Entretien avec Gringe : « Ensemble, on aboie en silence »

Entretien exclusif de Comme des fous avec Gringe à l’occasion de la sortie du livre: Ensemble on aboie en silence, un récit à deux voix, à quatre mains, à deux paires d’yeux entre Gringe et Thibault, son frère cadet souffrant d’un trouble psychique.

« Un récit sans complaisance, une déclaration d’amour fraternel ».

Delphine de Vigan

Sensibilité, sincérité, authenticité s’empare du sujet.

Touché, coulé…

Fil rouge de l’amour fraternel d’une grande justesse.

C’est un authentique coup de tête narratif, une création littéraire saisissante sans complaisance, sans fard, sans artifice.

Tantôt frérot tragique, tantôt frérot magique : Thibault le beau !

Allez, venez les amis, on va aboyer en silence encore et encore en lisant ce texte incandescent.

Gringe se révèle une plume ravageuse, comme son histoire avec Thibault.

Thibault est un enfant de la Lune, Guillaume (Gringe) est un enfant de la Lune, des garçons de la Lune.

Et non les gars, vous n’êtes pas des enfants oubliés…

Ça claque grave, comme une fulmination.

La meute silencieuse des invisibles a rendez-vous avec la Lune.

Ceux qui savent, savent et les autres sauront désormais.

Gringe est un sniper qui nous tire les portraits d’un frère fou, d’un frère raté : deux frères adorés que vous n’avez pas fini d’aimer.

Alexandra Ecalard-Wager

ENSEMBLE ON ABOIE EN SILENCE

GRINGE

Parution le 9 septembre 2020, aux éditions Harper Collins Traversée.

L’homme au magnétophone, une folle archive sonore.

Novembre 1967 à Bruxelles, Jean-Jacques Abrahams qui avait été en analyse de 14 à 28 ans, sans faire de progrès, est venu à sa dernière séance avec le docteur Van Nypelseer avec un enregistreur et a réclamé des comptes. Cela lui vaudra d’être interné.

Pour aller plus loin : http://syntone.fr/pierre-yves-mace-ecoute-lhomme-au-magnetophone/

Spleen, le podcast

Nous vous invitons à découvrir Spleen, le tout nouveau podcast de Lorine Le Louvier sur la santé mentale : https://lasouffleuse.com/index.php/spleen/

Spleen est un podcast sur la santé mentale. On y parle de dépression, de TOC, de dépression du post-partum, de schizophrénie… Des personnes extraordinaires vous racontent leurs vies bouleversées par le trouble psychique. C’est un podcast qui est là pour se sentir moins seul.e dans ces angoisses, ces peurs irrationnelles, les pensées sombre, la tristesse infinie, la culpabilité de ne pas être « normal »… C’est aussi pour les proches des personnes concernées pour vous aider à mieux comprendre, à être plus emphatique et juste dans vos réactions… 

Attention, ce podcast aborde des sujets sensibles. Il y est question de santé mentale et de pulsions suicidaires.

C’est un podcast de Lorine Le Louvier avec une musique de Olivier Delhomme et Guillaume Piolat. C’est une production La Souffleuse.

https://lasouffleuse.com/index.php/spleen/

« Délire et désir », création radiophonique avec Gilles Deleuze [2H51min]

Nous vous convions à écouter ici une archive radiophonique de 1972 sur le thème du délire et du désir par Gilles Deleuze. La création dure deux heures. Ici Gilles Deleuze remet en question les théoriques de la psychanalyse et l’institution psychiatrique. Bonne écoute.

Troubles Radiophoniques

Léo Urriolabeitia et Lamine Seck ont réalisé ce documentaire audio en trois parties dans le cadre de leur service civique, pour déstigmatiser les troubles psychiques. Il se compose de témoignages de personnes touchées de près par la maladie psychique, de soignants et d’aidants. Bravo à eux!

« Nous avons choisi le format audio afin de promouvoir l’écoute active et attentive, chose rare de nos jours.

Nous souhaitons qu’il y ait une prise de conscience autour de la question médicale des troubles psychiques ; c’est à dire que la simple explication neurobiologique ne doit pas se substituer aux problèmes sociaux, sociétaux et psychologiques qui sont au cœur des problématiques psychiatriques.

