Séminaire « Contention, soins, libertés »

Conférence introductive de Cynthia Fleury du séminaire mensuel « Contention, soins, libertés ».


La seconde session du séminaire réunit les Dr. Raphaël Carré, psychiatre au Centre Hospitalier Alpes Isère et Samuel Porteau, psychiatre à l’Hôpital Marchant de Toulouse. La conférence est introduite et modérée par le Dr. François Ayabaka, psychiatre à l’EPSMD de l’Aisne.

La contention, une réalité dans le soin : vécus soignés et soignants.

Pour voir les conférences suivantes rendez-vous sur :

https://chaire-philo.fr/contention-soins-libertes/


Découvrez l’état de l’art sur les méthodes de contention réalisé par Cynthia Fleury et Aziliz Leboucher :

Cet état de l’art* s’inscrit dans le projet « De la contention involontaire au sujet se contenant ». Conduit par la Chaire de Philosophie à l’Hôpital du GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences, sous la direction de Cynthia Fleury, professeur titulaire de la Chaire Humanités et Santé (Conservatoire National des Arts et Métiers), en partenariat avec l’agence de design Les Sismo, ce projet a vocation à associer usagers, aidants, médecins, paramédicaux, directions, chercheurs et designers autour de la notion de contention volontaire dans les services de psychiatrie et de neurosciences.

Selon l’argumentation des deux autrices**, la contention en psychiatrie recouvre des notions disparates et prend des formes diverses. C’est aujourd’hui une mesure encadrée par des indications strictes car elle reste une pratique controversée. Pour penser les différents usages de la contention des corps dans les différents lieux de soin, la philosophie, l’éthique et la déontologie peuvent être utilement invoquées.

Cette étude vient proposer, par le prisme de la contenance, une méthode visant à contenir le sujet, à le soutenir sans l’aliéner, de façon nécessairement volontaire. La contention involontaire est une réalité dans le soin en psychiatrie. Néanmoins c’est à la fois une expérience décrite comme traumatisante par le sujet contenu et un acte particulièrement ambigu pour le soignant. L’encadrement législatif spécifique de cette mesure de protection a été assez tardif en France, malgré une longue histoire du droit de la psychiatrie. Cette démarche s’inscrit dans un mouvement international qui vise à limiter l’usage des mesures de contrainte, dont la contention involontaire.

Ainsi la mise en place de protocoles permet de restreindre les indications de son usage en dernier recours. Cependant, un important vecteur du changement des pratiques est le respect des droits de l’usager contenu, bénéficiant d’un contrôle du juge et d’une mobilisation forte des associations. L’approche complémentaire envisagée ici est la « contention volontaire », mobilisant les notions de contenance d’origine psychanalytique ainsi que l’intégration sensori-motrice décrite dans des travaux de psychomotricité. Le rôle thérapeutique hypothétique de la contention prend ainsi différentes formes, même si son efficacité thérapeutique reste encore non démontrée. Des objets de contenance volontaire se développent en explorant les diverses modalités immersives, calmantes, soutenantes de la contenance et nécessitent une réflexion sur la notion de consentement.

Enfin, l’objet de cette recherche est d’adopter une démarche qualité pour l’élaboration d’un prototype contenant qui se confronte à la réalité et s’améliore par le retour d’expérience des usagers de la psychiatrie. L’expérimentation s’inscrit dans les techniques de désamorçage des tensions ainsi que dans le mouvement de restauration de la qualité des soins relationnels et de construction d’un environnement apaisant. Pour permettre une contention non seulement volontaire mais également autonome du sujet, il est nécessaire de renforcer ce dispositif d’outils de prévention adéquats.

Les hypothèses et enjeux de ce projet sont de :
• proposer une « contention volontaire » qui transforme le rapport à la contention et permet d’abaisser la contention non volontaire ;
• Impliquer patients (pair-aidance) et soignants dans la définition de ce nouveau protocole de contention • Faire de la contention un outil de soin capacitaire, sur lequel le patient ait prise (anticiper les crises, poser un diagnostic sur soi-même, …).

