Hortense a vu « Le soleil de trop près »

Hortense nous partage son ressenti sur un nouveau film qui parle de folie : Le soleil de trop près, de Brieuc Carnaille.

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C’est une histoire somme toute banale. Elle aurait pu être n’importe où sauf dans une ville reconnaissable, il fallait qu’elle se situe à Roubaix, – où est-ce même Roubaix ? – avec le cliché sévère des usines à charbon crachant leur feu sous un ciel gris morne.

Le personnage principal à une tête d’enfant, un rire ravageur, une attitude déplacée. On ne peut pas faire plus caricatural comme description du fou, l’archétype parfait. Sa candeur, son humour, son je-m’en-foutisme, parfois, nous fait l’aimer à la folie.

“Basile”! Hurle sa très belle, mais très froide sœur, “reviens à la maison, tu as vu l’heure, on te cherche partout” (elle est entourée d’un conjoint qui lui, travaille bien et dur).

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Je ne sais pas comment on peut faire pour avoir une vie plus badass. Basile c’est nous, qui avons envie d’avoir encore six ans et de satisfaire pour faire jours d’un ensemble en survêtement. Je déteste penser que la vie c’est dans la binarité et monsieur Canaille le bien nommé nous en fait voir de toutes les couleurs, des sapes à la musique, de la danse effrénée du protagoniste à l’envie d’améliorer son quotidien. Il raconte à tout le monde ses crises. Il veut s’en débarrasser. Mais les autres eux, n’oublieront pas.

Dans son délire, Basile s’attache à une jeune première, pimpante et disponible, fade en personnalité, là pour le sauver, la fille pour contrer le fol en Basile. On s’attendrit, on rit, on pleure et jamais on n’a vu fou si heureux. Ah si, en fait, tous les jours pardon mais on ne voit jamais cela sur grand écran. Le passage dure environ une vingtaine de minutes, sur une durée d’une heure trente.

Sans transition, c’est la dégringolade.

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Apologie des médicaments ?

En tous cas, c’est avec ces signaux à la final cut tout bêtes qu’on comprend à quel point le bébête a besoin de ses pilules puisque sans, il devient tout simplement désagréable. Et même, sans, il devient une tare pour sa sœur, son équipe médicale, puis puits ultime de détresse, il perd son aimée (et son fils). En perdant sa dernière part de lucidité et d’autonomie, qui sera représentée dans “le soleil de trop près” par une institution carcérale qui représente pour le grand public son incapacité à vouloir guérir.

Il sortait de prison. Il a vécu et a vu l’enfer du monde, mais c’est l’hôpital qui l’a eu. On a tous de la peine et Basile, c’est nous. Qui n’a pas eu de problème avec la justice, un papier mal réglé par oubli, jusqu’au commissariat s’il n’était pas justifié ?

Mais l’hôpital, vraiment ?

Hortense Le Guillou

https://www.instagram.com/hortensiaawareofthat/

Fréquence Julie, un film de Mia Mia

« Le documentaire de Mia Ma est un pur chef-d’oeuvre, elle ose l’exercice difficile de suivre une amie pendant 5 ans en démarrant son documentaire par une hospitalisation dans un hôpital psychiatrique parisien.

À aucun moment à travers le récit de Julie il y a de l’impudeur. Au fil de ce documentaire, Mia Ma abonde en plans serrés sur Julie qui se révèle une actrice de talent. Face à la caméra, outrageusement sédatée, Julie ose se montrer, grossie par les neuroleptiques, fumant clopes sur clopes, triste et dépitée par une situation qu’elle supporte mal puis d’un coup, une grimace elle nous fait les gros yeux, elle nous fait rire! Un moment de grace !

La caméra ne lui fait pas peur, c’est le moyen pour elle de s’exprimer librement avec humour en nous laissant deviner une colère sourde qu’elle ne cherche pas à alimenter. C’est l’histoire d’une femme avec un trouble de schizophrénie qui nous déchiffre généreusement ses expériences, sa manière d’agir pour s’auto-soigner et se déconcentrer des voix qui l’a menacent.

Le documentaire avance, Julie demande pardon à Jules, son frère jumeau, pour ses débordements, ses addictions, une scène magnifique assis tous les deux dans un canapé sur fond bleu. Comment ces deux êtres peuvent avoir tant d’humour et de détachement quand on connait leur histoire ?

Puis on entre dans une autre séquence du film, proche de la fin.Julie aborde avec courage les mauvais traitements qu’ils ont endurés elle et son frère dans leur première famille d’accueil. Un placement voulu par une assistante sociale et non par leur mère.

