Le son de la semaine : « Qui veut gagner des cachetons? »

Découvrez la création sonore originale de Radio Caméléon de Nantes primée au Festival « Sans Œillère, on s’entend mieux » 2017 de Bruges sur le handicap psychique et l’utilisation des médias dans la lutte contre les préjugés.

« Dans ma tête », Jazzy Bazz

« Dans ma tête » de Jazzy Bazz intègre la playlist musicale de Comme de fous.

Les paroles de Dans ma tête de Jazzy Bazz:

[Couplet 1]
Hey yo, mes pensées fusent
Je suis en danger quand c’est le grand déluge
Ma tête est dans les nuages, je suis dérangé mais je m’en excuse
Je dois dépenser plus d’énergie, yo, je réfléchis
Mon esprit rétrécit et j’écris des récits de dépressifs
Y’a plus d’éclaircie dans mon cerveau, c’est mort
Je suis névrosé, forcer le dé pour quand le réseau déborde
Un très gros désordre
Les ténèbres veulent contrôler mon intellect
Donc je peux décomposer le con qui compromet mes intérêts
Je pète un boulon, tu le vois dans mes brouillons, couillon
C’est le bouillon, douillons tous les bouffons
Nous découpons quand nous foulons le goudron
J’ai dans mes poumons herbe et hasch, je suis infesté de crasse
Messieurs, mon précieux est dans les cieux
J’ai les yeux vers les astres, sérieux
Laissez place, je dois sortir de l’ombre, ouais, sans rougir de honte
Je veux conquérir le monde et rire quand l’avenir se montre
Vivre est une infime seconde et la Terre est une particule
Les averses ou la canicule en fonction de la latitude
Je suis amer lorsque j’articule, mes sentiments sont souvent tristes
En grandissant, j’ai eu vue sur la luxure et la gourmandise
Le futur est une lourde hantise, dans ma tête c’est satanique
Si j’analyse mes cent facettes, je vois transparaître un cataclysme
Je suis dans une dimension parallèle quand le démon apparaît
Ma tension est démentielle comme si je me bagarrais
Je suis devenu taré comme un schizophrène
Ou un camé gavé d’un kilomètre de dragées hallucinogènes

[Refrain]
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Des gens qui parlent dans ma tête
Tant de spirales envisageant ma perte
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Des gens qui parlent dans ma tête
Tant de spirales ambivalentes
M’embrigadant, m’envisageant ma perte

[Couplet 2]
Ma folie évolue dans la cohue bien connue de nos rues
Voyez comme le promu est résolu à donner du volume
Atomiser l’ONU et ses obus d’une époque révolue
J’atrophie les faux culs qui voient
Qu’aucune de nos plumes sont communes
Je peux être un malade qui t’arrache la gorge
Ou un savant, je suis cloîtré dans un capharnaüm
J’écris de longues partitions mais suis-je en bonne compagnie ?
Dans mon crâne c’est un combat
Car ma tronche est pleine de contradictions
L’amour ou la haine, le bien ou le mal
La guerre ou la paix, dans ma tête c’est Jérusalem
Je tiens ou je craque comme celui qui, sous le trac
Braque puis détient tout le sac
Petit, on lui disait:  » Taffe et tu obtiendras le bac « 
Pas:  » Tu deviendras ce barjot qui aime bien trop se battre « 
Mais faut bien que t’en fasses trop
Mec, je connais cet état de choc
Quand tu prends du recule sur ta vie et que ton regard se bloque
Dans ma tête, je vois des bons amis, des renards me mordent, gars
Une merde qui te contamine quand, tard le soir, tu ne dors pas
Une course d’obstacle, mon moral est négatif
Ai-je besoin d’une thérapie ou d’éradiquer le chauve, là ?
Ouais, j’ai pété un câble…
Comme un putain de pasteur en train d’baiser une trainée infâme

[Refrain]
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Des gens qui parlent dans ma tête
Tant de spirales envisageant ma perte
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Des gens qui parlent dans ma tête
Tant de spirales ambivalentes
M’embrigadant, m’envisageant ma perte

[Outro]
Des gens qui parlent dans ma tête…
Tant de spirales ambivalentes m’embrigadant, m’envisageant…

« Dépression » de Georgio

«Dépression » de Georgio intègre la playlist musicale de Comme des fous.