La méthodologie repose sur plusieurs phases :
• Première phase : immersion dans 5 services de psychiatrie et de neurosciences.
• Deuxième phase : co-construction expérimentale de prototypes.
• Troisième phase : expérimentation dans 10 services de soin sous la forme de prototypes fonctionnels à l’occasion de Proofs of Care©.
• Quatrième phase : adaptation du prototype suite aux retours d’expérience et standardisation.Cet état de l’art a été réalisé dans ce contexte pour soutenir la réflexion éthique, qui est associée au savoir-faire des soignants et aux méthodes de conception en design. Cette démarche est un préalable indispensable à la co-construction d’un outil de soin capacitaire.

*L’état de l’art est un panorama synthétique et organisé des travaux déjà réalisés sur un sujet précis. Réaliser un état de l’art implique un travail bibliographique précis et une analyse des publications majeures en rapport avec le thème choisi.
**A. Leboucher, Chargée d’étude à la Chaire de Philosophie à l’hôpital, titulaire d’un master en neurosciences de l’École Normale Supérieure, d’un master en affaires publiques de Sciences Po et étudiante en médecine à l’Université de Paris et C. Fleury , Professeur titulaire de la Chaire Humanités et Santé au Conservatoire National des Arts et Métiers, titulaire de la Chaire de Philosophie à l’Hôpital du GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences.

https://www.santementale.fr/2021/07/de-la-contention-involontaire-au-sujet-se-contenant/

Survivre à la psychiatrie #4

Je suis aujourd'hui diagnostiqué TDI (Trouble dissociatif de l'identité), et touche enfin l'AAH (allocation aux adultes handicapés), après plus de deux ans de combats qui peuvent se résumer par le premier entretien que j'ai eu avec un psychiatre :Adrien : J'ai une autre personnalité, elle s'appelle Arya. Aux Etats-Unis, ils appellent ça un Dissociative Identity Disorder, voici quelques références d'articles de revues psy dans lesquels j'ai l'impression de nous reconnaître.Dr Psychiatre : Non, vous êtes schizophrène, Arya n'existe pas, il faut que vous arrêtiez d'écouter ces voix. Je vous donne une grosse dose de neuroleptiques pour vous aider.Adrien : Quoi ? Je ne suis pas d'accord, lisez donc ces documents !Dr Psychiatre : Si vous n'êtes pas d'accord c'est l'isolement.

Je suis aujourd’hui diagnostiqué TDI (Trouble dissociatif de l’identité), et touche enfin l’AAH (allocation aux adultes handicapés), après plus de deux ans de combats qui peuvent se résumer par le premier entretien que j’ai eu avec un psychiatre :

Adrien : J’ai une autre personnalité, elle s’appelle Arya. Aux Etats-Unis, ils appellent ça un Dissociative Identity Disorder, voici quelques références d’articles de revues psy dans lesquels j’ai l’impression de nous reconnaître.

Dr Psychiatre : Non, vous êtes schizophrène, Arya n’existe pas, il faut que vous arrêtiez d’écouter ces voix. Je vous donne une grosse dose de neuroleptiques pour vous aider.

Adrien : Quoi ? Je ne suis pas d’accord, lisez donc ces documents !

Dr Psychiatre : Si vous n’êtes pas d’accord c’est l’isolement.


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Survivre à la psychiatrie #3

– Je ne veux plus être malade.

– Prenez donc ce traitement.

– Je veux guérir sans médicaments.

– Vous ne pouvez pas. Vous êtes psychotique.

– Je veux juste mourir alors.

– Vous risquez l’hôpital psychiatrique alors.

Revenez dans un mois.

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Survivre à la psychiatrie #2

A-t-on le droit de rêver,
Ou va-t-on crever ?

