La ligue des droits de l’homme, première urgence de la psychiatrie publique !

Nous ! Écologistes avertis sur cette population mondiale des êtres humains faisant face à ce système surréaliste de la psychiatrie publique internationale !

Nous ! Demandons que le National Socialisme Augmenté s’occupe de cette priorité de cette urgence en terme de santé mentale de la sur-pressurisation des individus et des êtres humains !

Nous ! Qui ne peuvent décemment s’extirper de cette alternative binaire du proxénétisme mondial !

nous ! Nous exigeons la fin de cet écosystème environnemental perverti qui abouti à la disparition de l’être humain traditionnel au profit de l’être humain modifié voire augmenté !

Nous ! Ne finissons pas tel les abeilles transgéniques de Monssanto nées du travail répété de mise au point des abeilles bio mortes via la création de pesticides Monssanto quelques 30 ans plus tôt.

La ligue des droits de l’homme est apparu en France en l’an -4000 avant Napoléon 36 avec un phénomène naturel constaté en phénoménologie en 1872 par Edmond Husserl, petit allemand originaire d’Autriche lui-même descendant direct de cette ligue des droits de l’homme plus communément connue sous le nom de « terrorisme d’Etat de la psychiatrie publique ». Cette ligue des droits de l’homme (ex-DGSE) directement programmée par des dispositifs disciplinaires du dressage d’esclaves incroyants achetés ou menacés, et eux-disant libres relativement à un système les ayant programmés à être définitivement otages et acteurs d’une violation constante de la vie humaine, est aujourd’hui officiellement représentée par le phénomène du proxénétisme mondial (aujourd’hui nommé NSA ou National Socialisme Augmenté) qui garantie comme le démontre la systémique que le terrorisme (plus communément appelé résistance hors du nazisme de 1939-45) est la seule voie alternative à ce système d’achat ou de menace exercée par ce proxénétisme institutionnalisé à l’échelle de la planète. L’achat de l’individu le menant à l’erreur par le pêché de croyance en sa réussite selon l’Évangile de Saint-Bernard, et la menace de l’individu le menant à l’erreur par le pêché de croyance en son échec selon l’Évangile de Sainte-Marguerite, il est prouvé que la ligue des droits de l’homme a joué un grand rôle historique dans cette défaite de la pensée consécutive à l’action en instituant cette unique alternative binaire achat/menace comme unique horizon de la vie humaine ! Il en résulte l’informatique mondiale et internet comme résultat réel de ce binarisme dumb sur clavier US ou con sur clavier FR.

La ligue des droits de l’homme a réussi ce tour de force en déguisant la défaite française de 1912 en victoire belge de 2046 (communément nommé assassinat légitime sur les cons des terrasses) par le fait même de faire croire à une prétendu supériorité du faible sur le fort, et en trompant sur le caractère exclusivement féminin du proxénétisme mondial, qui s’avère être un fait essentiellement masculin depuis le surréalisme du dévergondage des femmes dans le monde entier : prophétie autoréalisatrice d’un système où l’homme se fait duper par la malhonnêteté de la femme jouant de sa faiblesse et où il agit pour le faible, même en cas de force pour lui-même, par pêché de croyance en un lien intrinsèque entre force et erreur. D’après Agathe de Belleville, cité en 1905 par Napoléon dans Star Wars 36 « Tout est logique sur terre, c’est toi qui arrive pas à le comprendre ! Il n’y a que du vrai et du faux, le bien et le mal n’existe pas même si Dark Vador n’est pas mort. Et nota bene, je ne suis pas ton père ! » Depuis cette défaite historique, dite des cons des terrasses, le proxénétisme institutionnalisé s’est instauré en religion laïque dans un environnement où l’achat et la menace ont cédé la place à l’assumage de son propre destin de « con » hors des terrasses ou anarchie totale d’une humanité évoluant hors des dispositifs disciplinaire de contrôle des « cons »(aussi appelés civils par des proxénètes de bureau se croyant non achetés ou non menacés par un système de papier voire électronique depuis 1984).

