« T-MAPs: Transformative Mutual Aid Practices »[ESP-ENG]

« Pratiques transformatrices d’entraide mutuelle. », atelier animé par Sascha Altman Du Brul lors du 7ème congrès mondial sur l’entente de voix‬, organisé par Entrevoces.

« MAPEA-T: Mutuo Apoyo y Prácticas Emancipadoras Activistas para la Transformación » (Taller) from Entrevoces on Vimeo.

« Voici l’idée: une grande partie de ce qu’on appelle la ‘maladie mentale’ a trait à la communication‬. Si je peux communiquer comment je me sens à l’intérieur, vous pouvez vous faire une idée de ce qui m’arrive.

J’utilise le langage de la sensibilité pour parler de moi et d’autres personnes ayant des diagnostics en santé mentale. Selon le langage du DSM, j’ai un trouble bipolaire; dans mon langage propre j’ai des dons dangereux que je dois comprendre et traiter avec respect‬. On nous a donné tant de formes de penser sur nous et sur les gens qui nous entourent.
Une des choses les plus puissantes que nous pouvons faire c’est de réécrire nos propres histoires et changer le langage que nous utilisons pour parler de nous-mêmes ».

Sascha Altman DuBrul

T-maps Transformative Mutual Aid Practices

Music and Mental Illness

A écouter!

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Mental Illness: Breaking the Silence [documentaire]

Un documentaire de Victoria Baux, entre la France et la Côte d’Ivoire, pour briser le silence sur la maladie de sa mère (49min).

[eng] Victoria Baux has spent most of her life abroad. She wonders whether her travels were a way of dealing with a difficult family problem.Her mother, Ann, was diagnosed with depression in 1997, at the age of 39. But she had been unwell for a long time before that and her illness had taken a heavy toll on the entire family.Victoria also has friends who suffer from some form of mental illness. And she recently discovered that many people she has met have also struggled with it, often without her even noticing. This motivated her to embark on a journey: she wanted to learn about the best ways to help those suffering from mental illness, as well as their families and friends, who shoulder so much of the burden.In doing so, she hopes to make peace with her own family history – and her mother.

How Clubhouses fight the stigma of mental illness [ENG]

Merci à Charly pour ce témoignage écrit pendant son passage à Club Itaca Milano !

munchen« My name is Charly and I’m a member of Clubhaus München Giesing since 1999.
Clubhouse has always been a training place for me. A training place for « normal life » outside the Clubhouse, in the midst of society. Continuer la lecture de « How Clubhouses fight the stigma of mental illness [ENG] »

« Explaining My Depression to My Mother », Sabrina Benaim [ENG/ESP/IT/FR]

[FR]

Expliquer ma dépression à ma mère : une conversation.

Maman, ma dépression prend plusieurs formes. Une journée, elle est aussi petite qu’une libellule dans la paume d’un ours.

Le lendemain, elle est l’ours.

Ces jours-là, je fais la morte jusqu’à ce que l’ours me laisse tranquille.

J’appelle les mauvais jours : « Les jours noirs. »

Maman dit : « Essaie d’allumer des chandelles. »

Mais quand je vois des chandelles, je vois la chair d’une église, le vacillement d’une flamme, des étincelles d’un souvenir naissant…

Je suis debout à côté de de son cercueil ouvert.

Ce moment où j’apprends que tous les gens que je connaîtrai dans ma vie vont mourir un jour.

Par ailleurs, maman, je n’ai pas peur du noir. Peut-être que cela fait partie du problème.

Maman dit : « Je croyais que le problème était que tu ne pouvais pas sortir du lit. »

Je ne peux pas, l’anxiété me tient en otage dans ma maison, dans ma tête.

Maman demande : « Elle arrive d’où, l’anxiété? »

L’anxiété est la cousine en visite, qui arrive de l’extérieur et que la dépression s’est sentie obligée d’inviter à la fête.

Maman, je suis la fête. Seulement, je suis une fête à laquelle je n’ai pas envie d’être.

Maman demande : « Pourquoi n’essaies-tu pas d’aller à de vraies fêtes, voir tes amis? »

Bien sûr, je fais des plans. Des plans de sorties auxquelles je n’ai pas envie d’aller.

