Maupassant & la Vénus de Syracuse

Affolante Vénus qui fait perdre la tête à Maupassant!

En pénétrant dans le musée, je l’aperçus au fond d’une salle, et belle comme je l’avais devinée.

Elle n’a point de tête, un bras lui manque ; mais jamais la forme humaine ne m’est apparue plus admirable et plus troublante.

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Elle n’a pas de tête ! Qu’importe ! Le symbole en est devenu plus complet. C’est un corps de femme qui exprime toute la poésie réelle de la caresse.

Schopenhauer a dit que la nature, voulant perpétuer l’espèce, a fait de la reproduction un piège.

Cette forme de marbre, vue à Syracuse, c’est bien le piège humain deviné par l’artiste antique, la femme qui cache et montre l’affolant mystère de la vie.

Extraits du récit du voyage en Sicile qu’accomplit Guy de Maupassant au printemps 1885.

Déclaration universelle des droits et libertés mentales

  1. Tous les êtres humains sont différents. Chaque être humain a le droit d’être mentalement libre et indépendant.
  2. Chaque être humain a le droit de tout sentir, voir, entendre, comprendre, imaginer, croire ou expérimenter, de quelque manière et à quelque moment que ce soit.
  3. Chaque être humain a le droit de se comporter de quelque façon que ce soit qui ne nuise pas aux autres ou ne viole pas des lois justes et équitables.
  4. Aucun être humain ne sera soumis sans son consentement à une incarcération, une restriction, une punition, ou une intervention médicale ou psychologique dans le but de réprimer, contrôler ou altérer ses pensées, ses sentiments ou ses expériences.

Paris, la mort au coin de la rue.

oeil parisLendemain de carnage dans les rues de Paris et Saint-Denis.
Tristesse et peur, profonde tristesse pour ceux qui ont péri et leurs proches, et peur pour les miens.
« Rentrez chez vous » nous a-t-on dit sur le moment, la mort court les rues et fauche qui s’y trouve sans distinction. Restons chez nous, en sécurité. Dehors, la mort.
Derrière le seuil de la porte, l’horreur. Mais l’horreur n’a que faire des frontières, elle rentre chez moi par la télévision, et la guerre par-delà des frontières frappe en plein Paris.
Se replier pour faire le deuil, fermer les frontières.
Ne pas oublier, la mort ne s’oublie pas, mais aussi reprendre notre chemin, ressortir dans les rues car la vraie vie est dehors, c’est avec les autres qu’elle prend tout sens.

« En aidant si peu ces réfugiés, à évacuer leurs traumatismes, est-ce qu’on n’est pas en train de fabriquer des psychotiques, de préparer des nouvelles générations de terroristes ? »

C’est la question que posait ce midi Daphné Bürki à son invité, le Dr. Alain Serrie, à propos des enfants dans les camps de réfugiés au Moyen-Orient.
Pour resituer cette question dans son contexte, le docteur venait d’affirmer qu’il faut accompagner ces enfants le plus tôt possible pour faire en sorte qu’ils ne développent pas des psychoses qui nécessitent après une vraie prise en charge psychiatrique.

Quand Daphné Bürki parle à son tour de « psychotiques », faut-il entendre par là la mue de l’état traumatique en une maladie d’ordre psychique? Elle veut sûrement dire que, faute d’un soutien psychologique, l’enfant traumatisé peut devenir lui-même un bourreau.
Mais peut-on vraiment faire l’amalgame entre psychotique et terroriste? 

Les terroristes sont-ils des « fous » ?

A cette question, le psychiatre Boris Cyrulnik, répondait récemment que les terroristes « ne sont pas des fous du tout (…), mais des gens en difficultés psychosociales, éducatives, qui ont été façonnés intentionnellement par une minorité pour prendre le pouvoir (…) ».

En réalité, un terroriste pourrait tout à fait être atteint d’une maladie relevant d’une prise en charge en psychiatrie (on peut en effet être à la fois dépressif et terroriste par exemple). Mais ce que Boris Cyrulnik sous-entend, c’est que les terroristes ne sont pas nécessairement des personnes atteintes de troubles mentaux, et surtout que l’on ne tue pas parce que l’on est « fou » (fort heureusement, puisqu’aujourd’hui 18% de la population souffre d’un trouble mental).

Les comportements des terroristes sont donc davantage contrôlés par des variables socio-éducatives et ne dépendent pas de leur santé mentale. Vouloir psychiatriser ce type de comportements est donc une erreur qui ne fait que stigmatiser un peu plus la « folie ». Et surtout, cela encourage à déresponsabiliser les auteurs des attentats.

Lu sur: http://blog.francetvinfo.fr/dans-vos-tetes/2015/01/17/le-terrorisme-un-trouble-mental.html

Le terrorisme n’est pas une maladie mentale

   blogschizo

Juste une précision parce que la lecture de certains commentaires sur le net ont fini de me faire désespérer du genre humain après cette journée de merde: merci de laisser les schizophrènes et toutes les personnes souffrant de troubles mentaux en-dehors de la merde qui a eu lieu aujourd’hui (l’attentat à Charlie Hebdo) Etre terroriste ne veut pas dire être schizophrène. Les schizophrènes n’ont absolument rien avoir avec cette histoire, alors merci de ne pas traiter les terroristes de schizo à tout va. Il ne faut pas être malade pour tuer, il faut encore moins être schizophrène, il suffit d’être humain, c’est comme ça depuis la nuit des temps.