Comme Elojoy, fais-toi tirer le portrait en 5 questions par Comme des fous.
Quelles sont tes inspirations dans la vie et Ă quoi tu aspires?
Le partage du bonheur, avec de l’amour, de la famille, des amis… sur un coin vert de Terre !
Un coin vert, avec du ciel bleu, de l’eau, du soleil et plus de la chaleur humaine 🙂
J’aspire Ă la Paix !
J’aspire Ă la Joie !
J’aspire Ă rire, Ă chanter, Ă danser et aimer encore….
Comment dĂ©crirais-tu ton mĂ©tier et pourquoi tu l’aimes?
Je suis sans emploi, j’erre avec mes questions existentielles sur mon parcours d’Ă©tudiante avortĂ©, et je suis tĂ©tanisĂ©e Ă l’idĂ©e de travailler pour de vrai (horaires fixes, patron, obligation de rentabilitĂ©…).
Mais j’aime ma vie, remplie de crĂ©ativitĂ©, de bonheurs simples, partagĂ©s avec les amis…
Prendre soin de moi, de mes proches.
Prendre le temps de vivre, de faire la cuisine, d’Ă©tendre le linge, d’Ă©couter les oiseaux, de sentir les fleurs…
Que penses-tu du monde de la santé mentale?
Il y a encore beaucoup Ă faire, de recherches Ă mener, de bienveillance Ă amener, de dĂ©-stigmatisation Ă faire…
!!! à la question, QUE PENSES-TU DE LA SANTÉ MENTALE DU MONDE ?
Je répondrais :
J’ai toujours dit que le monde est plus fou que tous mes dĂ©lires confondus..
Je suis diagnostiquĂ©e bipolaire, avec des phases maniaques dĂ©lirantes…
Et j’ai plutĂ´t des « good trip »… pourtant ça se finit toujours Ă l’HP…
Alors qui est le plus malade, le monde ou moi ? Ou bien la folie ambiante du monde m’écœurerait-elle ? Me contaminerait-elle ? Au point de perdre la tête.
Le monde marche sur la tĂŞte, on jette de la nourriture quand d’autres meurent de faim, on pisse dans l’eau quand certains font des kilomètres pour en trouver. On vit dans un paradis que l’on dĂ©truit. On est en train de scier la branche sur laquelle on est perchĂ©e…
Le monde est dĂ©finitivement MALADE…
Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?
La folie ? Je ne sais pas…
Ma folie ? Elle me permet de regarder le monde autrement, de prendre de la distance (entre les crises), elle m’offre le temps de vivre… une vie avec une saveur intense, et parfois trop intense.
C’est le grain de sel qui Ă©vite Ă la sagesse de pourrir dirait Saint François d’Assise.
Et je dirais que sans la pluie, le ciel n’aurait pas d’arc-en-ciel… et sans larmes, l’âme non plus…
Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santĂ© mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?
Je ne pourrais pas devenir ministre de la santĂ© mentale, quoi que, en y rĂ©flĂ©chissant…
Par contre, je lui demanderais de considĂ©rer un malade, non par sa maladie, mais par son humanitĂ©, sa fragilitĂ©, sa sensibilitĂ©…
Je construirais des hĂ´pitaux psychiatriques beaux, inspirants, avec des soignants bienveillants.
FormĂ©s Ă l’Ă©coute active, Ă la communication non-violente.
Je mettrais un punching ball Ă disposition pour se dĂ©fouler…
Surtout quand on est enfermĂ© dans une chambre d’isolement pendant des semaines.
Je rĂ©enchanterais les hĂ´pitaux de tendresse, de beautĂ© et de lĂ©gèretĂ©… (ce qui m’a le plus manquĂ© lĂ -bas).