« Grandeur de la folie », Henri Grivois [livre]

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Présentation de l’éditeur

Après deux siècles de psychiatrie, un siècle de psychanalyse et cinquante ans de neurobiologie, la folie – la psychose, en termes médicaux – reste un mystère planté au cœur de l’être humain. Nous n’avons guère avancé depuis les Grecs. La psychose est universelle. Quels que soient la société, la culture ou le sexe, le premier épisode psychotique se déclare entre 15 ans et 25 ans et touche autour de 1% de la population aux quatre coins de la planète. C’est là un point fondamental. L’île, le pays lointain, le régime politique ou alimentaire qui ne connaît pas de psychotique n’a pas été découvert à ce jour et ne le sera jamais. » Je suis tout le monde, je suis vous, je suis Dieu « , dit le psychotique. À ces mots, la médecine a répondu par la saignée au XIXe siècle, et par les médicaments au XXe. Chaque…

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grandeur de la folie henri grivois

Faut-il expliquer à un schizophrène qu’il est fou oui ou non?

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« Bon, évidemment, le titre n’est pas de moi. C’est une requête google qui a mené à mon blog. Et c’est toujours une bonne occasion pour moi d’essayer de répondre simplement à ce genre de questions.

Déjà, je vais commencer par l’évidence: la réponse est non. Parce que « salut mon pote, je te dis que tu es fou, tu dois me croire », à mon avis ça ne fonctionnera pas. Il y a peu de chance que le schizophrène en question réponde « ah oui, je suis fou, je prendrais bien une petite dose de neuroleptiques ce soir ».

Je l’ai déjà dit cent fois, mais ça ne fait jamais de tort de le répéter: les proches d’une personne schizophrène ne sont pas des soignants. Leur rôle, c’est d’être là, un ami, un parent, quelqu’un sur qui on peut compter, et peut-être même se confier. Pas d’être celui qui va guérir le délire par… »

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Neuro-arquitectura o cómo nuestro entorno influye en nuestro cerebro [ESP]

Une conférence de Mara Dierssen (en espagnol), neurobiologiste, qui explique comment notre environnement a un impact sur l’architecture de notre cerveau au-delà des déterminants biologiques. Une invitation au changement!

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=0Iheg3iTqsg]

Le corps en santé mentale

« Je suis ce visage, ces mains qui tremblent, ce cœur qui s’emballe, cet âge qu’on me donne, bref, je suis mon corps.

Ce corps qui crie, qu’il faut tranquilliser, cette chimie défaillante, cette interface hypersensible avec le monde, cette silhouette qui me complexe, qui m’encombre quand je ne sais pas où me mettre.

Alors oui, la souffrance psychique est une souffrance physique.

Oui, le temps s’est arrêté dans ma tête et ce n’est pas une image. Si je suis revenu au monde, si j’ai retrouvé mes émotions, mon élan vital, c’est en reprenant contact avec mon corps et grâce à ces visages, ces sourires, ces présences qui ont été physiquement à mes côtés. »

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Light and Shadow par Kumi Yamashita

Pour ceux qui souhaitent aller un peu plus loin sur cette question du corps, voici un lien très intéressant : Avoir un corps? Continuer la lecture de « Le corps en santé mentale »

La folie d’une société

« Moi, je ne me considère pas comme un malade mental mais comme une victime de la société ».

20121018J’aimerais réagir à cette phrase entendue sur les ondes de radio « sans nom » qui pour l’occasion s’est muée en radio Liberté. Cette conviction sincère que c’est la société malade qui est à l’origine de son mal-être nous rappelle la difficulté de surmonter les troubles psy et à leur trouver un sens. Je pense que se poser en victime de la société c’est cristalliser en soi ce sentiment d’injustice d’avoir vu sa vie brisée par une force inexpliquée. Mais un être sensible qui se dit victime de la société ne serait-il pas un être profondément social qui aspire à vivre parmi les autres?

« La société et ses lois ne sont rien en dehors des individus; la société n’est pas simplement un « objet » « face » aux individus isolés; elle est ce que chaque individu désigne lorsqu’il dit « nous ».

C’est seulement à partir du moment où l’individu cesse de penser ainsi pour lui tout seul, où il cesse de considérer le monde comme quelqu’un qui « de l’intérieur » d’une maison regarderait la rue, « à l’extérieur », à partir du moment où, au lieu de cela – par une révolution copernicienne de sa pensée et de sa sensibilité -, il arrive aussi à se situer lui-même et sa propre maison dans le réseau des rues, et dans la structure mouvante du tissu humain, que s’estompe lentement en lui le sentiment d’être « intérieurement » quelque chose pour soi tandis que les autres ne seraient qu’un « paysage », un « environnement », une « société » qui lui feraient face, et qu’un gouffre séparerait de lui. »

Une pause café avec le professeur Sylvie Blairy

Une discussion avec Sylvie Blairy, chercheuse à l’Université de Liège, sur la dépression et les outils thérapeutiques pour y remédier sans recourir aux médicaments.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=CvyoLyV_K6s]

Fais un effort !