Un sujet tristement actuel, le social, le tabou, le silence et l’impunité d’un criminel. Julie ne comprendra jamais pourquoi cet homme est rendu libre après son jugement?

Comment la parole de deux jeunes adolescents à été invalidée par la justice?. Julie parle de l’amour de son entourage qui l’aide énormément également de la franchise d’un frère qui ne laisse pas de place à la mauvaise foi, à la victimisation.

Julies sort à nouveau elle danse et rencontre un homme, quelques temps plus tard, ils préparent l’appartement pour l’arrivé de leur fils.

Rien de tout cela ne lui était promis. On lui avait dit qu’elle n’aurait jamais d’enfant.

C’est l’histoire d’une amitié précieuse, d’une confiance réciproque, d’un risque à deux, le rétablissement de Julie n’était pas écrit, il y a 5 ans.

Je vous recommande vivement d’aller sur les ondes de « Fréquence Julie ». »

Bénédicte Chenu

La Forêt de mon Père, un film de Vero Cratzborn

Entretien en forêt avec la réalisatrice Vero Cratzborn à l’occasion de la sortie au cinéma le 8 juillet 2020 de son premier long-métrage « La Forêt de mon Père » avec Léonie Souchaud, Ludivine Sagnier et Alban Lenoir.

https://laforetdemonpere.be/

Par Hana pour Comme des fous.

https://www.youtube.com/watch?v=SdEmRak0Qa4

Interview de Vero Cratzborn à l’avant-première par Alexa pour Comme des fous.

Reportage de France 3 Nord sur l’avant-première en forêt de Raismes

Vidéo du débat en présence de la réalisatrice Vero Cratzborn autour de son film « La Forêt de mon Père », animé par l’association Comme des fous au cinéma de l’Épée de Bois à Paris, enregistré le vendredi 28 août 2020 par les Kinopsy.

La mataora – histoire d’une psychose

« La mataora » est un court-métrage réalisé vers 2005 par Robin Lobel. Il est basé sur le récit brut d’un épisode de folie. Cet écrit retrace le contenu des hallucinations et interprétations que j’ai pu connaitre. Il est accessible au téléchargement sous le titre « Une petite voix ».

 

[pdf-embedder url= »https://admin.commedesfous.com/wp-content/uploads/2017/08/une-petite-voix.pdf » title= »une petite voix »]

 

Agathe

Henri Laborit dans « Mon oncle d’Amérique » [22min]

« Un cerveau ça ne sert pas à penser, mais ça sert à agir.

[…] Pour aller sur la lune, on a besoin de connaître les lois de la gravitation. Quand on connaît ces lois de la gravitation, ça ne veut pas dire qu’on se libère de la gravitation. Ça veut dire qu’on les utilise pour faire autre chose. » Henri Laborit

 

Conférence tirée du film Mon oncle d’Amérique, dont le cinéaste Alain Resnais a illustré les travaux par une mise en scène dramatique avec Gérard Depardieu, Nicole Garcia et Roger Pierre. Produit par Philippe Dussart Sarl © 1980. Texte disponible ici.

“Des voix qui guérissent », projection inédite le mercredi 14 septembre 2016 à Paris

A l’occasion de la Journée mondiale sur l’entente de voix, le 14 septembre, le REV France vous propose une soirée de projection et de débat autour Des voix qui guérissent, un film documentaire de PJ Moynihan (Healing Voices/2016).

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K-Pax, l’homme qui vient de loin [film]

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=lS9NAEV1Mhk]
k_pax_l_homme_qui_vient_de_loinQuelle meilleure hospitalité pour un alien que celle de l’hôpital psychiatrique?

Prot, le personnage principal venu d’une lointaine planète, débarque dans une clinique psychiatrique où sa simple présence parmi les autres patients va s’avérer bénéfique. Un alien qui désaliène les autres, remet à plat la relation aidant/aidé et fait profondément douter le psychiatre qui le prend en charge. 

Celui-ci cherchera à percer le mystère et s’en remettra à l’hypnose. Un film et un personnage qui, par-delà la science-fiction, soulèvent des questions intéressantes.

« Walk Away Renée » vu par Yann Hodé [film]

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Synopsis: La mère du réalisateur, Jonathan Caouette, souffre de schizophrénie. Les traitements qu’elle suit dans la clinique de Houston où elle est hospitalisée ne lui conviennent plus. Son fils décide de la ramener dans un établissement plus proche, à New York. Il descend la chercher en voiture, puis traverse les Etats-Unis avec elle.
Le collage de séquences d’une grande inventivité formelle reconstitue le passé familial et éclaire les rapports entre la mère et le fils…