Tout se brise face à la réalité
De notre impuissance face à leur toute-puissance

On va habiter là,
On voudrait déserter

Il faudrait coopérer avec les soignants,
Mais ne risque-t-on pas de craquer ?
Criser et finir par crier ?

On voudrait fuir, se cacher,
A défaut ce sont les cachets,
qu’en cachette on recrache.

On en est réduit à se cogner la tête contre les murs,
A défaut de danser, ce sont les verres qu’on envoie valser.

Alors nous voilà enfermés,
Mais on continue d’espérer et de respirer,
Même si on doit déféquer dans un sceau.

Porter un pyjama trop grand, bouffant
On se retrouve tels des clowns,
Trompés, dupés

Sans émotions, ni sentiments
Cloués au lit, sans force, sans énergie

Bouches ouvertes, bavants
Le regard vide, absents

Ne plus pouvoir écrire, tremblants
Ne plus pouvoir parler, bégayants

Transpirer, suer, pisser la nuit dans son lit
Voir les autres patients attachés, bouclés,
Enfermés à clef pour les calmer

Sans défense
et dans l’indifférence

C’est là que la bienveillance,
se mue en violence

Injections, injonctions,
Forcés, blessés

Panser sa mélancolie au fond du lit
Et sa schizophrénie dans le déni,
Lire, pour faire passer les délires,
Ne pas faire de bruit
Même dans le brouhaha des hallucinations,
Ne pas se croire humaine et dormir au sol,
Couchée telle une chienne.
Décharnée et squelettique parce qu’anorexique

Désarmés, nous reste-t-il des larmes ?

Survivre à la psychiatrie, 
C’est la traverser sans être renversés
C’est y passer sans trépasser.

Survivre à la psychiatrie #1

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Survivre à la psychiatrie c’est aussi survivre à celleux qui n’ont pas survécu à la psychiatrie.

C’est quelque chose d’infiniment douloureux, d’injuste et de tu.

C’est quelque chose auquel rien ne prépare.

J’ai perdu des camarades d’HP et une amie, iels ont toustes pour point commun d’être passé-es par la psychiatrie et d’en être ressorti-e encore plus brisé-es et désespéré-es puis de s’être suicidé-es peu de temps après.

Iels avaient 20 ans.

Que la psychiatrie ait été une goutte parmi les autres où celle de trop lorsque le vase a débordé, elle a tenu un rôle particulier en nous faisant croire qu’elle était LA solution à nos problèmes alors que bien souvent elle n’a fait que les aggraver ou en créer de nouveaux.

J’ai survécu, elleux non.

Pourquoi ?

Cette question je me la pose encore plusieurs années après leur mort.

Pourquoi j’ai survécu et pas elleux ?

Je me sens coupable de ne pas avoir pu les aider.

Je suis en colère que leur vie se soit arrêtée ainsi.

Je suis en colère contre la psychiatrie qui s’est empressée d’effacer toute trace de leur existence, de leur mort.

Vite, il faut se dépêcher de tout remettre en ordre, de faire taire les noms, d’oublier.

Si j’ai dû me taire, je n’ai en revanche pas oublié.

Je n’ai pas oublié leur absence.

Pourquoi j’ai survécu et pas elleux ?

L’approche SYSTÉMIQUE ? École de PALO ALTO et Thérapie Familiale

Qu’est-ce que l’approche systémique en psychologie ? Sur quelles bases ce courant théorique est-il né, à quoi peut-il nous servir, et comment l’expliquer à quelqu’un qui serait novice en la matière ? Nous allons répondre à toutes ces questions dans cette vidéo. Nous allons commencer par la petite histoire des origines des psychothérapies contemporaines, avec notamment l’histoire de la psychanalyse depuis Freud, puis nous verrons de quelle manière le courant systémique s’en écarte avec notamment l’école de Palo Alto. Nous finirons par quelques métaphores simples pour rendre compte de cette discipline complexe.

Chaîne YouTube de Julien Besse.

