Nice

Les voisins du tueur de Nice l’attestent, il était fou. Terroriste sans réelle démarche politique ou religieuse revendicative, lui, c’est d’abord un déséquilibré, un alcoolique, violent avec sa femme qui aurait trouvé par cet acte suicidaire un exutoire à sa démence.

Un cas psychiatrique diront-ils. Alors qu’il avait 19 ans, il a consulté un psychiatre pour une dépression, celui-ci raconte aux médias:

« C’est son père qui l’a forcé à venir me voir. Il ne comprenait pas pourquoi son fils, qui était jusqu’ici brillant, était devenu violent avec lui et n’arrivait plus à travailler à l’école (…)
Il souffrait d’une altération de la réalité, du discernement, et de troubles du comportement. Un début de psychose, donc. (…) De tels troubles non soignés pendant des années peuvent conduire à une schizophrénie. Mais je refuse catégoriquement l’idée qu’il puisse être irresponsable de son acte. Une telle violence nécessite forcément un endoctrinement, un délire de radicalisation en parallèle de ses problèmes psychologiques. Ce n’est pas l’acte d’un fou, c’est un acte prémédité et exécuté. Il y a forcément eu une préparation mentale.»

Si les mots ne suffisent pas à soulager la douleur, le choix des mots peut aussi faire mal.

Cet homme est mort comme un fou, comme celui dont on ne reconnaît plus l’humanité, emportant avec lui tant d’êtres innocents dans sa folie meurtrière. Alors oui, peut-être qu’il était atteint d’une pathologie psychiatrique et qu’il avait des problèmes dans sa tête. Peut-être s’est-il laissé entraîner par des forces radicalisantes. Mais c’est bien l’acte barbare d’un homme et non pas d’un malade aux circuits neuronaux défaillants.

Celui dont on parle comme s’il n’avait rien d’un homme mais tout d’un fou ne saurait donc justifier des mesures supplémentaires dans la guerre contre le terrorisme. De là à vouloir détecter les sujets à risque dans les services psychiatriques, il n’y a qu’un pas.

Mais faire la guerre au fou c’est devenir un ennemi de notre propre humanité alors contentons-nous humblement de vivre en paix avec nous-mêmes.

« Je suis fou », Les Betteraves

Paroles de Je suis fou des Betteraves :

Je suis libre
Je peux mourir demain
Je peux me crever les yeux
Je peux me couper les deux mains
Vous pensez que je déprime
Mais votre hypocrisie m’étouffe
Vous croyez que je dérive
Mais vos pétards vous rendent ouf !

Ref :
Je suis fou
Vous ne me connaissez pas
Je m’en fous
Car je n’existe pas
J’aimerai rire
Mais vous ne m’amusez pas
J’ai besoin de vous dire
Mais vous ne comprenez pas
Je regarde le ciel
Mais il n’existe pas
Et quand je m’émerveille
YAARRRH ! je n’y crois pas

Ref

Un matin reveillé par un infirmier
Direction l’hopital pour etre examiné
Dans ma tete il paraît qu’un virus à germé
Je suis contaminé, je suis dégeneré !
Dans ma tete je suis enfermé
A jamais je suis comdamné
La medecine m’a abandonée
Je nsai plus ou aller

« Si je suis fou », Mino

Paroles de Si je suis fou de Mino :

