Théâtre Eurydice ESAT : http://eurydice-seay.fr/
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Quand j’étais immortel
Porté par une énergie folle, je ne fermais plus trop les yeux depuis quelques jours.
Au bout d’un moment, j’ai senti que je n’avais plus besoin de cligner des yeux. Les yeux grands ouverts, je m’aventurais dans la rue. Je m’arrêtais devant la vitrine d’une librairie fermée et je lisais les extraits des livres exposés. Un sentiment de mélancolie m’envahissait devant ces leçons de sagesse qui me rappelaient que tous ces auteurs étaient morts.
Mais la sagesse des morts m’était devenue étrangère, ces livres n’étaient que feuilles mortes, je ne voulais pas lire les morts, je voulais vivre la vie présente. Alors je détournais ma vue de ces livres et j’observais les reflets des passants avant de me retourner pour observer la drôle de façade de l’immeuble d’en face. Très joliment ornementée, mes yeux suivaient un chat qui allait de fenêtre en fenêtre.
Je remarquais alors la plaque qui commémorait un habitant illustre, sûrement un écrivain dont j’ai oublié le nom et je me rappelais qu’une fois j’avais essayé de compiler tous les personnages illustres qui avaient donné leur nom à une rue de Paris. Tous ces morts nous ont laissé des plaques de rues à défaut d’avoir laissé des livres.
Depuis quelques minutes, j’étais devenu immortel. Moi, je n’allais plus mourir. Je pourrais lire les morts mais je préférais continuer mon chemin d’autant que j’avais rendez-vous dans une galerie de street-art pour une dédicace.
Pendant le temps de l’immortalité, je me souviens que je prenais mon temps, je marchais d’un pas lent pour observer la vie en détail.
Je me disais que les gens habillés en noir devaient être bien tristes tout comme ceux qui cachaient leur yeux derrière des lunettes de soleil quand il n’y avait pas de soleil.
Je regrette l’insouciance qui accompagnait mon immortalité ainsi que cet élan vital.
Tuer la mort quand on a peur de mourir est une solution assez radicale. Il faut être bien fou pour croire qu’on va échapper à la mort.
Je me demande si être immortel parmi les mortels, ce n’est pas être déjà mort parmi les vivants.
Avoir le privilège de ne pas mourir, ça doit être difficile à porter à la longue et il vaut sans doute mieux être égaux face à la mort plutôt que de vouloir être autre.
Changer les regards sur la folie : de la honte à la fierté
Le regard de la société sur les troubles psychiques est très influencé par le discours médical. La folie serait avant tout un problème de santé, une maladie comme les autres.
Mais contrairement au cancer ou au diabète, le regard sur soi du malade psychique est chargé de honte. Comme pour les autres maladies, on ne choisit pas de tomber malade. Mais on ne peut pas mettre le trouble uniquement sur le compte d’une défaillance corporelle en se disant « Ce n’est pas moi, c’est mon cerveau. ». D’autres argumenteront que c’est la société qui nous a rendu malade.
Mais il y a quand même une honte sociale propre à la folie : il faut se cacher, ne jamais dire le diagnostic qu’il y a derrière une situation de handicap (psychique) au travail. Les autres n’ont pas à savoir que je suis suivi en psychiatrie ou que je prends des médicaments nuit et jour.
Oui, la folie est traitée comme un problème de santé personnel et intime protégé par le secret médical.
Mais si on sort la folie du champ médical et de la relation médecin-patient et qu’on s’intéresse à la dimension sociale et aux relations individus-société, on peut essayer de dépasser la honte par un changement de regard collectif.
On a vu que la honte naît d’une position subie face à la maladie, à un mal-être personnel et à un discours essentiellement médical.
Redevenir acteur de sa vie, sortir du rôle de patient, trouver un équilibre avec les médicaments et aller mieux, c’est trouver un motif de fierté et porter un discours moins centré sur l’individu lui-même que sur les relations avec les autres. Le discours biologisant sur le cerveau doit être complété par une vision écologique de la folie, c’est-à-dire orientée vers les interactions des individus avec leur environnement social.
Il n’y a pas de quoi être fier d’être malade, mais la fierté vient du simple fait qu’on ne nous regarde plus comme des malades (vivant cachés) mais comme des êtres à part entière (vivant follement leur vie).