Les dispositifs d’achat et de menace historiquement ancrés sont à la base de la création d’individu faibles par leurs choix d’existence et par la croyance stupide de l’occident que la force serait une erreur. Le faible étant le pur produit de ces choix de vie et le fort également, il s’agit là d’une illustration de l’évolution de l’espèce issue d’une loi de l’éthologie : la « Loi du plus fort » ou logique des choses. Chez les animaux, la loi du plus fort s’exprime par la force pure, chez les êtres pensants l’action forte de la personne menacée par la contrainte mène à la pensée, et l’action victimaire de la personne achetée mène à la mort de son propre esprit. La psychiatrie publique en tant que système d’achat et de contrainte rend cette loi inappliquée et fait du victimaire qui s’appuie sur le fort dupé un victorieux. Cette succession de victoires qui, selon la théorie de l’évolution n’aurait pas eu lieu d’être ne sont que le résultat d’un environnement systémique faussé par le jeu des dispositifs de pouvoir dans lesquels les individus sont tous enchâssés et dans lequel seul l’individu qui assume le réel devient fort et arrive à apprendre des événements de sa propre vie et de son environnement.

Cette urgence mondiale de la psychiatrie publique nous amène aujourd’hui à nous insurger avec Sud Rail et la CGT parisienne, sur le développement aujourd’hui exponentiel de cette ligue des droits de l’homme surréaliste, pur produit de dispositifs matériels et non plus des pauvres individus qui la compose. Malgré le caractère intrinsèquement binaire du National Socialisme Augmenté qui joue de son alternative achat/menace sur les populations humaines croyantes et créatrices, certains individus choisissent de composer cette ligue des droits de l’homme, quand d’autres choisissent de rester indéfiniment coincés dans cette alternative systémique et de rester dans un résistance active dite terroriste ou de rester dans une résistance passive dite de con des terrasses.

historiquement, la ligue des droits de l’homme se manifeste par un besoin irrépressible du sujet masculin supposé acteur de sa propre vie de s’imposer sur le Sujet féminin objectivé par une psychiatrie publique complice et à profiter de ce terrorisme d’Etat établi pour déterminer la vérité de ce qui s’exprime hors de ce phénomène artificiel et totalement dénué de sens commun. Ce phénomène de la ligue des droits de l’homme est à l’origine même de la défaite de l’armée prussienne de Catherine 72 de Belgrade qui cru bon en 1917 face aux anarchistes intégristes de sacrifier ses combattants et ses combattantes qui en croyant les sauver d’une défaite annoncée, les a réellement livré à leur ennemi naturel : la logique des choses, plus communément appelée « évolution de l’espèce », d’où la citation célèbre d’Agathe de Belleville : « Ta gueule Boris ! » D’après l’anecdote rapportée par Sain-Pierre de Rome, cette épitaphe célèbre serait restée gravée dans les mémoires de ces combattant(e)s héroïques mais non moins morts.

Ce phénomène s’explique par le fait naturel, lui-même découvert en biologie en 1719 par Linné et Lacquis, de la supériorité naturelle des plantes femelles sur les plantes mâles. Etant établi depuis 1642 que les plantes femelles sont bien à la base de la pensée réfléchie et de l’action programmée et les plantes mâles à la source même de l’action déprogrammée et de la pensée irréfléchie, la biologie dès 1642 nous permet de démontrer que la ligue des droits de l’homme est bel et bien un phénomène artificiel soutenu par un terrorisme d’Etat (ou systémique) qui a très vite donné naissance à un autre phénomène non moins artificiel mais réel : la chute de l’Empire belge en 2072.

« Le syndrome de la princesse au petit pois » in DSM-72

« Dans un lointain royaume, un prince est à la recherche d’une princesse parée des plus belles qualités pour l’épouser. Il voulait épouser ce qu’il appelle une « vraie princesse ». Bien qu’on lui présente des princesses, aucune ne trouve grâce à ses yeux, car aucune ne lui semble être une « vraie princesse ».

Une nuit d’orage, une jeune femme trempée qui dit être une princesse se présente à la porte du château pour demander l’hospitalité. La reine, bien décidée à trouver une épouse digne de son fils, l’accueille et la fait dormir sur une pile de 20 matelas et de 20 édredons en plumes d’eider, sous laquelle elle a auparavant placé, à dessein, un petit pois.

