«Loin donc que la folie soit le fait contingent des fragilités de son organisme, elle est la virtualité permanente d’une faille ouverte dans son essence.
Loin qu’elle soit pour la liberté «une insulte», elle est sa plus fidèle compagne, elle suit son mouvement comme une ombre. Et l’être de l’homme, non seulement ne peut être compris sans la folie, mais il ne serait pas l’être de l’homme s’il ne portait en lui la folie comme la limite de sa liberté. Et pour rompre ce propos sévère par l’humour de notre jeunesse, il est bien vrai que, comme nous l’avions écrit en une formule lapidaire au mur de notre salle de garde : “Ne devient pas fou qui veut.” »
Jacques Lacan, «Propos sur la causalité psychique» (1946).
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J’ai compris Lacan! [Psychanalyse-toi la face]
Moi qui croyais qu’il fallait être psy pour comprendre Lacan! Merci pour cette vidéo Manu!
« La folie comme limite de la liberté », Marc Zerbib
Il s’agit de faire entendre quelle valeur humaine gît dans la folie. Autrement dit, il ne s’agit pas de comprendre le fou – le fou est justement celui que l’on ne comprend pas -, mais de comprendre ce que, par cette non-compréhension, le fou nous enseigne sur l’être de l’homme.
«L’être de l’homme non seulement ne peut être compris sans la folie, mais il ne serait pas l’être de l’homme s’il ne portait en lui la folie comme la limite de sa liberté.»
Jacques Lacan