Suis-je un parasite? — Insomnies solitaires d’un schizophrène

Quelle place peut-on sérieusement accorder à un type qui n’a que le BEPC, jamais travaillé de sa vie, qui a un trou de sept ans dans le CV et qui est schizophrène, sensible au stress au point de perdre le sommeil pour une proposition de visite aux bords de Loire ?

Oui, vous ça vous paraît peut-être ridicule comme question. Probablement que vous êtes les premiers à vous dire que laisser une personne pareille travailler, c’est courir à la catastrophe pour sa santé, sans compter que c’est manquer de solidarité. […]

via Le parasite néolibéral au cœur de mon âme n’est plus… — Insomnies solitaires d’un schizophrène
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Je ne suis pas une handicapée psychique

   blogschizo

« Une des expressions politiquement correctes, soutenue notamment par les associations de familles, pour parler des personnes avec une maladie mentale, est celle d’handicap psychique.

Je n’aime pas cette expression. J’AI une maladie mentale, mais je ne SUIS pas une handicapée psychique.

Certes, la maladie peut-être handicapante. Mais une maladie est est en perpétuelle évolution et peut même disparaître complètement, dans les périodes de rémissions. Une maladie peut aussi exister sans handicaper, en étant soignée. Elle existe toujours mais n’handicape plus. Continuer la lecture de « Je ne suis pas une handicapée psychique »

Conférence Nationale du Handicap 2016: emploi accompagné

Revivez le magnifique témoignage de Sophie, membre du Clubhouse, (avancer jusqu’à 1H20min de la vidéo) lors de la table ronde sur l’emploi accompagné de la Conférence Nationale du Handicap 2016 au Palais de l’Elysée.

Les journalistes et les maladies psy

   Digressions d’une dépressive chronique

Les journaux adorent les titres qui font sensation sans faire attention à l’image qu’ils donnent des malades atteints de diverses maladies mentales et propagent de fait, ce que l’on appelle la « psychophobie » : la peur des malades atteints de maladie psychiatriques / psychologiques.
On ne le dira jamais assez : une personne ne résume pas à son diagnostique psychiatrique. Quand une personne est atteinte d’un rhume et tue une autre personne, on ne verra jamais un titre de type :

« Atteinte d’un rhume, une femme tue son docteur »

Non, ce sera plutôt du genre :

« Hystérique à l’annonce de son diagnostique, une femme tue son docteur ».

Parce que c’est bien connu, les femmes sont toutes des « hystériques ». Surtout pour les journalistes, et les hommes en général (j’ai dit en général pas tous donc).

Et les maladies psychiatriques sont le Saint Graal des journalistes. Volontairement, je ne mets pas les liens…

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GHT, les trois lettres de la discorde

Puisque le patient doit pouvoir se soigner mais participe aussi à soigner l’institution, et puisque l’espace du soin en santé mentale est un lieu qui nous concerne tous en tant que citoyens, usagers ou psychiatres, nous partageons ici une contribution de Virginie sur le sujet des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT), intitulée :

Le discours des opposants aux GHT, GHB de l’esprit critique ?

La psychiatrie a besoin de regards extérieurs pour se civiliser. Tout ne peut pas être réglé en interne par nos « bons soignants » (qu’ils soient engagés ou pas dans une démarche de psychothérapie institutionnelle).L’intervention d’autorités étatiques (législateur, police, justice, contrôleur de privation des lieux de liberté, etc.), qui tranchent les questions qui leur sont soumises sur la base des lois communes de la société civile, fait reculer la maltraitance et rappelle que les institutions psychiatriques ne sont pas des zones de hors-droit, que ce soit pour les soignés (droit pénal…) ou les soignants (règles statutaires, droit du travail…).

La psychiatrie fait partie de l’espace public malgré nos particularités de patients. Elle n’est plus considérée par le public, le législateur et les autorités judiciaires comme un domaine qui doit bénéficier d’une autonomie absolue dans sa propre gestion. Tant mieux. Elle a déjà une autonomie très large (les enseignants n’arrêtent pas les programmes scolaires, les juges n’écrivent pas les lois, les parents ne choisissent pas les droits et obligations inhérents à l’exercice de l’autorité parentale, etc.).

Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas des moyens pour soigner, une hospitalisation aussi longue que nécessaire mais aussi courte que possible, une stabilité des personnels soignants (donc résorption de l’emploi précaire), etc., mais GHT ou pas la psychiatrie publique doit évoluer.

Et transférer l’hôpital psychiatrique à l’hôpital général s’inscrit dans le même mouvement que de réintégrer les patients de la psychiatrie dans la cité…

Pour compléter le texte de Virginie

Si la loi GHT est intitulée par l’administration publique loi de modernisation de la santé, ses opposants dénoncent l’avancée d’une vision gestionnaire et administrative qui nie la part de relation intersubjective dans le soin et parlent de régression. Cependant leur position n’est pas discordante avec celle de Virginie.

Ici, le docteur Mathieu Bellahsen.

Ils appellent les usagers à les rejoindre pour manifester le mardi 31 mai 2016 de 11h à 15h devant le Ministère de la Santé à Paris.

Le diagnostic psychiatrique : condamnation ou délivrance?

Poser un diagnostic scientifique à partir de l’observation de symptômes est souvent la première étape du soin. La psychiatrie s’évertue à classifier les différentes maladies de l’esprit pour pouvoir les soigner. Cette science offre une réponse rationnelle à ces états de conscience altérés qui peuvent paraître irrationnels. Elle donne ainsi une clé de compréhension à celui qui est diagnostiqué et qui n’a pas compris ce qui lui arrivait. Comprendre est un besoin vital aussi bien pour notre intelligence que pour pouvoir se relever.

« Comprendre le monde pour un homme, c’est le réduire à l’humain, le marquer de son sceau.[…]
Pour un homme sans œillères, il n’est pas de plus beau spectacle que celui de l’intelligence aux prises avec une réalité qui le dépasse. »
Albert Camus dans le Mythe de Sisyphe.

sysiphe

Dès lors, la question qui se pose est celle qui suit la crise et qui se manifeste par un temps d’épreuve dans lequel la personne doit retrouver le chemin de la vie et ne pas sombrer dans la maladie.

Qu’on accepte ou non la maladie, l’important c’est de ne pas rester paralysé par un simple diagnostic.

Le diagnostic peut être vécu comme une condamnation, «vous êtes malade à vie » ou alors comme une délivrance car on sait que c’est une maladie et qu’on peut apprendre des stratégies pour y faire face. Qu’on accepte ou non la maladie, l’important c’est de se relever, de se remettre en mouvement et ne pas rester paralysé par un simple diagnostic. Le diagnostic ne fait pas l’identité d’une personne. Recevoir un diagnostic, c’est aussi recevoir une étiquette, qui socialement sera perçue comme un handicap voire une tare, mais qui reste une représentation de l’esprit que l’on peut subvertir. Déstigmatiser c’est transformer les représentations sociales, c’est un destin personnel qui s’écrit avec d’autres.

« Personne ne naît avec un destin préétabli. Chacun écrit son histoire dans des circonstances non-choisies. A moins qu’on ne renonce à écrire notre histoire, dans ce cas, quelqu’un d’autre l’écrira à notre place. Le mythe de la « condamnation » nous paralyse, nous rend spectateurs de notre propre spectre. Quand il n’y a pas de condamnation (et il n’y en a jamais), alors apparaît l’espace du débat, des options, de l’histoire faite par des êtres humains et donc de la politique. »
Alejandro Grimson (traduction personnelle)

Joan

#73mars Compte-rendu de la commission Psy de Nuit Debout

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Commission : Psy, Soins et Accueil
Jeudi 12 Mai 2016, Place de la République, à Paris

Prochain rendez-vous le samedi 21 mai 2016 #82mars :
15h30 réunion de fonctionnement / 18h Assemblée Générale

L’assemblée générale s’ouvre avec un rappel de l’histoire et de la contextualisation de la commission psy, soins, accueil créée il y a un mois et demi contre la loi Touraine qui est dans une logique similaire à la loi El Khomri : destruction du travail, des espaces de soins notamment avec les GHT.

Il est rappelé que la commission tient désormais des permanences tous les jours sur la place sauf exception : météo non favorable et manque de permanenciers. Chacun peut venir s’engager à sa manière et participer à tenir les permanences en binôme. Ces permanences sont des espaces de parole : témoignages de soignant-e-s, de soigné-e-s et de familles : durant la semaine nombreux sont ceux qui viennent nous exposer leur désir de résistance pour une psychiatrie avec une dimension d’accueil.