Je fais des plans parce que je sais que je devrais avoir envie d’y aller, je sais qu’à d’autres moments j’aurais eu envie d’y aller.

Mais ce n’est pas amusant de s’amuser quand tu n’as pas envie de t’amuser, maman.

Tu vois maman, chaque nuit l’insomnie m’étreint dans ses bras et me plonge vers la cuisine. Dans la lumière de la cuisinière l’insomnie me fait croire à cette idée romantique que la lune est ma compagne parfaite.

Maman dit : « Essaie de compter les moutons. »

Mais ma tête ne sait que compter les raisons de rester éveillée.

Alors je vais prendre des marches, mais mes rotules tremblent et se cognent comme des cuillères en argent tenues par des bras forts avec des poignets branlants.

Elles résonnent dans mes oreilles comme des cloches d’église maladroites qui me rappellent que je suis une somnambule marchant sur un océan de joie dans lequel je ne peux pas me baptiser.

Maman dit : « Le bonheur est un choix. »

Mais mon bonheur est aussi vide que la coquille d’un œuf percé.

Mon bonheur est une forte fièvre qui va casser.

Maman dit que je suis tellement bonne pour faire tout un plat avec rien et me demande soudainement si j’ai peur de mourir.

Non, maman, j’ai peur de vivre.

Maman, je me sens seule.

Je crois que j’ai appris, quand papa est parti, comment changer la colère en solitude et la solitude en « occupée »

Donc quand je dis que j’ai été super occupée dernièrement, je veux dire que je m’endormais sur le divan en écoutant SportsCenter pour éviter d’affronter le côté vide de mon lit.

Mais ma dépression me ramène toujours à mon lit jusqu’à ce que mes os deviennent les fossiles oubliés du squelette d’une ville engloutie.

Ma bouche, un jardin d’os, de dents brisées à force de se mordre elles-mêmes.

L’auditorium vide de ma poitrine se pâme dans les échos d’un battement de cœur.

Mais je ne suis qu’une touriste indifférente ici.

Je ne saurai jamais vraiment où j’ai été.

Maman ne comprend toujours pas.

Maman, ne vois-tu pas que moi non plus?

source: http://gatineau.rougefm.ca/rachelcustin/story.aspx?ID=2189268

La campagne #dónalacara en vidéo [CAT-ESP-EN]

Une très belle campagne à visage découvert venue de Barcelone, réalisée par l’association Obertament (ouvertement en catalan) qui lutte contre la stigmatisation en santé mentale.

Angel et Manel témoignent de leur relation professionnelle [CAT-ESP-EN]

Montse et Cristina nous parlent de leur grande amitié. [CAT-ESP]

Feuille de route pour la recherche en santé mentale en Europe [FR-IT-ESP-ENG]

Vidéo sur le projet ROAMER [FR]

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=zWSSwfRhFmI]

https://www.youtube.com/watch?v=a9cpwVbZ26c [IT]
https://www.youtube.com/watch?v=o2kXhAj0JlA [ESP]
https://www.youtube.com/watch?v=vN-XjQ1640I [ENG]

Folie sans frontières – Follia senza confini – Locura sin fronteras – Madness with no borders

sinfronterasLe blog comme des Fous étend ses frontières et inaugure de nouvelles rubriques pour accueillir des sources en langue italienne, espagnole et anglaise.

Pour commencer, un lien en espagnol sur la considération des femmes dans le domaine de la santé mentale : ¿Locas?
Inauguramos como Locos con este artículo de Pikara Magazine.

Profession Psychiatre

Compétences requises : Excellentes compétences en analyse – Grande perception – Maturité – Bonnes compétences en communication – Empathie – Compassion.(source wikipedia )

Vous apprendrez à prescrire des médicaments psychotropes mais pas comment les arrêter car qui dit arrêt du traitement dit rechute. Et vos (im)patients se chargeront par eux-mêmes d’essayer d’arrêter ces traitements qui minent leur élan vital.

Un petit film d’animation du docteur Kamran Ahmed qui essaie de changer les regards sur son métier de psychiatre.
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=G-Kbk8gvDIk]