Les paroles de Dépression de Georgio :

La solitude est belle, tel un cheval au galop un soir de pleine lune
Oui, j’en suis accro… un peu comme à la thune
Bonheur artificiel, infidélités, plus que d’artifices
Tu veux pas qu’il te ramène du vice
Tu connais la chanson : « laisse pas traîner ton fils »
Les objectifs qui défilent, le sablier qui te dis : « va-t-en ! »
Une nuit, une fille, l’eau et le feu
Couchent ensemble dans des draps blancs
Des valises sous les yeux, pourtant les voyages qu’on entreprend
Ne sont que des vœux, des promesses, perdues à travers le temps

Quand mes nuits sont pâles, que j’ai les yeux flammes
Et le cœur embrasé, je repense à toi, à tes pensées et toi
Qui comptent trouver l’amour à chaque homme embrassé
J’ai mal, oh oui tu le sais que j’ai mal…
Que c’est plus l’amour, non, que c’est ma tête qui s’acharne

Dépression, dépression, dépression, dépression
Dépression, dépression, dépression, dépression
Le cerveau qui va exploser
Dépression, dépression, dépression, dépression
Je suis complètement névrosé
Dépression, dépression, dépression, dépression

Tu me détruis, je me détruis, oui, il en est ainsi
J’en suis devenu malade, j’idolâtre l’insomnie
J’ai pas l’impression d’être fou, non, ni l’impression d’être faible
Je cherche de quoi tenir debout, ouais, de quoi retenir mes rêves
Et pas à pas, il n’y plus que l’ombre de moi-même
De longues nuits à méditer, à marcher, à fuir la haine
Et l’odeur de tabac froid, à fuir ma culpabilité
Et mes frustrations, j’entends encore le bruit de ses ongles
Et une phobie plus marquante que le cul de la blonde
On se bat, contre vents et marées, et nos têtes explosent
À force de penser, on se noie dans l’écume de nos verres d’eau
J’ai mal à la terre, l’amour maternel
Dors le soir dans des cabarets, je me fais tout petit pour de vrai
Dîtes-moi comment changer les paramètres

Dépression, dépression, dépression, dépression
Dépression, dépression, dépression, dépression
Le cerveau qui va exploser
Dépression, dépression, dépression, dépression
Je suis complètement névrosé
Dépression, dépression, dépression, dépression

De la pluie qui tombe sur un ciré jaune
C’est beau c’est la mélancolie, ma chambre qui sent le fauve
Je pense à mes problèmes quand tous mes frères sont endormis
Impossible de mettre les voiles, je suis rattaché à ce que je déteste
J’avance doucement, les pieds dans la vase, l’âme en sang
Et j’tire sur les feux d’détresse, dis-moi, dis-moi, dis-moi
Comment faire des choix, selon ses peurs parfois ?
Permets-moi de t’avouer que j’ai le cœur rempli d’encre, de sang et de boue
Et que je suis rien, tu vois bien que moi je refuse d’être tatoué
Je veux pouvoir me retrouver nu
D’ailleurs je cherche à me retrouver
Et peut-être j’en suis qu’au début
En tout cas je chercherai à en crever
Je transporte des souvenirs et des regrets
Des images plein la tête, en manque de confort
Pareil à mes projets, me donne mal au gratte-ciel

Dépression, dépression, dépression, dépression
Dépression, dépression, dépression, dépression
Le cerveau qui va exploser
Dépression, dépression, dépression, dépression
Je suis complètement névrosé
Dépression, dépression, dépression, dépression

« Le mal de vivre » de Barbara

« Le mal de vivre » de Barbara intègre la playlist musicale de Comme des fous.

Les paroles du Mal de vivre de Barbara.

Ça ne prévient pas quand ça arrive
Ça vient de loin
Ça s’est promené de rive en rive
La gueule en coin
Et puis un matin, au réveil
C’est presque rien
Mais c’est là, ça vous ensommeille
Au creux des reins

Le mal de vivre
Le mal de vivre
Qu’il faut bien vivre
Vaille que vivre

On peut le mettre en bandoulière
Ou comme un bijou à la main
Comme une fleur en boutonnière
Ou juste à la pointe du sein
C’est pas forcément la misère
C’est pas Valmy, c’est pas Verdun
Mais c’est des larmes aux paupières
Au jour qui meurt, au jour qui vient

Le mal de vivre
Le mal de vivre
Qu’il faut bien vivre
Vaille que vivre

Qu’on soit de Rome ou d’Amérique
Qu’on soit de Londres ou de Pékin
Qu’on soit d’Egypte ou bien d’Afrique
Ou de la porte Saint-Martin
On fait tous la même prière
On fait tous le même chemin
Qu’il est long lorsqu’il faut le faire
Avec son mal au creux des reins

