Portrait de Florent Muller

Comme Florent Muller, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Découvrez son site : http://jesuisbipolaire.eklablog.com

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’aspire à changer le regard sur les troubles psy ou le handicap en général. Je le fais par l’écriture, des conférences, mes compositions musicales, radio, télé…

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

En ce moment rien n’est fait, je passe justement un nouvel entretien demain.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Le monde de la santé mentale évolue et tant mieux. On commence à parler de rétablissement et cela c’est nouveau en France.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La créativité. Quand la folie est contrôlée c’est génial et jouissif. On arrive à tirer le meilleur de nous-même !!!

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je n’y avais jamais pensé mais pourquoi pas !!! Qui mieux qu’un usager peut comprendre les souffrances des autres et aider les usagers. Je vais là où on me demande et donne toujours une bonne image des troubles psychiques.

Portrait de Michèle Dussaut Delorme

Comme Michèle Dussaut Delorme, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Découvrez le Collectif Schizophrénies.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Je suis prof de français de formation. Maintenant j’accompagne des personnes souffrant de troubles schizophréniques parce que ma mère était très malade et que leur langage est en quelque sorte ma langue maternelle. Je suis vice-présidente de Schizo?…Oui! et du Collectif Schizophrénies qui regroupe un certain nombre d’associations luttant contre le sort indigne réservé aux personnes souffrant de ces troubles.

Mon maître, c’est Tosquelles. Il représente tout ce que j’aime dans la vie : une intelligence suprême, un humour décapant et une humanité débordante.

Je consacre beaucoup de temps à la lecture, au cinéma, au voyage et à la rencontre de l’Autre dont l’infinie diversité me fascine.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Être au milieu des souffrants psychiques n’est pas un métier pour moi. C’est la vie tout simplement. Je les aime, ils me le rendent bien. Ils me donnent autant que je leur donne. C’est un échange humain, tout simplement, sans eux je ne serais pas ce que je suis actuellement.

En fait, parallèlement à mes activités militantes, j’ai créé un GEM il y a 10 ans. Il s’appelle d’ailleurs GEM Lucien Bonnafé. C’est un lieu de liberté dans lequel on rit beaucoup. Maintenant j’ai pris du recul, quelqu’un d’autre a pris ma place et je me contente d’aller les voir de temps en temps. Il ne faut pas s’accrocher pour l’éternité.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Je pense qu’il y a encore un fossé très profond entre ceux qui souffrent de troubles psychiques et ceux qui gravitent autour. Inconsciemment, les soignants ont peur du chaos parce qu’il bouscule nos certitudes et nous entraîne dans un monde que nous ne maîtrisons pas. Alors, pour se préserver ils se réfugient dans un vocabulaire obscur et dans une distance soi-disant thérapeutique. Tout cela les rassure.

De nombreux étudiants dans le médico-social viennent faire des stages au GEM. Ils en repartent enchantés. Je pense qu’ils n’auront plus jamais cette vision des personnes porteuses de troubles psy. Nous n’avons jamais eu de futures psychiatres, ce qui est fort regrettable de mon point de vue.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

J’aime les fous et la folie parce qu’il nous entraînent dans un monde auquel nous n’aurions jamais eu accès. Personnellement, sans la folie de ma mère je n’aurais jamais accédé à la littérature et aux études littéraires avec la profondeur que j’ai connue.

La folie fait partie de notre humanité comme la couleur de notre peau ou notre orientation sexuelle. Il est bien évident que quelqu’un qui se met en danger doit être apaisé. Mais le traitement doit être adapté, mesuré, appliqué avec le consentement du concerné. De plus un traitement n’est rien sans l’étayage humain autour de la personne. Je suis bouleversée par le fait qu’un grand nombre de souffrants errent dans la rue ou en prison.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je n’ai aucunement l’envie de devenir ministre. Je ne suis d’ailleurs pas faite pour ça. Je pense profondément qu’un changement de mentalité ne peut venir que de personnes incarnant le désir de ce changement. Cela peut parfois coûter très cher mais après tout, les Bonnafé, Tosquelles, Oury et bien d’autres l’ont fait. Alors je me dis que leur mémoire vaut bien cela.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

La page Facebook Collectif Schizophrénies ainsi que le site. Je vous invite je vous invite à liker la page et à la faire connaître à vos amis.