Portrait d’Assoucard
Comme Assoucard, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.
Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?
Mes inspirations : le bouddhisme, la méditation, le rapport à soi.
Mes aspirations : le théâtre, jouer sur une scène et arriver à en vivre.
Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?
C’est un métier qui laisse la possibilité d’être surpris, qui permet d’aborder des domaines différents, qui est ouvert sur la vie, c’est pour ça que je l’aime.
Que penses-tu du monde de la santé mentale?
Pas grand-chose. Je ne connais pas les pratiques médicales et hospitalières.
J’imagine que la non-santé mentale a quelque chose à voir avec le stress, la pression, les conditions difficiles, l’agression extérieure…
Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?
On peut entrevoir d’autres façons de se comporter, de penser, d’agir…
Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?
Jamais ministre.
Je pourrais lui demander de ne pas s’acharner à soigner tous ceux qui ne pensent pas comme tout le monde.
Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?
Une étincelle de folie, à vous la parole!
Si vous aussi vous trouvez que la folie on n’en parle jamais en bien, ce post est fait pour vous!
Parce que la folie est parfois dure à porter, qu’elle nous plonge souvent dans le désespoir, nous fait souffrir et nous empêche de vivre.
Et puis qu’une fois qu’on surmonte son mal-être, on a du mal à trouver une place parmi les autres.
Et quand tu regardes le traitement médiatique de la folie, tu sens un malaise dans l’usage de termes comme le « coup de folie » du dernier meurtrier ou le côté « schizophrénique » d’un tel ou d’un autre.
Si toi aussi, tu penses qu’on doit changer les regards sur la folie et participer à déstigmatiser, je te propose de partager avec nous ton étincelle de folie.
Une étincelle, une idée lumineuse qui transperce les ténèbres et te fait sentir vivant.
Tu peux partager spontanément un éclair de génie ou de drôlerie, un truc dont tu te sens fier, que tu ne pensais pas pouvoir réaliser ou une pensée qui te redonne le sourire ou alors un texte, des phrases.
Construisons ensemble un mur d’idées aussi folles ou loufoques soient-elles pour montrer ce qu’apporte la folie dans nos vies et dans un monde parfois triste et sans magie. Et si chacun s’accordait un moment de folie? Et si toutes nos étincelles pouvaient rallumer la flamme?
A vos commentaires!
Portrait de Frida Kagnôm
Comme Frida Kagnôm, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.
L’angoisse me paralyse.
La psychose me fait partir en vrille.
L’amour me fait flipper mais dieu sait que j’en ai besoin.
La colère me fait partir des fois trop loin.
Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?
En errance entre deux villes, Lyon et Paris, je suis mon chemin de vie sans vraiment savoir où il va me mener dans le futur… J’essaye de me frayer une place dans le monde universitaire, qui a toujours été un refuge face aux violences du monde réel mais que je trouve de plus en plus violent… Qui vivra verra si j’arriverai à y exprimer mon point de vue sinon ce sera ailleurs…
Je suis gay, bien évidemment, plutôt discret et timide et j’ai évolué, un peu par déambulation dans différents milieux : le monde gay et lesbien tout en y restant assez en périphérie et sans forcément être un militant de la première heure, même si j’ai passé les meilleurs nuits de ma jeunesse à observer un show drag queen lyonnais… Puis j’ai découvert le milieu squat de Lyon un peu par hasard, car une de mes amies y a fait son chemin de vie. J’ai rencontré pas mal de personnes sensibles aux rapports de domination (féminisme, anti-racisme, anti-classisme, hétérosexisme) en essayant de comprendre à chaque fois le point de vue des un.e.s et des autres.
Je me suis beaucoup camé à partir de mes 23 ans, lorsque je devais contenir la vie. L’homme gai et joyeux que j’étais est devenu alors de plus en plus malade dépressif, jusqu’au jours où j’ai fait LA rencontre qui a changé ma vie… A peine quelques mots, au moment où je ne savais plus quoi faire de ma vie, totalement perdu, j’ai reçu les seuls mots d’amour qui m’ont fait perdre la tête.
Comment se dire que c’est l’être aimé qui vous a fait basculé dans la folie ? Le monde s’est alors distendu, tout devenait suspect et le « je t’aime » que je venais de recevoir s’est transformé en « je veux te tuer ».
