L’Entre-temps fête ses 10 ans, samedi 5 novembre 2016 à Saint-Denis

L’Entre -Temps, le groupe d’entraide mutuelle de Saint-Denis, fête ses 10 ans, le samedi 5 novembre 2016 à partir de 15 heures jusqu’à la nuit.

Venez nombreux !

gem l'entre-temps

Le   PROGRAMME Continuer la lecture de « L’Entre-temps fête ses 10 ans, samedi 5 novembre 2016 à Saint-Denis »

Candidats à l’élection présidentielle : publiez votre programme pour la santé mentale

pétition santé mentale

Un enjeu de santé majeur

Le professeur Christophe Lançon de Marseille lance une pétition pour demander aux candidats à l’élection présidentielle française de 2017 de publier leur programme pour la santé mentale. Continuer la lecture de « Candidats à l’élection présidentielle : publiez votre programme pour la santé mentale »

Autoportrait de Joan

Comme moi, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

La première réponse qui me vient à l’esprit c’est le Che Guevara mais j’admire également certains personnages comme l’architecte Oscar Niemeyer, Antoni Gaudi, Renzo Piano, Rem Koolhaas, ma mère et d’autres créatifs dont de nombreux footballeurs ou encore Keny Arkana, une rappeuse de Marseille. Mon cœur est au Brésil et en Argentine mais j’aime beaucoup Paris, Marseille et aussi l’Italie. Mes amis et la philosophie sont très importants pour moi. Côté psychiatrie, j’apprécie Tosquelles, Basaglia mais aussi toutes ces personnes comme Alfredo Olivera qui se démènent dans l’ombre pour améliorer les choses.

J’aspire à devenir un ex-usager, à ne plus avoir affaire à la psychiatrie même s’il y aurait beaucoup à faire. J’aurais aimé devenir usager-chercheur ou plutôt ex-usager chercheur.
J’aspire à donner la parole à ceux qui veulent la prendre, à créer un média alternatif, une radio-folie ou alors organiser des cafés-folie au cœur de la cité.
J’aspire à être aimé, à faire sourire les gens et à pouvoir changer le cours du monde.
J’aspire à être un bon révolutionnaire!

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Mon métier consiste à bâtir, imaginer des espaces de vie, créer des atmosphères où on se sent bien et où on prend plaisir à se rencontrer. J’aime découvrir à chaque fois de nouveaux lieux de projets, les explorer et imaginer des solutions concrètes, c’est assez stimulant !

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Le monde de la santé mentale, la psychiatrie j’entends, n’est pas à la hauteur de la folie de l’homme, il rattrape les gens quand c’est trop tard, il est devenu un outil du politique pour sécuriser et contrôler les gens. Je pense que la réponse à la folie ne peut pas être uniquement médicamenteuse tout comme je pense qu’on ne peut pas limiter la recherche aux neurosciences.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La folie, pour moi, c’est l’inverse de la santé mentale. J’aime ce mot car il est banni en psychiatrie. Il a cette dimension sociale et universelle, c’est un mot qui parle à tous et qui peut servir de levier pour changer le monde de la santé mentale.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Moi, je lui demanderais de mettre les sous dans la prévention et d’agir en sorte à ce que les personnes diagnostiquées n’aient pas 15 à 20 ans de moins d’espérance de vie. Je place beaucoup d’espoir dans l’action des gens eux-mêmes pour faire bouger les choses et ne pas attendre que tout vienne du haut. Je pense aussi que la place d’usager est très délicate à assumer et que les associations dites d’usagers se livrent trop souvent à des querelles qui desservent la cause.

« Peut-on guérir de la maladie mentale? », Christophe Lançon [27 min]

Le Professeur Christophe Lançon lance une série de vidéos dont le thème est la santé mentale. Des interviews, des invités, des usagers prendront la parole en compagnie du chef de service de psychiatrie et d’addictologie de Marseille.