Les cordels, des outils pour le soin

Cordel ?

Cordel : petit fascicule brésilien 🇧🇷 de poèmes ou écrits subversifs accrochés à une corde à linge et vendus dans les marchés.

Les cordels, des outils pour le soin

Un groupe de soignants et de citoyens, jeunes et anciens, ont eu l’envie de mettre en commun leurs outils pour le soin, pour les transmettre et les mettre en débat. Rassemblés par la pensée que le social, le psychique s’inscrivent dans le corps. Parce que le soin est politique puisqu’il fait évidemment partie de la vie dans la cité. Il s’agit d’offrir des outils pour mieux appréhender le rapport au corps et au soin, contribuer à réécrire la médecine.

Les cordels : une idée, un thème sur lesquels on a réfléchi, où l’on a une pratique, ou des idées pas abordées à la faculté, par la médecine telle qu’on l’enseigne. Un point de vue complémentaire ou décalé, qui prête à discussion. Une expérience qui a fait comprendre des choses que l’on a envie de partager. Avec des collègues ou des étudiants, avec les usagers et les citoyens avec qui l’on vit.

Le thème peut être clinique, et intéresser ceux qui pratiquent ou qui l’ont vécu, ou politique, tant la pratique de la médecine est polémique, et l’organisation du système de soins complexe et critiquable. La psychanalyse apporte ses éclairages, présentée de façon simple, compréhensible par tous. Les pratiques du corps, indispensables au soin et au bien-être, apportent des connaissances que la médecine aborde peu. Les savoirs profanes y sont bienvenus car nous avons à apprendre de ceux qui prennent en charge leur santé. Philosophie et poésie y trouveront leur place, avec citations de textes et d’auteurs qui illustrent la question et que nous aimons.

Le cordel associe la légèreté – on peut le prendre, le jeter, le mettre dans la poche pour le lire plus tard, l’épingler sur une corde ou le glisser dans une main – et la concision : en peu de mots, traiter un thème, l’illustrer, interpeller. Il est subversif, créé pour faire réagir et réfléchir. Polémiquer aussi, et susciter la discussion. Il est ludique, car il est question de se décaler, de permettre un pas de côté, si possible pour en rire.

Le ton et l’esprit sont à la bienveillance : le soin y est envisagé dans le lien, l’écoute et le partage au sein de la relation individuelle et du collectif. Ainsi, conflits et rapports de force dans la société et entre les différents acteurs sont abordés clairement et paisiblement.

Chaque auteur(e ) est singulier(e ) et signe de son nom. Il/elle assume son discours mais reste prêt(e) à la discussion. Il/elle peut changer d’avis et modifier son cordel.

Le cordel est le reflet d’un moment. Il pourra être repris, modifié, commenté.

Pour participer à un cordel, proposez un thème, des idées, des illustrations et des citations de textes ou poèmes. Si cela correspond à la ligne éditoriale du collectif, vous deviendrez auteur(e) invité(e).

En pratique, les cordels réalisés pourront être téléchargés, reproduits et distribués. Ils seront remaniés au fur et à mesure des discussions ou de l’évolution des questions abordées. Le site comportera un forum et donnera les dates et lieux des échanges organisés autour des cordels. Une œuvre d’art subversivo-médicale commence !

Détour par le Brésil, pays d’invention 🇧🇷

Les cordels, fascicules de poèmes populaires et d’écrits subversifs, épinglés sur des rangées de ficelles ou de cordes et vendus sur les marchés.

La capoeira est une danse ludique et acrobatique afro-brésilienne que les esclaves avaient inventée pour cacher un art martial

La médecine communautaire, des soins inventés autour d’un psychiatre dans une favela au sein d’un groupe qui accueille et soutient. À partir de l’écoute des histoires de vie, le groupe identifie les problèmes de santé, et tente de mettre en place collectivement des solutions.

