In an article online in the journal Lancet Psychiatry, the HIP HOP PSYCH co-founders explain how Kendrick Lamar’s lyrics could help both those affected by mental health issues and practitioners working in the field. Read full article
« A Trieste, on dit que la bora rend fou. Ce glacial vent du nord traverse chaque année la ville, s’engouffrant entre les immeubles sévères de la place de l’Unité italienne pour s’accrocher aux branches des arbres de San Giovanni. Dans ce parc, de petits pavillons verts sont les dernières traces de l’hôpital psychiatrique fermé au début des années 1970 par le médecin Franco Basaglia.
Pour célébrer la fin de l’asile, malades, soignants et artistes avaient alors construit un immense cheval bleu en carton-pâte. Poussé hors du parc où vécurent reclus des années durant près de mille deux cents « fous », le cheval symbolisait le retour à la vie civique, la réappropriation d’une citoyenneté et un appel à une autre psychiatrie. »
« Comme un psychopathe, je mange des pâtes
Comme un déséquilibré, je mange déséquilibré
Mais j’ai plus d’amis, parce que j’ai mangé mon pot-au-feu! »
Paroles de Schizophrène (Tu vas dans le mur) des Fatals Picards :
Oh ouais c’est super je collectionne les bières!
Oh ouais c’est super je les ais presque toutes!
Oh ouais c’est super il m’en manque que une!
Oh ouais c’est super… c’est la grise!
Caché dans les poubelles,
Les gens parlent pas beaucoup
Mais des fois je sors
Mais les gens m’aiment pas beaucoup!
Les gens disent que je suis malade
Qu’on devrait m’enfermer,
Mais moi j’aime bien les gens
Et j’aime bien m’enfermer!
Je me prends dans mes bras
Je me parle tout bas!
Je vois la vie Névrose
Je vois je vois la vie Névrose
(bis)
Oh ouais c’est super je collectionne les ch’veux!
Oh ouais c’est super je les ais presque tous!
Oh ouais c’est super il m’en manque que un!
Oh ouais c’est super… c’est un gris!
L’autre jour pendant la nuit je fais la cuisine,
J’ai préparé mon plat favori c’était des glaçons,
Mes copains y z’étaient pas venus
Mais bon c’est tant mieux
Mes copains c’est des allume-gaz
Alors ils auraient fait peur aux glaçons! héhé.
Je me prends dans mes bras
Je me parle tout bas!
Je vois la vie Névrose
Je vois je vois la vie Névrose
(bis)
Oh ouais c’est super je collectionne les matières!
Oh ouais c’est super je les aies presque toutes!
Oh ouais c’est super il m’en manque plus que une!
Oh ouais c’est super… c’est la grise!
Des fois je me balade
Mais après j’arrête
Je me suis assez baladé
Alors après je fais rien. héhé.
Alors je joue à courir après mon ombre
Et je cours très très vite pour pas que je me rattrappe!
La voix elle me dit schizophrène, schizophrène,
schizophrène
Tu vas trop vite
Schizophrène, schizophrène
Tu vas trop vite
Schizophrène, schizophrène
Tu vas dans le mur!
Dans mes bras, des petits chats
Je leur parle tout bas!
Je vois la vie Névrose,
Je vois je vois la vie Névrose
(bis)
Comme un psychopathe, je mange mange mange mange mange des pâtes
Comme un déséquilibré, je mange mange mange mange mange déséquilibré
Mais j’ai plus d’amis, parce que j’ai mangé mon pot-au-feu!
Christophe Debien, animateur du Psylab, aborde avec brio la thématique du suicide et dissipe l’idée d’une fatalité face à laquelle on ne peut agir (15min).
“Pilule” de Damien Saez intègre la playlist musicale de Comme de fous.