Un abécédaire de l’entente de voix

Merci à Patrick pour l’image et à Bérénice pour la traduction!

coping with voices
« Un abécédaire pour Faire Face à ses Voix »
  • Acceptez l’existence de vos voix.
  • Dépassez le statut de victime.
  • Examinez les différentes options qui s’offrent à vous.
  • Développez les stratégies d’adaptation qui vous conviennent .
  • Entamez un dialogue avec vos voix.
  • Prenez du temps pour vous concentrer sur vos voix.
  • Participez à un groupe d’auto-support (au mieux, un Groupe d’Entendeurs de Voix, s’il en existe un près de chez vous).
  • Soutenez d’autres personnes en témoignant de votre propre expérience.
  • Identifiez les domaines de votre vie sur lesquels vous auriez besoin d’avancer.
  • Participez à des activités qui ont lieu à l’extérieur des structures de soins et d’accompagnement en santé mentale.
  • Tenez un journal de bord.
  • Vivez votre vie et non pas votre diagnostic .
  • Ménagez-vous de l’espace.
  • Négociez avec vos voix.
  • Appropriez-vous vos voix.
  • Persévérance pourrait être le nom donné à ce jeu.
  • Remettez en question ce que disent vos voix.
  • Récompensez-vous lorsque vous réussissez.
  • Ce qui est petit peut être beau.
  • Prenez votre temps car la précipitation peut mener à l’échec.
  • Utilisez à votre avantage tous les dispositifs disponibles.
  • Les victoires, il faut parfois se battre pour les décrocher.
  • Travaillez sur vos points faibles.
  • Expérimentez différentes stratégies d’adaptation.
  • C’est vous qui prenez les décisions, pas vos voix.
  • Dépassez vos voix négatives en cherchant à les contrôler.

« Frantz Fanon contre l’aliénation psychiatrique » [53 min]

(ré)écouter l’émission des Nouveaux chemins de la connaissance sur Frantz Fanon.

Des malades enfermés aux Noirs colonisés, Fanon y voyait la même aliénation. Voulait-il y répondre avec les mêmes moyens? Violence ou socialthérapie? Relisez les écrits révolutionnaires de Fanon à la lumière de ses écrits inédits sur la psychiatrie, grâce à Jean Khalfa.

« Navigating Brilliance and Madness », Sascha Altman DuBrul [18 min]

Merci à Primera Vocal pour le lien et à Sascha Dubrul, co-fondateur de The Icarus Projet, pour cette conférence !

[ENG] Watch Sascha’s Ted Talk about the Icarus Project and Creating Counter-Narratives for Psychic Diversity.

« People Say I’m Crazy », documentaire sur la recherche usagère [56 min]

Merci à Ute Maria Kraemer, usagère chercheuse en santé mentale, pour cette découverte!

[ENG]  Continuer la lecture de « « People Say I’m Crazy », documentaire sur la recherche usagère [56 min] »

A votre avis, le traitement peut-il être arrêté lorsque la personne atteinte de schizophrénie va mieux ?

A votre avis, le traitement peut-il être arrêté lorsque la personne atteinte de schizophrénie va mieux?

schizautrement
« Guide pour décrocher des médicaments psychotropes en réduisant les effets nocifs, Will Hall »

Voici la question posée mardi par la page Schiz’autrement des laboratoires Janssen et voici la réponse donnée:

Faux, le traitement sur le long terme est bénéfique, il ne faut pas l’arrêter.

La schizophrénie étant une affection chronique, les rechutes surviennent dans de nombreux cas suite à l’arrêt du médicament. Un traitement antipsychotique au long cours est souvent nécessaire pour que l’impression de mieux-être perdure.

Si le traitement est bénéfique pour la majorité (ceux qui les prennent et ceux qui les vendent), n’y a-t-il pas là une supercherie intellectuelle puisque les rechutes ne survenant pas dans tous les cas, cela veut dire qu’il existe des cas où il est possible d’arrêter, non?

Alors on peut arrêter ou pas?

Si on lit le Guide pour Décrocher des Médicaments Psychotropes en réduisant les Effets Nocifs de Will Hall, les américains eux y arrivent.

Soyons honnêtes, s’il existe au moins une infime possibilité d’arrêter progressivement sans rechute alors la réponse est VRAI.

Auriez-vous intérêt à dire le contraire, et si tout était dans le mot pouvoir?