A 20 ans, il a peur
A 30 ans, il a peur
A 40, à 50
Et ils se noient dans les pleurs
La peur de faire la gueule
La peur de sourire
D’un côté, la peur de vivre
De l’autre, la peur de mourir
Vivre dans ce monde
Est pour eux insupportable
S’en sortir avec les honneurs
Est devenu insurmontable
Et puis, le soir à table
C’est la potence à 20 h
Ca viole, ça tue
Ca vole en bas de ta rue
La misère se rapproche
La haine frappe à ta porte
Tellement peur de tout
Voilà qu’on tremble
Peur de la montée
Et tellement peur de la descente
Peur d’la vérité
Qu’on préfère qu’ils nous mentent
On sait de quoi ils sont capables
Et peur de savoir ce qu’ils veulent
La peur de vivre en couple
La peur de finir seul
J’te parle de toi
De moi, de lui, de nous
Raconte de vive voix
Comment parfois nos cœœurs se nouent
La peur de perdre son temps
Son argent et son emploi
La peur de perdre sa femme
Ses enfants et puis son toit
De perdre la figure
Et peur de perdre son amour-propre
Peur de perdre pas grand-chose
Parce qu’on n’a pas grand-chose
La peur d’être touché
En pleine intimité
A force de vivre couché
On en perd sa dignité
Et c’est toujours la même peur
Incisive, acérée
Et à force d’avoir peur
On finit par accepter
Accepter que par le monde
Des enfants soient maltraités
Que les cartons de nos télés
Soient les lits des délaissés
Accepter que dans les livres
Ils trafiquent notre histoire
C’est leur fonctionnement
Leur mode opératoire
Les maladies qu’ils élaborent
Dans leurs laboratoires
Les puces dans les passeports
Et les vaccins obligatoires
Et quand l’or noir est en jeu
Le G8 joue les arbitres
Et les semblants de présidents
Qu’ils mettent au pouvoir en Afrique
Accepter de vivre
Complètement robotisés
Que même l’indépendance
Soit colonisée
Accepter de survivre
Dettes sur dettes
Et les murs
Qui s’érigent dans nos têtes
C’est nos souffrances que l’on bâillonne
Les libertés se privatisent
L’indifférence qui rayonne
Avec elle rien ne rivalise
Et si c’est ça être normal
Vivre toujours pressés
Sous antidépresseurs
Stressés par l’oppresseur
C’est ça être normal
Moi, j’préfère ma folie
Si c’est ça être normal
Vivre à l’agonie
Alors c’est ça hein
Un quotidien d’alcoolique
Redeviens animal
Et fume pour supporter la vie
Mon état est stationnaire
Mon amour irrationnel
Ma folie est passagère
De moins en moins occasionnelle
Un œœil sur le monde
Un autre vers le ciel
Mais elle n’est pas préméditée
Mon écriture est passionnelle
Ils vous diront que je suis fou
Que j’crache sur la thune
Que j’vais finir sous les ponts
Entre la mer et l’amertume
Ils vous diront que je suis fou
Qu’ils connaissent mes lacunes
Que je n’traîne que dans la rue
Que j’ai niqué mes études
Ils vous diront que je suis fou
Que j’regarde que la pub
Que j’vais finir comme un loup
Rongé par la solitude
Et laissez-moi devenir fou
Je marche sous la lune
L’écriture est un combat
Moi j’y ai laissé des plumes
Et si j’avance, suivez-moi
Si j’recule, tuez-moi
Si je meurs, vengez-moi
Si je suis fou, enfermez-moi
Si je suis fou, arrêtez-moi
Parce que je ne m’arrêterai pas
J’ai p’têt perdu la tête
Mais je n’ai pas perdu la foi
Ce soir, devant la barre
Pas besoin de témoins
Je n’descends pas du singe
Moi, j’descends de chez-moi
Et je ne suis qu’un homme
Lancé en pleine course
Si je suis fou
Alors nous le sommes tous
Alors nous le sommes tous

Ils racontent que je suis fou
Que j’ferais mieux d’me taire
Que je ne sais pas tout
Que rien n’pourrait me satisfaire
Que dehors c’est l’été
Mais je vois bien que c’est l’hiver
Que la terre tourne à l’envers
A l’endroit, à l’enfer
Ils racontent que je suis fou
Que j’ferais mieux d’me taire
Que je ne sais pas tout
Que rien n’pourrait me satisfaire
Que dehors c’est l’été
Mais je vois bien que c’est l’hiver
Toute façon c’est comme ça
Que je ne pourrai rien y faire

La folie Méricourt

Théroigne de Méricourt fut une figure populaire de la révolution française.

Comme toutes les figures féminines de la Révolution, elle connut un destin tragique.
Elle échappera à la guillotine mais au printemps 1794, son frère la fait interner et la révolutionnaire passera les 23 dernières années de sa vie à l’asile.

[Tweet theme= »tweet-string-underlined »]Théroigne de Méricourt, figure de la révolution française, passa les 23 dernières années de sa vie à l’asile.[/Tweet]

 

mericourt

« T-MAPs: Transformative Mutual Aid Practices »[ESP-ENG]

« Pratiques transformatrices d’entraide mutuelle. », atelier animé par Sascha Altman Du Brul lors du 7ème congrès mondial sur l’entente de voix‬, organisé par Entrevoces.

« MAPEA-T: Mutuo Apoyo y Prácticas Emancipadoras Activistas para la Transformación » (Taller) from Entrevoces on Vimeo.

« Voici l’idée: une grande partie de ce qu’on appelle la ‘maladie mentale’ a trait à la communication‬. Si je peux communiquer comment je me sens à l’intérieur, vous pouvez vous faire une idée de ce qui m’arrive.

