Legge Basaglia del 13 maggio 1978 via Cirkoloco & Bottega del Tempo.
Catégorie : Come matti (italiano)
[IT] Dopo la chiusura dei manicomi, chi sono i matti e dove vivono? [17min]
[En italien] Après la fermeture des asiles, qui sont les fous et où habitent-ils?
Henri Laborit dans « Mon oncle d’Amérique » [22min]
« Un cerveau ça ne sert pas à penser, mais ça sert à agir.
[…] Pour aller sur la lune, on a besoin de connaître les lois de la gravitation. Quand on connaît ces lois de la gravitation, ça ne veut pas dire qu’on se libère de la gravitation. Ça veut dire qu’on les utilise pour faire autre chose. » Henri Laborit
Conférence tirée du film Mon oncle d’Amérique, dont le cinéaste Alain Resnais a illustré les travaux par une mise en scène dramatique avec Gérard Depardieu, Nicole Garcia et Roger Pierre. Produit par Philippe Dussart Sarl © 1980. Texte disponible ici.
« Matti a Cottimo – Strategie di sopravvivenza » [IT]
Matti a Cottimo – Strategie di sopravvivenza from torinomadpride on Vimeo.
Chi sono i matti? Che cosa fanno? Come sopravvivono?
Abbiamo visto gente in fase maniacale svuotare cantine in poche ore, schizofrenici dipingere occhi neri come lo spazio. Abbiamo documentato il quotidiano di esseri umani che nonostante le voci nella testa, la paranoia, la depressione, le visioni, le allucinazioni sono ancora in grado di alzarsi la mattina per andare a lavorare in fabbrica, vendere giornali, fare le pulizie, organizzare festival, scrivere canzoni.
Il Torino Mad Pride è un movimento di matti che cerca di interfacciarsi col mondo e con le sue istituzioni nel tentativo di restituire ai matti e alla follia un ruolo attivo nella società.
Documentare questi anni di lotte e fallimenti, che hanno dato vita al progetto di lavoro Matti a Cottimo, ci ha permesso di realizzare un film corale che si confronta faccia a faccia con il confine inesistente della normalità.
Psicoradio, la radio della mente [IT]
Psicoradio, la radio della mente à Bologne en Italie.
[vimeo 74741106 w=640 h=351]
« La Follia », Antonio Vivaldi
A écouter jusqu’au bout!
Pour en savoir plus, c’est ici.
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=7v8zxoEoA_Q]
Progetto Job Stations: Centro di lavoro a distanza per persone con disagio psichico [Club Itaca Milano]
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=FUIqWliFxBY]
Il contesto: la difficoltà occupazionale di persone con disagio psichico
Il disagio psichico è una delle principali cause di assenza dai luoghi di lavoro e la cattiva gestione di questo problema genera ricadute di forte impatto su tutta la società:
• I disabili occupati in Italia sono meno del 18 %, quelli con difficoltà psichiche solo l’1,5%.
• Per l’85% dei disabili la pensione costituisce la principale fonte di reddito.
• Oggi oltre 750 mila persone disabili sono iscritte alle liste di collocamento.
• Con la recessione economica le aziende possono chiedere la sospensione dagli obblighi di assunzione previsti dalla legge 68/99 e così il 25% dei posti riservati rimane scoperto.
L’Organizzazione Internazionale del Lavoro (I.L.O.) stima che questa situazione costa tra l’1 e il 7% del PIL.
Il potenziale di moltissime persone rimane non sfruttato e non riconosciuto, lasciando la maggior parte di loro a vivere nella dipendenza e nell’esclusione sociale.
La sfida
L’idea di Job Stations, nasce grazie al concorso “Give Mind a Chance!” promosso da Fondazione Italiana Accenture e da Progetto Itaca Onlus con l’obiettivo di trasformare una storia di disagio psichico in risorsa…
…per l’azienda:
• È una soluzione per vincoli di legge;
• crea vantaggi diretti come: Incentivi pubblici o risparmio di esoneri;
• è un programma di responsabilità sociale: promuove una importante iniziativa sociale in ambito risorse umane.
…per l’individuo:
• Offre una soluzione lavorativa sostenibile in ambiente stimolante, protetto e sicuro.
• Contribuisce al costituire e mantenere un buon livello di benessere nel tempo.
…per la società:
• consente un risparmio in fondi erogati in pensioni e contributi assistenziali;
• aumenta la sicurezza e il benessere per le famiglie delle persone coinvolte;
• è un’opportunità per diffondere la cultura dell’inclusione e per sfruttare potenziale e risorse inespresse.
Job Station: una soluzione innovativa ed efficace per la gestione del collocamento obbligatorio
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Psychiatric Circus
Psychiatric Circus ! Un spectacle de cirque-théâtre délirant en tournée actuellement en Italie.
« Sii folle o impazzirai ! »
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=Odh-0ZckO04]
Definire la Recovery [Club Itaca Milano]
[IT] Tante grazie a Maurizio, Manuela e Silvana per questa prima contribuzione!
