L’inconscient collectif en chanson (2/2)

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Au début des années 1980, en Argentine, Charly Garcia composait « Inconsciente colectivo », un hymne à la liberté, qu’il interprète ici avec Mercedes Sosa.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=PrEcFo9dtb4]
Les paroles de la chanson en espagnol:
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Paris, la mort au coin de la rue.

oeil parisLendemain de carnage dans les rues de Paris et Saint-Denis.
Tristesse et peur, profonde tristesse pour ceux qui ont péri et leurs proches, et peur pour les miens.
« Rentrez chez vous » nous a-t-on dit sur le moment, la mort court les rues et fauche qui s’y trouve sans distinction. Restons chez nous, en sécurité. Dehors, la mort.
Derrière le seuil de la porte, l’horreur. Mais l’horreur n’a que faire des frontières, elle rentre chez moi par la télévision, et la guerre par-delà des frontières frappe en plein Paris.
Se replier pour faire le deuil, fermer les frontières.
Ne pas oublier, la mort ne s’oublie pas, mais aussi reprendre notre chemin, ressortir dans les rues car la vraie vie est dehors, c’est avec les autres qu’elle prend tout sens.

« En aidant si peu ces réfugiés, à évacuer leurs traumatismes, est-ce qu’on n’est pas en train de fabriquer des psychotiques, de préparer des nouvelles générations de terroristes ? »

C’est la question que posait ce midi Daphné Bürki à son invité, le Dr. Alain Serrie, à propos des enfants dans les camps de réfugiés au Moyen-Orient.
Pour resituer cette question dans son contexte, le docteur venait d’affirmer qu’il faut accompagner ces enfants le plus tôt possible pour faire en sorte qu’ils ne développent pas des psychoses qui nécessitent après une vraie prise en charge psychiatrique.

Quand Daphné Bürki parle à son tour de « psychotiques », faut-il entendre par là la mue de l’état traumatique en une maladie d’ordre psychique? Elle veut sûrement dire que, faute d’un soutien psychologique, l’enfant traumatisé peut devenir lui-même un bourreau.
Mais peut-on vraiment faire l’amalgame entre psychotique et terroriste? 

Les terroristes sont-ils des « fous » ?

A cette question, le psychiatre Boris Cyrulnik, répondait récemment que les terroristes « ne sont pas des fous du tout (…), mais des gens en difficultés psychosociales, éducatives, qui ont été façonnés intentionnellement par une minorité pour prendre le pouvoir (…) ».

En réalité, un terroriste pourrait tout à fait être atteint d’une maladie relevant d’une prise en charge en psychiatrie (on peut en effet être à la fois dépressif et terroriste par exemple). Mais ce que Boris Cyrulnik sous-entend, c’est que les terroristes ne sont pas nécessairement des personnes atteintes de troubles mentaux, et surtout que l’on ne tue pas parce que l’on est « fou » (fort heureusement, puisqu’aujourd’hui 18% de la population souffre d’un trouble mental).

Les comportements des terroristes sont donc davantage contrôlés par des variables socio-éducatives et ne dépendent pas de leur santé mentale. Vouloir psychiatriser ce type de comportements est donc une erreur qui ne fait que stigmatiser un peu plus la « folie ». Et surtout, cela encourage à déresponsabiliser les auteurs des attentats.

Lu sur: http://blog.francetvinfo.fr/dans-vos-tetes/2015/01/17/le-terrorisme-un-trouble-mental.html

Le terrorisme n’est pas une maladie mentale

   blogschizo

Juste une précision parce que la lecture de certains commentaires sur le net ont fini de me faire désespérer du genre humain après cette journée de merde: merci de laisser les schizophrènes et toutes les personnes souffrant de troubles mentaux en-dehors de la merde qui a eu lieu aujourd’hui (l’attentat à Charlie Hebdo) Etre terroriste ne veut pas dire être schizophrène. Les schizophrènes n’ont absolument rien avoir avec cette histoire, alors merci de ne pas traiter les terroristes de schizo à tout va. Il ne faut pas être malade pour tuer, il faut encore moins être schizophrène, il suffit d’être humain, c’est comme ça depuis la nuit des temps.

« Je ne suis pas schizophrène… »

J’aimerais porter une réflexion sur cette expression: « Je ne suis pas schizophrène ».

Pourquoi ? Parce qu’elle est rentrée dans le langage courant pour désigner la schizophrénie comme un état pathologique de dédoublement de la personnalité.

Par cette négation « je ne suis pas… », on affirme son intégrité, je ne suis pas de ceux qui soufflent le chaud et le froid, qui défendent une chose et son contraire selon le contexte.

En clair, le schizophrène serait celui qui perd le contrôle de soi, submergé par une double-personnalité.

C’est quelque chose qui ne choque plus, le ministre de la diplomatie française a beau maîtriser les ficelles du langage pour ne froisser personne, il déclare son honnêteté à la télé par un cinglant « Je ne suis pas schizophrène… ».

Cette affirmation par la négativité ne va pas dans le sens d’une déstigmatisation des troubles psychiques, si chacun se rassure en disant en public : « encore heureux que je ne suis pas schizophrène » !

La stigmatisation commence pas les mots utilisés et je vous invite à être juste dans leur emploi, que vous soyez diplomate ou simple citoyen.

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Conférence « Dépression liée au travail et Burn out », vendredi 9 octobre à Paris.

Rendez-vous vendredi 9 octobre 2015, à Paris, au Palais du Luxembourg, pour la conférence:
Dépression liée au travail et Burn-out : « Réalité et Prévention» 
Entrée libre et gratuite sur inscription.

(ré)écouter « Les psys se confient » sur France Inter

Christophe André, Fatma Bouvet de la Maisonneuve et Caroline Duret, tout trois médecins psychiatres, nous parlent de l’évolution de la relation entre entre le thérapeute et son patient et nous rappellent l’importance de recréer du lien social dans nos sociétés.
http://www.franceinter.fr/player/export-reecouter?content=1162217