Afin de poursuivre nos réflexions, nous avons résumé les sujets abordés lors de l’assemblée précédente (3 Mai 2016)

Puis les témoignages se succèdent avec la singularité d’expression de chacun.

Cette assemblée générale a lieu un jour de manifestation contre l’utilisation de l’article 49-3 et du passage de la Loi El Khomri dite Loi travail. Pendant que nous nous réunissons Place de la République, la grande partie de Nuit Debout est en train de faire un sitting devant l’Assemblée Nationale.

C’est donc dans ce contexte que le thème de la psychiatrie et de la justice ouvre le débat.

Un témoignage d’une fonctionnaire insiste sur l’instrumentalisation de la psychiatrie et nous invite à réfléchir sur la manière dont cette spécialité médicale est utilisée par la justice et la police. Le DSM, en lien avec les laboratoires pharmaceutiques, vient soutenir cette démarche de judiciarisation de la psychiatrie.

Du fait de l’instrumentalisation du métier de psychiatre, il est proposé de reprendre le pouvoir et d’accéder aux prises de décisions.

Les agents de police sont eux même exposés à beaucoup de pressions et de souffrance au travail. Il y a un virage où les droits des salariés sont de moins en moins respectés notamment le droit de la dignité au travail. Le travail fait souffrir.

Dans la Loi El Khomri, le rôle du médecin du travail est tout à fait modifié. Alors que celui-ci doit faire le lien entre les conditions de travail et les pathologies des salariés, dans cette loi il n’intervient plus que pour l’embauche… Ce qui est un retour en arrière sans précédent.

Commission psy, soins, accueil et point écoute

Les violences policières pendant les manifestations sont extrêmement fortes. De nombreux manifestantst son en état de choc physique et psychologique avec une symptomatologie similaire au traumatisme. C’est dans ce cadre que l’infirmerie et street médic’ font une demande de créer un point écoute sur la place.

De cette demande ressort une décision de ne pas instituer un point écoute à partir de la commission psy, soins, accueil mais que celle-ci fasse passer le message d’un besoin de personnes à l’infirmerie.

L’interdiction du packing et la contention

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« Si c’était le dernier », Diam’s

Paroles de Si c’était le dernier de Diam’s:

A l’approche de la trentaine j’appréhende la cinquantaine,
Mais seul Dieu sait si je passerais la vingtaine,
Mon avenir et mes rêves sont donc entre parenthèses
A l’heure actuelle j’ai mis mes cicatrices en quarantaine
J’écris ce titre comme une fin de carrière
Je suis venue j’ai vu j’ai vaincu puis j’ai fait marche arrière
S’il était mon dernier morceau j’aimerais qu’on se souvienne
Que derrière mes balafres se cachait une reine

Voici mon mea-culpa mon Mel ne coule pas non
Et si le rimmel coule sache que mon cœur ne doute pas
Je suis entière et passionnée rêve d’amour passionnel
Et toi mon cœur Sos So est-ce que tu m’aimes?
J’ai vu le monde sous toutes ses coutures
Avide de point de suture
A l’usure elles m’ont eue, ouais mes putains de blessures
Je vis en marge de ce monde
Depuis que j’ai goutté l’enfer
Qu’il fait sombre tout en bas quand t’es perdu sans lanternes

J’ai posé un genou à terre en fin d’année 2007
On m’a dit Mel soit on t’interne soit on t’enterre
Qui l’aurait cru moi la guerrière j’ai pris une balle en pleine tête
Une balle dans le moral il paraît que j’ai pété un câble
Paraît que j’ai fait dix pas vers Dieu depuis que j’ai sombré
Paraitrait même que je vais mieux depuis qu’on m’a laissé tomber
Car c’est comme ça dans la vie quand tout va bien t’as plein d’amis
Puis quand t’éteins t’entends une voix qui dit t’es seule Mélanie
Relève-toi pour ta mère au moins fais-le pour elle
Relève-toi pour tes frères et sœurs qui aiment tes poèmes et font
Hoyo le soir dans les salles
Hoyoyoyo quand tu chantes petite banlieusarde

