« Frantz Fanon contre l’aliénation psychiatrique » [53 min]

(ré)écouter l’émission des Nouveaux chemins de la connaissance sur Frantz Fanon.

Des malades enfermés aux Noirs colonisés, Fanon y voyait la même aliénation. Voulait-il y répondre avec les mêmes moyens? Violence ou socialthérapie? Relisez les écrits révolutionnaires de Fanon à la lumière de ses écrits inédits sur la psychiatrie, grâce à Jean Khalfa.

Portrait de Lou Lubie

Comme la dessinatrice Lou Lubie, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Découvrez sa nouvelle bande dessinée Goupil ou Face!

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Je crois que je me nourris d’un peu de tout, je capte une bonne idée par ci, un trait qui fait mouche par là…
Je suis particulièrement admirative devant le travail de Craig Thompson, un auteur de BD immensément talentueux.
Quant à mes aspirations… si je pouvais vivre sereinement de mon travail créatif, ce serait merveilleux.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

J’exerce plusieurs métiers – dont auteure de BD et développeuse web -, mais toujours des métiers créatifs ! Faire de la bande dessinée, par exemple, c’est pouvoir exprimer en images des sensations abstraites. En dessinant la cyclothymie sous la forme d’un petit renard dans « Goupil ou face », elle devient beaucoup plus concrète… et beaucoup plus compréhensible pour un lecteur extérieur au trouble. Un atout par rapport aux publications plus médicales et académiques, qui demandent beaucoup de motivation pour être lues !

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Le monde de la santé mentale devrait faire partie intégrante du monde-tout-court…! Personne n’a l’impression de basculer dans « le monde de la santé nasale » quand il a un rhume, il ne devrait pas en être autrement pour le cerveau. Il y a des gens qui ne « croient pas » aux maladies mentales, qui refusent d’admettre qu’ils peuvent être touchés, eux ou leur entourage, qui voient les psys comme des manipulateurs, des affabulateurs… Tout ça traduit une grande peur de l’inconnu qui est un sacré frein au bien-être des personnes atteintes d’une maladie ou d’un trouble psychiatrique.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Comme je le raconte dans « Goupil ou face », la cyclothymie – une forme de trouble bipolaire -, entraîne un besoin permanent de neuf, de neuf, toujours de neuf ! Ma solution à moi pour la nourrir, ça a été de piocher dans tous les domaines créatifs : six livres publiés, un site communautaire qui réunit 2.000 dessinateurs (www.forum-dessine.fr), un jeu vidéo créé collaborativement par 82 amateurs, des illustrations réalisées pour des occasions très variées… Je suis aussi extrêmement curieuse de nouvelles rencontres et j’ai l’impression d’avoir noué des relations particulièrement intenses et nourrissantes.
Être cyclothymique rend tout plus bref, plus intense, plus puissant – en positif comme en négatif. Autant essayer d’en profiter !

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

La politique, les costumes cravate et les petits jeux de pouvoir, pas pour moi ! Plus que les lois, je pense que ce sont les idées qu’il est urgent de faire changer : je me sens plus utile en écrivant des bandes dessinées qu’en votant des textes de loi. Si le Ministre de la Santé Mentale pouvait déjà soutenir la myriade d’initiatives artistiques, bénévoles et associatives qui existent, ce serait une aide précieuse pour beaucoup.
(Par contre, si je pouvais toucher un mot au Ministre de la Culture au sujet de la rémunération des auteurs…)

L’entretien de Lou Lubie sur France Culture:

« La Folie » sur Psylence Radio [59 min]

Ecouter l’émission:

 

psylence radio « Psylence radio » est une émission radiophonique axée sur la santé mentale et ses liens avec la société. L’idée, avant tout, est de créer un lieu autonome, un espace de parole libre, véritable vivier de dynamiques citoyennes. Mais aussi, d’offrir aux usagers et ex-usagers en santé mentale un moyen idéal de passer sans tabou de la « parole privée à la parole publique ».

Notre programme: permettre aux usagers de témoigner, d’échanger, de discuter… de lancer le débat, de le relancer, d’avancer vers une humanisation plus grande des soins, de se livrer, de poser des questions, de se retrouver entre eux et en compagnie de proches ou de professionnels… Il s’agit bien ici de tenter de dédramatiser la folie comme d’interroger l’exclusion… Et il ne sera pas inutile d’aller voir, un peu plus loin, quelles ont été les stratégies mises en place pour faire de l’expérience de la maladie et de la souffrance une aventure riche de sens, peut-être.

De ces réflexions et échanges naîtront, on peut l’espérer, de nouvelles initiatives (groupe d’entraide, d’amitié…). Autres objectifs : permettre la rencontre entre usagers et professionnels dans un cadre public, totalement différent du cabinet privé du psy ou du travailleur social On peut très bien, par exemple, imaginer un usager allant interviewer son psychiatre… Quoi qu’il en soit, le but sera d’apporter une information claire, succincte et forcément partielle sur tout ce qui touche le domaine de la santé mentale en Belgique et dans le monde. Comment ? En réalisant des reportages et des interviews. Mais aussi, en amenant le débat, en direct avec des invités.

