« Madness », une composition originale de Florian Bochkovsky

Un grand merci à Florian Bochkovsky pour cette compo et les explications qui vont avec! 

 

madness florian bochkovsky« Le mot folie est assez vaste, et est utilisé dans beaucoup de contextes qui peuvent être pertinents ou non. Dans ce cas-là, j’ai voulu présenter la psychose dans une
ambiance sonore. Pour que ce soit accessible pour tous je ne traiterai pas l’harmonie de la musique. Pour m’aider à expliquer la maladie j’ai inventé un univers, la vie d’un jeune garçon s’appelant Kévin.

ATTENTION Je tiens à préciser que tout est fictif et ne s’inspire de la vie de personne. Il me fallait juste une histoire pour expliquer tel ou tel choix au niveau de la composition.

Je vais expliquer dans une première partie la vie du garçon qui sera assez brève, puis dans une autre partie j’expliquerai le choix des timbres utilisés, et de la construction musicale.

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Kendrick Lamar, street poet of mental health

In an article online in the journal Lancet Psychiatry, the HIP HOP PSYCH co-founders explain how Kendrick Lamar’s lyrics could help both those affected by mental health issues and practitioners working in the field. Read full article

« Pilule », Damien Saez

“Pilule” de Damien Saez intègre la playlist musicale de Comme de fous.

Paroles de Pilule de Damien Saez :

[Couplet 1]
Je me lève et je prends des pilules pour dormir
Je prends le métro dans la meute je rêve de partir
Dans des pays où il fait chaud à l’autre bout du monde
Loin de ce boulot qui me tue et qui creuse ma tombe
Je me lève et je prends des pilules pour dormir
Les jours se ressemblent et putain que c’est triste à mourir
Quand on a rien pour soi que le chèque de fin d’mois
La télé le canapé et le crédit à payer

[Couplet 2]
Je vais les rues je vais les lieux où on ne m’attend pas
Ceux que je croise au fond des yeux non ne me voient pas
Je parle à des gens comme moi qui n’ont l’air de rien
Des esclaves en muselière qui n’en pensent pas moins
Je fais le mort je fais le fier je fais celui qui existe
Mais dans l’ombre du miroir je ne vois que du triste
Parano dans les rues putain je parle seul
Toxico au pognon je vais droit au cercueil
En or s’il vous plaît je voudrais qu’on m’inhume
Mais j’ai les moyens que de la fosse commune
Un jour c’est vrai je vais finir par me trouver un flingue
Et je descendrai dans la rue si tu bouges je déglingue
Ils me mettront au fond du trou une balle dans la tête
Mais putain ça sera pas pire que mon putain de quotidien
[Refrain]
Je me lève et je prends des pilules pour dormir
Je prends le métro dans la meute je rêve de partir
Dans des pays où il fait chaud à l’autre bout du monde
Loin de ce boulot qui me tue et qui creuse ma tombe

[Couplet 3]
J’ai des amis j’ai des amours je connais pas leur nom
On surfe tous au gré des toiles sûr qu’on est pris dedans
Sûr qu’on est rien que rien que du vide que du vent
Sûr qu’on est rien rien que des morts que des morts vivants
Je rêve un jour de rencontrer les filles de Miami
Et les stations s’enchaînent moi je sors à Vitry
Dans les couloirs du métro je crache sur les murs
Mais la nation me guette mais la nation me guette
Je suis un homme mort coincé entre quatre murs
Je suis je suis je suis je suis un homme moderne
Je me cogne la tête et j’essaie de m’enfuir
Mais les miradors guettent ouais les miradors guettent

[Couplet 4]
Je sais qu’ils me regardent en haut du haut des satellites
Dans mes rêves d’Amérique moi je tente de fuir
Le lendemain qui m’attend ? le couteau
Le couteau dans le dos
Je sais bien au fond de moi-même qu’ils veulent me faire la peau
Trois jours dans le métro moi je suis le troupeau
Direction l’abattoir
A quatre pattes sur le dos
Ils me mettront comme ils ont mis mes parents et les tiens
Pour qu’un putain d’actionnaire nage avec les dauphins

[Refrain]
Je me lève et je prends des pilules pour dormir
Je prends le métro dans la meute je rêve de partir
Dans des pays où il fait chaud à l’autre bout du monde
Loin de ce boulot qui me tue et qui creuse ma tombe
Je me lève et je prends des pilules pour dormir
Les jours se ressemblent et putain que c’est triste à mourir
Quand on a rien pour soi que le chèque de fin d’mois
La télé le canapé et le crédit à payer

