Présentation du COFOR à Marseille

Revivez la présentation du Centre de Formation au Rétablissement CoFor de Marseille du 14 juin aux soirées de l’association Solidarité Réhabilitation par Yves Bancelin, Caroline Gianninazzi et Anakin Pochon.

« Dans ma tête », Jazzy Bazz

« Dans ma tête » de Jazzy Bazz intègre la playlist musicale de Comme de fous.

Les paroles de Dans ma tête de Jazzy Bazz:

[Couplet 1]
Hey yo, mes pensées fusent
Je suis en danger quand c’est le grand déluge
Ma tête est dans les nuages, je suis dérangé mais je m’en excuse
Je dois dépenser plus d’énergie, yo, je réfléchis
Mon esprit rétrécit et j’écris des récits de dépressifs
Y’a plus d’éclaircie dans mon cerveau, c’est mort
Je suis névrosé, forcer le dé pour quand le réseau déborde
Un très gros désordre
Les ténèbres veulent contrôler mon intellect
Donc je peux décomposer le con qui compromet mes intérêts
Je pète un boulon, tu le vois dans mes brouillons, couillon
C’est le bouillon, douillons tous les bouffons
Nous découpons quand nous foulons le goudron
J’ai dans mes poumons herbe et hasch, je suis infesté de crasse
Messieurs, mon précieux est dans les cieux
J’ai les yeux vers les astres, sérieux
Laissez place, je dois sortir de l’ombre, ouais, sans rougir de honte
Je veux conquérir le monde et rire quand l’avenir se montre
Vivre est une infime seconde et la Terre est une particule
Les averses ou la canicule en fonction de la latitude
Je suis amer lorsque j’articule, mes sentiments sont souvent tristes
En grandissant, j’ai eu vue sur la luxure et la gourmandise
Le futur est une lourde hantise, dans ma tête c’est satanique
Si j’analyse mes cent facettes, je vois transparaître un cataclysme
Je suis dans une dimension parallèle quand le démon apparaît
Ma tension est démentielle comme si je me bagarrais
Je suis devenu taré comme un schizophrène
Ou un camé gavé d’un kilomètre de dragées hallucinogènes

[Refrain]
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Des gens qui parlent dans ma tête
Tant de spirales envisageant ma perte
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Des gens qui parlent dans ma tête
Tant de spirales ambivalentes
M’embrigadant, m’envisageant ma perte

[Couplet 2]
Ma folie évolue dans la cohue bien connue de nos rues
Voyez comme le promu est résolu à donner du volume
Atomiser l’ONU et ses obus d’une époque révolue
J’atrophie les faux culs qui voient
Qu’aucune de nos plumes sont communes
Je peux être un malade qui t’arrache la gorge
Ou un savant, je suis cloîtré dans un capharnaüm
J’écris de longues partitions mais suis-je en bonne compagnie ?
Dans mon crâne c’est un combat
Car ma tronche est pleine de contradictions
L’amour ou la haine, le bien ou le mal
La guerre ou la paix, dans ma tête c’est Jérusalem
Je tiens ou je craque comme celui qui, sous le trac
Braque puis détient tout le sac
Petit, on lui disait:  » Taffe et tu obtiendras le bac « 
Pas:  » Tu deviendras ce barjot qui aime bien trop se battre « 
Mais faut bien que t’en fasses trop
Mec, je connais cet état de choc
Quand tu prends du recule sur ta vie et que ton regard se bloque
Dans ma tête, je vois des bons amis, des renards me mordent, gars
Une merde qui te contamine quand, tard le soir, tu ne dors pas
Une course d’obstacle, mon moral est négatif
Ai-je besoin d’une thérapie ou d’éradiquer le chauve, là ?
Ouais, j’ai pété un câble…
Comme un putain de pasteur en train d’baiser une trainée infâme

[Refrain]
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Des gens qui parlent dans ma tête
Tant de spirales envisageant ma perte
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Y’a des gens qui parlent dans ma tête
Des gens qui parlent dans ma tête
Tant de spirales ambivalentes
M’embrigadant, m’envisageant ma perte

[Outro]
Des gens qui parlent dans ma tête…
Tant de spirales ambivalentes m’embrigadant, m’envisageant…

La peur de l’insignifiance nous rend fous, Carlo Strenger

« C’est, selon la pensée existentialiste, en façonnant les contraintes et les tragédies de nos identités, en les transcendant d’une façon aussi pleine et créative que possible que nous trouvons notre liberté et le sentiment de mener une vie signifiante. »

carlo strenger
Carlo Strenger

Portrait d’Alex

Comme Alex, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

« J’aimerais vous faire découvrir la page http://des-liens.com/« 

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Ce qui m’inspire le plus aujourd’hui est de nourrir les liens : amicaux, familiaux, affectifs… Le relationnel étant tellement essentiel au coeur de ma vie. J’ajouterais d’autant plus aujourd’hui dans tant de climat d’hostilité sociétale…