« Invention de l’hystérie », Georges Didi-Huberman

hystérie
Augustine

«La médecine de l’hystérie vivrait-elle dans le risque ?
Le risque d’un charme ? Un charme, oui. A la Salpêtrière, cet enfer, les hystériques n’ont pas cessé de faire de l’œil à leurs médecins. Ce fut une espèce de loi du genre, non seulement la loi du fantasme hystérique (désir de captiver), mais encore la loi de toute l’institution asilaire elle-même. Et je dirai que celle-ci avait structure de chantage : en effet, il aura fallu que chaque hystérique fasse montre, et régulièrement, de son orthodoxe «caractère hystérique» (amour des couleurs, «légèreté», extases érotiques…) pour ne pas être réaffectée au «Quartier», très dur, des toutes simples et incurables Aliénées».
Georges Didi-Huberman, Invention de l’hystérie: Charcot et l’Iconographie photographique de la Salpêtrière.

source: http://espace-holbein.over-blog.org/article-11428967.html

(ré)écouter l’émission N’est pas fou qui veut du dimanche 7 août 2016: « Les patientes hystériques de Freud et l’invention de la psychanalyse« 

« Méditer c’est apprendre à se foutre la paix », Fabrice Midal [55min]

(ré)écouter l’émission de radio Etat d’Esprit du dimanche 9 octobre 2016 avec Fabrice Midal ici.

« Ce n’est pas en fuyant la douleur que ça va aller mieux, c’est en lui donnant la main comme dit Baudelaire… »

Fabrice Midal
Fabrice Midal et Noëlle Bréham ©Radio France – Fanny Leroy

« Tosquelles (1912-1994) », Justin(e)

« Tosquelles » croqué par Justin(e), une chanson à retrouver sur notre playlist Youtube.

Paroles de Tosquelles de Justin(e):

Et retour à la Catalogne et la défaite républicaine
Reus et vécu de fin de monde à l’arrivée de Francisco.
L’histoire du POUM est dans les corps
Le schizophrène dans la tranchée
Embrassait l’effort militaire et renseignait le militant
Sur l’écrasement de nos fantasmes.

Et s’éloigner de l’Espagne, franchir les Pyrénées
Se réfugier en Lozère et retrouver le marginal.
Politique à la folie, transformer les asiles
Assurer la survie au malade, un rôle primordial.
Se réunir encore, vagabonder encore
Devenir une équipe plus collective que Barcelone.

Et retour à la Catalogne à l’institut Pere Mata,
À l’unification marxiste et l’ombre du professeur Mira
Sur le front du sud une putain infirmière
Embrassait l’effort militaire et renseignait le militant.

« Une radio de fous », entretien avec Alfredo Olivera

Superbe entretien avec Alfredo Olivera, créateur de Radio La Colifata, dans l’émission la Philanthropie de l’ouvrier charpentier du 3 octobre 2015 sur Radio Libertaire.

Alfredo Olivera
Alfredo Olivera, créateur de Radio la Colifata à Buenos Aires, président de l’association la Colifata en France et animateur d’un réseau international de radios liées à la santé mentale.

« En séance, étapes d’une psychanalyse »

LSD, La série documentaire de France Culture nous offre 4 séances radiophoniques sur la psychanalyse à réécouter aux liens suivants:

1- Pourquoi s’allonger sur le divan ?
Pourquoi un jour prendre la décision de consulter « quelqu’un » ?

2- Choisir son analyste
Comment sait-on que cela collera entre le psychanalyste et soi ? Opter pour un homme ou pour une femme ? Pour un bavard ou pour un taiseux ? Il y a autant d’analystes que de patients. Continuer la lecture de « « En séance, étapes d’une psychanalyse » »

« Des fous comme vous », documentaire radio de Denis Reynaud

Il existe des fous comme les autres terriens, pour qui la vie est une lutte de tous les jours, un chemin entre rêves et cauchemars, beauté et laideur. Tout comme vous.

Chacun a sa représentation de la folie. Schizophrénie, paranoïa, bipolarité, érotomanie, dépression, troubles cognitifs et comportementaux. Mais derrière ces mots, ces maux, il y a des êtres humains avec leurs rêves, leurs vies, leurs aspirations, leurs désirs, leurs envies malgré la maladie. Léa, Michel, Giancarlo et Marie-Françoise sont tous clients assidus de centres ou hôpitaux psychiatriques, ce sont surtout des êtres d’exception qui ont cent vies en une seule, fument leur cigarette comme si c’était la dernière et seront toujours les premiers à s’étonner, malgré leur maladie, de la folie et de la bizarrerie de la société.

source: https://www.franceculture.fr/emissions/sur-les-docks/des-fous-comme-vous