Psychiatric Circus ! Un spectacle de cirque-théâtre délirant en tournée actuellement en Italie.
« Sii folle o impazzirai ! »
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=Odh-0ZckO04]
Changer les regards sur la folie
Psychiatric Circus ! Un spectacle de cirque-théâtre délirant en tournée actuellement en Italie.
« Sii folle o impazzirai ! »
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=Odh-0ZckO04]
« Le vrai danger pour la raison, ce n’est pas l’existence de la folie chez quelques uns des hommes que la société identifie comme les « insensés » et qu’elle enferme.
Le vrai danger n’est pas dans la figure d’un autre, hors de soi, le fou.
Le péril de la raison est bien plus proche, il est d’être enfermé dans une pensée qui s’est entièrement substitué au réel. Et cette possibilité, loin d’être étrangère à l’homme sain d’esprit, lui est bien au contraire très intime.
La menace qui pèse contre la raison tient déjà dans la possibilité universellement partagée du rêve et de sa possible confusion avec la veille. Que ce soit l’artiste, le savant, le philosophe, ou l’homme commun, tous en éprouvent chaque nuit, l’expérience. »
Serge Carfantan, Ce que Raison veut dire.
Extrait de Raison et Folie

« Je ne pourrais croire qu’en un Dieu qui saurait danser. »
Friedrich Nietzsche
Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)
«La qualité essentielle de l’Homme c’est d’être fou (…). Tout le problème c’est de savoir comment il soigne sa folie». François Tosquelles
«Tosquelles parle le tosquellan – une langue privée faite de castillan, de catalan et de français». Gaston Ferdière dans Les Mauvaises fréquentations.
François Tosquelles, psychiatre catalan ou plutôt « psychiste », comme il aimait à le dire, ne fut pas seulement révolutionnaire politiquement parlant, il le fut aussi dans le champ de la psychiatrie, étant à l’origine d’un mouvement, dit de « psychothérapie institutionnelle», dont la caractéristique essentielle pourrait être justement celle d’être un mouvement.
Créer un déséquilibre comme mode d’expression d’une volonté de voir la vie l’emporter sur les tendances mortifères que sécrètent les institutions et la pathologie, tel pourrait être le sens de son combat comme il le fut et l’est encore pour nombre de ceux qui, à un moment ou à un autre, devinrent ses compagnons de route.
Pour aller plus loin:
https://histoireetsociete.wordpress.com/2013/03/17/une-politique-de-la-folie-par-francois-tosquelles/
La série en 5 articles de l’historien Philippe Artières et d’Eric Favereau sur Libération:
1/ 1940, quand le Dr Tosquelles arrive à Saint-Alban
2/ Quand le Dr Tosquelles combat la faim à Saint-Alban
3/ Quand le Dr Tosquelles rencontre Eluard à Saint-Alban
Dans un article précédent, on parlait de la méthode du patient traceur où l’étude du parcours d’un patient sert à analyser la performance des établissements de soins.
Ici, il sera question d’un article écrit par Jean-Philippe Cazier sur l’Anti-Œdipe qui nous sort de cette dérive scientiste (où le patient devient traceur!) et nous ramène dans le champ de l’humain et de la complexité de la psyché. Cet article didactique expose les positions de Félix Guattari et Gilles Deleuze face à l’héritage de Freud. Et on peut se demander si le patient-traceur n’est pas justement l’expression du même ordre économico-politique que du temps de Freud.
« L’« idéologie freudienne » pose comme immuable ce qui est pourtant l’expression d’un ordre social, politique et historique relatif, qu’elle légitime en l’affirmant indépassable. Freud, introduisant dans les conditions de la subjectivité les codes, les relations, les mythologies de la société capitaliste, ne se sépare pas d’une intériorisation et légitimation de celle-ci. Le freudisme participe à la production de subjectivités capitalistes – le capitalisme, comme toute configuration sociale et politique, produisant un certain ordre économico-politique mais aussi des subjectivités particulières.
Pour Guattari, la structure sociale, politique et économique, englobe la production de subjectivités relatives à cette structure et l’analyse des subjectivités ne se sépare pas de celle des conditions concrètes de leur production, des processus de subjectivation toujours relatifs. Le politique ne se sépare pas du subjectif, et la psychanalyse ou la psychothérapie ne devraient pas être séparées du politique. »
Continuer la lecture de « Du patient bourgeois de Freud au patient politique de Guattari »
Un documentaire de Victoria Baux, entre la France et la Côte d’Ivoire, pour briser le silence sur la maladie de sa mère (49min).
[eng] Victoria Baux has spent most of her life abroad. She wonders whether her travels were a way of dealing with a difficult family problem.Her mother, Ann, was diagnosed with depression in 1997, at the age of 39. But she had been unwell for a long time before that and her illness had taken a heavy toll on the entire family.Victoria also has friends who suffer from some form of mental illness. And she recently discovered that many people she has met have also struggled with it, often without her even noticing. This motivated her to embark on a journey: she wanted to learn about the best ways to help those suffering from mental illness, as well as their families and friends, who shoulder so much of the burden.In doing so, she hopes to make peace with her own family history – and her mother.
Présentée comme un outil d’amélioration de la prise en charge des patients, comment la méthode du patient traceur est-elle mise en place en psychiatrie et quelles en sont les limites?
La méthode du patient traceur est une méthode de certification des établissements de santé qui s’appuie sur une analyse rétrospective du parcours d’un patient, dit traceur, depuis son entrée à l’hôpital jusqu’à sa sortie. Plusieurs critères sont évalués : accueil du patient, prise en compte des droits du patients, vécu du patient, prise en charge de la douleur, prise en charge médicamenteuse, préparation à la sortie, organisation au sein de l’équipe, collaboration interprofessionnelle.
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=y5dKxOn23Fg]
Plus d’infos sur: http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2614161/fr/le-patient-traceur-en-ville
Découvrez le projet « Un chez soi d’abord » ou Housing First qui vient en aide aux personnes sans-abri souffrant de troubles psychiques.

« Les personnes qui vivent avec 650 dollars par mois (environ 500 euros) et qui connaissent des problèmes de santé mentale sévères ne sont pas arrivées dans la rue parce qu’elles étaient malades, mais parce qu’elles sont pauvres ! Par exemple, elles ont quitté leur appartement lors d’une hospitalisation en institution psychiatrique, et à leur sortie, elles se sont retrouvées à la rue et y sont restées. » déclare Sam Tsemberis, fondateur de Housing first.
Extrait de l’article: Cet homme détient l’idée de génie pour reloger les sans-abri…
Pour en savoir plus sur l’expérimentation en France (Lille-Paris-Marseille-Toulouse), cliquer ici.
Voir la vidéo: Une journée ordinaire au un chez soi d’abord
Merci à Charly pour ce témoignage écrit pendant son passage à Club Itaca Milano !
« My name is Charly and I’m a member of Clubhaus München Giesing since 1999.
Clubhouse has always been a training place for me. A training place for « normal life » outside the Clubhouse, in the midst of society. Continuer la lecture de « How Clubhouses fight the stigma of mental illness [ENG] »
« Un névrosé est un homme qui construit un château dans le ciel.
Un psychotique est l’homme qui vit dedans.
Le psychiatre est celui qui collecte le loyer. »
Jerome Lawrence