[Couplet 5]
Amphétamine sous l’exomil extasie sous valium
L’héroïne de mes nuits des acides dans les chewing-gums
Des cachets pour maman des anti-dépressions
Du viagra pour les vieux et des calmants pour les enfants
Neuroleptiques toujours sûr qu’on cherche le jour
Où nous verrons lumière dans tant de contre-jours
Société c’est perdu nos amours sous tranquillisant
Qui sommeillent dans les coeurs des métros de perdants
Dis quand viendra le jour où nous retrouverons flamme ?
Ici tout est fini Paris n’est plus Paris
Chez les gauchistes dans la droiture chez les anars de mon pays
Y a que les télés qui s’allument
Et les filles qui disent oui

[Couplet 6]
Satellite extasie
Somnifère sur mon esprit
Est-ce que je verrai un jour les filles de Miami ?
Temps modernes à la mine je cherche qui je suis
Pour un coup de soleil faudra payer le prix
Les pornos et les joints non ne me font plus rien
Moi je crache mon venin à la face du destin
Les stations de métro sont mon unique route
Sous l’acide des pluies passer entre les gouttes
Alors la nuit je traîne comme un loup dans la plaine
Qui pourra remplacer le poison dans la veine ?

Et je cherche aux étoiles
A qui donner mon corps
Dans les boîtes à cochons
Je baise sur les dancefloors
Dans les boîtes à cochons
Je baise sur les dancefloors

« Les antidépresseurs », Carmen Maria Vega

Paroles de Les antidépresseurs de Carmen Maria Vega :

On me propose, mais je n’ sors pas
J’ veux pas me retrouver dans un bois
Traînée par un fou sanguinaire
Qui voudrait me couper les doigts
J’ai lu des histoires comme ça !
L’autre soir, en sortant d’ chez l’ docteur
Qui, d’ailleurs, me connaît par cœur
Tout à coup, je sens derrière moi
Un homme que je ne connais pas
Ça y est, cette fois, c’est pour moi
Ça s’est fini chez le psychiatre
Pour ne plus me laisser abattre
Il m’a dit que sortir, c’est bien
Au lieu d’ regarder TF1
Qui nous font flipper pour rien
En plus, il m’a donné des cachets
Depuis, j’ai retrouvé la paix
J’en ai des roses, des verts, des blancs
Et toujours deux entre les dents
J’ me souviens plus très bien
Depuis les antidépresseurs
Je n’ai plus peur de rien
Ni du soir ni du quotidien
Je souffre sans douleur
Je n’ rêve plus, mais ça fait rien
Et même si j’ n’ai plus très faim
Ça va comme ça, et c’est très bien
Aujourd’hui, je n’ suis plus la même
J’ai mes produits, j’ai plus d’ problèmes
Plus rien à foutre des connards
Qui m’ tiennent la jambe, tout pleins de haine
Franchement, mais cons comme des baleines !
L’ennui, c’est que j’ ne dors plus sans
Quand j’en ai plus, je suis à cran
Je crie, je fouille tous les placards
J’appelle le docteur et j’attends
J’ vous jure Monsieur le pharmacien
Je vous l’apporterai demain
L’ordonnance était dans mon sac
C’est à cause de tous ces vauriens
Ah ! Les voleurs, y sont malins !
Vous pouvez pas m’ laisser comme ça
Vous allez entendre parler d’ moi !
J’ connais des gens au ministère
Moi, je lis ! Je connais mes droits !
Et vous, ne me touchez pas !
J’ me souviens plus très bien
Depuis les antidépresseurs
Je n’ai plus peur de rien
Ni de vous ni du pharmacien
Je souffre sans douleur
Je n’ rêve plus, mais ça fait rien
Et même si j’ai plus très faim
Ça va comme ça, et c’est très bien
Ça s’est fini dans la violence
Moi, attachée dans l’ambulance
Hurlant que je vais les crever
Du tréfonds de ma décadence
Et, d’un coup, tout fut terminé
Dès que je vis l’ambulancier
Je sus qu’il était né pour moi
Et en six mois nous fûmes mariés
Il s’appelle Marcellin
Fini les antidépresseurs !
Et lui n’a peur de rien
Ni de mes angoisses ni de mes humeurs
Il m’a offert des fleurs
Et moi, j’aime pas, mais ça fait rien
Je lui dis tout, ça fait du bien
Et puis demain, on verra bien
Ou pas

« Je suis malade », Hermano Salvatore

Paroles de Je suis malade d’Hermano Salvatore :

Couplet 1 :