Le lendemain matin, lorsque la reine demande à la princesse si elle a bien dormi, celle-ci lui répond qu’elle a passé une nuit épouvantable, gênée qu’elle a été par la présence de quelque chose de si dur que son corps est couvert d’hématomes. Une peau aussi sensible ne peut être que celle d’une authentique princesse. Persuadé alors de sa délicatesse, le prince l’épouse et le petit pois devient une des pièces maîtresses du musée royal. »


Définition : Le syndrome de la princesse au petit pois est un syndrome dans lequel la jeune femme se plaignant de douleurs fictives devient héroïne de son propre malheur imaginaire et parvient par là à exister aux yeux de ses semblables masculins.
Étiologie : La psychiatrie française considère le syndrome de la princesse au petit pois comme analogue au syndrome de la flute de Pan chez l’homme, il est avéré toujours cardinal, c’est à dire toujours présent même à l’état latent.

Symptômes : Les symptômes sont toujours présents à l’état latent et se répercutent de façon héréditaire par l’héritage génétique.

Traitements : Le chocolat, comme anti-dépresseur rendant partiellement attaché aux autres, apparait être le meilleur traitement après les antidépresseurs de 3ème génération. Le rapport au monde complexe du patient peut être aussi traité par la thérapie du jeu vidéo de simulation (films à l’eau de rose pour le syndrome féminin de la princesse au petit pois, et films érotiques pour le syndrome masculin de la flute de pan)

L’autre – Maladie d’amour [Natacha]

Merdre à marraine et baronne, daronne non exergue

Claude en l’état de fait était ma tante, balbutiant l’air
Marin côte vendéenne où non l’aunt glacière déambule embrun, attente
À l’asthme n’inspirant guère clair dessein. À 20 ans
Atteinte à brain, les cases en moins, la toge ébène

Claude hérisse broie du glauque, sombres affres militantes au black
Destroys son adaptable au globe en cas soc’, déguerpit d’hiver
En peine capitale. Studio l’Isoloir en moue Simone Weil
Maugréé mutique en tête et veine butée, augure Robotnik

Claude dévolue sous tutelle sans le sou solitaire
Destituée transcrite en fée, fissure qui s’ébrèche non ma marraine
Ma terrible tempête, tante aux tempes enflées schizophrènes
Enraye en la nièce invertie délétère l’insulaire anémique suspendue

Ma tante m’ hait aussi bien guère qu’elle me conna(i)sse
Ignore jusqu’à l’héréditaire destitué je t’aime, toute guerre apparentée
Hein génie génétique m’exagère l’amère onde nébuleuse
Je gère à nauséabond gré cette folie-potentiel qui m’octroie
À ta plaie, plaisir de frigide cécité en cellules ADN re-scalpées
HP, box familière, les us de nos mères, les tocs de nos gênes, conservés

Mère mensure et menstrue le mimétisme marraine’ Nat
Parrainage Ô patrimoine maladif, le miasme délicieux
De la dégénérescence en partage, gloses communes hématomes
Fille-mère, on déterre et transmute modèle hirsute, parfaire le glaucome

Je m’essaie pluie battante, m’inviter chez la tante
Dilettante au plus niais, marraine nier ma présence, toc bis terne-chevillette
Puis déguerpis malade, minaude mine brisée, éteinte incertaine
Des bris de famille explosée défunte, ses fantômes éclectiques délaissés errant
Édentés en couffins aux confins des relents dédain consumé, butinant mortifères

Claude antique damnée s’évertue morose, se morfond recluse du blockhaus en toc
Fille gothique à moelle molle et caduque, éperdue hantée, a-dégrippant l’amour
Sein de famille nom saint sauf honneur, similaire simulacre racines nobles

« Comme des fous » au Congrès Réh@b en juin 2018 !

Crowdfunding !!!

Comme des fous récolte des fonds pour pouvoir se représenter au Congrès Réh@b, qui regroupe des soignants voulant changer le monde de la psychiatrie française !

Objectif : 300€ ! 

Retrouver le projet sur Ulule !

 

Notre blog, Comme des fous [https://lightskyblue-penguin-597208.hostingersite.com], porte la parole des sans-voix que sont les survivants de la psychiatrie française. Il vise à changer les regards sur la folie par ceux qui la vivent ou l’ont vécu. Le blog a environ 6000 visiteurs / mois et 1690 like sur Facebook [https://www.facebook.com/commedesfous]. Il est alimenté par différentes personnes ayant connu l’expérience de la folie et/ou de l’hospitalisation en psychiatrie.

