« Le syndrome de la flute de pan » chez l’homme in DSM-72

Dans un précédent post, nous avions examiné un syndrome plus présent de nos jours chez les femmes d’un âge certainement jeune, « le syndrome de la princesse au petit pois ». Communément plus présent dans les capitales, ce syndrome se révèle à l’adolescence et se renforce à l’âge adulte en présence d’argent et de pouvoir masculin. Chez l’individu masculin, un autre syndrome est également cardinal, constitutif de l’être vivant masculin, présent à l’état latent voire toujours présent. Il s’agit du syndrome de la flute de pan. Il s’avère également plus couramment observé dans les zones urbaines capitales des différents pays qu’ont examiné notre étude épiodémiologique.


Définition : Le syndrome de la flute de pan est un syndrome dans lequel l’être masculin se targuant de grande fortune et de faits de gloire devient héros de sa propre fiction et parvient par là à exister aux yeux de ses semblables féminins. L’exploitation faite par les êtres féminins atteintes du syndrome de la princesse au petit pois du syndrome masculin de la flute de pan mène au syndrome du pigeon pendu (Cf. illustration photograhique).


Étiologie : La psychiatrie française considère le syndrome de la flute de pan comme répondant au syndrome de la princesse au petit pois, il est avéré toujours cardinal, c’est à dire toujours plus que présent même à l’état latent.

Symptômes : Les symptômes sont toujours présents à l’état latent et se répercutent de façon héréditaire par l’héritage génétique et financier voire foncier.

Traitements : La feuille de coca, comme euphorisant rendant partiellement attaché aux autres par effet autopersuadant du bien fondé des paroles et des actes de la princesse au petit pois, apparait être le meilleur traitement après les feuillez de pavot de 3ème génération. Le rapport au monde complexe du patient peut être aussi traité par la répercution de son héritage matériel et génétique sur une descendance humaine ou canine voire par dons et legs financiers aux animaux domestiques.

Se rétablir : un vrai délire ?

MOOC Rétablissement de la Suisse francophone par l’Ecole de la Source et l’EESP

Mooc : Se rétablir, un vrai délire ?

Vous êtes tous concerné-e par ce cours de sensibilisation sur la santé mentale et le rétablissement en santé mentale !

Ce MOOC s’adresse en effet à tout un chacun-e et pas seulement aux professionnels, aux proches ou aux usagers.

Les principales questions qui seront abordées dans ce cours sont :

  • Quel est mon rapport à la santé mentale ?
  • Est-ce possible de se rétablir d’un trouble psychique ?
  • Comment soutenir les personnes malades ?
  • Comment prendre soin de ma propre santé mentale ?

« Le syndrôme du normopathe » in DSM-74

« Définir l’anormal par le trop ou le trop peu, c’est reconnaître le caractère normatif de l’état dit normal. »

Georges Canguilhem, Le normal et le pathologique.

Définition : Le normopathe se distingue du sujet normal, reflétant la moyenne de ce que doit être l’être humain acceptable, en étant un sujet normal augmenté. Le normopathe applique la norme de façon supérieure à la moyenne, il est capable de devenir une normalité supérieure à la normale. Le normopathe sait qu’il est le seul individu réellement fidèle à la moyenne médicale de Canguilhem.

Etiologie : La première cause de normopathie serait l’angoisse primale d’être voire de devenir soi. Une autre cause, non avérée scientifiquement, serait l’angoisse du rejet par le groupe primal des congénères. Les congénères du normopathe apparemment fidèles à la moyenne des individus, grâce à un comportement basé sur des calculs d’apparence extérieure avancés, constituent par l’environnement humain qu’ils matérialisent jour après jour la matrice réferentielle première du petit individu encore simplement normal et pas encore normopathisé par son environnement humain prescripteur d’une exigence de normalité croissante.

Symptômes : Les premiers signes du syndrôme du normopathe apparaissent généralement vers l’âge de 18 ans avec l’acquisition baccalauréat et du permis de conduire, réels symptômes d’entrée en normopathie chronique. La chronicité de la normopathie peut se réduire avec accident du travail ou de la route. Les symptômes restent latents en environnement normalisé mais peuvent se réduire avec le temps en environnement chaotique.