L’esprit humain est plein de mystères… Ma première décompensation, en 2012, qui a changé ma vie à tout jamais. Et les jours qui suivent. Et la présence de l’être aimé, toujours, chaque jour que fut l’enfermement, et le délire qui peu à peu s’est éteint… Une vraie preuve d’amour, lorsque tout fout le camp, la seule…
Puis ma vie a commencé à être un enfer le jour où l’être aimé a décidé de me laisser tomber, de ne plus tenir la main d’un être lobotomisé par les médicaments psychiatriques. Est venu la rage, puis le désespoir et enfin la chute dans la came…. Ce qui n’a pas arrangé les choses… Puis j’ai été assaisonné à différents cocktails médicamenteux, perdant peu à peu les ami-e-s qui prenaient peur, gardant les meilleures… Et la vie continua.
Aujourd’hui, je suis toujours là, j’ai survécu à 6 hospitalisations, je me tiens la tête haute et je compte bien en découdre avec le système psychiatrique et plus globalement ce que le philosophe Paul Préciado a nommé « le capitalisme pharmaco-pornographique ». Ré-injecter de l’ordre dans le désordre de la machine du désir, de l’amour et de l’amitié aux temps pharmacotropiques où nos états mentaux sont sous contrôle.
Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?
Doctorant en sociologie au laboratoire Cermes 3, j’ai avant tout l’envie de comprendre en profondeur ce qui se cache derrière les histoires des un-e-s, des autres… parfois un peu trop. Et questionner le monde de la toxicomanie, des homosexualités et du monde médical… Je ne sais pas encore si je vais arriver à finir cette première recherche mais interroger le monde médical et psychiatrique est un leitmotiv.
Et si je ne deviendrai pas scientifique, je serai écrivain ou travailleur social, mais je n’ai pas envie de répéter l’histoire familiale…
« i », Kendrick Lamar
Les paroles de « i » de Kendrick Lamar:
(This is a world premiere)
(C’est une première mondiale)
I done been through a whole lot
J’ai enduré beaucoup de choses
Trial, tribulation, but I know God
Procès, tribulation, mais je sais que Dieu est là
Satan wanna put me in a bow tie
Satan veut me mettre un nœud papillon
Pray that the holy water don’t go dry
Je prie pour que l’eau sacrée ne se tarisse pas
As I look around me
Quand je regarde autour de moi
So many motherfuckers wanna down me
Trop de connards veulent me tuer
But an enemigo never drown me
Mais jamais un ennemi ne m’a noyé
In front of a dirty double-mirror they found me
Ils m’ont trouvé face à un double-miroir
And I love myself
Et je m’aime
(The world is a ghetto with big guns and picket signs)
(Le monde est un ghetto fait d’armes et de banderoles)
I love myself
Je m’aime
(But it can do what it want whenever it want, I don’t mind)
(Mais il peut faire ce qu’il veut quand il veut, je m’en fous)
I love myself
Je m’aime
(He said I gotta get up, life is more than suicide)
(Il m’a dit de me relever, que la vie est plus qu’un suicide)
I love myself
Je m’aime
(One day at a time, sun gon’ shine)
(Un jour, le soleil brillera)
Everybody lookin’ at you crazy (crazy)
Tout le monde te regarde comme si tu étais fou (fou)
What you gon’ do ? (What you gon’ do ?)
Qu’est-ce que tu vas faire ? (Qu’est-ce que tu vas faire ?)
Lift up your head and keep moving (keep moving)
Relever la tête et continuer d’avancer (continuer d’avancer)
Or let the paranoia haunt you ? (Haunt you)
Ou laisser la paranoia te hanter ? (Te hanter)
Peace to fashion police, I wear my heart
Paix à la police de l’apparence, j’ai le cœur
On my sleeve, let the runway start
Sur la main, commençons à avancer
You know miserable do love company
Tu sais que le misérable aime la compagnie
What do you want from me and my scars ?
Qu’attends-tu de mes cicatrices et moi ?
Everybody lack confidence, everybody lack confidence
Je ne peux pas leur faire confiance, je ne peux pas leur faire confiance
How many times my potential was anonymous ?
Combien de fois mon potentiel est-il resté vain ?
How many times the city making me promises ?
Combien de fois la ville m’a-t-elle fait des promesses ?