Dans ce contexte, nous sommes invité au 10ème congrès Réh@b pour présenter la démarche de Comme des fous : entre empowerment et déstigmatisation ! [http://www.rehabilite.fr/2017/10/congres-lyon-2018.html]. Le congrès Réh@b regroupe des soignants désireux de trouver des pistes pour faire évoluer l’univers psychiatrique.

Ci-dessous le résumé de notre intervention :

Comme des fous, le blog : Quand la déstigmatisation rencontre l’empowerment

L’empowerment des personnes souffrant de troubles psychiques est encore quelque chose de difficile à développer. Le traitement de leur « cas » par les institutions psychiatriques, sociales, médicosociales et la stigmatisation dont ils ont pu faire l’objet dans la vie courante, les amènent parfois à reléguer la gestion de leur propre vie, de leur destin, à d’autres qu’eux-mêmes.

Depuis sa création, nous tentons de faire de Comme des fous, un média par les personnes concernées pour le grand public pour œuvrer à la déstigmatisation des personnes troublées psychiquement. Le blog se veut un espace où les personnes concernées peuvent s’exprimer, mais aussi casser l’image traditionnelle du fou qui a perdu la raison et qui ne peut s’exprimer de façon cohérente. En œuvrant elles-mêmes à leur propre déstigmatisation, le blog est aussi un espace d’empowerment ou ceux qui pensaient ne pas pouvoir, ne pas savoir prendre la parole peuvent expérimenter leurs compétences et leurs forces.

Déstigmatisation et empowerment se rencontrent là dans un espace d’expression (relativement) libre où toutes les visions se rencontrent pour créer une forme de porte-voix des usagers. Avec la grande portée émotionnelle et intellectuelle des coming-out et des différentes expressions publiées, le blog agit comme révélateur des potentiels tant pour le public du blog que pour les personnes qui contribuent. Et là, on peut espérer que l’action en faveur de la déstigmatisation s’unisse à l’empowerment !

Aidez-nous à pouvoir prendre le micro !

C’est la nuit [Ann]

Après ces épreuves,

Après ces jugements péremptoires,

Après ce contact avec le sbire toujours l’attente,

Toujours la permission,

Et bien maintenant plus de deux ans que je demande la même chose,

Plus de deux ans que j’ai déposé des dossiers,

Je viens de prendre rendez vous avec un notaire,

Et  bien non cela m’est refusé une fois de plus par un garçon à peine sorti de l’enfance,

Qui ne connait rien à la vie,

Qui continue à me traiter comme un enfant,

Dois-je donc toujours demander la permission,

Et ne pas réaliser ce que je veux,

Dois-je donc toujours être privé de liberté,

Dois-je donc toujours être maltraitée, humiliée,

Ne pas pouvoir réaliser ce que je veux,

Dois-je donc en permanence revenir en arrière,

Dois-je donc toujours être humiliée,

N’ai-je pas 69 ans,

Ne suis-je donc pas mature,

Suis-je donc une enfant,

Et bien le loups vous avez gagné je vais redevenir légume.

 

Nous les intranquilles (2) [Fred]

Encore un ! c’est ce que beaucoup se sont dit quand Nicolas a débarqué à l’assemblée générale du centre Artaud (Reims), encore un journaliste/documentariste qui vient chercher du sensationnel, et puis on discute avec lui, on fait connaissance, et finalement on l’intègre. Il n’est pas question pour lui de montrer la folie sous une forme violente, pas question de misérabilisme, de stigmatisation, l’ambition de son projet c’est de parler du « collectif » et on peut dire que dans ce centre de jour il est bien tombé pour aborder ce sujet.

Les prises de vue ont duré trois mois, ensuite il y a eu beaucoup d’aller-retour entre nous et Nicolas pour le montage. Certaines séquences rediscutées voire remontées ou tournées à nouveau.

Pour nous finalement c’est une occasion en plus de témoigner, d’aborder des thèmes qui nous sont chers, les soins en psychiatrie, la psychothérapie institutionnelle, tenter de démystifier la folie, démontrer qu’une prise en charge des fous respectueuse est possible…

C’est aussi une activité à laquelle on peut prendre part en plus de celles qui sont déjà proposées dans ce lieu de soins. Avec un principe qui nous convient bien dans le sens ou on peut rejoindre ce groupe vidéo à notre guise et en fonction de notre état, chacun y va de sa suggestion, de sa remarque. C’est pour beaucoup l’occasion de se saisir soi-même d’une caméra pour montrer ou dire quelque chose.