Traitement : La normopathie se traite dès l’apparition des premiers symptômes de début d’acquisition des normes environnementales humaines locales par l’apprentissage de la spécificité de l’autre puis de soi. La réelle guérison ne peut passer que par la boucle de rétroaction aller vers l’autre et retour sur soi à travers la sortie partielle de la fabrique des individus par l’école, l’usine, la caserne, l’hôpital, la prison etc.

Un COFOR de Paris

Par et pour les pairs parisiens, un centre de formation au rétablissement en santé mentale doit ouvrir à Paris dans les prochains mois (vraisemblablement en septembre 2020 ou en janvier 2021).

Il vise la récupération du pouvoir d’agir des personnes concernées par des troubles psychiques. Un pouvoir d’agir sur elles-mêmes et sur les autres par la prise de conscience de leur capacité à influer sur elles et de leur capacité à s’extirper intellectuellement des modes de pensées imprégnés en elles par les dispositifs psychiatriques fermés ou ouverts sur la cité.

Le centre de formation parisien est avant tout pensé dans une parfaite autonomie des pairs par rapport aux professionnels de la psychiatrie et de la santé mentale.

Les participants au COFOR de Paris peuvent être à la fois pairs-aidants formateurs, pairs-aidants auditeurs, ou simplement dans l’un des deux rôles. Tous ensemble, ils constituent le noyau d’un groupe autogéré de personnes actives décidant d’agir pour elles, par elles-mêmes dans un dialogue constant avec les professionnels mais avec la force du collectif.

Le COFOR se base sur les savoirs issus de l’expérience de vie de chacun, son expertise de vie fait de chaque pair une personne à même de communiquer son savoir expérientiel aux autres pairs et la formalisation de ce savoir permet par le partage la reconnaissance des savoirs et des capacités à agir de chacun qui lui sont propre et issu de sa propre trajectoire de vie.

L’échange sous forme d’ateliers animés par les pairs pour les pairs permet l’horizontalité dans le fonctionnement et l’équité de la démarche. Chaque pair peut être animateur d’un module de formation basé sur son expertise d’expérience, il peut également rester pair auditeur et participer aux ateliers simplement en acteur d’échange.

Les ateliers pourront mener à la création d’outils pratiques et techniques de rétablissement et d’empowerment validés scientifiquement. Des recherches pourront également être adossées au projet.

Le COFOR de Paris devrait ouvrir fin 2020 et s’ouvrir à une vingtaine de personnes concernées par la pair-aidance en santé mentale. Comme des fous constitue le partenaire initial du COFOR qui reste ouvert à des partenariats opérationnels nouveaux.

Que la folie d’autrui soit ta sagesse.
Proverbe allemand ; (1827)

Travailler pour s’en sortir ? [Agathe]

Mon parcours

Une pathologie psychiatrique s’est déclarée lorsque j’avais 21 ans. Suite à cela, j’ai passé globalement dix ans à alterner des périodes d’hospitalisation avec des périodes d’emploi.

Me retrouvant après chaque hospitalisation dans une situation matérielle complexe, je cherchais un emploi en milieu ordinaire. J’en trouvais un assez rapidement, mais les contraintes horaires me poussaient à réduire mon traitement, avec l’accord du psychiatre, au bout de quelques mois environ. Puis, je glissais peu à peu vers la rechute et en un ou deux ans je me retrouvais de nouveau en bouffée délirante, puis, hospitalisée. C’est pourquoi lors de ma dernière hospitalisation, en 2012, j’ai fait le choix de ne pas travailler immédiatement. A commencé alors un parcours social, entre foyers et hébergements temporaires, qui m’a amenée à être orientée vers le programme Un chez soi d’abord. J’ai également à cette époque achevé un Master en enseignement à distance. Depuis 2014, je suis donc titulaire d’un logement social et diplômée.