Si I promise this
Alors je promets
And I love myself
Et je m’aime
(The world is a ghetto with big guns and picket signs)
(Le monde est un ghetto fait d’armes et de banderoles)
I love myself
Je m’aime
(But it can do what it want whenever it want, I don’t mind)
(Mais il peut faire ce qu’il veut quand il veut, je m’en fous)
I love myself
Je m’aime
(He said I gotta get up, life is more than suicide)
(Il m’a dit de me relever, que la vie est plus qu’un suicide)
I love myself
Je m’aime
(One day at a time, sun gon’ shine)
(Un jour, le soleil brillera)
They wanna say it’s a war outside and a bomb in the street
Ils veulent dire qu’il y a une guerre au-dehors et une bombe dans la rue
And a gun in the hood and a mob of police
Et des armes dans le quartier et la police
And a rock on the corner and a line full of fiend
Et un dealer au coin de la rue et une ligne de cocaïne
And a bottle full of lean and a model on a scheme yup
Et une bouteille remplie de syzzurp et un modèle à suivre
These days of frustration keep y’all on tuck and rotation
Ces jours de frustration nous ont fait rouler des joints
I duck these cold faces, post up fi-fie-fo-fum basis
Je les remets à leur place, et les regarde depuis mon pied d’estale
Dreams of reality’s peace
Je rêve d’une paix bien réelle
Blow steam in the face of the beast
Ils soufflent de la fumée sur leurs problèmes
The sky could fall down, the wind could cry now
Le ciel pourrait s’écrouler, le vent pourrait pleurer à tout instant
The strong in me, I still smile
La force est en moi, je souris toujours
And I love myself
Et je m’aime
(The world is a ghetto with big guns and picket signs)
(Le monde est un ghetto fait d’armes et de banderoles)
I love myself
Je m’aime
(But it can do what it want whenever it want, I don’t mind)
(Mais il peut faire ce qu’il veut quand il veut, je m’en fous)
I love myself
Je m’aime
(He said I gotta get up, life is more than suicide)
(Il m’a dit de me relever, que la vie est plus qu’un suicide)
I love myself
Je m’aime
(One day at a time, sun gon’ shine)
(Un jour, le soleil brillera)
Walk my bare feet (walk my bare feet)
Je marche pieds nus (je marche pieds nus)
Down down valley deep (down, down valley deep)
Je m’enfonce dans la vallée (je m’enfonce dans la vallée)
Fi-fie-fo-fum (fi-fie-fo-fum)
Fi-fie-fo-fum (fi-fie-fo-fum)
My heart undone (my heart undone)
Mon cœur n’est pas détruit (mon cœur n’est pas détruit)
And I love myself
Et je m’aime
(The world is a ghetto with big guns and picket signs)
(Le monde est un ghetto fait d’armes et de banderoles)
I love myself
Je m’aime
(But it can do what it want whenever it want, I don’t mind)
(Mais il peut faire ce qu’il veut quand il veut, je m’en fous)
I love myself
Je m’aime
(He said I gotta get up, life is more than suicide)
(Il m’a dit de me relever, que la vie est plus qu’un suicide)
I love myself
Je m’aime
(One day at a time, sun gon’ shine)
(Un jour, le soleil brillera)
I went to war last night
Je suis allé à la guerre cette nuit
With an automatic weapon, don’t nobody call a medic
Avec une arme automatique, personne n’a appelé de médecin
I’ma do it till I get it right
Je le ferai jusqu’à ce que ça s’arrange
I went to war last night
Je suis allé à la guerre cette nuit
I’ve been dealing with depression ever since an adolescent
J’ai fleurté avec la dépression et c’est comme ça depuis l’adolescence
Duckin’ every other blessin’, I can never see the message
Aucune bénédiction, je n’en vois même pas la couleur
I could never take the lead, I could never bob and weave
Je ne pouvais jamais m’en sortir, je ne pouvais jamais esquiver
From negative and letting them annihilate me
Le malheur et je le laissais m’anéantir
And it’s evident I’m moving at a meteor speed
Et c’est évident, je bougeais à la vitesse d’un météore