Portrait de Nicolas

Comme Nicolas, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Plus rien, plus de joie de vivre. Ma fille a 14 ans donc je dois accompagner son adolescence (je l’ai rendu dépressive). Je passe mes journées sur mon lit ou à bricoler, réparer la maison, le jardin. Je ne vois presque plus personne. Mon rhumatologue et ma Psy m’ont viré et refusent de continuer à me suivre car j’ai pété un plomb pour un refus ( faux ) de mon rhumatologue.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je ne peux plus travailler. Je suis à l’AI.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

C’est ce qui fait vivre, c’est la santé mentale. Je l’ai presque toute perdue, c’est grave.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Une certaine joie. Ou la joie d’arriver à réaliser notre folie.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Impossible je suis trop atteint. Demande: il me faut un livre de question.

Portrait de Lou Lubie

Comme la dessinatrice Lou Lubie, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Découvrez sa nouvelle bande dessinée Goupil ou Face!

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Je crois que je me nourris d’un peu de tout, je capte une bonne idée par ci, un trait qui fait mouche par là…
Je suis particulièrement admirative devant le travail de Craig Thompson, un auteur de BD immensément talentueux.
Quant à mes aspirations… si je pouvais vivre sereinement de mon travail créatif, ce serait merveilleux.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

J’exerce plusieurs métiers – dont auteure de BD et développeuse web -, mais toujours des métiers créatifs ! Faire de la bande dessinée, par exemple, c’est pouvoir exprimer en images des sensations abstraites. En dessinant la cyclothymie sous la forme d’un petit renard dans « Goupil ou face », elle devient beaucoup plus concrète… et beaucoup plus compréhensible pour un lecteur extérieur au trouble. Un atout par rapport aux publications plus médicales et académiques, qui demandent beaucoup de motivation pour être lues !

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Le monde de la santé mentale devrait faire partie intégrante du monde-tout-court…! Personne n’a l’impression de basculer dans « le monde de la santé nasale » quand il a un rhume, il ne devrait pas en être autrement pour le cerveau. Il y a des gens qui ne « croient pas » aux maladies mentales, qui refusent d’admettre qu’ils peuvent être touchés, eux ou leur entourage, qui voient les psys comme des manipulateurs, des affabulateurs… Tout ça traduit une grande peur de l’inconnu qui est un sacré frein au bien-être des personnes atteintes d’une maladie ou d’un trouble psychiatrique.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Comme je le raconte dans « Goupil ou face », la cyclothymie – une forme de trouble bipolaire -, entraîne un besoin permanent de neuf, de neuf, toujours de neuf ! Ma solution à moi pour la nourrir, ça a été de piocher dans tous les domaines créatifs : six livres publiés, un site communautaire qui réunit 2.000 dessinateurs (www.forum-dessine.fr), un jeu vidéo créé collaborativement par 82 amateurs, des illustrations réalisées pour des occasions très variées… Je suis aussi extrêmement curieuse de nouvelles rencontres et j’ai l’impression d’avoir noué des relations particulièrement intenses et nourrissantes.
Être cyclothymique rend tout plus bref, plus intense, plus puissant – en positif comme en négatif. Autant essayer d’en profiter !

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

La politique, les costumes cravate et les petits jeux de pouvoir, pas pour moi ! Plus que les lois, je pense que ce sont les idées qu’il est urgent de faire changer : je me sens plus utile en écrivant des bandes dessinées qu’en votant des textes de loi. Si le Ministre de la Santé Mentale pouvait déjà soutenir la myriade d’initiatives artistiques, bénévoles et associatives qui existent, ce serait une aide précieuse pour beaucoup.
(Par contre, si je pouvais toucher un mot au Ministre de la Culture au sujet de la rémunération des auteurs…)

L’entretien de Lou Lubie sur France Culture:

Portrait de Notre Combat Celui d’Evann

Comme Notre Combat Celui d’Evann, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Découvrez la page de l’association.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Parents d’un enfant schizophrène de 14 ans maintenant, nous mettons tout en œuvre afin de lui permettre d’avoir une vie meilleure, une place dans la société, un avenir…
Après être passés dans une émission télévisée, dans plusieurs radios pour lever ce tabou qui relève de cette fichue maladie, nous avons reçu pas mal d’appel de parents désorientés, mal renseignés, nous nous devions de faire quelque chose pour les aider, les épauler, un soutien mutuel est né…

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Nous avons par le passé fait confiance à une association locale qui fut un fiasco total…
Apres plusieurs remises en question, de soutien de ceux qui sont restés a nos côtés, les familles, les encadrants, les spécialistes, ce combat ne devait pas resté vain, nous devions faire quelque chose…

