L’Autre « lieu » des possibles : bilan d’une alternative à la psychiatrie

Brochure éditée par l’association belge L’Autre « lieu » – Recherche-Action sur la Psychiatrie et les Alternatives – anciennement Réseau Alternative à la Psychiatrie, constitué en 1975 comme fer de lance de l’antipsychiatrie.

L’Autre « lieu » est un lieu démédicalisé, qui accueille et accompagne celles et ceux d’entre nous qui sont confrontés à l’expérience de la folie :

– écoute / entraide

– soutien en milieux de vie

– suivi lors de l’hospitalisation

L’Autre « lieu » développe des formules d’habitats :

– maisons communautaires

– unités individuelles

L’Autre « lieu » favorise le lien social :

– sorties collectives

– groupe d’entraide

– réseau relationnel Amikaro

L’Autre « lieu » informe et sensibilise :

– L’Autre « lieu » élabore des campagnes de sensibilisation et constitue un lieu de ressources sur la folie et ses enjeux de société.

L’Autre « lieu » construit avec ses membres des espaces de recherche et d’action citoyenne : ateliers / activités / laboratoires.

Adresse : 5 rue de la Clé à Bruxelles.

Portrait de Lana de Blog Schizo

Comme Lana, autrice de Blog Schizo, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

J’aimerais faire connaître Psylence radio, une émission de radio réalisée par des usagers de la psychiatrie, tous les troisième lundi du mois à 17h sur Radio Panik.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Essentiellement la littérature, classique ou contemporaine. J’aspire à être une personne bien, même si ce n’est pas toujours facile, et à avoir de bonnes relations avec mon entourage.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je suis libraire, donc je suis à la fois dans l’intellectuel et le pratique, entre les conseils et la manutention. J’aime ce métier car j’aime les livres et les gens, et qu’il me permet de partager ma passion.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Je pense qu’il y à le pire et le meilleur, et que nous devons travailler à ne garder que le meilleur. Je crois que l’hôpital en particulier doit aller vers plus de respect et de libertés. J’ai souffert de certains aspects de ce monde mais j’y ai aussi rencontré des personnes extraordinaires.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Une autre vision de la vie, une meilleure connaissance de soi, apprendre à s’appuyer sur ses forces et connaître ses faiblesses.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, le monde de la politique est trop dur pour moi. Je lui demanderais plus de moyens pour la psychiatrie, qu’elle valorise les relations humaines plutôt que les applications pour smartphones par exemple (là je vise notre ministre de la santé en Belgique), qu’elle donne les moyens à des endroits alternatifs pour se développer, comme le Pianocktail ou l’Autre « lieu » à Bruxelles, qu’il y en ait dans chaque ville.

« La Folie » sur Psylence Radio [59 min]

Ecouter l’émission:

 

psylence radio « Psylence radio » est une émission radiophonique axée sur la santé mentale et ses liens avec la société. L’idée, avant tout, est de créer un lieu autonome, un espace de parole libre, véritable vivier de dynamiques citoyennes. Mais aussi, d’offrir aux usagers et ex-usagers en santé mentale un moyen idéal de passer sans tabou de la « parole privée à la parole publique ».

Notre programme: permettre aux usagers de témoigner, d’échanger, de discuter… de lancer le débat, de le relancer, d’avancer vers une humanisation plus grande des soins, de se livrer, de poser des questions, de se retrouver entre eux et en compagnie de proches ou de professionnels… Il s’agit bien ici de tenter de dédramatiser la folie comme d’interroger l’exclusion… Et il ne sera pas inutile d’aller voir, un peu plus loin, quelles ont été les stratégies mises en place pour faire de l’expérience de la maladie et de la souffrance une aventure riche de sens, peut-être.

De ces réflexions et échanges naîtront, on peut l’espérer, de nouvelles initiatives (groupe d’entraide, d’amitié…). Autres objectifs : permettre la rencontre entre usagers et professionnels dans un cadre public, totalement différent du cabinet privé du psy ou du travailleur social On peut très bien, par exemple, imaginer un usager allant interviewer son psychiatre… Quoi qu’il en soit, le but sera d’apporter une information claire, succincte et forcément partielle sur tout ce qui touche le domaine de la santé mentale en Belgique et dans le monde. Comment ? En réalisant des reportages et des interviews. Mais aussi, en amenant le débat, en direct avec des invités.

(ré)écouter « Être fou, un peu, beaucoup », Tea Time Club du dimanche 16 août 2015 sur France Inter

Pour notre réunion du thé dominicale, on se demande qui sont les excentriques, les décalés, les irrévérencieux, les fantasques, les fous et à partir de quand on le devient, on se demande où on place les limites de la folie, ici et ailleurs.  On va commencer par la folie ordinaire et en deuxième heure, on parlera de cette folie qu’on ne peut plus contrôler, qui peut causer beaucoup de tort et des méthodes qu’on met en place pour soigner ceux qui en souffrent en Argentine, au Bénin, en Tunisie, en Belgique.

Lien: http://www.franceinter.fr/emission-tea-time-club-etre-fou-un-peu-beaucoup

la folie tea time club