Paroles de Pilule de Damien Saez :
[Couplet 1] Je me lève et je prends des pilules pour dormir Je prends le métro dans la meute je rêve de partir Dans des pays où il fait chaud à l’autre bout du monde Loin de ce boulot qui me tue et qui creuse ma tombe Je me lève et je prends des pilules pour dormir Les jours se ressemblent et putain que c’est triste à mourir Quand on a rien pour soi que le chèque de fin d’mois La télé le canapé et le crédit à payer
[Couplet 2] Je vais les rues je vais les lieux où on ne m’attend pas Ceux que je croise au fond des yeux non ne me voient pas Je parle à des gens comme moi qui n’ont l’air de rien Des esclaves en muselière qui n’en pensent pas moins Je fais le mort je fais le fier je fais celui qui existe Mais dans l’ombre du miroir je ne vois que du triste Parano dans les rues putain je parle seul Toxico au pognon je vais droit au cercueil En or s’il vous plaît je voudrais qu’on m’inhume Mais j’ai les moyens que de la fosse commune Un jour c’est vrai je vais finir par me trouver un flingue Et je descendrai dans la rue si tu bouges je déglingue Ils me mettront au fond du trou une balle dans la tête Mais putain ça sera pas pire que mon putain de quotidien [Refrain] Je me lève et je prends des pilules pour dormir Je prends le métro dans la meute je rêve de partir Dans des pays où il fait chaud à l’autre bout du monde Loin de ce boulot qui me tue et qui creuse ma tombe
[Couplet 3] J’ai des amis j’ai des amours je connais pas leur nom On surfe tous au gré des toiles sûr qu’on est pris dedans Sûr qu’on est rien que rien que du vide que du vent Sûr qu’on est rien rien que des morts que des morts vivants Je rêve un jour de rencontrer les filles de Miami Et les stations s’enchaînent moi je sors à Vitry Dans les couloirs du métro je crache sur les murs Mais la nation me guette mais la nation me guette Je suis un homme mort coincé entre quatre murs Je suis je suis je suis je suis un homme moderne Je me cogne la tête et j’essaie de m’enfuir Mais les miradors guettent ouais les miradors guettent
[Couplet 4] Je sais qu’ils me regardent en haut du haut des satellites Dans mes rêves d’Amérique moi je tente de fuir Le lendemain qui m’attend ? le couteau Le couteau dans le dos Je sais bien au fond de moi-même qu’ils veulent me faire la peau Trois jours dans le métro moi je suis le troupeau Direction l’abattoir A quatre pattes sur le dos Ils me mettront comme ils ont mis mes parents et les tiens Pour qu’un putain d’actionnaire nage avec les dauphins
[Refrain] Je me lève et je prends des pilules pour dormir Je prends le métro dans la meute je rêve de partir Dans des pays où il fait chaud à l’autre bout du monde Loin de ce boulot qui me tue et qui creuse ma tombe Je me lève et je prends des pilules pour dormir Les jours se ressemblent et putain que c’est triste à mourir Quand on a rien pour soi que le chèque de fin d’mois La télé le canapé et le crédit à payer
[Couplet 5] Amphétamine sous l’exomil extasie sous valium L’héroïne de mes nuits des acides dans les chewing-gums Des cachets pour maman des anti-dépressions Du viagra pour les vieux et des calmants pour les enfants Neuroleptiques toujours sûr qu’on cherche le jour Où nous verrons lumière dans tant de contre-jours Société c’est perdu nos amours sous tranquillisant Qui sommeillent dans les coeurs des métros de perdants Dis quand viendra le jour où nous retrouverons flamme ? Ici tout est fini Paris n’est plus Paris Chez les gauchistes dans la droiture chez les anars de mon pays Y a que les télés qui s’allument Et les filles qui disent oui
[Couplet 6] Satellite extasie Somnifère sur mon esprit Est-ce que je verrai un jour les filles de Miami ? Temps modernes à la mine je cherche qui je suis Pour un coup de soleil faudra payer le prix Les pornos et les joints non ne me font plus rien Moi je crache mon venin à la face du destin Les stations de métro sont mon unique route Sous l’acide des pluies passer entre les gouttes Alors la nuit je traîne comme un loup dans la plaine Qui pourra remplacer le poison dans la veine ?
Et je cherche aux étoiles A qui donner mon corps Dans les boîtes à cochons Je baise sur les dancefloors Dans les boîtes à cochons Je baise sur les dancefloors
Paroles de Les antidépresseurs de Carmen Maria Vega :
On me propose, mais je n’ sors pas
J’ veux pas me retrouver dans un bois
Traînée par un fou sanguinaire
Qui voudrait me couper les doigts
J’ai lu des histoires comme ça !