C’est à l’occasion de ce programme de logement, auquel était adossé une équipe de recherche, que j’ai pu rencontrer une chercheuse en sciences de l’éducation, Emmanuelle Jouet, qui m’a recrutée comme usagère-formatrice, poste que j’ai occupé un an et demi à raison de cinq interventions par mois environ entre 2015 et 2017.

Initialement motivée par le fait de partager mon expérience, j’ai voulu réaliser un doctorat sur le récit de soi de personnes atteintes de troubles psychiques en sciences de l’éducation, du point de vue des personnes concernées. Puis, peu à peu, le fait de continuer à vivre dans l’univers social et psychiatrique m’a posé des questions identitaires lourdes.

Je me suis alors retirée du monde de la santé mentale pour travailler à nouveau dans d’autres univers sans aucun lien avec la psychiatrie. Cette expérience m’a à nouveau prouvé qu’un environnement de travail « ordinaire » ne me convenait pas, ne permettant pas l’observance de moi-même nécessaire au maintien de ma bonne santé mentale. J’ai eu en quelques semaines le sentiment de me faire rattraper puis doubler par un rythme de vie après lequel je me mettais peu à peu à courir. Un peu dépassée par les événements psychiques, et usée par la fatigue, je me suis à nouveau sentie déraper vers une énième bouffée délirante et ai cordialement mis fin à l’expérimentation. Mais cette dernière expérience, proche de la décompensation, m’a permis de retrouver l’origine traumatique de ma psychose.

En remontant dans mes souvenirs, j’ai compris en somme où l’histoire traumatique de ma psychose avait commencé et peut-être par où elle pouvait finir. Cela m’amène à deux constats aujourd’hui : le premier concerne le travail en milieu « ordinaire », je ne le peux plus, je ne le veux plus aussi pour d’innombrables raisons ; le second concerne mon histoire de vie et le sens que je lui donne.

Ma ligne de vie traumatique me fait comprendre la vulnérabilité inhérente à l’être humain, et mon recul sur ce parcours m’invite à répondre à l’invitation que m’a souvent donné la vie, d’agir pour faire avancer les choses politiquement dans le domaine de la santé mentale. Aujourd’hui, je reprends le projet de thèse délaissé pour une normalitude illusoire, et veux écrire en parallèle pour assumer ma part de folie inhérente et affirmer au monde le caractère normal et logique de la folie, son inéluctabilité dans certaines conditions et la possibilité qu’a aujourd’hui l’individu de s’en remettre. En somme, je veux être utile et non utilisée par un monde qui m’a blessée jusqu’à la folie. En somme, je me crois plus activiste qu’actrice de la santé mentale. 

Devenir usagère formatrice

Le fait d’être devenue usagère-formatrice est un concours de circonstances. Il est lié à une rencontre avec une chercheuse en sciences de l’éducation très investie dans la participation des usagers et travaillant sur les savoirs expérientiels des personnes atteintes de pathologie psychiatrique. Il est lié à une certaine expérience que j’ai pu développer de la vie avec une maladie, et des problématiques qui y sont associées.

Mon intérêt premier a été de partager, de faire savoir et de tenter de faire évoluer les mentalités autour des problèmes de santé mentale. Sans avoir une posture militante, j’espérais faire changer les regards dans la bienveillance sur ce qu’est vivre avec une maladie psychique dans toutes ses dimensions: sociale, professionnelle, personnelle, humaine. J’avais indirectement le rêve de transformer l’univers passéiste de la psychiatrie classique en leur montrant par ce que je suis qu’il est possible de se rétablir et de fonctionner bien voire mieux que certaines personnes non atteintes de troubles psychiques.

Les relations avec les usagers et les professionnels de santé

J’ai eu à offrir deux types de formations : des formations à destination des professionnels du social, du médical ou du médico-social, et des formations à destination de futurs usagers-formateurs.