Club Itaca Milano sta lavorando da tempo sui temi della Recovery ed è partito da queste due definizioni che vorremmo condividere con chi è interessato.
« Recovery non significa prettamente guarigione.
Recovery non è uno schema né un traguardo o una destinazione.
Recovery è un atteggiamento, un modo di vivere il quotidiano e di affrontarne le sfide.
Essere in Recovery significa ammettere i limiti in modo da poter vedere infinite possibilità. Recovery significa avere il controllo.
Recovery è insistere, lottare e rinascere.
Recovery è un processo non lineare definito dalla successione dei risultati raggiunti.Il processo di recovery si può meglio definire come una serie di piccoli inizi e di passi ancor più piccoli. I professionisti non possono costruire lo spirito della Recovery e consegnarlo agli utenti. La Recovery non può essere forzata. Ciononostante, si possono creare ambienti in cui coltivare il processo di Recovery.
In Recovery, le persone con disturbo psichico devono voler tentare e fallire e tentare di nuovo. »
Patricia Deegan
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« Explaining My Depression to My Mother », Sabrina Benaim [ENG/ESP/IT/FR]
[FR]
Expliquer ma dépression à ma mère : une conversation.
Maman, ma dépression prend plusieurs formes. Une journée, elle est aussi petite qu’une libellule dans la paume d’un ours.
Le lendemain, elle est l’ours.
Ces jours-là, je fais la morte jusqu’à ce que l’ours me laisse tranquille.
J’appelle les mauvais jours : « Les jours noirs. »
Maman dit : « Essaie d’allumer des chandelles. »
Mais quand je vois des chandelles, je vois la chair d’une église, le vacillement d’une flamme, des étincelles d’un souvenir naissant…
Je suis debout à côté de de son cercueil ouvert.
Ce moment où j’apprends que tous les gens que je connaîtrai dans ma vie vont mourir un jour.
Par ailleurs, maman, je n’ai pas peur du noir. Peut-être que cela fait partie du problème.
Maman dit : « Je croyais que le problème était que tu ne pouvais pas sortir du lit. »
Je ne peux pas, l’anxiété me tient en otage dans ma maison, dans ma tête.
Maman demande : « Elle arrive d’où, l’anxiété? »
L’anxiété est la cousine en visite, qui arrive de l’extérieur et que la dépression s’est sentie obligée d’inviter à la fête.
Maman, je suis la fête. Seulement, je suis une fête à laquelle je n’ai pas envie d’être.
Maman demande : « Pourquoi n’essaies-tu pas d’aller à de vraies fêtes, voir tes amis? »
Bien sûr, je fais des plans. Des plans de sorties auxquelles je n’ai pas envie d’aller.
Je fais des plans parce que je sais que je devrais avoir envie d’y aller, je sais qu’à d’autres moments j’aurais eu envie d’y aller.
Mais ce n’est pas amusant de s’amuser quand tu n’as pas envie de t’amuser, maman.
Tu vois maman, chaque nuit l’insomnie m’étreint dans ses bras et me plonge vers la cuisine. Dans la lumière de la cuisinière l’insomnie me fait croire à cette idée romantique que la lune est ma compagne parfaite.
Maman dit : « Essaie de compter les moutons. »
Mais ma tête ne sait que compter les raisons de rester éveillée.
Alors je vais prendre des marches, mais mes rotules tremblent et se cognent comme des cuillères en argent tenues par des bras forts avec des poignets branlants.
Elles résonnent dans mes oreilles comme des cloches d’église maladroites qui me rappellent que je suis une somnambule marchant sur un océan de joie dans lequel je ne peux pas me baptiser.
Maman dit : « Le bonheur est un choix. »
Mais mon bonheur est aussi vide que la coquille d’un œuf percé.
Mon bonheur est une forte fièvre qui va casser.
Maman dit que je suis tellement bonne pour faire tout un plat avec rien et me demande soudainement si j’ai peur de mourir.
Non, maman, j’ai peur de vivre.
Maman, je me sens seule.
Je crois que j’ai appris, quand papa est parti, comment changer la colère en solitude et la solitude en « occupée »
Donc quand je dis que j’ai été super occupée dernièrement, je veux dire que je m’endormais sur le divan en écoutant SportsCenter pour éviter d’affronter le côté vide de mon lit.
Mais ma dépression me ramène toujours à mon lit jusqu’à ce que mes os deviennent les fossiles oubliés du squelette d’une ville engloutie.
Ma bouche, un jardin d’os, de dents brisées à force de se mordre elles-mêmes.
L’auditorium vide de ma poitrine se pâme dans les échos d’un battement de cœur.
Mais je ne suis qu’une touriste indifférente ici.
Je ne saurai jamais vraiment où j’ai été.
Maman ne comprend toujours pas.
Maman, ne vois-tu pas que moi non plus?
source: http://gatineau.rougefm.ca/rachelcustin/story.aspx?ID=2189268