Portrait d’Irys Seehanemie

Comme Irys Seehanemie, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Mes aspirations sont de pouvoir témoigner par des écrits littéraires ou par des poèmes qui seraient plus sur des ressentis dans le parcours infernal de la psychiatrie.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je n’ai pas de métier juste des facilités sur la tournure des mots pour exprimer les maux et un amour exacerbé pour mes chats qui m’ont aidé à tenir bon pendant mon sevrage avec arrêt brutal des psychotropes prescrits sur 17 ans à fortes doses.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Une freud médicale.
Freud = fraude

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Elle rend aveugle sur la « normalité », pour permettre de voir plus loin là où nous sommes. Etre curieux pour comprendre ce qu’il se passe. Oser aller là où c’est défendu car inconnu et non conforme à ce qui définit la norme.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, mais j’aimerais lui demander de garder du bon sens face à ce domaine qui est encore trop tabou, sensibiliser pour accéder à l’information et l’écoute du cas par cas sans se fier au DSM, juste se fier au monde annexe qui peut contribuer à enrichir les perspectives et étoffer les points de vue encore trop étriqués par la peur de l’inconnu.

« Le syndrome de la flute de pan » chez l’homme in DSM-72

Dans un précédent post, nous avions examiné un syndrome plus présent de nos jours chez les femmes d’un âge certainement jeune, « le syndrome de la princesse au petit pois ». Communément plus présent dans les capitales, ce syndrome se révèle à l’adolescence et se renforce à l’âge adulte en présence d’argent et de pouvoir masculin. Chez l’individu masculin, un autre syndrome est également cardinal, constitutif de l’être vivant masculin, présent à l’état latent voire toujours présent. Il s’agit du syndrome de la flute de pan. Il s’avère également plus couramment observé dans les zones urbaines capitales des différents pays qu’ont examiné notre étude épiodémiologique.


Définition : Le syndrome de la flute de pan est un syndrome dans lequel l’être masculin se targuant de grande fortune et de faits de gloire devient héros de sa propre fiction et parvient par là à exister aux yeux de ses semblables féminins. L’exploitation faite par les êtres féminins atteintes du syndrome de la princesse au petit pois du syndrome masculin de la flute de pan mène au syndrome du pigeon pendu (Cf. illustration photograhique).


Étiologie : La psychiatrie française considère le syndrome de la flute de pan comme répondant au syndrome de la princesse au petit pois, il est avéré toujours cardinal, c’est à dire toujours plus que présent même à l’état latent.

Symptômes : Les symptômes sont toujours présents à l’état latent et se répercutent de façon héréditaire par l’héritage génétique et financier voire foncier.

Traitements : La feuille de coca, comme euphorisant rendant partiellement attaché aux autres par effet autopersuadant du bien fondé des paroles et des actes de la princesse au petit pois, apparait être le meilleur traitement après les feuillez de pavot de 3ème génération. Le rapport au monde complexe du patient peut être aussi traité par la répercution de son héritage matériel et génétique sur une descendance humaine ou canine voire par dons et legs financiers aux animaux domestiques.

Le bonheur est-il un trouble psychiatrique?

L’anglais Richard Bentall a montré, dans un article très documenté, qu’en appliquant rigoureusement la méthode athéorique du DSM (Diagnostic Statistical Manual of Mental Disorders) on pouvait définir le bonheur comme une maladie : le bonheur est en effet un état statistiquement anormal. Il correspond à un ensemble de symptômes qui peuvent être critérisés et à des anomalies cognitives définies. Il a probablement pour corrélat un fonctionnement du système nerveux central en rupture avec le régime cérébral de base. L’auteur montre que l’objection  selon laquelle le bonheur n’étant pas considéré négativement n’est pas un trouble n’est pas scientifiquement pertinente. Il propose de le dénommer non sans humour : major affective disorder : pleasant type.

Lire l’article . A proposal to classify happiness as a psychiatric disorder (1992)

Réponse à l’article « Jésus, Abraham et Moïse étaient-ils psychotiques? »

droit-rponsePartons de la conclusion qui résume assez bien la teneur de l’article :

« Il s’agit donc moins de décrédibiliser les monothéismes que de réhabiliter les patients souffrant de maladies psychiatriques. Et s’il y avait un futur Jésus parmi eux? »

Derrière ce titre percutant, Clément Guillet nous propose avec l’appui d’une blouse blanche, le dr. Didi Roy, une synthèse d’un article scientifique audacieux « The Role of Psychotic Disorders in Religious History Considered » publié en 2012 dans  « The Journal of Neuropsychatry and Clinical Neurosciences ».

Alors que Clément se demande si on aurait eu ces religions si les neuroleptiques et les antiépileptiques avaient existé il y a deux mille ans, le dr. Didi Roy est lui convaincu que Jésus était bipolaire et qu’il lui aurait suffi de quelques séances d’électrochocs pour changer son destin.

Déconcerté par les raccourcis et les phrases chocs, je me mets à lire l’article original de la revue américaine. Continuer la lecture de « Réponse à l’article « Jésus, Abraham et Moïse étaient-ils psychotiques? » »