J’utilise le langage de la sensibilité pour parler de moi et d’autres personnes ayant des diagnostics en santé mentale. Selon le langage du DSM, j’ai un trouble bipolaire; dans mon langage propre j’ai des dons dangereux que je dois comprendre et traiter avec respect‬. On nous a donné tant de formes de penser sur nous et sur les gens qui nous entourent.
Une des choses les plus puissantes que nous pouvons faire c’est de réécrire nos propres histoires et changer le langage que nous utilisons pour parler de nous-mêmes ».

Sascha Altman DuBrul

T-maps Transformative Mutual Aid Practices

« Les souffrances au travail », N’est pas fou qui veut

podcast-france-inter-n-est-pas-fou-qui-veut-ophelie-vivier(ré)écouter l’émission N’est pas fou qui veut du 23 août 2015 ici.

Ophélie Vivier accueille Christophe Dejours.

[Tweet theme= »tweet-string-underlined »]réécouter l’émission de radio « N’est pas fou qui veut » sur les souffrances au travail.[/Tweet]

« La psychanalyse selon Jacques Lacan », N’est pas fou qui veut

podcast-france-inter-n-est-pas-fou-qui-veut-ophelie-vivier(ré)écouter l’émission N’est pas fou qui veut du 9 août 2015 ici.

Pour parler de Jacques Lacan, Ophélie Vivier accueille la psychanalyste Lilia Mahjoub et l’architecte Roland Castro.

« Comment ne pas être paralysé par l’angoisse et l’anxiété dans notre vie quotidienne? », Ça va pas la tête!

interview-france-inter-ca-va-pas-la-tete-230x180(ré)écouter l’émission Ça va pas la tête! du mardi du 12 juillet 2016 ici.

Ali Rebeihi accueille Christophe André, Fabrice Midal, Cécile Guéret et Gérard Bonnet.

[Tweet theme= »tweet-string-underlined »]Comment ne pas être paralysé par l’angoisse et l’anxiété dans notre vie quotidienne ?[/Tweet]

« Matti a Cottimo – Strategie di sopravvivenza » [IT]

Matti a Cottimo – Strategie di sopravvivenza from torinomadpride on Vimeo.

Chi sono i matti? Che cosa fanno? Come sopravvivono?

Abbiamo visto gente in fase maniacale svuotare cantine in poche ore, schizofrenici dipingere occhi neri come lo spazio. Abbiamo documentato il quotidiano di esseri umani che nonostante le voci nella testa, la paranoia, la depressione, le visioni, le allucinazioni sono ancora in grado di alzarsi la mattina per andare a lavorare in fabbrica, vendere giornali, fare le pulizie, organizzare festival, scrivere canzoni.

Il Torino Mad Pride è un movimento di matti che cerca di interfacciarsi col mondo e con le sue istituzioni nel tentativo di restituire ai matti e alla follia un ruolo attivo nella società.
Documentare questi anni di lotte e fallimenti, che hanno dato vita al progetto di lavoro Matti a Cottimo, ci ha permesso di realizzare un film corale che si confronta faccia a faccia con il confine inesistente della normalità.

« Fou à lier », Feu! Chatterton

Paroles de Fou à lier de Feu! Chatterton:

J’y pense tout le temps
Et pour que ça passe, ça passe
Je m’automédique
J’avale, j’avale
Des ecstas merdiques
Et je me dis que
Ça va

Et quand tout fout le camp
Je prends la poudre d’escampette
Qu’à mes tempes mon pouls ralentisse
Que les voix se taisent
Après la tempête
Je flotte dessus mes hantises
Dessus la peur d’être fou
À lier
Marteau comme ici les requins
Que j’ai dans la coloquinte
Au fond du bocal
Fêlé
Ouais je crains de finir fou
À lier
Marteau comme ici les requins !
Sont-ce des tickets low-cost
Pour des cieux tropicaux ?

Pastilles multicolores
Pour que les Dieux décolèrent…
Dans la discothèque
Poussent des palmiers que les
Crocodiles accostent

Descendons en parachute
Dans cet infini paradis !

La pensée a ses terres
Pas vues des radars satellitaires
Cette île est-elle ici réelle
Abandonnée?
Ou bien dans ma tête
Récif peuplé de sirènes

Qui disent que je suis fou
À lier
Marteau comme ici les requins
Que j’ai dans la coloquinte
Un tout petit grain
Caféiné

Elles disent que je suis fou
À lier
Marteau comme ici les requins !
Sont-ce des tickets low-cost
Pour des cieux tropicaux?

Oh oh mais où suis-je ?
Et qui sont ces gens
Qui enfilent des perles aux cous
D’autres va-nu-pieds ?

Vite, je courtise
Les filles des locaux
Enfile des perles aux cous
D’autres vahinés !
Ooooh ! Vite, je courtise
Les filles des locaux
Enfile des perles au cou
De toutes ces vahinés