Projection et soirée de soutien pour radio FPP 106.3 FM

On se retrouve ce dimanche 13 mars 2016 à partir de 17h au Centre International de Culture Populaire, au 21 ter rue Voltaire, Paris 11e arrondissement, pour faire de la radio, soutenir les amis de FPP (radio Fréquence Paris Plurielle 106.3 FM), voir le film de La Colifata et passer un bon moment ensemble!

DIMANCHE 14 FEVRIER 2016

Une pause café avec le professeur Sylvie Blairy

Une discussion avec Sylvie Blairy, chercheuse à l’Université de Liège, sur la dépression et les outils thérapeutiques pour y remédier sans recourir aux médicaments.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=CvyoLyV_K6s]

Le rétablissement en santé mentale, c’est possible! [témoignage]

« Le rétablissement est un processus unique débutant là où la personne décide de ne plus donner le pouvoir à la maladie de contrôler toute sa vie. »
Nathalie Lagueux

La jeune Kharoll-Ann Souffrant témoigne de son parcours de rétablissement.

La raison est-elle mise en échec par la folie?

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=NMHTJlkF_vA]

Extrait de l’émission Philosophie de Raphaël Enthoven, avec Mathilde Marès en invitée, le 14 février 2016 sur Arte.
A (re)voir en intégralité sur: https://www.youtube.com/watch?v=dmwLMxllAcA

L’Institut pour la Démocratie en Santé est lancé!

Penser et se donner les moyens d’agir collectivement, voilà comment on pourrait résumer l’ambition de l’Institut pour la Démocratie en Santé (IPDS), lancé à Paris lors du forum du 1er février 2016.
Pensé comme un Institut des patients, il vise à promouvoir la participation active des citoyens dans le système de santé à travers la formation, la recherche, la diffusion et la coordination d’approches nouvelles.
Cette institutionnalisation de la démocratie en santé répond à un besoin d’impulser et de dynamiser les pratiques participatives incluant les professionnels et les personnes concernées. A nous de nous approprier cet outil et de faire nôtre la devise « Rien pour nous sans nous. »

Voir le discours d’ouverture de Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes qui appelle à « l’empouvoirment« :
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=YhFP_DCJVL4]

« Explaining My Depression to My Mother », Sabrina Benaim [ENG/ESP/IT/FR]

[FR]

Expliquer ma dépression à ma mère : une conversation.

Maman, ma dépression prend plusieurs formes. Une journée, elle est aussi petite qu’une libellule dans la paume d’un ours.

Le lendemain, elle est l’ours.

Ces jours-là, je fais la morte jusqu’à ce que l’ours me laisse tranquille.

J’appelle les mauvais jours : « Les jours noirs. »

Maman dit : « Essaie d’allumer des chandelles. »

Mais quand je vois des chandelles, je vois la chair d’une église, le vacillement d’une flamme, des étincelles d’un souvenir naissant…

Je suis debout à côté de de son cercueil ouvert.

Ce moment où j’apprends que tous les gens que je connaîtrai dans ma vie vont mourir un jour.

Par ailleurs, maman, je n’ai pas peur du noir. Peut-être que cela fait partie du problème.

Maman dit : « Je croyais que le problème était que tu ne pouvais pas sortir du lit. »

Je ne peux pas, l’anxiété me tient en otage dans ma maison, dans ma tête.

Maman demande : « Elle arrive d’où, l’anxiété? »

L’anxiété est la cousine en visite, qui arrive de l’extérieur et que la dépression s’est sentie obligée d’inviter à la fête.

Maman, je suis la fête. Seulement, je suis une fête à laquelle je n’ai pas envie d’être.

Maman demande : « Pourquoi n’essaies-tu pas d’aller à de vraies fêtes, voir tes amis? »

Bien sûr, je fais des plans. Des plans de sorties auxquelles je n’ai pas envie d’aller.

Je fais des plans parce que je sais que je devrais avoir envie d’y aller, je sais qu’à d’autres moments j’aurais eu envie d’y aller.