Merci à AliénorD pour cet article!

« Ma seule façon de me défendre fût longtemps d’embrasser les jugements que l’on me portait. Hé bien oui ! ma foi, je suis une fainéante, je profite joyeusement du système, de mes parents, de tout le monde, et j’en ri avec mes amis fainéants autour de l’alcool que l’on s’est acheté avec notre butin. (…)

Cela n’a pas duré, et ce pour trois raisons. D’abord, parce que je n’étais pas inactive. Il est difficile de se prétendre absolument fainéante lorsqu’on lit une petite dizaine de livres par mois, que l’on suit l’actualité, que l’on critique des films, que l’on participe à des manifestations, que l’on fait du bénévolat, etc. Je trahissais mon personnage. Problème.

Ensuite, parce que le discours autour de moi me revenait sans cesse à la figure, et j’avais du mal à l’ignorer. De ma famille au contrôleur de l’ONEM, on surveillait mes mouvements, on évaluait l’effort, on me faisait remarquer régulièrement que je percevais un argent indu (j’étaisbénéficiaire d’une allocation), bref, que j’étais un parasite.

Et enfin, parce qu’au fond, j’avais envie de faire quelque chose. Je ne pouvais donc pas être une fainéante. »

Source : Fais un effort !

Le rétablissement en santé mentale, c’est possible! [témoignage]

« Le rétablissement est un processus unique débutant là où la personne décide de ne plus donner le pouvoir à la maladie de contrôler toute sa vie. »
Nathalie Lagueux

La jeune Kharoll-Ann Souffrant témoigne de son parcours de rétablissement.

Qui suis-je quand je ne suis pas moi ? [livre]

Qui suis-je quand je ne suis pas moi ?9782738133366
Le moi qui est sur la couverture du livre est-il vraiment celui qui écrit le livre ?

Où est la frontière derrière laquelle un moi cesse d’être moi ? Voilà un questionnement qui fut fondateur dans l’écriture de ce livre. C’est cette interrogation première qui a ouvert des portes insoupçonnables à Agathe Lenoël.

Rédactrice free lance depuis 10 ans. Elle aime les mots, les tourner, les retourner, comme un bonbon acidulé dans la bouche.

Parler de son livre est essentiel. Elle y mène un combat pour déstigmatiser les maladies psychiques et donner une voix aux personnes diagnostiquées bipolaires en souffrance et les questionnements des familles et des proches.
Elle s’interroge et nous interroge sur la place que chacun de nous a dans le monde.

Le propos est résolument optimiste. Il aura fallu 20 ans à Agathe pour oser écrire ce livre, 20 ans pour appréhender son histoire et faire partager ses découvertes.

Le lecteur de ce livre est roi. Il fera ce qu’il voudra avec ses mots.

Deux niveaux de lecture : un récit de vie intime qui se lit comme un roman et un bagage théorique à emmener avec soi en notes de bas de page.

Très renseigné sur les sciences et la médecine en particulier. Agathe a beaucoup lu pour écrire ce livre et l’illustrer par des thèses médicales faciles d’accès.

Rêvons ensemble d’un monde qui n’exclut pas la fragilité, ni ne récuse les émotions.

Bonne lecture à tous !
Alexª
Continuer la lecture de « Qui suis-je quand je ne suis pas moi ? [livre] »

Se tourner vers l’Avenir

La souffrance peut mettre le diagnostic et les traitements au centre de notre identité. Si pendant un certain temps, une attention à la santé mentale peut sauver la vie, il arrive un moment où nous avons besoin de rejoindre la communauté dans son ensemble et de nous concentrer sur nos capacités, nos talents et sur nos contributions positives. Pendant que tu améliores ta relation aux traitements, demande-toi : Comment cette crise a-t-elle interrompu ma vie, et qu’est-ce que je souhaite retrouver ? Quels sont mes futurs objectifs ? Où mes rêves me mènent-ils ? Que puis-je offrir aux autres ? Les leçons apprises sont très précieuses, envisage donc de partager ton expérience. Tu pourrais écrire ton histoire et fermer un chapitre de ta vie pour en commencer un autre.

Qu’il s’agisse d’arrêter totalement, de diminuer ton traitement jusqu’à un niveau plus satisfaisant ou d’arriver simplement à gagner un plus grand sentiment de maîtrise, revendique fièrement un nouveau renforcement de ton autonomie.
Être humain ne signifie pas vivre sans épreuves ou cicatrices : il s’agit de suivre et d’exprimer ta vérité la plus profonde. Même si tu es diagnostiqué, que tu prends un traitement, ou que tu as traversé des crises, tu es toujours aussi pleinement humain que les autres. Ta souffrance a fait de toi ce que tu es aujourd’hui et il se peut même que cela t’ait rendu plus sage.

Extrait du  Guide pour décrocher des médicaments psychotropes en réduisant les effets nocifs, publié par The Icarus Project et Freedom Center.

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