T’entends une voix qui te dis bats-toi au moins pour lui
C’est p’t être l’homme de ta vie peut être le père de ta fille
Et puis la voix se fait rare et tu t’écroules
Y’a plus de Mtv-Award à l’hôpital pour t’aider quand tu coules
Car je l’avoue ouais c’est vrai j’ai fait un tour chez les dingues
Là où le bonheur se trouve dans des cachetons ou des seringues
Là où t’es rien qu’un malade rien qu’une putain d’ordonnance
Au Vésinet à Sainte-Anne t’as p’t être croisé mon ambulance
J’ai vu des psys se prendre pour Dieu prétendant lire dans mon cœur
Là-bas, là où les yeux se révulsent après 21 heures
Seule dans ta chambre quand faut se battre tu déchantes
Ces putains de médocs sont venus me couper les jambes
Au fil du temps sont venus me griller les neurones
Ces charlatans de psy ont bien vu briller mes euros
Tous des menteurs tous des trafiquants d’espoir
C’est juste que j’avais un trop grand cœur pour un avenir trop illusoire
Prenez ce titre comme un pavé dans la gueule ou dans la mare
Vous n’arrêterez pas mes coups de cœur avec du loxapac
Anti psychotique, antidépresseur, anti anti
Normal que vous soyez folle vous êtes trop gentille gentille
En vrai je suis comme tout le monde mi sagesse mi colère
Eux m’ont dit vous êtes malade à vie vous êtes bipolaire
Moi j’y ai cru comme une conne alors j’ai gobé
Vu de quoi calmer mon cœur au fond d’un gobelet
Le visage marqué par mes démons ouais j’ai pété les plombs
C’est fou comme y’a du monde qui t’aime quand tu vas taper le fond
Ils sont heureux quand tu t’écroules car tout d’un coup ils se sentent fort
Mais quand je faisais jumpé les foules eux ils étaient morts
Ouais ils étaient morts de jalousie donc heureux que Diam’s crève
Et quand bien même ce fut vrai Mélanie se relève
Aujourd’hui Mélanie plane j’appelle ça ma renaissance
Quand mon ventre est plein j’ai le cœur plein de reconnaissance
Au final c’est toujours les mêmes toujours les vrais qui me soutiennent
Ceux-là même qui m’aiment que je pleure de rire ou de peine
J’écris ce titre comme si c’était le dernier de ma vie
Besoin de cracher ce que j’ai à dire besoin de te raconter ma crise
À l’heure qu’il est ici bas si je jure que je vais bien
C’est que tout le temps derrière moi tu peux croiser Sébastien
Laisse-moi rendre hommage à ceux et celles qui m’encouragent
Les seuls qui peuvent prétendre faire partie de mon entourage
Un jour j’ai changé de phone sans prévenir personne
Et là j’ai vu ceux qui ont cherché des nouvelles de ma pomme
Souvent je me dis à ma place qu’est-ce que t’aurais fait si t’étais Diam’s?
T’aurais fais péter le champagne ou tenté de t’acheter des lames?
T’aurais profité de ta gloire pour snober ton public?
Ou comprendre qu’avec ta gouaille tu pouvais aider l’Afrique?
Dis-moi t’aurais fait quoi si t’étais moi?
Est-ce que t’aurais tout claqué dans la soie ou vaqué dans le noir dis-moi?
Qu’est-ce que t’aurais fait? hein? Qu’est-ce t’aurais fait?
Quand pour un simple crochet tout le monde t’intente un procès?
Qu’est ce que t’aurais fait?
Acheter un plus grand plasma? Impossible vu que chez moi j’ai déjà un cinéma.
Ils sont mignons à les entendre faudrait ressembler à tout le monde
Je t’explique je ne suis pas aux normes tu le sais je suis trop ronde
T’aurais fait quoi si t’étais moi? T’aurais arrêté le rap?
Faut avouer que dans ce milieu y’a peu de relations durables
T’aurais fait quoi si c’était ton dernier show?
Réclamer des millions d’euros ou réclamer des des Hoyoo
Moi c’est ce que je réclame Hoyoyo Hoyoyoyo
Pas que le public m’acclame
Mais qu’il chante avec moi nos douleurs communes
On est pareil vous et moi on fait péter le volume
J’entends rien je suis sourde quand les connards jactent
Quand les médias me traquent pour savoir ce que je cache
Je leur ai donné ma plume ils ont voulu ma main
Je leur en ai tendu une puis ils ont connu mon poing
Je suis rappeuse pas chanteuse hé qu’on s’entende bien
Je suis hargneuse pas chanceuse donc je ne vous dois rien.
Je suis gentille moi je m’énerve rarement
Mais respecte-toi et on te respectera m’a dit ma maman.
Je les regards qui bataillent pour sortir du noir
Ils ne connaissent pas la taille des problèmes que t’apporte la gloire
Une épée de Damoclès au-dessus de la tête
On ne sort jamais indemne de la réussite ou de la tess
Pire encore quand t’a pas de frère de père et que t’es seule
A calmer ton seum pour éviter de sortir un gun.
Plus je connais les hommes plus je risque de faire de la taule
Donc moi je côtoie de monde et moins je compte d’hématomes
J’aspire à être une femme exemplaire je l’avoue
Pas pour autant que si tu me tapes je tendrais l’autre joue
Non j’ai le sang chaud sans substance caribéenne
J’ai juste un égo et une rage méditerranéenne
Je suis juste la progéniture d’une sacrée guerrière
Je suis la fille d’une armure
La grand-mère du rap français
Aujourd’hui je suis en paix donc je peux aider
Plaider coupable si toutefois j’ai engrainé des gens dans le pêché
Quand je parlais de suicide ou de mes soucis
C’est comme si je n’avais pas saisi pourquoi on s’acharnait à vivre
Ouais je sais ce que c’est d’être vide rien que des rides,
Plus de larmes plus de rire plus de rage au bide
Plus rien qu’y puisse te poster tu gobes pour te débloquer
Mais ton mal-être n’est pas guéri t’es juste drogué
Solidaire envers les dépressifs
Solitaire car aucun être humain sur terre ne pourra vous porter secours
Cherche la paix au fond de toi-même
Je sais que t’aimerais qu’on te libère qu’on te comprenne quand tu saignes
Et que la vie n’a plus de goût
Faut savoir qu’à l’Hôpital j’ai comme perdu la mémoire
Donc du passé je ne garde que ce qui m’a donné espoir
Je comprends le monde maintenant je comprends les cons
Enfin de compte on aura tous à rendre des comptes
Alors je m’empresse d’être une fille aimante
Envers celle qui m’a porté plus de 8 mois dans son ventre
Elle qui a souffert le martyre le jour de l’accouchement
Mérite bien que je la couvre de bisous et de diamants
Ouais je m’empresse d’être une adulte pour aider mes petites sœurs
Même si dans le tourbus je ressemble plus a Peter
J’aime le speed et l’attente la droiture et la pente
Car je suis le gun et la tempe.

