« Invention de l’hystérie », Georges Didi-Huberman

hystérie
Augustine

«La médecine de l’hystérie vivrait-elle dans le risque ?
Le risque d’un charme ? Un charme, oui. A la Salpêtrière, cet enfer, les hystériques n’ont pas cessé de faire de l’œil à leurs médecins. Ce fut une espèce de loi du genre, non seulement la loi du fantasme hystérique (désir de captiver), mais encore la loi de toute l’institution asilaire elle-même. Et je dirai que celle-ci avait structure de chantage : en effet, il aura fallu que chaque hystérique fasse montre, et régulièrement, de son orthodoxe «caractère hystérique» (amour des couleurs, «légèreté», extases érotiques…) pour ne pas être réaffectée au «Quartier», très dur, des toutes simples et incurables Aliénées».
Georges Didi-Huberman, Invention de l’hystérie: Charcot et l’Iconographie photographique de la Salpêtrière.

source: http://espace-holbein.over-blog.org/article-11428967.html

(ré)écouter l’émission N’est pas fou qui veut du dimanche 7 août 2016: « Les patientes hystériques de Freud et l’invention de la psychanalyse« 

François Tosquelles, une politique de la folie [54min]

 

François Tosquelles, une politique de la folie raconte un demi-siècle de l’histoire de la psychiatrie française à travers l’engagement de François Tosquelles, psychiatre catalan réfugié à l’hôpital de Saint-Alban, à la fin de la guerre d’Espagne, et qui fut l’un des inspirateurs de la psychothérapie institutionnelle. Le témoignage rare de ce psychiatre, sa rencontre avec le mouvement surréaliste, la Résistance et la psychanalyse, illustre combien une pensée libre peut être profondément féconde et humaine.

 

«Ne devient pas fou qui veut»

«Loin donc que la folie soit le fait contingent des fragilités de son organisme, elle est la virtualité permanente d’une faille ouverte dans son essence.

Loin qu’elle soit pour la liberté «une insulte», elle est sa plus fidèle compagne, elle suit son mouvement comme une ombre. Et l’être de l’homme, non seulement ne peut être compris sans la folie, mais il ne serait pas l’être de l’homme s’il ne portait en lui la folie comme la limite de sa liberté. Et pour rompre ce propos sévère par l’humour de notre jeunesse, il est bien vrai que, comme nous l’avions écrit en une formule lapidaire au mur de notre salle de garde : “Ne devient pas fou qui veut.” »

Jacques Lacan, «Propos sur la causalité psychique» (1946).

source: https://www.freud-lacan.com/index.php/fr/colloques/journees-internationales/journees-que-deviennent-les-psychoses-de-l-enfant-aujourd-hui/481-dossier-de-preparation-que-deviennent-les-psychoses-de-l-enfant-aujourd-hui/5465-ne-devient-pas-fou-qui-veut

« En séance, étapes d’une psychanalyse »

LSD, La série documentaire de France Culture nous offre 4 séances radiophoniques sur la psychanalyse à réécouter aux liens suivants:

1- Pourquoi s’allonger sur le divan ?
Pourquoi un jour prendre la décision de consulter « quelqu’un » ?

2- Choisir son analyste
Comment sait-on que cela collera entre le psychanalyste et soi ? Opter pour un homme ou pour une femme ? Pour un bavard ou pour un taiseux ? Il y a autant d’analystes que de patients. Continuer la lecture de « « En séance, étapes d’une psychanalyse » »

« La psychanalyse selon Jacques Lacan », N’est pas fou qui veut

podcast-france-inter-n-est-pas-fou-qui-veut-ophelie-vivier(ré)écouter l’émission N’est pas fou qui veut du 9 août 2015 ici.

Pour parler de Jacques Lacan, Ophélie Vivier accueille la psychanalyste Lilia Mahjoub et l’architecte Roland Castro.

François Tosquelles sur la psychanalyse [vidéo]

«La qualité essentielle de l’Homme c’est d’être fou (…). Tout le problème c’est de savoir comment il soigne sa folie». François Tosquelles

«Tosquelles parle le tosquellan – une langue privée faite de castillan, de catalan et de français». Gaston Ferdière dans Les Mauvaises fréquentations.

François Tosquelles, psychiatre catalan ou plutôt « psychiste », comme il aimait à le dire, ne fut pas seulement révolutionnaire politiquement parlant, il le fut aussi dans le champ de la psychiatrie, étant à l’origine d’un mouvement, dit de « psychothérapie institutionnelle», dont la caractéristique essentielle pourrait être justement celle d’être un mouvement.

Créer un déséquilibre comme mode d’expression d’une volonté de voir la vie l’emporter sur les tendances mortifères que sécrètent les institutions et la pathologie, tel pourrait être le sens de son combat comme il le fut et l’est encore pour nombre de ceux qui, à un moment ou à un autre, devinrent ses compagnons de route.

Pour aller plus loin: 
https://histoireetsociete.wordpress.com/2013/03/17/une-politique-de-la-folie-par-francois-tosquelles/

La série en 5 articles de l’historien Philippe Artières et d’Eric Favereau sur Libération:

1/ 1940, quand le Dr Tosquelles arrive à Saint-Alban

2/ Quand le Dr Tosquelles combat la faim à Saint-Alban

3/ Quand le Dr Tosquelles rencontre Eluard à Saint-Alban

4/ Quand le Dr Tosquelles fonde la Société du Gévaudan

5/ Quand Saint-Alban pleure le Dr Tosquelles