Ce documentaire propose une autre manière de raconter, il croise les regards et donne à entendre un autre son de cloche.

Bonne écoute! »

Les Chemins de la Philosophie par Adèle Van Reeth : la psychiatrie

Une semaine en quatre épisodes consacrée à la psychiatrie sur France Culture, à réécouter dans les Chemins de la Philosophie.

(1/4) L’Histoire de la folie par Michel Foucault

(2/4) Sommes-nous tous malades ?

(3/4) Antonin Artaud, pour en finir avec l’enfermement

(4/4) Heidegger, psychiatre malgré lui ?

« i », Kendrick Lamar

Les paroles de « i » de Kendrick Lamar:

(This is a world premiere)
(C’est une première mondiale)

I done been through a whole lot
J’ai enduré beaucoup de choses
Trial, tribulation, but I know God
Procès, tribulation, mais je sais que Dieu est là
Satan wanna put me in a bow tie
Satan veut me mettre un nœud papillon
Pray that the holy water don’t go dry
Je prie pour que l’eau sacrée ne se tarisse pas
As I look around me
Quand je regarde autour de moi
So many motherfuckers wanna down me
Trop de connards veulent me tuer
But an enemigo never drown me
Mais jamais un ennemi ne m’a noyé
In front of a dirty double-mirror they found me
Ils m’ont trouvé face à un double-miroir

And I love myself
Et je m’aime
(The world is a ghetto with big guns and picket signs)
(Le monde est un ghetto fait d’armes et de banderoles)
I love myself
Je m’aime
(But it can do what it want whenever it want, I don’t mind)
(Mais il peut faire ce qu’il veut quand il veut, je m’en fous)
I love myself
Je m’aime
(He said I gotta get up, life is more than suicide)
(Il m’a dit de me relever, que la vie est plus qu’un suicide)
I love myself
Je m’aime
(One day at a time, sun gon’ shine)
(Un jour, le soleil brillera)

Everybody lookin’ at you crazy (crazy)
Tout le monde te regarde comme si tu étais fou (fou)
What you gon’ do ? (What you gon’ do ?)
Qu’est-ce que tu vas faire ? (Qu’est-ce que tu vas faire ?)
Lift up your head and keep moving (keep moving)
Relever la tête et continuer d’avancer (continuer d’avancer)
Or let the paranoia haunt you ? (Haunt you)
Ou laisser la paranoia te hanter ? (Te hanter)
Peace to fashion police, I wear my heart
Paix à la police de l’apparence, j’ai le cœur
On my sleeve, let the runway start
Sur la main, commençons à avancer
You know miserable do love company
Tu sais que le misérable aime la compagnie
What do you want from me and my scars ?
Qu’attends-tu de mes cicatrices et moi ?
Everybody lack confidence, everybody lack confidence
Je ne peux pas leur faire confiance, je ne peux pas leur faire confiance
How many times my potential was anonymous ?
Combien de fois mon potentiel est-il resté vain ?
How many times the city making me promises ?
Combien de fois la ville m’a-t-elle fait des promesses ?
Si I promise this
Alors je promets

And I love myself
Et je m’aime
(The world is a ghetto with big guns and picket signs)
(Le monde est un ghetto fait d’armes et de banderoles)
I love myself
Je m’aime
(But it can do what it want whenever it want, I don’t mind)
(Mais il peut faire ce qu’il veut quand il veut, je m’en fous)
I love myself
Je m’aime
(He said I gotta get up, life is more than suicide)
(Il m’a dit de me relever, que la vie est plus qu’un suicide)
I love myself
Je m’aime
(One day at a time, sun gon’ shine)
(Un jour, le soleil brillera)