Finna run into a building, lay my body in the street
Je finirai par me ruer dans un immeuble, ou par tomber dans la rue
Keep my money in the ceiling, let my mama know I’m free
Lancez l’argent au plafond, dites à ma mère que je suis libre
Give my story to the children and a lesson they can read
Racontez mon histoire aux enfants et faites-en une leçon
And the glory to the feeling of the holy unseen
Et racontez-leur la gloire que l’on rencontre quand on croit en Dieu
Seen enough, make a motherfucker scream, « I love myself ! »
J’en ai assez vu, je fais crier un mec, « Je m’aime ! »
I lost my head
J’ai perdu la tête
I must misread what the good book said
J’ai dû mal lire ce que le grand livre disait
Oh woes by me, it’s a jungle inside
Oh les malheurs me suivent, là-bas c’est la jungle
Give myself again till the well runs dry (i)
Je me livre encore jusqu’à ce que le puits s’assèche (moi)
« Comme des fous », B.O.S.S
Les paroles de Comme des fous:
[Refrain: JoeyStarr – x2]
Comme des fous
9-3 mon ghetto mon crew
écoute ça vient d’en dessous
On ira jusqu’en haut, jusqu’au bout, jusqu’au bout
[Couplet1: Fatcap (Bobby Buntlack)]
2 triples zéro
Plus rien ne peut se passer
Le truc qui nique tout
C’est qu’il y a tout qui fait qu’on sature
Tellement de pression que quand je rappe faut que ca tue
Rien à perdre chacun veut garder sa tune
Un inédit: Jaeyez et Fat et faut que ça tourne
C’est fuck celles qui se moquent qu’on ken
Tellement high que pour m’avoir faut smoke cocaïne
Rien à foutre de tout je me fou de tout et c’est tout, j’ai l’atmosphère qui t’étouffe
Dis moi qui t’écoute? Violence sans cesse
Mon rap sent le sexe, l’école est là pour élever ton mental
L’état lui pour enlever ton métal, partout les faits divers s’étalent
Partout ca parle de flingues de métal
Nouveau millénaire, mec faut bien qu’on se taille
Mais tout part vite en couille comme Ferk et freestyle
Même ghetto, même but, même bedo, même pute
L’argent n’a pas d’odeur parle plus d’authenticité
Demande aux petits, aux grands de ta cité
Ce qu’ils pensent de leur avenir
1.9.9.9 apocalypse à l’heure à venir dur d’effacer
[Refrain: JoeyStarr – x2]
[Couplet2: Fatcap (Ferk Daxxx)]
Putain mais qu’est ce que tu veux que je dise, je suis juste un sale gosse de 20 piges
Qui bosse pour le Scandalz et qui agit avec stratégie
Faut que tu t’imagines la scène comme au ciné
Un film signé Fatcap et Jaeyez pour tout calciner
L’enfer est sur terre, t’as vu ? et ca c’est sans commentaires
Je suis juste un homme et je sais plus comment faire
Vu qu’il y a plus d’humanité
Ni de fraternité depuis un éternité
Si je crois plus en rien, c’est parce que j’ai plus rien qui me tient
à part les liens avec les miens et tu sais bien d’où je viens du 9-3
Département d’ailleurs je cass-dédi tout droit
Pour les appartements de Seine-Saint-Denis et d’ailleurs
Ca vient de Bondy, qu’est ce que t’en dis ?
J’apporte un style, hostile et austère
Je suis pas la pour faire l’imposteur, ni la fausse star en poster
Pour le 3ème millénaire, on vit les nerfs à vif
Et on reviens encore plus venère
Avec toujours du son que tu kiffes
[Refrain: JoeyStarr – x2]
[Couplet3: Jaeyez]
Je sais faut se faire la belle
Terre, ciel, ou mer pour être de la fête
Ici comme chaque été pour s’évader on se pète la tête
On bien forcer d’y aller
Raler ca sert plus à rien
Trop embêté trop endetté mais je vais bien
Dernier message du cokpit, dehors c’est le souk plus de re-soi plus de zouk
Il faut boucler la boucle
Nul doute nos valeurs reste intrinsèquent
Au régime, au pain sec, en chien entre 2 siècles
Et faut garder le moral ici-bas
Tous le même combat
L’aiguille sur le sillon, le discours en dit long baba
à l’instar d’un Fatcap, SP.One, Joey re-Sta
Babylone qu’est ce que t’as ?