Des mots clés leitmotiv reviennent dans tant de médias et participent à nos stress : « burn out », « charge mentale », « terrorisme », « homophobie », « racisme » « précarité », « attentat »… « crise »… etc… aussi oui j’aspire à plus de sérénité, j’aspire à préserver un socle de valeurs humaines simples​: le respect, le partage, l’intelligence du coeur, le bon sens, la tolérance…

Le moteur de ces valeurs, entre autre, réside dans les liens… Dans l’ouverture à autrui, dans l’accueil de ce qui nous différencie pour plus de richesse humaines… Je ne navigue pas entre sinistrose ou utopie, juste vers plus d’apaisement et d’espoir de solidarité, au sujet de la question du regard à poser sur ce et ceux qui nous entourent…

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

J’ai la chance d’exercer une profession qui correspond à « qui je suis » même si les conditions de travail s’avèrent être de plus en plus difficiles…

Je suis infirmière de secteur psychiatrique, je travaille auprès de jeunes adultes qui vivent de part leur difficultés psychiques « une panne » (arrêt des études, isolement social, …)

J’aime ce métier où il s’agit de rencontrer l’individu et le reconnecter en équipe pluridisciplinaire à ses ressources, à ses possibles… Aider nos jeunes patients à s’adapter avec leur trouble et les aider à ne pas s’identifier à leur trouble… Se reconstruire vers un projet de vie. Sortir de la confusion: une vulnérabilité, une fragilité de santé nécessite un remaniement conséquent pour mener sa vie, mais n’empêche pas toute construction…

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Il me semble qu’une urgence se manifeste : lutter contre les stigmates qu’à lui seul le mot « psychiatrie » renvoie…

Sortir de l’idée de la violence et peurs sous-jacentes que l’on peut y attribuer…

La santé mentale nous concerne tous, chacun peut être amené à consulter au cours de sa vie… Revenir à plus d’humilité…

Il s’agirait donc de réfléchir individuellement à ses paroles et comportements… mais pas uniquement… Il s’agirait aussi d’avoir les moyens du côté des structures de soin pour travailler plus encore la prévention, l’information, lutter contre les préjugés et idées reçues…ce qui génère les fantasmes effrayants et stigmatisants étant ce que l’on ne sait pas ce que l’on méconnaît.

Car je vous assure que cela impacte très fort nos patients… Nombreux sont ceux qui en plus de supporter leur fragilité, ressentent également un sentiment de honte du fait de devoir être en soin psy… ce sentiment va à l’encontre de la bienveillance des soins car le sentiment de honte isole…

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Que peut-on tirer de positif de la folie ?

Je vous avouerai que le mot « folie » à mes yeux est ennuyeux car justement porteur de stigmates…

Pour autant la « folie » apporte la créativité…

L’ouverture, la compassion, la bienveillance, le non jugement, la réflexion, la patience, l’écriture, le questionnement, la remise en question, du « grandir », le remaniement, de l’humanité, de l’humilité, de l’altérité….du sens de l’écoute, de l’accueil…. Et j’oublie forcément encore tout plein de choses…

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Devenir ministre de la santé mentale ?

Il parait qu’il ne faut jamais dire jamais… mais bon…

Au ministre de la santé mentale je demanderai à revenir à des logiques humaines dans la gestion des hôpitaux, dans la gestion des unités de soin. Et ainsi s’éloigner des logiques où nos patients ont été renommés « clients », où l’enjeu financier s’avère être ce qui prédomine…
Je demanderai la revalorisation du secteur professionnel psychiatrique pour une revalorisation du regard à poser sur toute personne souffrant de troubles psychiques…

Portrait de Pedro Sanchau

Comme Pedro Sanchau, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Découvrez ses vidéos aussi instructives que rigolotes sur Youtube.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

EUH! c’est le vide total quand je pense à cette question!!

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

D’un côté, psychothérapeute en cabinet, je soigne et évite les problèmes aux gens et c’est sympa parce que ça change des vies et que c’est intellectuellement stimulant de comprendre les gens.

D’un autre côté formateur, et c’est sympa parce que ça aide des gens qui vont changer des vies et que les cours sont rigolos.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Je déplore autant de nullité de la prise en charge psychiatrique alors qu’il y a autant de choses géniales à proposer.

J’ai encore vu un autiste que l’on avait pas diagnostiqué à 15 ans, c’est pas normal. Et il y a plein d’histoires comme ça chaque semaine.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Je pourrais répondre à la question quand je saurai ce qu’est la folie!

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Mais tout à fait! Et je serais génial!