L’association NotreCombat Celui d’Evann se devait d’exister pour notre fils et pour tous ces parents avec qui nous sommes en relation. Beaucoup de personnes sont à nos côtés, plusieurs projets sont en cours, quelque part cela fait du bien de se savoir aidé, soutenu, nous ne qualifions pas l’association comme un métier mais plus comme un droit, un devoir…

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

De part les réseaux sociaux, nous savons que beaucoup ne se sentent pas assez entendus, aidés. La schizophrénie est souvent liée à la folie, dangerosité, il faut absolument lever ce tabou, trouver un maximum d’aide, trouver les structures adaptées, les bons traitements, parce qu’avant tout, elle est maladie. Il faut également entourer la famille, les écouter, les soutenir du mieux possible. Beaucoup de choses reste à faire.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Des rencontres magnifiques, un soutien et des personnes investies font de la maladie une force!!!

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Ministre de la santé, non, mais nous lui dirions qu’en France, nous sommes quelque peu en retard par rapport à d’autre pays. Que nous manquons de moyens, de structures et que bien sûr certaines existent mais si peu, et que pour ces malades, ces familles, le besoin est omniprésent…

Portrait de bras

Comme bras, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Le marathon, la psychanalyse, bien manger et refaire le monde.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Un métier qui tente de redorer la question du lien social, le créer. Qui s’évertue à lutter contre les normalisations diverses et variées et vise à l’émancipation de tout à chacun par l’avènement du sujet.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Gangrené par les HAS et autres ARS. Malheureusement soumis aux lois du marché et la mascarade des pouvoirs politiques.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Le fait qu’elle nous rappelle qu’être fous c’est être humain.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je ne pourrais pas et je lui demanderais de se taire, mais surtout de se renseigner pour connaître un minimum son travail.

Une initiative que tu aimerais faire connaître?

Urgence notre police assassine.

Portrait de V. Feuilloy

Comme V. Feuilloy, fais-toi tirer le portrait par Comme des Fous en répondant à ces 5 questions.

v.feuilloy
« Une abeille car elle est menacée de disparaître mais pourtant indispensable à l’écosystème. »

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’aspire à plus de tolérance, plus d’équité pour les femmes et notamment dans les pays du tiers monde où l’accès aux études est encore trop compliqué, combattre le mariage forcé, les violences intra-familiales et l’intégrisme.
Bien entendu, j’aimerais changer le regard de la société sur la folie, sur les fous stigmatisés systématiquement comme dangereux.
Le théâtre que je pratique m’inspire, par ses auteurs, par leur folie, leur impertinence, leur message. Tout cela je peux le jouer sur scène…

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je suis infirmière cadre de santé en pédo-psychiatrie, j’ai longtemps travaillé en psy adulte, comme infirmière puis comme cadre. Continuer la lecture de « Portrait de V. Feuilloy »

Portrait de Jennifer Bunnens

Comme Jennifer Bunnens, fais-toi tirer le portrait par Comme des Fous en répondant à ces 5 questions.hirondelle
Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Maman de sept enfants, ainsi que présidente de l’association SCHizo’Jeun’S. Je suis totalement concentrée sur l’éducation de mes enfants, dont deux sont atteints de schizophrénie. Mon métier, ma passion, c’est le combat que je mène au sein de l’association, accompagner les parents, aider les enfants, et faire tout ce qu’il faut pour faciliter au mieux leur entrée dans le monde des adultes. Déstigmatiser ce regard assez impitoyable qu’a la société sur cette maladie. Continuer la lecture de « Portrait de Jennifer Bunnens »

Portrait de Thierry des Lauriers

thierry des lauriersComme Thierry des Lauriers, fais-toi tirer le portrait par Comme des Fous en répondant à ces 5 questions.

Surprise! On a trouvé un potentiel ministre de la santé mentale!

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Patrick Giros, fondateur de l’association Aux captifs, la libération, attentif toute sa vie aux personnes mises aux marges de notre société.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Instigateur et créateur de re-lien social.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Continuer la lecture de « Portrait de Thierry des Lauriers »

Portrait de bio aral

greta garboComme bio aral, fais-toi tirer le portrait par Comme des Fous en répondant à ces 5 questions.
Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

La littérature, la philosophie, ma mère, Barcelone, Paradis artificiels, l’amour, la musique, le soleil, Balzac, Lavilliers, Paris, Perpignan, l’écriture, les chats, mes chats.

J’aspire à voyager et découvrir le monde en toute simplicité mais pas toute seule et, plus que tout, j’aspire à aimer, à t’aimer, à transmettre et à enseigner l’amour de la langue française. Continuer la lecture de « Portrait de bio aral »