Dans le premier cas, les relations étaient relativement bonnes malgré quelques dérapages assez offensants de la part de certains professionnels. D’autres se sont révélés très empathiques et humains, et ont pu de ce fait comprendre mieux leurs publics et se mettre à la place des personnes qu’ils accompagnent quotidiennement. La chose importante est d’être dans une forme d’échange à égalité. La relation s’est avérée bonne avec les groupes où certains « apprenants » acceptaient de se livrer tout autant que je l’avais fait. Je me souviens d’une ancienne infirmière venue me voir visiblement émue et gênée, le deuxième matin de la session de formation, me disant : « Vous m’avez fait comprendre que j’avais été maltraitante. »

Dans le second cas, les personnes concernées, cherchant à devenir usagers-formateurs, ont rendus possibles des échanges s’approchant de la pair-aidance. Ces rencontres se sont avérées très riches humainement et ont permis de nouer des liens forts. Je me suis sentie plus « à ma place » avec les usagers plutôt qu’avec les professionnels. Et j’ai là compris à ce moment-là que c’était plus avec eux que pour les professionnels que j’avais l’envie et le besoin d’agir.

Se détacher de la psychiatrie

J’ai cessé mes activités d’usagère-formatrice et mis un terme à ce projet de thèse sur les questions de santé mentale en janvier 2017, quand j’ai pensé que je devenais malade professionnelle.

Si l’on ne se résume pas à sa maladie, si l’on ne se résume pas à son poste professionnel, lorsque les deux convergent, il devient très difficile de s’en détacher. J’avais le sentiment de rester dans la psychiatrie, et plus encore,  d’entretenir tout ce que je cherchais à dépasser dans mon processus de rétablissement.

Le rétablissement ne constitue ni une fuite ni un déni de la maladie mais il s’agit de s’en détacher pour pouvoir peut-être évoluer vers d’autres horizons plus positifs. J’ai réellement ressenti le besoin impérieux de vivre d’autres expériences et de m’autoriser à quitter ce monde de la psychiatrie. J’ai eu même un temps le sentiment malsain, à mon sens, de rester dans un univers psychiatrique comme pour conjurer une rechute. Mais sortir de cet univers n’est pas forcément un risque et revivre dans le monde ordinaire est quand même l’objectif du rétablissement. Alors j’ai tenté l’expérience du travail en milieu ordinaire.

J’ai cru un moment que je pourrais échapper à ma condition de personne avec (mais pas que) des troubles psychiques. Avec le recul, je dirais que j’avais besoin de tenter d’en ressortir puisque depuis 2010 je n’avais plus connu ce monde « ordinaire » ou normal du travail contraint. J’ai tenté le défi de me « reformater » à un mode de vie classique.

Mais ce n’est pas à 38 ans avec l’indépendance d’esprit et la force de caractère que suppose le fait de se relever d’une maladie psychique, du traitement institutionnel psychiatrique et sociétal réservé à ceux qu’il ne faut plus appeler les « COTOREP », et des difficultés économiques et de logement, que je peux rentrer à nouveau dans le moule social. Cela est d’autant plus vrai que la maladie psychique a pour partie à voir avec une forme d’inadaptation épidermique, biologique avec le système social tel qu’il fonctionne aujourd’hui et avec les violences qu’il draine. Cela fait que le retour à la normalité télévisuelle ou cinématographique m’apparaît aujourd’hui comme une chimère. Ce retour a perdu de sa superbe et de sa viabilité à mes yeux.

Alors, revenir à la psychiatrie peut apparaître comme un enfermement, mais j’ai aujourd’hui fait un pas de côté par rapport à mon parcours traumatique personnel, ce qui me rend à même de moins souffrir de l’exposition de ma personne et du partage de mon expérience. J’ai aussi le sentiment d’avoir fait un pas de côté par rapport au retour à la normalité, compris que je serai toujours dans une marginalité et qu’il m’appartenait juste de la subir ou de la choisir. Alors, je décide aujourd’hui de la choisir avec fierté.

Sortir de la maladie

Je ne me suis jamais sentie représentante des usagers. J’étais moi-même, parfois un peu surexposée d’ailleurs. Chaque patient à son parcours de soin, chaque usager a son parcours social, et chaque individu a son parcours de vie qui sont difficilement généralisables à toute une population d’« usagers ».

