Comment ces deux êtres peuvent avoir tant d’humour et de détachement quand on connait leur histoire ?
Puis on entre dans une autre séquence du film, proche de la fin.Julie aborde avec courage les mauvais traitements qu’ils ont endurés elle et son frère dans leur première famille d’accueil. Un placement voulu par une assistante sociale et non par leur mère.
Un sujet tristement actuel, le social, le tabou, le silence et l’impunité d’un criminel. Julie ne comprendra jamais pourquoi cet homme est rendu libre après son jugement?
Comment la parole de deux jeunes adolescents à été invalidée par la justice?. Julie parle de l’amour de son entourage qui l’aide énormément également de la franchise d’un frère qui ne laisse pas de place à la mauvaise foi, à la victimisation.
Julies sort à nouveau elle danse et rencontre un homme, quelques temps plus tard, ils préparent l’appartement pour l’arrivé de leur fils.
Rien de tout cela ne lui était promis. On lui avait dit qu’elle n’aurait jamais d’enfant.
C’est l’histoire d’une amitié précieuse, d’une confiance réciproque, d’un risque à deux, le rétablissement de Julie n’était pas écrit, il y a 5 ans.
Je vous recommande vivement d’aller sur les ondes de « Fréquence Julie ». »
Bénédicte Chenu
BEING JESUS: a short documentary by John Dewinne about the greatest story ever told. One man’s struggle to save the world.
Une séquence de l’émission L’Entonnoir sur radio Libertaire avec des extraits sonores du documentaire d’Ilan Klipper « Sainte-Anne, hôpital psychiatrique ». Vous pouvez écouter L’Entonnoir chaque mercredi de 9h30 à 10h30 sur la fréquence 89.4FM à Paris.
Merci à Ute Maria Kraemer, usagère chercheuse en santé mentale, pour cette découverte!
[ENG] Continuer la lecture de « « People Say I’m Crazy », documentaire sur la recherche usagère [56 min] »
François Tosquelles, une politique de la folie raconte un demi-siècle de l’histoire de la psychiatrie française à travers l’engagement de François Tosquelles, psychiatre catalan réfugié à l’hôpital de Saint-Alban, à la fin de la guerre d’Espagne, et qui fut l’un des inspirateurs de la psychothérapie institutionnelle. Le témoignage rare de ce psychiatre, sa rencontre avec le mouvement surréaliste, la Résistance et la psychanalyse, illustre combien une pensée libre peut être profondément féconde et humaine.
Chacun a sa représentation de la folie. Schizophrénie, paranoïa, bipolarité, érotomanie, dépression, troubles cognitifs et comportementaux. Mais derrière ces mots, ces maux, il y a des êtres humains avec leurs rêves, leurs vies, leurs aspirations, leurs désirs, leurs envies malgré la maladie. Léa, Michel, Giancarlo et Marie-Françoise sont tous clients assidus de centres ou hôpitaux psychiatriques, ce sont surtout des êtres d’exception qui ont cent vies en une seule, fument leur cigarette comme si c’était la dernière et seront toujours les premiers à s’étonner, malgré leur maladie, de la folie et de la bizarrerie de la société.
source: https://www.franceculture.fr/emissions/sur-les-docks/des-fous-comme-vous
Un remarquable article d’Anne-Laure sur Retour en France explique avec beaucoup de justesse que la souffrance de l’enfant déraciné est liée à la rupture du sentiment d’appartenance qui sécurise sa place “dans le monde”.
Quand on voit l’accueil réservé aux migrants et le repli de bon nombre de citoyens européens sur leurs frontières nationales, on ne peut que s’inquiéter du devenir de ces enfants venus d’ailleurs, enfants d’un monde incertain, incertains d’y trouver leur place.
En lien avec ce thème de la migration, Daniel Friedmann a réalisé cet excellent documentaire qui montre comment on peut recréer le lien rompu par une approche thérapeutique transculturelle :
Mieux vaut tard que jamais plonge dans une thérapie transculturelle ethnopsychanalytique menée à l’Hôpital Avicenne (Bobigny-93 ) qui conjugue la psychanalyse et l’anthropologie, les dysfonctionnements psychiques et la dimension culturelle de l’altérité. Elle se déroule durant deux ans, de 2008 à 2010 et a été filmée de la première à la dernière séance. Les patients sont une famille hutu-tutsi réfugiée en France et confrontée à des réticences qui font écho au génocide du Rwanda.
Un documentaire de Victoria Baux, entre la France et la Côte d’Ivoire, pour briser le silence sur la maladie de sa mère (49min).
[eng] Victoria Baux has spent most of her life abroad. She wonders whether her travels were a way of dealing with a difficult family problem.Her mother, Ann, was diagnosed with depression in 1997, at the age of 39. But she had been unwell for a long time before that and her illness had taken a heavy toll on the entire family.Victoria also has friends who suffer from some form of mental illness. And she recently discovered that many people she has met have also struggled with it, often without her even noticing. This motivated her to embark on a journey: she wanted to learn about the best ways to help those suffering from mental illness, as well as their families and friends, who shoulder so much of the burden.In doing so, she hopes to make peace with her own family history – and her mother.
À travers les couloirs et les grilles d’un hôpital psychiatrique, ce film documentaire brésilien nous entraîne dans la quête de personnages et d’histoires qui révèlent les frontières de la folie. Les contradictions de la raison sont abordées par des protagonistes principalement féminins, nous amenant à réfléchir à nos propres conflits, désirs et erreurs.