Rien que je rap car je ne parle plus trop ouais
Voici un égotrip très gros ouais
Voici mon plus beau titre
J’ai pris la locomotive en pleine course,
Émotive j’ai pris la connerie humaine en pleine bouche
Je suis trop fragile pour ce monde
Donc parfois je me barre mais si je tombe et bien je me relève et me bats
Y’a pas de place pour les faibles la vie est une lutte
Tu veux devenir célèbre? Sache que la vie de star est une pute.
Elle te sucre ta thune, te sucre tes valeurs
T’éloigne de la lune dans des soirées vip sans saveurs
Considère-moi comme une traître j’ai infiltré le système
Aujourd’hui je suis prête à n’me défendre que sur scène
Et peu importe si je vends beaucoup moins de disques
Ouais je prends le risque de m’éloigner de ce bizz ouais ouais
Je veux redevenir quelqu’un de normal qui se balade sans avoir 10 000 flashes dans la ganache.

Je suis trop simple pour eux
J’aime pas les strass moi
Tu veux savoir qui j’embrasse? Mais vas-y casse-toi
Laisse-moi vivre pépère laisse-moi rester simple
Laisse pas besoin de devenir célèbre pour rester humble
En manque d’amour j’ai couru après la reconnaissance
Puis moi le petit bijou j’ai côtoyé l’indécence
J’écris ce titre comme si j’étais toujours en bas
Besoin de cracher mes tripes
Besoin de te conter mes combats
Je suis guérie grâce a Dieu j’ai recouvré la vue
J’ai péri mais j’ai prié donc j’ai retrouvé ma plume
Moi qui est passé 2008 sans écrire un texte
J’ai retrouvé mon équipe et l’amour des kilomètres
J’ai sombré tu l’auras compris donc tout s’explique.