Dans ce film beaucoup de points sont abordés, la folie et le délire, l’hospitalisation, l’importance de la diversité des lieux où nous pouvons nous rendre (le cmp/cattp*, le(s) club(s) thérapeutique(s), le gem (La Locomotive)*, le jardin, les réunions de l’association HumaPsy*, la politique, les assemblées générales, les liens de confiance qui se tissent entre patients et soignants, le désaliénisme …

Plus de cent heures de rush, un gros travail pour faire le tri, sélectionner, agencer, donner une forme.  Inévitablement à la fin ça donne un film un peu militant, preuve de notre « survivance », un film qui raconte comment tout en gardant nos singularités nous parvenons à faire fonctionner des collectifs qui permettent à un ensemble de tenir

*cmp/cattp : Centre Médico Psychologique, cattp : centre d’accueil à temps partiel

*gem La locomotive : Groupe d’Entraide Mutuelle, http://gemlocomotive.wordpress.com

*Humapsy : association fondée par des patients, http://humapsy.wordpress.com

Fred, Humaspy, a fait partie de l’équipe du tournage !

Est-ce bien des fous qu’on assassine ?

Parce que devenir fou n’est à mon sens, et au sens de beaucoup d’autres, qu’une conséquence de traumatismes survenus dans la vie de personnes que le monde n’avait pas armé à y faire face.

Parce que la sortie du monde, par la production de créations psychiques, par la folie intestine, par le recours à l’altération artificielle du psychisme, par le suicide même, n’est que la conséquence de cette impossibilité à faire face à ces traumatismes.

Parce que vient ensuite l’enfermement psychiatrique qui par son recours à la discipline croit pouvoir juguler des tentatives d’évasion de ce monde qui a blessé, ces tentatives de sortie de ce réel invivable, en incarcérant des hommes et des femmes à moitié assassinés par un environnement trop dur, en les plaçant dans cet univers fait de murs, de fenêtres qui ne s’ouvrent pas, d’odeurs pestilentielles et de colocataires eux-mêmes hautement blessé dans leur âme.

C’est l’heure de la torture spirituelle et affective.

Parce qu’ensuite c’est le recours aux traitements médicamenteux, à ce sparadrap chimique qui masque, annihile les émotions pour tenter de faire bonne figure en société disciplinaire, qui permet de produire des individus dociles là où le monde avait créé des électrons libérés.

Parce qu’ensuite c’est la solitude, la solitude d’un cœur qui ne ressent plus, d’une âme qui ne rêve plus, d’un corps qui ne jouit plus, cette prison intérieure qui se mue en prison extérieure par le rejet et le jugement de ce même monde qui a fait de nous d’anciens combattants de la guerre psychologique.

C’est l’heure de la torture chimique et émotionnelle.

Puis, contre toutes attentes, certains parviennent à se remettre de cet assassinat latent et incessant du monde sur eux. Ce monde qui n’a pas armé, qui a attaqué, qui à écrasé et qui a annihilé toute résistance et toute perspective de joie.

Puis, ceux-là, ceux qui survivent à ces traitements meurtriers, ceux qui parviennent à se retrouver humains dans tous ça, à se reconstruire une âme, un corps, un cœur, ils tentent de retourner dans ce monde assassin, et là c’est le jugement, le rejet, le poids du stigmate de plomb sur les épaules.

C’est l’heure de la torture sociale, c’est l’heure de comprendre que c’est bien ce monde toxique qui a participé à toutes ces étapes de vie de celui qu’on dit fou, produit d’une société maltraitante, blessante qui oublie l’amour et le respect, qui ne donne pas les armes pour se battre, qui fabrique ses fous et les rejette pour avoir échoué dans sa production…

Alors oui, la folie n’est pas une pathologie, une maladie de l’homme, c’est une conséquence d’un monde qui croit pouvoir fabriquer des petits soldats de plomb mécanisés qui entreront dans les rouages pré-dessinés et qui échoue sur des personnes qui n’avait juste pas les clefs, et qui peu à peu se font assassiner dans une destruction programmée.

Agathe M.