A cette question, le psychiatre Boris Cyrulnik, répondait récemment que les terroristes « ne sont pas des fous du tout (…), mais des gens en difficultés psychosociales, éducatives, qui ont été façonnés intentionnellement par une minorité pour prendre le pouvoir (…) ».
En réalité, un terroriste pourrait tout à fait être atteint d’une maladie relevant d’une prise en charge en psychiatrie (on peut en effet être à la fois dépressif et terroriste par exemple). Mais ce que Boris Cyrulnik sous-entend, c’est que les terroristes ne sont pas nécessairement des personnes atteintes de troubles mentaux, et surtout que l’on ne tue pas parce que l’on est « fou » (fort heureusement, puisqu’aujourd’hui 18% de la population souffre d’un trouble mental).
Les comportements des terroristes sont donc davantage contrôlés par des variables socio-éducatives et ne dépendent pas de leur santé mentale. Vouloir psychiatriser ce type de comportements est donc une erreur qui ne fait que stigmatiser un peu plus la « folie ». Et surtout, cela encourage à déresponsabiliser les auteurs des attentats.
Lu sur: http://blog.francetvinfo.fr/dans-vos-tetes/2015/01/17/le-terrorisme-un-trouble-mental.html


Les trois notions, rétablissement, inclusion sociale et empowerment, créent un nouveau paradigme qui situe l’usager de la psychiatrie comme moteur de sa propre vie, au sein d’une collectivité dans laquelle il est citoyen à part entière et où les services de santé mentale se donnent les moyens de soutenir son autonomie plutôt que de perpétuer son rôle traditionnel de « patient ». Déclinées dans cet ouvrage à travers de multiples expériences concrètes dans divers pays, elles sont au centre d’un débat né du constat de l’échec de nos sociétés occidentales contemporaines à pleinement réintégrer les personnes vivant avec un trouble psychique.