L’autre soir, en sortant d’ chez l’ docteur
Qui, d’ailleurs, me connaît par cœur
Tout à coup, je sens derrière moi
Un homme que je ne connais pas
Ça y est, cette fois, c’est pour moi
Ça s’est fini chez le psychiatre
Pour ne plus me laisser abattre
Il m’a dit que sortir, c’est bien
Au lieu d’ regarder TF1
Qui nous font flipper pour rien
En plus, il m’a donné des cachets
Depuis, j’ai retrouvé la paix
J’en ai des roses, des verts, des blancs
Et toujours deux entre les dents
J’ me souviens plus très bien
Depuis les antidépresseurs
Je n’ai plus peur de rien
Ni du soir ni du quotidien
Je souffre sans douleur
Je n’ rêve plus, mais ça fait rien
Et même si j’ n’ai plus très faim
Ça va comme ça, et c’est très bien
Aujourd’hui, je n’ suis plus la même
J’ai mes produits, j’ai plus d’ problèmes
Plus rien à foutre des connards
Qui m’ tiennent la jambe, tout pleins de haine
Franchement, mais cons comme des baleines !
L’ennui, c’est que j’ ne dors plus sans
Quand j’en ai plus, je suis à cran
Je crie, je fouille tous les placards
J’appelle le docteur et j’attends
J’ vous jure Monsieur le pharmacien
Je vous l’apporterai demain
L’ordonnance était dans mon sac
C’est à cause de tous ces vauriens
Ah ! Les voleurs, y sont malins !
Vous pouvez pas m’ laisser comme ça
Vous allez entendre parler d’ moi !
J’ connais des gens au ministère
Moi, je lis ! Je connais mes droits !
Et vous, ne me touchez pas !
J’ me souviens plus très bien
Depuis les antidépresseurs
Je n’ai plus peur de rien
Ni de vous ni du pharmacien
Je souffre sans douleur
Je n’ rêve plus, mais ça fait rien
Et même si j’ai plus très faim
Ça va comme ça, et c’est très bien
Ça s’est fini dans la violence
Moi, attachée dans l’ambulance
Hurlant que je vais les crever
Du tréfonds de ma décadence
Et, d’un coup, tout fut terminé
Dès que je vis l’ambulancier
Je sus qu’il était né pour moi
Et en six mois nous fûmes mariés
Il s’appelle Marcellin
Fini les antidépresseurs !
Et lui n’a peur de rien
Ni de mes angoisses ni de mes humeurs
Il m’a offert des fleurs
Et moi, j’aime pas, mais ça fait rien
Je lui dis tout, ça fait du bien
Et puis demain, on verra bien
Ou pas
Je suis malade et je gamberge sans remède l’ami
Incurable, j’ai le cancer des temps moderne, hé oui
Génération l’âme en peine, la tête bourrée de doutes
Le moral au plus bas mais c’est en l’air que l’on pourrait se foutrent
La musique est une science et promis je m’y tiens
Je laisse le docteur me soigner lorsqu’il me donne du chronik 2001
Je suis malade, ouais ! Fallait le scander
J’en ai jeté mon cahier de rap, j’écris ses rimes sur mon carnet de santé
A l’heure où mon esprit dérive dans leurs épidémies, Terrible
Pour soigner mes hystéries l’ami, j’écris des lignes
Et pire, à réitérer les mêmes fautes, j’ai pris des gifles
Un homme averti en vaux deux, dans le fond je dois être hémiplégique
Ce qui me gène ? Devine ? Quand mon hygiène de vie
Est négligé par des dizaines et des dizaines de vice
Je voulais guérir par miracle mais quand je dois rendre compte de mes actes
J’ai la même maladie que Jacques Chirac
Ils passent leurs temps à se marrer, nous on titube
Ils se font bronzer la pilule, on a du mal à l’avaler
Alors j’me crame un pers et je me convaincs que ce monde est assez beau
Si tu me crois, je te parlerai de l’effet placebo
Epanouissement professionnel ? Tu crois ces mots ? non non
Dans les tranchés, sur les chantiers, toi tu t’es cassé le dos
Moi c’est ma flemme qui me manage
Attendez, si le travail c’est la santé, alors sans dec
J’suis bel et bien malade
Refrain :
Je suis malade, complètement malade
Je suis malade, parfaitement malade
Je suis malade, complètement malade
Je suis malade, je suis … je suis malade
Couplet 2 :
Concrètement l’effet du mal persiste
Donc clairement je suis malade, complètement
Mon traitement s’appelle cubase SX
La nuit me chante que des mauvaises berceuses
Ma plume a accouché de gros textes
Après un déni de grossesses nerveuses
Que l’on me soigne vite, la douleur m’a dévisagée
Moi j’ai soif de vivre, la routine ma déshydraté
Visé plus haut ? Non, d’après c’que l’on me dit
J’ai la scoliose du narcissique
Voûter à force de me mater le nombril
Égoïste, soutiens minimaliste
Écarte-toi mec, j’ai choppé le virus de l’individualisme
On se tire la bourre frérot
Être unis comme les doigts d’la main, non
Même les doigts de la main ne sont pas tous égaux
Ecoute ces mots, oublie la compassion
Ici, on vie en isolement pour éviter la contagion
Des infections que l’on n’peut pas déceler
Alzheimer des temps moderne moi
J’ai perdu la mémoire de ma carte SD
Les temps sont durs, c’est la crise du budget
Vu qu’on parle avec l’argent, rentrons dans le biff du sujet
Moi j’suis un phénomène et la banquière se terrorise
Financièrement, j’suis boulimique
Alors mon compte en banque se fait vomir
Se sentir libre, c’est pas trop facile
La science me dira que mon cœur est prisonnier de ma cage thoracique
Et je me guéris avec des phases stylées
Si le bonheur est contagieux
Quel est le con qui m’a vacciné ?