Il me semble vraiment que cette expérience de formations riche de partage de son parcours de vie fait grandir et fait peut-être avancer plus vite dans son rétablissement. Mais il y a eu une forme de plafond, un plafond qui m’a assignée ma condition de malade. Et à ce moment, se ressent le besoin de passer du côté des « gens normaux », de ces autres à qui on raconte son histoire, car finalement on finit par leur ressembler.

À ce moment-là, je pense qu’il faut arrêter de représenter des usagers. On ne doit pas représenter lorsqu’on commence à avoir le sentiment d’être autre chose. Ça relèverait presque de l’éthique. De mon côté, me reconstruire passait par vivre autre chose à partir d’un certain moment.

Le rétablissement est un rapport à la vie. Un état des symptômes suffisamment restreint peut permettre de fonctionner dans une vie quelle qu’elle soit. Mais cet état limité des symptômes n’est qu’un élément. Le rétablissement n’est pas forcément attesté « sur le papier ».

Il ne s’agit pas d’avoir une famille, un travail, une maison, etc. Car les familles, les emplois peuvent être dysfonctionnels eux-aussi. À mon sens, le rétablissement apparaît quand la personne se connaît suffisamment pour savoir si elle va bien, un peu moins bien, ou si elle va mal.

C’est un rapport à soi et à la maladie, différent, qui arrive suite à un déclic et qui fait qu’à présent, la personne aura une acuité plus grande sur son état, pratiquera une forme d’observance d’elle-même, et aura des certitudes sur ses choix (arrêter un travail toxique, quitter quelqu’un de néfaste, etc.) sans retomber dans des doutes ou de la culpabilité.

C’est un mode de vie, un rapport à soi dans lequel on essaie constamment de déterminer ses limites sur le moment, dans lequel les possibles ont été redéfinis en tenant compte de la maladie mais en l’ayant intégrée en soi comme paramètre de son existence.

Je crois bien que le déni comme la réduction de soi à la pathologie sont les deux mêmes effets d’un refoulement de la maladie, qui semble une telle catastrophe, impossible à accepter, qu’elle se retrouve mise à distance ou englobante. Se rétablir c’est peut-être simplement donner sa juste dimension à la maladie dans sa vie et dans son identité.

Le COFOR de Paris se crée !

La 2ème réunion pour la création du groupe d’auto-formation du COFOR parisien a eu lieu comme prévu samedi dernier, nous étions 5 personnes autour de la table. Sabrina Palumbo-Gassner, Djamila Papillon, Joan Sidawy, Bnwa Khroustaliov et un ami locataire d’un chez soi, non référencé ici.
Nous nous sommes mis d’accord sur :

  • la nécessité d’une définition claire du rôle de pair(e)
  • la nécessité d’une ou de plusieurs activités lucratives ou tout au moins d’un modèle économique de l’économie sociale et solidaire rendant notre action pérenne avant toute possibilité de subventions (un à deux ans après un budget viable)
  • Le fonctionnement en pairs à rôles interchangeable est acquis (animateur, auditeur, libres)
  • Le fonctionnement en modules (4 séances de décryptage du rôle d’un des moteur de la vie d’une personne par elle-même pour ses pairs)
  • L’organisation future d’une séance « Comment monter son module sur son axe de rétablissement »
  • L’objectif final de la création d’un outil de rétablissement à valider scientifiquement

Reste à explorer :

  • La nécessité d’un encadrement de type couveuse ?? pour Comme des fous + COFOR de Paris + Psyché Délices
  • Psyché Délices, portée par Benoit Dauphin, n’a pas pu être présentée, il s’agit d’une maison d’édition d’ouvrages scientifiques et documentaires écrits par et pour des pairs sur les sujets de la santé mentale

L’utilisation humaine des êtres humains : Comment prescrire ?