Les agents de santé communautaire au Brésil 🇧🇷

Depuis 1994, face aux problèmes de pauvreté et d’épidémies (dengue, zika…) au Brésil, un système d’agent.es de santé publique et d’agent.es d’environnement a été mis en place dans les quartiers.

Les agent.es de santé sont issu.es de la communauté et font le lien avec les soignant.es. Un groupe de 10 agent.es est affecté à environ 150 ménages qu’ils ou elles visitent chaque mois. Parfois pour prendre un rendez-vous avec un médecin, d’autres fois pour vérifier si les traitements sont bien supportés, ailleurs pour s’occuper de faire écouler les eaux stagnantes pour éviter les infections.

Ils et elles identifient les signes avant coureurs potentiels de nouveaux problèmes : violence, négligence, absentéisme ou consommation de drogues…

Issu.es de la communauté dans laquelle il/elles travaillent, utilisant leur connaissance des problèmes locaux et des relations existantes, ils et elles fournissent un soutien médical et des conseils aux résident.es et sont en lien régulièrement avec les clinicien.nes.

Les habitant.es leur sont reconnaissant.es car ils et elles voient des résultats sur leur santé, comme des réductions de mortalité infantile ou une meilleure détection des maladies tropicales négligées.

Si l’on dit qu’il faut un village pour élever un enfant, alors « les équipes de soins de santé au Brésil ont montré qu’il faut un villageois pour comprendre son contexte et ses besoins.

Emma Sisk

www.outilsdusoin.fr

Rhizome

L’idée de rhizome

« à la différence des arbres ou de leurs racines, le rhizome connecte un point quelconque avec un autre point quelconque, et chacun de ses traits ne renvoie pas nécessairement à des traits de même nature, Il n’a pas de commencement ni de fin, mais toujours un milieu, par lequel il pousse et déborde. le rhizome se rapporte à une carte qui doit être produite, construite, toujours démontable, connectable, renversable, modifiable, à entrées et sorties multiples, avec ses lignes de fuite. »

extrait de Gilles Deleuze et Félix Guattari dans Mille plateaux


Félix Guattari et Gilles Deleuze

Poucet & artisanat

Balise pour le soin 
« Le petit Poucet les laissait crier, sachant bien par où il reviendrait à la maison, car en marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu’il avait dans ses poches. » Charles Perrault

« La règle de l’enjeu ( du bricoleur) est de s’arranger avec les « moyens du bord », c’est-à-dire un ensemble à chaque instant fini d’outils et de matériaux, hétéroclites au surplus, parce que la composition de l’ensemble est le résultat contingent de toutes les occasions qui se sont présentées de renouveler ou d’enrichir le stock, ou de l’entretenir avec les résidus de constructions et de destructions antérieures. » (Claude Lévy- Strauss)

Travail de la matière
« Qui a eu l’occasion de manier le bois dans son métier, dans la création artistique ou pour son loisir personnel, sait qu’il s’agit d’un matériau extraordinaire (-) il a deux grands secrets : il est poreux, et donc léger, et ses propriétés sont très différentes selon qu’on est dans le sens de la fibre ou en sens contraire… »
Extrait du livre de Primo Levi : « Le métier des autres », Folio

Comment participer ?

  • -Proposer un thème,
  • -Proposer des textes
  • -Proposer des poèmes ou citations littéraires en relation avec le thème
  • -proposer des illustrations
  • -relire les cordels et les critiquer
  • -diffuser les cordels
  • -Organiser des café-cordels ou des groupes de discussion
  • -participer avec le collectif à des ateliers cordels
  • -commenter les cordels sur le site (les commentaires sont modérés)
  • -nous communiquer des dates de manifestations, colloques, réunions d’étudiants où diffuser les cordels ou inspirer de nouveaux thèmes

Pour info, la forme concrète comporte :

  • -un grand texte de 3000 caractères maximum
  • -trois petits textes de 600 caractères (dont, si possible, des citations littéraires ou des chansons)
  • -une illustration
    Les cordels sont placés sur le site sous forme PDF, directement disponibles à l’impression et à l’importation.