Refrain:
Je suis malade, complètement malade
Je suis malade, parfaitement malade
Je suis malade, complètement malade
Je suis malade, je suis … je suis malade
Outro :
A tous ceux prisonniers de leurs lits d’hôpital
Dont la douleur ne passe pas après deux dolipranes
Chimiothérapie, vivre en disant si dieu le veut
Et devoir coiffer la casquette de celui qui perdra ses cheveux
Courageux ou condamnés qui n’auront pas de nouvelles chances
Non, ou les poisseux qu’on a amputés de la mauvaise jambe
Et moi j’suis la inerte
Tu sais mon analphabétisme à comme un air de Molière #MaladeImaginaire
Ça y est les bien-pensants te croient dev’nu fou
C’est pas trop tôt, t’es comme ça depuis qu’t’es né
Tu sais qu’au fond d’eux-mêmes ils en sont jaloux
Car sonnés du ciboulot ils n’ont pas su le demeurer
Ça y est paraît qu’tu serais dev’nu trop vieux
Et qu’a c’t’âge là on n’ferait pas toujours c’qu’on veut
Toi ça t’fait bien marrer et c’est tant mieux
Tu risques pas d’t’arréter pour si peu !
» Et c’est comme ça, et c’est ainsi
Qu’il en a toujours été
Et c’est comme ça et c’est la vie
Et c’est pas aujourd’hui qu’ça va changer. »
Pauvre fou, si tu les crois t’as tout perdu
Ne remets jamais tes rêves en doute
Pauvre fou si tu les crois t’es foutu
Ne les laisse pas tracer ta route !
Ça y est ils te voient parti dans tes délires
A vouloir déplacer des montagnes russes
Mais lorsqu’ils se mettent à te parler d’avenir,
c’est à se demander qui c’est qui plane le plus
Y paraîtrait même que t’aurais perdu l’sens des réalités
Non pas les tiennes, mais celles qu’ils tiennent pour vérité
Tu peux bien rêver t’y couperas pas
Ils viendront te chercher jusqu’à chez toi
» Et c’est comme ça, et c’est ainsi
Qu’il en a toujours été
Et c’est comme ça et c’est la vie
Et c’est pas aujourd’hui qu’ça va changer. »
Pauvre fou, si tu les crois t’as tout perdu
Ne remets jamais tes rêves en doute
Pauvre fou si tu les crois t’es foutu
Ne les laisse pas tracer ta route !
T’aimerais bien les croire mais t’es pas motivé
Pas non plus très compétitif par d’ssus l’marché
Tu passeras jamais le seuil de la rentabilité
T’as pris l’option « inactif », direction « assisté »
Qu’un jour il te vienne a l’esprit de vouloir changer le monde
Si tu le chantes sur tous les toits z’auront vite fait d’te la boucler
Tes rêves tes utopies et tes pensées profondes
Tout ça c’est bien gentil, mais tu peux te les garder
Pour eux, tu n’es rien qu’un poète
Qui tourne pas bien rond dans sa tête
T’y comprends rien, pauvre poète
Tu tournes pas bien rond dans ta tête
T’y crois encore et tu t’entêtes
A croire que la vie pourrait être un fête
Touche du bois ! Tu s’ras dans l’vrai
Touche le ciel et les étoiles ! Ça c’est du concret!