Je suis malade et je gamberge sans remède l’ami
Incurable, j’ai le cancer des temps moderne, hé oui
Génération l’âme en peine, la tête bourrée de doutes
Le moral au plus bas mais c’est en l’air que l’on pourrait se foutrent
La musique est une science et promis je m’y tiens
Je laisse le docteur me soigner lorsqu’il me donne du chronik 2001
Je suis malade, ouais ! Fallait le scander
J’en ai jeté mon cahier de rap, j’écris ses rimes sur mon carnet de santé
A l’heure où mon esprit dérive dans leurs épidémies, Terrible
Pour soigner mes hystéries l’ami, j’écris des lignes
Et pire, à réitérer les mêmes fautes, j’ai pris des gifles
Un homme averti en vaux deux, dans le fond je dois être hémiplégique
Ce qui me gène ? Devine ? Quand mon hygiène de vie
Est négligé par des dizaines et des dizaines de vice
Je voulais guérir par miracle mais quand je dois rendre compte de mes actes
J’ai la même maladie que Jacques Chirac
Ils passent leurs temps à se marrer, nous on titube
Ils se font bronzer la pilule, on a du mal à l’avaler
Alors j’me crame un pers et je me convaincs que ce monde est assez beau
Si tu me crois, je te parlerai de l’effet placebo
Epanouissement professionnel ? Tu crois ces mots ? non non
Dans les tranchés, sur les chantiers, toi tu t’es cassé le dos
Moi c’est ma flemme qui me manage
Attendez, si le travail c’est la santé, alors sans dec
J’suis bel et bien malade

Refrain :

Je suis malade, complètement malade
Je suis malade, parfaitement malade
Je suis malade, complètement malade
Je suis malade, je suis … je suis malade

Couplet 2 :

Concrètement l’effet du mal persiste
Donc clairement je suis malade, complètement
Mon traitement s’appelle cubase SX
La nuit me chante que des mauvaises berceuses
Ma plume a accouché de gros textes
Après un déni de grossesses nerveuses
Que l’on me soigne vite, la douleur m’a dévisagée
Moi j’ai soif de vivre, la routine ma déshydraté
Visé plus haut ? Non, d’après c’que l’on me dit
J’ai la scoliose du narcissique
Voûter à force de me mater le nombril
Égoïste, soutiens minimaliste
Écarte-toi mec, j’ai choppé le virus de l’individualisme
On se tire la bourre frérot
Être unis comme les doigts d’la main, non
Même les doigts de la main ne sont pas tous égaux
Ecoute ces mots, oublie la compassion
Ici, on vie en isolement pour éviter la contagion
Des infections que l’on n’peut pas déceler
Alzheimer des temps moderne moi
J’ai perdu la mémoire de ma carte SD
Les temps sont durs, c’est la crise du budget
Vu qu’on parle avec l’argent, rentrons dans le biff du sujet
Moi j’suis un phénomène et la banquière se terrorise
Financièrement, j’suis boulimique
Alors mon compte en banque se fait vomir
Se sentir libre, c’est pas trop facile
La science me dira que mon cœur est prisonnier de ma cage thoracique
Et je me guéris avec des phases stylées
Si le bonheur est contagieux
Quel est le con qui m’a vacciné ?

Refrain:

Je suis malade, complètement malade
Je suis malade, parfaitement malade
Je suis malade, complètement malade
Je suis malade, je suis … je suis malade

Outro :

A tous ceux prisonniers de leurs lits d’hôpital
Dont la douleur ne passe pas après deux dolipranes
Chimiothérapie, vivre en disant si dieu le veut
Et devoir coiffer la casquette de celui qui perdra ses cheveux
Courageux ou condamnés qui n’auront pas de nouvelles chances
Non, ou les poisseux qu’on a amputés de la mauvaise jambe
Et moi j’suis la inerte
Tu sais mon analphabétisme à comme un air de Molière #MaladeImaginaire

« Pauvre Fou », Babylon Circus

Paroles de Pauvre Fou de Babylon Circus :

Ça y est les bien-pensants te croient dev’nu fou
C’est pas trop tôt, t’es comme ça depuis qu’t’es né
Tu sais qu’au fond d’eux-mêmes ils en sont jaloux
Car sonnés du ciboulot ils n’ont pas su le demeurer
Ça y est paraît qu’tu serais dev’nu trop vieux
Et qu’a c’t’âge là on n’ferait pas toujours c’qu’on veut
Toi ça t’fait bien marrer et c’est tant mieux
Tu risques pas d’t’arréter pour si peu !

 » Et c’est comme ça, et c’est ainsi
Qu’il en a toujours été
Et c’est comme ça et c’est la vie
Et c’est pas aujourd’hui qu’ça va changer.  »

Pauvre fou, si tu les crois t’as tout perdu
Ne remets jamais tes rêves en doute
Pauvre fou si tu les crois t’es foutu
Ne les laisse pas tracer ta route !