Mais ce n’est pas amusant de s’amuser quand tu n’as pas envie de t’amuser, maman.

Tu vois maman, chaque nuit l’insomnie m’étreint dans ses bras et me plonge vers la cuisine. Dans la lumière de la cuisinière l’insomnie me fait croire à cette idée romantique que la lune est ma compagne parfaite.

Maman dit : « Essaie de compter les moutons. »

Mais ma tête ne sait que compter les raisons de rester éveillée.

Alors je vais prendre des marches, mais mes rotules tremblent et se cognent comme des cuillères en argent tenues par des bras forts avec des poignets branlants.

Elles résonnent dans mes oreilles comme des cloches d’église maladroites qui me rappellent que je suis une somnambule marchant sur un océan de joie dans lequel je ne peux pas me baptiser.

Maman dit : « Le bonheur est un choix. »

Mais mon bonheur est aussi vide que la coquille d’un œuf percé.

Mon bonheur est une forte fièvre qui va casser.

Maman dit que je suis tellement bonne pour faire tout un plat avec rien et me demande soudainement si j’ai peur de mourir.

Non, maman, j’ai peur de vivre.

Maman, je me sens seule.

Je crois que j’ai appris, quand papa est parti, comment changer la colère en solitude et la solitude en « occupée »

Donc quand je dis que j’ai été super occupée dernièrement, je veux dire que je m’endormais sur le divan en écoutant SportsCenter pour éviter d’affronter le côté vide de mon lit.

Mais ma dépression me ramène toujours à mon lit jusqu’à ce que mes os deviennent les fossiles oubliés du squelette d’une ville engloutie.

Ma bouche, un jardin d’os, de dents brisées à force de se mordre elles-mêmes.

L’auditorium vide de ma poitrine se pâme dans les échos d’un battement de cœur.

Mais je ne suis qu’une touriste indifférente ici.

Je ne saurai jamais vraiment où j’ai été.

Maman ne comprend toujours pas.

Maman, ne vois-tu pas que moi non plus?

source: http://gatineau.rougefm.ca/rachelcustin/story.aspx?ID=2189268

« Les folles d’enfer de la Salpêtrière », Mâkhi Xenakis

…à la Salpêtrière on prend les femmes mendiantes mais aussi de plus en plus les filles de joie, les folles les orphelines, les libertines, les protestantes, les juives, les impies, les criminelles, les paralytiques, les ivrognes, les mourantes, les sorcières, les mélancoliques, les aveugles, les adultérines, les voleuses, les homosexuelles, les épileptiques, les magiciennes, les convulsionnaires, les dépravées, les séniles, les idiotes, les cartouchiennes, les intrigantes, les érotomanes, les filles gâtées, les suicidaires, les bohémiennes, les filles grosses, les crétines, mélangées, entassées, emprisonnées, vieilles, jeunes, enfants, les familles, les voisins, les maris, demandent, dénoncent, le Roi signe, la police rafle, la Salpêtrière se construit s’organise, s’agrandit de siècles en siècles, le plus grand lieu d’enfermement des femmes, jusqu’à six mille, huit mille détenues ensemble…

« La camisole ne fait pas le fou »

L’exposition « Sens dessus dessous » à la Ferme du Vinatier (près de Lyon) interroge les usages et les représentations du vêtement à l’hôpital psychiatrique : une autre manière d’envisager la place du malade et les enjeux, anciens et actuels, de la psychiatrie.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=5hvuO3aQlXU]

source: http://www.rue89lyon.fr/2016/02/02/en-video-camisole-fou-vetements-hopital-psychiatrique/

La campagne #dónalacara en vidéo [CAT-ESP-EN]

Une très belle campagne à visage découvert venue de Barcelone, réalisée par l’association Obertament (ouvertement en catalan) qui lutte contre la stigmatisation en santé mentale.

Angel et Manel témoignent de leur relation professionnelle [CAT-ESP-EN]

Montse et Cristina nous parlent de leur grande amitié. [CAT-ESP]