Quant au DSM-8 prévu pour janvier 2021, il est attendu sous peu sous forme d’une nouvelle méthode de réflexion sur le fonctionnement interne des être vivants notamment humains, via l’étude avancée du fonctionnement neuronal, voire du stress-post-traumatique élément essentiel du dysfonctionnement psychique. L’étude de la parole de l’individu isolée en lieu de privation de liberté psychiatrique est envisagée pour 2034 de façon à analyser les problématiques intellectuelles voire affective des individus concernés.

C’est par l’observation clinique des êtres vivants que s’est établi historiquement le DSM-1, -2 jusqu’au DSM-30-12. S’apparentant à la classification de Linné du 17ème siècle, botaniste célèbre du roi, le DSM permet via observation extérieure de l’être humain, voire uniquement vivant, l’expression de croix dans des cases de type QCM afin de déterminer par une approche exclusivement extérieure et externe le mode de fonctionnement du cerveau humain. Se basant sur la mécanique des cartes perforées d’IBM dans les années 1950 (Cf. IBM et l’holocauste – Edwin Black), et des études chimiques des militaires américains sur le LSD dans l’US army (Cf. LSD mon enfant terrible – Albert Hoffmann), la psychiatrie mondiale a rendu possible vers cette même époque, la compréhension d’un phénomène étrange : le rôle de la chimie dans le fonctionnement du cerveau. Déjà démontré en -3000 par l’usage du vin des vignes grecques, les produits ingérés auraient un rôle sur le fonctionnement cérébral. Ce n’est qu’en 1950 que la Grande Amérique établira ce lien indéniable mais jusque là mis en doute par des génération d’alcooliques et de fumeurs de tabac ! De là, la recherche scientifique des laboratoires pharmaceutique établit de façon sûre et certaine un lien avéré entre éléments extérieurs et interiorité humaine et bim, découverte majeure en 1950 des médicaments neuroleptiques sur des générations (de soldats précédemment LSDisés ?, alcoolisés, voire alimentés !)

« Comme des fous », l’asso, s’engage à agir avant 2034 pour laisser s’exprimer une voire deux personnes concernées via un blog participatif et ouvert à tous pour réaliser ce doux rêve de la psychiatrie de secteur : laisser la parole s’exprimer !

NB : Les psychiatres sont nos amis il faut les aimer aussi :p

COFOR de Paris itinérant

Ecole du rétablissement itinérante de Paris avec ateliers dans des lieux divers avec un fonctionnement en groupe d’auto-support.

Groupe autonome de pairs-aidants en construction pour la création d’une école itinérante du rétablissement et de l’empowerment en santé mentale : le COFOR de PARIS.
Le groupe a pour objectif premier de créer une petite communauté de pairs-aidants informels pour former une petite communauté de pairs destinée à créer une école du rétablissement et de l’empowerment en santé mentale composée d’ateliers ponctuels.
La communauté se veut horizontale et fait agir des pairs-formateurs et des pairs-auditeurs. Les pairs sont tour à tour formateurs sur leurs savoirs expérientiels et tour à tour auditeurs sur les savoirs expérientiels des autres pairs.

Psyché Délices : la maison d’édition un peu OUF

Benoit Dauphin et Agathe de Belleville vont se lancer dans la découverte de vieux talents de l’activisme américain en santé mentale, les traduire et les publier pour ces petits pays de la francophonie que sont Paris et Marseille !

En ligne de mire : Patricia Deegan et d’autres (aux origines du mouvement des survivants de la psychiatrie), Diana Rose (chercheuse-paire en santé mentale aux Kings College de Londres), les écrits de Intervoices Movement (Réseau international des entendeurs de voix), Larry Davidson, et bien d’autres anglo-saxons célèbres fous ou presque… Certains normopathes pourront être acceptés par le comité éditorial sous réserve de preuve d’un minimum de folie intrinsèque !

Pour les besoins de cet œuvre titanesque (3 titres / an minimum), il va falloir :

des découvreurs de talents acharnés

des talents qui se perdent

des traducteurs pas trop fatigués

des correcteurs rigoureux mais pas trop

des amis hauts-placés pour publier et diffuser en toute liberté

 

Tous vos soutiens sont les bienvenus !

mailto:1984surprise@gmail.com