« A Trieste, on dit que la bora rend fou. Ce glacial vent du nord traverse chaque année la ville, s’engouffrant entre les immeubles sévères de la place de l’Unité italienne pour s’accrocher aux branches des arbres de San Giovanni. Dans ce parc, de petits pavillons verts sont les dernières traces de l’hôpital psychiatrique fermé au début des années 1970 par le médecin Franco Basaglia.
Pour célébrer la fin de l’asile, malades, soignants et artistes avaient alors construit un immense cheval bleu en carton-pâte. Poussé hors du parc où vécurent reclus des années durant près de mille deux cents « fous », le cheval symbolisait le retour à la vie civique, la réappropriation d’une citoyenneté et un appel à une autre psychiatrie. »
Ouverte à Paris par Caterina Avanza et Ludovica Guerreri, la boutiqueEthicando est une vitrine pour des coopératives sociales italiennes qui se battent contre les méfaits des économies criminelles et pour un retour à la « légalité ».
Parmi ces coopératives sociales italiennes, certaines travaillent avec des personnes psychiquement fragiles et participent à leur intégration dans le monde du travail et dans la société: Pictor et son projet agricole CoseBuonedaMatti, « Città e Salute » à Milan et son atelier d’orfèvrerie Uroburo.
A Milan toujours, le club Itaca créé sur le modèle des clubhouses, il y a 10 ans, propose un programme de réinsertion professionnelle par le télé-travail avec le support d’un tuteur nommé Jobstations.
Voir la vidéo sous-titrée en anglais de Beatrice Bergamasco, présidente de l’associationProgetto Itaca.