They wanna say it’s a war outside and a bomb in the street
Ils veulent dire qu’il y a une guerre au-dehors et une bombe dans la rue
And a gun in the hood and a mob of police
Et des armes dans le quartier et la police
And a rock on the corner and a line full of fiend
Et un dealer au coin de la rue et une ligne de cocaïne
And a bottle full of lean and a model on a scheme yup
Et une bouteille remplie de syzzurp et un modèle à suivre
These days of frustration keep y’all on tuck and rotation
Ces jours de frustration nous ont fait rouler des joints
I duck these cold faces, post up fi-fie-fo-fum basis
Je les remets à leur place, et les regarde depuis mon pied d’estale
Dreams of reality’s peace
Je rêve d’une paix bien réelle
Blow steam in the face of the beast
Ils soufflent de la fumée sur leurs problèmes
The sky could fall down, the wind could cry now
Le ciel pourrait s’écrouler, le vent pourrait pleurer à tout instant
The strong in me, I still smile
La force est en moi, je souris toujours

And I love myself
Et je m’aime
(The world is a ghetto with big guns and picket signs)
(Le monde est un ghetto fait d’armes et de banderoles)
I love myself
Je m’aime
(But it can do what it want whenever it want, I don’t mind)
(Mais il peut faire ce qu’il veut quand il veut, je m’en fous)
I love myself
Je m’aime
(He said I gotta get up, life is more than suicide)
(Il m’a dit de me relever, que la vie est plus qu’un suicide)
I love myself
Je m’aime
(One day at a time, sun gon’ shine)
(Un jour, le soleil brillera)

Walk my bare feet (walk my bare feet)
Je marche pieds nus (je marche pieds nus)
Down down valley deep (down, down valley deep)
Je m’enfonce dans la vallée (je m’enfonce dans la vallée)
Fi-fie-fo-fum (fi-fie-fo-fum)
Fi-fie-fo-fum (fi-fie-fo-fum)
My heart undone (my heart undone)
Mon cœur n’est pas détruit (mon cœur n’est pas détruit)

And I love myself
Et je m’aime
(The world is a ghetto with big guns and picket signs)
(Le monde est un ghetto fait d’armes et de banderoles)
I love myself
Je m’aime
(But it can do what it want whenever it want, I don’t mind)
(Mais il peut faire ce qu’il veut quand il veut, je m’en fous)
I love myself
Je m’aime
(He said I gotta get up, life is more than suicide)
(Il m’a dit de me relever, que la vie est plus qu’un suicide)
I love myself
Je m’aime
(One day at a time, sun gon’ shine)
(Un jour, le soleil brillera)

I went to war last night
Je suis allé à la guerre cette nuit
With an automatic weapon, don’t nobody call a medic
Avec une arme automatique, personne n’a appelé de médecin
I’ma do it till I get it right
Je le ferai jusqu’à ce que ça s’arrange
I went to war last night
Je suis allé à la guerre cette nuit
I’ve been dealing with depression ever since an adolescent
J’ai fleurté avec la dépression et c’est comme ça depuis l’adolescence
Duckin’ every other blessin’, I can never see the message
Aucune bénédiction, je n’en vois même pas la couleur
I could never take the lead, I could never bob and weave
Je ne pouvais jamais m’en sortir, je ne pouvais jamais esquiver
From negative and letting them annihilate me
Le malheur et je le laissais m’anéantir
And it’s evident I’m moving at a meteor speed
Et c’est évident, je bougeais à la vitesse d’un météore
Finna run into a building, lay my body in the street
Je finirai par me ruer dans un immeuble, ou par tomber dans la rue
Keep my money in the ceiling, let my mama know I’m free
Lancez l’argent au plafond, dites à ma mère que je suis libre
Give my story to the children and a lesson they can read
Racontez mon histoire aux enfants et faites-en une leçon
And the glory to the feeling of the holy unseen
Et racontez-leur la gloire que l’on rencontre quand on croit en Dieu
Seen enough, make a motherfucker scream, « I love myself ! »
J’en ai assez vu, je fais crier un mec, « Je m’aime ! »

I lost my head
J’ai perdu la tête
I must misread what the good book said
J’ai dû mal lire ce que le grand livre disait
Oh woes by me, it’s a jungle inside
Oh les malheurs me suivent, là-bas c’est la jungle
Give myself again till the well runs dry (i)
Je me livre encore jusqu’à ce que le puits s’assèche (moi)