Mes premières mesures concerneraient la prévention et l’information sur la psychopathologie parce que quand on prend les problèmes au début, ça se règle bien plus vite.

Après, je changerais les référentiels de formation pour que les gens sortent plus compétents de leur formation.

#DisMaman c’est quoi un schizo?

On lance une campagne virale pour changer les regards sur la schizophrénie, sur une suggestion de l’association Schizo?…Oui! A vos partages!

schizo dédoublement

Continuer la lecture de « #DisMaman c’est quoi un schizo? »

Pamplemousse Power

pamplemousse power

Je voulais intituler cet article « Le pamplemousse m’a tué » mais je ne voulais pas affoler le cours du marché du pamplemousse et porter atteinte aux petits producteurs d’autant plus que je suis toujours en vie!

Folie et agrumes, en voilà un sujet! On connaissait radio Citron ou encore le film l’Orange Mécanique mais le pamplemousse n’est pas en reste, ni en zeste d’ailleurs!

Je découvre ce matin qu’il y aurait une longue liste de médicaments qui interagissent avec le pamplemousse allant jusqu’à causer la mort. Ce n’est pas le pamplemousse qui tue, c’est bien le médicament. Mais l’action des produits actifs du pamplemousse bloquent la métabolisation de certains médicaments. Du coup, comme le corps ne métabolise pas le produit médicamenteux, sa concentration augmente dans le sang jusqu’à en devenir toxique. Continuer la lecture de « Pamplemousse Power »

« Dépression » de Georgio

«Dépression » de Georgio intègre la playlist musicale de Comme des fous.

Les paroles de Dépression de Georgio :

La solitude est belle, tel un cheval au galop un soir de pleine lune
Oui, j’en suis accro… un peu comme à la thune
Bonheur artificiel, infidélités, plus que d’artifices
Tu veux pas qu’il te ramène du vice
Tu connais la chanson : « laisse pas traîner ton fils »
Les objectifs qui défilent, le sablier qui te dis : « va-t-en ! »
Une nuit, une fille, l’eau et le feu
Couchent ensemble dans des draps blancs
Des valises sous les yeux, pourtant les voyages qu’on entreprend
Ne sont que des vœux, des promesses, perdues à travers le temps

Quand mes nuits sont pâles, que j’ai les yeux flammes
Et le cœur embrasé, je repense à toi, à tes pensées et toi
Qui comptent trouver l’amour à chaque homme embrassé
J’ai mal, oh oui tu le sais que j’ai mal…
Que c’est plus l’amour, non, que c’est ma tête qui s’acharne

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Le cerveau qui va exploser
Dépression, dépression, dépression, dépression
Je suis complètement névrosé
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Tu me détruis, je me détruis, oui, il en est ainsi
J’en suis devenu malade, j’idolâtre l’insomnie
J’ai pas l’impression d’être fou, non, ni l’impression d’être faible
Je cherche de quoi tenir debout, ouais, de quoi retenir mes rêves
Et pas à pas, il n’y plus que l’ombre de moi-même
De longues nuits à méditer, à marcher, à fuir la haine
Et l’odeur de tabac froid, à fuir ma culpabilité
Et mes frustrations, j’entends encore le bruit de ses ongles
Et une phobie plus marquante que le cul de la blonde
On se bat, contre vents et marées, et nos têtes explosent
À force de penser, on se noie dans l’écume de nos verres d’eau
J’ai mal à la terre, l’amour maternel
Dors le soir dans des cabarets, je me fais tout petit pour de vrai
Dîtes-moi comment changer les paramètres

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Le cerveau qui va exploser
Dépression, dépression, dépression, dépression
Je suis complètement névrosé
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De la pluie qui tombe sur un ciré jaune
C’est beau c’est la mélancolie, ma chambre qui sent le fauve
Je pense à mes problèmes quand tous mes frères sont endormis
Impossible de mettre les voiles, je suis rattaché à ce que je déteste
J’avance doucement, les pieds dans la vase, l’âme en sang
Et j’tire sur les feux d’détresse, dis-moi, dis-moi, dis-moi
Comment faire des choix, selon ses peurs parfois ?
Permets-moi de t’avouer que j’ai le cœur rempli d’encre, de sang et de boue
Et que je suis rien, tu vois bien que moi je refuse d’être tatoué
Je veux pouvoir me retrouver nu
D’ailleurs je cherche à me retrouver
Et peut-être j’en suis qu’au début
En tout cas je chercherai à en crever
Je transporte des souvenirs et des regrets
Des images plein la tête, en manque de confort
Pareil à mes projets, me donne mal au gratte-ciel

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Le cerveau qui va exploser
Dépression, dépression, dépression, dépression
Je suis complètement névrosé
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