Ça y est ils te voient parti dans tes délires
A vouloir déplacer des montagnes russes
Mais lorsqu’ils se mettent à te parler d’avenir,
c’est à se demander qui c’est qui plane le plus
Y paraîtrait même que t’aurais perdu l’sens des réalités
Non pas les tiennes, mais celles qu’ils tiennent pour vérité
Tu peux bien rêver t’y couperas pas
Ils viendront te chercher jusqu’à chez toi

 » Et c’est comme ça, et c’est ainsi
Qu’il en a toujours été
Et c’est comme ça et c’est la vie
Et c’est pas aujourd’hui qu’ça va changer.  »

Pauvre fou, si tu les crois t’as tout perdu
Ne remets jamais tes rêves en doute
Pauvre fou si tu les crois t’es foutu
Ne les laisse pas tracer ta route !

T’aimerais bien les croire mais t’es pas motivé
Pas non plus très compétitif par d’ssus l’marché
Tu passeras jamais le seuil de la rentabilité
T’as pris l’option « inactif », direction « assisté »

Qu’un jour il te vienne a l’esprit de vouloir changer le monde
Si tu le chantes sur tous les toits z’auront vite fait d’te la boucler
Tes rêves tes utopies et tes pensées profondes
Tout ça c’est bien gentil, mais tu peux te les garder
Pour eux, tu n’es rien qu’un poète
Qui tourne pas bien rond dans sa tête
T’y comprends rien, pauvre poète
Tu tournes pas bien rond dans ta tête

T’y crois encore et tu t’entêtes
A croire que la vie pourrait être un fête
Touche du bois ! Tu s’ras dans l’vrai
Touche le ciel et les étoiles ! Ça c’est du concret!

« Je suis fou », Les Betteraves

Paroles de Je suis fou des Betteraves :

Je suis libre
Je peux mourir demain
Je peux me crever les yeux
Je peux me couper les deux mains
Vous pensez que je déprime
Mais votre hypocrisie m’étouffe
Vous croyez que je dérive
Mais vos pétards vous rendent ouf !

Ref :
Je suis fou
Vous ne me connaissez pas
Je m’en fous
Car je n’existe pas
J’aimerai rire
Mais vous ne m’amusez pas
J’ai besoin de vous dire
Mais vous ne comprenez pas
Je regarde le ciel
Mais il n’existe pas
Et quand je m’émerveille
YAARRRH ! je n’y crois pas

Ref

Un matin reveillé par un infirmier
Direction l’hopital pour etre examiné
Dans ma tete il paraît qu’un virus à germé
Je suis contaminé, je suis dégeneré !
Dans ma tete je suis enfermé
A jamais je suis comdamné
La medecine m’a abandonée
Je nsai plus ou aller

« Si je suis fou », Mino

Paroles de Si je suis fou de Mino :