« Comme des fous », B.O.S.S

Les paroles de Comme des fous:

[Refrain: JoeyStarr – x2]
Comme des fous
9-3 mon ghetto mon crew
écoute ça vient d’en dessous
On ira jusqu’en haut, jusqu’au bout, jusqu’au bout

[Couplet1: Fatcap (Bobby Buntlack)]
2 triples zéro
Plus rien ne peut se passer
Le truc qui nique tout
C’est qu’il y a tout qui fait qu’on sature
Tellement de pression que quand je rappe faut que ca tue
Rien à perdre chacun veut garder sa tune
Un inédit: Jaeyez et Fat et faut que ça tourne
C’est fuck celles qui se moquent qu’on ken
Tellement high que pour m’avoir faut smoke cocaïne
Rien à foutre de tout je me fou de tout et c’est tout, j’ai l’atmosphère qui t’étouffe
Dis moi qui t’écoute? Violence sans cesse
Mon rap sent le sexe, l’école est là pour élever ton mental
L’état lui pour enlever ton métal, partout les faits divers s’étalent
Partout ca parle de flingues de métal
Nouveau millénaire, mec faut bien qu’on se taille
Mais tout part vite en couille comme Ferk et freestyle
Même ghetto, même but, même bedo, même pute
L’argent n’a pas d’odeur parle plus d’authenticité
Demande aux petits, aux grands de ta cité
Ce qu’ils pensent de leur avenir
1.9.9.9 apocalypse à l’heure à venir dur d’effacer

[Refrain: JoeyStarr – x2]

[Couplet2: Fatcap (Ferk Daxxx)]
Putain mais qu’est ce que tu veux que je dise, je suis juste un sale gosse de 20 piges
Qui bosse pour le Scandalz et qui agit avec stratégie
Faut que tu t’imagines la scène comme au ciné
Un film signé Fatcap et Jaeyez pour tout calciner
L’enfer est sur terre, t’as vu ? et ca c’est sans commentaires
Je suis juste un homme et je sais plus comment faire
Vu qu’il y a plus d’humanité
Ni de fraternité depuis un éternité
Si je crois plus en rien, c’est parce que j’ai plus rien qui me tient
à part les liens avec les miens et tu sais bien d’où je viens du 9-3
Département d’ailleurs je cass-dédi tout droit
Pour les appartements de Seine-Saint-Denis et d’ailleurs
Ca vient de Bondy, qu’est ce que t’en dis ?
J’apporte un style, hostile et austère
Je suis pas la pour faire l’imposteur, ni la fausse star en poster
Pour le 3ème millénaire, on vit les nerfs à vif
Et on reviens encore plus venère
Avec toujours du son que tu kiffes

[Refrain: JoeyStarr – x2]

[Couplet3: Jaeyez]
Je sais faut se faire la belle
Terre, ciel, ou mer pour être de la fête
Ici comme chaque été pour s’évader on se pète la tête
On bien forcer d’y aller
Raler ca sert plus à rien
Trop embêté trop endetté mais je vais bien
Dernier message du cokpit, dehors c’est le souk plus de re-soi plus de zouk
Il faut boucler la boucle
Nul doute nos valeurs reste intrinsèquent
Au régime, au pain sec, en chien entre 2 siècles
Et faut garder le moral ici-bas
Tous le même combat
L’aiguille sur le sillon, le discours en dit long baba
à l’instar d’un Fatcap, SP.One, Joey re-Sta
Babylone qu’est ce que t’as ?
On décapite ta casta c’est un festival
Prêt pour le grand final instinct animal
Sur un son minimal débat de débit en vrai vandale
Je viens marquer les annales
De mes coups de sandale
Je suis prêt pour le Scandalz

Nous, les intranquilles [Lee]

Commentaire à chaud de Claire sur le film de Nicolas Contant : Nous, les intranquilles.

 

Merci à elle et à tous ceux qui voudront partager leurs ressentis sur un beau film à populariser :

Le film : http://www.sanosi-productions.com/projet/nous-les-intranquilles

La pétition : https://www.mesopinions.com/petition/art-culture/film/38418