On décapite ta casta c’est un festival
Prêt pour le grand final instinct animal
Sur un son minimal débat de débit en vrai vandale
Je viens marquer les annales
De mes coups de sandale
Je suis prêt pour le Scandalz
Portrait d’apo75
Comme apo75, fais-toi tirer le portrait en 5 questions par Comme des fous.
Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?
Ma mère, mon père. Je fais du violon mais j’aime aussi la littérature. Je suis passionnée par le Droit. Je veux devenir avocate ou juge.
Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?
Avocate c’est se battre pour que la justice soit rendue ou du moins tenter de la rétablir tout en tenant compte de la personne.
J’ai l’impression que je pourrais agir et faire entendre ma voix au sein d’une société qui ne veut pas entendre parler de moi.
Que penses-tu du monde de la santé mentale?
Un monde bien à part qui mérite largement qu’on s’y intéresse et qu’on finance la recherche afin que les patients puissent bénéficier de meilleurs traitements.
Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?
La force créatrice.
Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?
Je pourrais œuvrer pour le monde de la santé mentale l’ayant fréquenté. Sinon je lui demanderais de laisser plus de liberté aux patients pour qu’ils se révèlent. Etre fou ne signifie pas pour autant être idiot bien au contraire.
Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?
Portrait d’Elojoy
Comme Elojoy, fais-toi tirer le portrait en 5 questions par Comme des fous.
Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?
Le partage du bonheur, avec de l’amour, de la famille, des amis… sur un coin vert de Terre !
Un coin vert, avec du ciel bleu, de l’eau, du soleil et plus de la chaleur humaine 🙂
J’aspire à la Paix !
J’aspire à la Joie !
J’aspire à rire, à chanter, à danser et aimer encore….
Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?
Je suis sans emploi, j’erre avec mes questions existentielles sur mon parcours d’étudiante avorté, et je suis tétanisée à l’idée de travailler pour de vrai (horaires fixes, patron, obligation de rentabilité…).
Mais j’aime ma vie, remplie de créativité, de bonheurs simples, partagés avec les amis…
Prendre soin de moi, de mes proches.
Prendre le temps de vivre, de faire la cuisine, d’étendre le linge, d’écouter les oiseaux, de sentir les fleurs…
Que penses-tu du monde de la santé mentale?
Il y a encore beaucoup à faire, de recherches à mener, de bienveillance à amener, de dé-stigmatisation à faire…
!!! à la question, QUE PENSES-TU DE LA SANTÉ MENTALE DU MONDE ?
Je répondrais :
J’ai toujours dit que le monde est plus fou que tous mes délires confondus..
Je suis diagnostiquée bipolaire, avec des phases maniaques délirantes…
Et j’ai plutôt des « good trip »… pourtant ça se finit toujours à l’HP…
Alors qui est le plus malade, le monde ou moi ? Ou bien la folie ambiante du monde m’écœurerait-elle ? Me contaminerait-elle ? Au point de perdre la tête.
Le monde marche sur la tête, on jette de la nourriture quand d’autres meurent de faim, on pisse dans l’eau quand certains font des kilomètres pour en trouver. On vit dans un paradis que l’on détruit. On est en train de scier la branche sur laquelle on est perchée…
Le monde est définitivement MALADE…
Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?
La folie ? Je ne sais pas…
Ma folie ? Elle me permet de regarder le monde autrement, de prendre de la distance (entre les crises), elle m’offre le temps de vivre… une vie avec une saveur intense, et parfois trop intense.
C’est le grain de sel qui évite à la sagesse de pourrir dirait Saint François d’Assise.
Et je dirais que sans la pluie, le ciel n’aurait pas d’arc-en-ciel… et sans larmes, l’âme non plus…
Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?
Je ne pourrais pas devenir ministre de la santé mentale, quoi que, en y réfléchissant…
Par contre, je lui demanderais de considérer un malade, non par sa maladie, mais par son humanité, sa fragilité, sa sensibilité…
Je construirais des hôpitaux psychiatriques beaux, inspirants, avec des soignants bienveillants.
Formés à l’écoute active, à la communication non-violente.
Je mettrais un punching ball à disposition pour se défouler…
Surtout quand on est enfermé dans une chambre d’isolement pendant des semaines.
Je réenchanterais les hôpitaux de tendresse, de beauté et de légèreté… (ce qui m’a le plus manqué là-bas).