Ils ont beau vouloir nous comprendre
Ceux qui nous viennent les mains nues
Nous ne voulons plus les entendre
On ne peut pas, on n´en peut plus
Et tous seuls dans le silence
D’une nuit qui n´en finit plus
Voilà que soudain on y pense
A ceux qui n’en sont pas revenus

Du mal de vivre
Leur mal de vivre
Qu’ils devaient vivre
Vaille que vivre

Et sans prévenir, ça arrive
Ça vient de loin
Ça s’est promené de rive en rive
Le rire en coin
Et puis un matin, au réveil
C’est presque rien
Mais c’est là, ça vous émerveille
Au creux des reins

La joie de vivre
La joie de vivre
Oh, viens la vivre
Ta joie de vivre

Comme des fous sur la bande FM ?

radio

En tant qu’auteur du blog Comme des fous, mon rêve le plus fou serait de créer une émission de radio.

Le blog Comme des fous est né comme un média pour changer les regards et oser parler de folie. L’idée étant de prendre la parole pour créer du débat et inviter à la réflexion sur un sujet tabou et relégué par les médias dominants à la rubrique santé et faits divers.

En parler, non pas juste pour positiver, esthétiser ou politiser la folie, mais pour changer les représentations sociales.

Si vous vous promenez sur le blog, vous verrez que ce projet cristallise tout un intérêt pour les médias sonores car pour moi la radio exige souvent moins de concentration que la lecture et c’est plus vivant ! Vous trouverez une série d’enregistrement sur notre mixcloud et même une playlist de titre musicaux en lien avec la folie.

Continuer la lecture de « Comme des fous sur la bande FM ? »

« Toucher l’horizon », Oxmo Puccino

Plus on est de fous mieux on évite la camisole!

« Toucher l’horizon » d’Oxmo Puccino intègre la playlist musicale de Comme des fous.

Les paroles de Toucher l’horizon d’Oxmo Puccino :

[Couplet 1]
Lyrics apaisants, j’rappe les oiseaux se taisent
Fais-toi plaisir, écoute ça avec ta daisy
Ce matin j’suis bien dans ma peau, j’ai la pêche telle
Cette femme qui dame des parts de tartes par dizaines
Te dis pas frappé par un maléfice
Recommence ta vie à zéro quand je la redémarre à moins dix
Je suis né blasé sans un sou
Puis brassé me suis retrouvé sans issue
J’suis rentré en collision avec mes obstacles
Tourne le pire à la dérision, l’offre en spectacle
Je me dois de tout tuer pour ceux qui n’ont pas le choix
Ma chanson va pas sauver le monde, tant pis pour cette fois
Si j’avais entendu les profs, je serais pas le type
Dont on étudie l’écriture laisse-les rire, faire mon truc
Je me suis fixé ce but si j’arrive à mi-chemin
Je ferai date comme ce tigre tué par un caniche nain
Tu connaîtras jamais la fin de l’histoire
En faisant demi-tour à deux minutes de la victoire
On peut viser ton blé, ta femme et son vison
Mais qui peut se vanter d’avoir touché l’horizon

[Refrain]
J’irai plus loin que l’horizon
C’est bien mieux que le bout de son nez
Tous les murs qui nous bloquent brisons
Avance, laisse-les klaxonner
Viens, la vitesse de mon son frisons

[Couplet 2]
Je me sens encore de ceux sur qui nul ne miserait
Autant de chapitres que de poil possède un bison
J’enchaîne les brochettes de problèmes, uppercut, esquive, crochet
Le revers de la médaille c’est mon emblème
Tu déconnes avec tes tonnes de projets
Ils vont encore s’entasser avec ceux de l’année prochaine
Viens, j’ai fait le plein de patience
Y a assez d’essence pour rouler jusqu’à l’horizon
Qui m’aime me suive
Amène les cuivres, les guitares
Du pain et de l’huile d’olive
Le seul raccourci est ma potion, ne suis pas les panneaux
Aucun n’indique la bonne destination. Action !
Laisse-moi kiffer ma passion
M’échapper car à chaque page des marionnettes rêvent qu’on m’isole
(Hélas) plus on est de fous mieux on évite la camisole
J’te fais plein de feintes, pas de ceux qui démissionnent
Le plan se trouve en bas à gauche juste après do ré mi sol

[Refrain]
J’irai plus loin que l’horizon
C’est bien mieux que le bout de son nez
Tous les murs qui nous bloquent brisons
Avance, laisse-les klaxonner
Viens, la vitesse de mon son frisons