Cordel n°73 : Je me fais du souci pour quelqu’un

Cordel n°56 : La crise comme une chance ? A quelles conditions ?

Portrait de miaou

Comme miaou, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires ?

Le transféminisme, les questionnements et les groupes autour de l’antipsychiatrie et la neuroatypie, les chats, l’anarchisme et j’aspire a un monde un peu moins merdique et plus capitaliste !

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes ?

J’adore dessiner, créer avec des matériaux à disposition et que je trouve, je crée des marionnettes et j’aime imaginer que je fais ça pour moi et pour changer un peu le monde à ma manière.

Que penses-tu du monde de la santé mentale ?

Le monde psychiatrique instauré et comment on « traite » les « malades » est une horreur, teinté d’infantilisation, de consentement bafoué, de rabaissement et culpabilisation.

Le monde de la santé mentale que je façonne avec mes amixs, et paires, et autour de la réflexion de « comment on fait mieux que ce qui nous entoure » est compliqué mais j’ai espoir que nous créons une petite bulle de répit et de care entre personnes concernées.

Et si ça peut éclabousser un peu de ça autour de nous, c’est encore mieux !

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie ?

Tellement de choses !

L’inspiration, de la compréhension de soi, des autres, de l’entraide…

Perso, c’est en état de crise que je comprends mes fonctionnements, d’où ca vient, pourquoi ça vient, c’est un peu un capteur d’oppressions mais aussi de remise en question de moi (parce que je suis comme tout le monde, je fais de la merde aussi).

Je comprends aussi mieux les autres en débriefant de qu’est-ce qu’on traverse (neuroatypique ou pas) et j’ai l’impression que c’est une clé qui est super importante dans l’évolution de ce monde (de merde) pour aller vers du plus chouette.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais ?

Alors jamais je voudrais devenir ministre !

Et je trouve qu’on devrait s’organiser en groupe de parole, local, pour comprendre toutes les problématiques liées à cette question pour avancer.

Et qu’est-ce que j’aimerais y faire ou y voir faire, ben déjà, casser la monstrification du fou/de la folle, réflechir à des groupes d’entraide et de soutien qui ne fassent pas empirer les santés mentales souvent déjà pas au top, qu’on trouve des solutions adaptées à chaque personne et avec les personnes concernées pour qu’ielles/nous puissions évoluer plus sereinement.

Je crois qu’il faut casser en premier lieu les idées reçues / stigmatisations car c’est souvent objet de souffrances et rejets.

A bas les NORMES !

Une initiative que tu aimerais faire connaître?

https://soundcloud.com/user-529828307/quand-quelquun-est-a-terre-tu-le-ramasses

Le Manuel de Sevrage des Psychotropes

Il est facile de prescrire ou de prendre un antidépresseur, un anxiolytique, un somnifère ou un neuroleptique, mais il est beaucoup plus compliqué d’en réguler la consommation ou d’en gérer l’arrêt.

Vous souhaitez reprendre en main votre consommation de médicaments psychotropes, celle d’un de vos patients ou celle d’un de vos proches ?

Le Manuel de Sevrage des Psychotropes vous permettra d’y parvenir en vous fournissant une information claire, compréhensible et accessible concernant le fonctionnement des médicaments psychiatriques, leurs propriétés spécifiques et leurs effets indésirables.

Les méthodes et les protocoles proposés dans le manuel sont soutenus par des études scientifiques et des expériences de sevrages réussis. De plus, les techniques de diminution y sont expliquées en des termes clairs, simples et précis, ce qui permet de facilement et rapidement mettre en place un plan de sevrage pour celui qui désire réduire ou arrêter sa consommation de médicaments psychotropes.

https://www.lulu.com/content/livre-%C3%A0-couverture-souple/le-manuel-de-sevrage-des-psychotropes/23178435?page=1&pageSize=4