Le pourquoi de mon repli de mes voyages en Afrique
Oui j’ai compris que j’avais un cœur mais pas que pour mourir
Que là-bas j’avais des frères et sœur des enfants à nourrir
Que toute cette gloire est utile si elle peut servir
À sortir du noir tout plein de petits qui rêvent de grandir
Ma plus grande fierté n’est pas d’être française résidente
Mais d’être à la base d’un projet dont je suis présidente
C’est maintenant que ça commence
Maintenant que ça tourne
Je joue un rôle de contenance du Sénégal au Cameroun
en 2009 j’ai fais un tour en Algérie au Mali au Maroc
En Côte d’Ivoire au Gabon en Tunisie
J’espère bien qu’avec le temps on aidera des hommes
À prendre soin des enfants de Madagascar aux Comores
C’est parti pour toute la vie si Dieu me le permet
Elle était terne cette fille elle était triste et fermée
T’en saura plus si tu guettes les news sur internet
avant la big up fondation c’est big up projet
Si c’était mon dernier album j’aimerais qu’on se souvienne
Que mon public est bénévole quand il l’achète dans les bacs
Moi avec l’argent du peuple je veux devenir sauveur
Donc si il faut donner l’exemple je suis le premier donateur
Si c’était mon dernier concert
J’aimerais que la scène me permette de véhiculer un message personnel
Oui j’aimerais que mon public sache que je l’aime
Perdue dans mes problèmes comme j’ai eu peur de vous perdre
Et si c’était mon dernier titre
J’aimerais que l’on garde de moi l’image d’une fille qui
rêvait d’être reine auprès du roi
Si c’était mon dernier coup de gueule j’accuserais la France
Celle qui payera sa répression quand elle perdra ses enfants
Si c’était ma dernière rime je raperais comme personne
Car aujourd’hui je préfère vivre et donner du courage aux hommes
Si c’était ma dernière soirée je verrais mes amis
Je ferais un gâteau tout foiré pour qu’ils me vannent toute la nuit
Si c’était mon dernier je t’aime je te dirais SOS
Trouveras-tu la bouteille que j’ai jeté dans la Seine
Si c’était mon dernier câlin je le donnerais à ma mère
Et lui dirais que j’étais bien que c’était aussi bien sans père
Si c’était mon dernier regard il viserait la lune
Elle qui a éclairé ma plume éclairé mes lectures
Et si la mort venait me dire il ne te reste que 20 minutes
Et bien j’aurais souhaité la paix…
Et j’aurais rappé 10 minutes…

« Bad tripeuzzz », Psykopat

Paroles de Bad Tripeuzzz:

[Refrain]
Plus haut, P-S-Y-K-O
Pousse le niveau
Tous subiront l’assaut
P-S-Y-K-O ! au M-I-C-R-O

[Animalxxx]
Triste fin ton cerveau
R-E-A-K, A-L-X, P-S-Y-K-O
Fixés de nouveau sur le micro
Atroces P-A-R-A-N-O
Vous infligent l’affront par voie A-U-D-I-O
Ha A-M-I-G-O sans I-M-P-R-O, ha !
Plus que sous l’attaque
Compact sans tact
Attention au missio-(?)
Sans la canta-(?)
Une malédiction de plus qui frappe sur la version
Ignorant tous ceux qui crachent derrière mon dos
P-S-Y-K-O remonte le niveau

[Refrain] (Toujours…)
[Refrain]

[Bad Reak]
R-E-A-K aka Son Altesse débarque
À nouveau (?) au micro, ha !
Dans son car, il prépare les départs
Pour Ville-Évrard
Véritable havre de tsar
Où sangs mâles se mêlent
La nouvelle, clientèle, aux fidèles
Dans la baie des larmes
Les corps tirés au sort
Aux abords du site, incarnent
Le mal, la souffrance, le malaise
D’une jeunesse brisée, privée, par une parenthèse

[Refrain]

[Animalxxx]
Ignorant tous ceux qui crachent derrière mon dos
Des faux qui se retrouvent toujours dans l’caniveau
Tu peux bien prier pour que cela tombe à l’eau
Deux paranos schizophrènes pour un seul radeau
Claro hijo, el primer con el segundo
Fixés pour l’assaut de ton cerveau, hijo

[Refrain] (Toujours…) x3
[Refrain]