A 20 ans, il a peur
A 30 ans, il a peur
A 40, à 50
Et ils se noient dans les pleurs
La peur de faire la gueule
La peur de sourire
D’un côté, la peur de vivre
De l’autre, la peur de mourir
Vivre dans ce monde
Est pour eux insupportable
S’en sortir avec les honneurs
Est devenu insurmontable
Et puis, le soir à table
C’est la potence à 20 h
Ca viole, ça tue
Ca vole en bas de ta rue
La misère se rapproche
La haine frappe à ta porte
Tellement peur de tout
Voilà qu’on tremble
Peur de la montée
Et tellement peur de la descente
Peur d’la vérité
Qu’on préfère qu’ils nous mentent
On sait de quoi ils sont capables
Et peur de savoir ce qu’ils veulent
La peur de vivre en couple
La peur de finir seul
J’te parle de toi
De moi, de lui, de nous
Raconte de vive voix
Comment parfois nos cœœurs se nouent
La peur de perdre son temps
Son argent et son emploi
La peur de perdre sa femme
Ses enfants et puis son toit
De perdre la figure
Et peur de perdre son amour-propre
Peur de perdre pas grand-chose
Parce qu’on n’a pas grand-chose
La peur d’être touché
En pleine intimité
A force de vivre couché
On en perd sa dignité
Et c’est toujours la même peur
Incisive, acérée
Et à force d’avoir peur
On finit par accepter
Accepter que par le monde
Des enfants soient maltraités
Que les cartons de nos télés
Soient les lits des délaissés
Accepter que dans les livres
Ils trafiquent notre histoire
C’est leur fonctionnement
Leur mode opératoire
Les maladies qu’ils élaborent
Dans leurs laboratoires
Les puces dans les passeports
Et les vaccins obligatoires
Et quand l’or noir est en jeu
Le G8 joue les arbitres
Et les semblants de présidents
Qu’ils mettent au pouvoir en Afrique
Accepter de vivre
Complètement robotisés
Que même l’indépendance
Soit colonisée
Accepter de survivre
Dettes sur dettes
Et les murs
Qui s’érigent dans nos têtes
C’est nos souffrances que l’on bâillonne
Les libertés se privatisent
L’indifférence qui rayonne
Avec elle rien ne rivalise
Et si c’est ça être normal
Vivre toujours pressés
Sous antidépresseurs
Stressés par l’oppresseur
C’est ça être normal
Moi, j’préfère ma folie
Si c’est ça être normal
Vivre à l’agonie
Alors c’est ça hein
Un quotidien d’alcoolique
Redeviens animal
Et fume pour supporter la vie
Mon état est stationnaire
Mon amour irrationnel
Ma folie est passagère
De moins en moins occasionnelle
Un œœil sur le monde
Un autre vers le ciel
Mais elle n’est pas préméditée
Mon écriture est passionnelle
Ils vous diront que je suis fou
Que j’crache sur la thune
Que j’vais finir sous les ponts
Entre la mer et l’amertume
Ils vous diront que je suis fou
Qu’ils connaissent mes lacunes
Que je n’traîne que dans la rue
Que j’ai niqué mes études
Ils vous diront que je suis fou
Que j’regarde que la pub
Que j’vais finir comme un loup
Rongé par la solitude
Et laissez-moi devenir fou
Je marche sous la lune
L’écriture est un combat
Moi j’y ai laissé des plumes
Et si j’avance, suivez-moi
Si j’recule, tuez-moi
Si je meurs, vengez-moi
Si je suis fou, enfermez-moi
Si je suis fou, arrêtez-moi
Parce que je ne m’arrêterai pas
J’ai p’têt perdu la tête
Mais je n’ai pas perdu la foi
Ce soir, devant la barre
Pas besoin de témoins
Je n’descends pas du singe
Moi, j’descends de chez-moi
Et je ne suis qu’un homme
Lancé en pleine course
Si je suis fou
Alors nous le sommes tous
Alors nous le sommes tous

Ils racontent que je suis fou
Que j’ferais mieux d’me taire
Que je ne sais pas tout
Que rien n’pourrait me satisfaire
Que dehors c’est l’été
Mais je vois bien que c’est l’hiver
Que la terre tourne à l’envers
A l’endroit, à l’enfer
Ils racontent que je suis fou
Que j’ferais mieux d’me taire
Que je ne sais pas tout
Que rien n’pourrait me satisfaire
Que dehors c’est l’été
Mais je vois bien que c’est l’hiver
Toute façon c’est comme ça
Que je ne pourrai rien y faire

« Fou à lier », Feu! Chatterton

Paroles de Fou à lier de Feu! Chatterton:

J’y pense tout le temps
Et pour que ça passe, ça passe
Je m’automédique
J’avale, j’avale
Des ecstas merdiques
Et je me dis que
Ça va

Et quand tout fout le camp
Je prends la poudre d’escampette
Qu’à mes tempes mon pouls ralentisse
Que les voix se taisent
Après la tempête
Je flotte dessus mes hantises
Dessus la peur d’être fou
À lier
Marteau comme ici les requins
Que j’ai dans la coloquinte
Au fond du bocal
Fêlé
Ouais je crains de finir fou
À lier
Marteau comme ici les requins !
Sont-ce des tickets low-cost
Pour des cieux tropicaux ?

Pastilles multicolores
Pour que les Dieux décolèrent…
Dans la discothèque
Poussent des palmiers que les
Crocodiles accostent

Descendons en parachute
Dans cet infini paradis !

La pensée a ses terres
Pas vues des radars satellitaires
Cette île est-elle ici réelle
Abandonnée?
Ou bien dans ma tête
Récif peuplé de sirènes

Qui disent que je suis fou
À lier
Marteau comme ici les requins
Que j’ai dans la coloquinte
Un tout petit grain
Caféiné

Elles disent que je suis fou
À lier
Marteau comme ici les requins !
Sont-ce des tickets low-cost
Pour des cieux tropicaux?

Oh oh mais où suis-je ?
Et qui sont ces gens
Qui enfilent des perles aux cous
D’autres va-nu-pieds ?

Vite, je courtise
Les filles des locaux
Enfile des perles aux cous
D’autres vahinés !
Ooooh ! Vite, je courtise
Les filles des locaux
Enfile des perles au cou
De toutes ces vahinés