Portrait d’Elojoy

Comme Elojoy, fais-toi tirer le portrait en 5 questions par Comme des fous.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Le partage du bonheur, avec de l’amour, de la famille, des amis… sur un coin vert de Terre !
Un coin vert, avec du ciel bleu, de l’eau, du soleil et plus de la chaleur humaine 🙂

J’aspire à la Paix !
J’aspire à la Joie !
J’aspire à rire, à chanter, à danser et aimer encore….

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je suis sans emploi, j’erre avec mes questions existentielles sur mon parcours d’étudiante avorté, et je suis tétanisée à l’idée de travailler pour de vrai (horaires fixes, patron, obligation de rentabilité…).

Mais j’aime ma vie, remplie de créativité, de bonheurs simples, partagés avec les amis…
Prendre soin de moi, de mes proches.
Prendre le temps de vivre, de faire la cuisine, d’étendre le linge, d’écouter les oiseaux, de sentir les fleurs…

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Il y a encore beaucoup à faire, de recherches à mener, de bienveillance à amener, de dé-stigmatisation à faire…

!!! à la question, QUE PENSES-TU DE LA SANTÉ MENTALE DU MONDE ?

Je répondrais :
J’ai toujours dit que le monde est plus fou que tous mes délires confondus..
Je suis diagnostiquée bipolaire, avec des phases maniaques délirantes…
Et j’ai plutôt des « good trip »… pourtant ça se finit toujours à l’HP…

Alors qui est le plus malade, le monde ou moi ? Ou bien la folie ambiante du monde m’écœurerait-elle ? Me contaminerait-elle ? Au point de perdre la tête.

Le monde marche sur la tête, on jette de la nourriture quand d’autres meurent de faim, on pisse dans l’eau quand certains font des kilomètres pour en trouver. On vit dans un paradis que l’on détruit. On est en train de scier la branche sur laquelle on est perchée…
Le monde est définitivement MALADE…

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La folie ? Je ne sais pas…
Ma folie ? Elle me permet de regarder le monde autrement, de prendre de la distance (entre les crises), elle m’offre le temps de vivre… une vie avec une saveur intense, et parfois trop intense.

C’est le grain de sel qui évite à la sagesse de pourrir dirait Saint François d’Assise.

Et je dirais que sans la pluie, le ciel n’aurait pas d’arc-en-ciel… et sans larmes, l’âme non plus…

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je ne pourrais pas devenir ministre de la santé mentale, quoi que, en y réfléchissant…

Par contre, je lui demanderais de considérer un malade, non par sa maladie, mais par son humanité, sa fragilité, sa sensibilité…

Je construirais des hôpitaux psychiatriques beaux, inspirants, avec des soignants bienveillants.
Formés à l’écoute active, à la communication non-violente.
Je mettrais un punching ball à disposition pour se défouler…
Surtout quand on est enfermé dans une chambre d’isolement pendant des semaines.

Je réenchanterais les hôpitaux de tendresse, de beauté et de légèreté… (ce qui m’a le plus manqué là-bas).

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

www.smiile.com

Portrait de Mathieu

Comme Mathieu, fais-toi tirer le portrait en 5 questions par Comme des fous.

Comme un faux air de famille…

Elle te fauche en plein vol, Elle se révèle insidieuse

Tu divagues, Je suis dans le déni

Elle te transforme, Elle me grignote

Tu attires l’attention, Je m’efface

Elle ne te laisse aucun répit, Elle est déjà bien installée

Tu deviens insupportable, Je procrastine

Elle nous éloigne de toi, Elle fait maintenant partie de moi

Tu reprends goût à la vie, Je commence à mettre des mots sur les maux

Elle guide de moins en moins tes pensées, Elle reste à apprivoiser

Tu te construis tant bien que mal, J’ai l’espoir d’y arriver

Elle s’appelle schizophrénie. Elle s’appelle anxiété généralisée.

 

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Parvenir a faire le deuil d’une vie : une vie rêvée, une vie marquée par l’insouciance, cette vie façonnée par ses envies, cette vie faite de petits et grands bonheurs.

Etre en phase avec la maladie, qui à fait de moi ce que je suis aujourd’hui, c’est la prochaine étape de ma vie.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

« La question qui tue ».

Cette interrogation fait ressurgir mes tourments : les palpitations se font sentir…la honte m’envahit.

C’est le néant, le vide.

« Je ne fais rien ».

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

D’une façon générale, je dirai que le monde de la santé mentale se singularise par sa bienveillance, son empathie.

Se mettre émotionnellement à la place de l’autre, tout en gardant la distance nécessaire est à mes yeux assez remarquable.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Une force de caractère que l’on ne soupçonnait pas.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Une campagne nationale pour un changement de regard sur le handicap psychique.

On a souvent peur de ce que l’on ne connaît pas.

Il est important de briser les préjugés.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

https://latetehaute.fr

Portrait de Thalia

Comme Thalia, fais-toi tirer le portrait en 5 questions par Comme des fous.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Ma famille, les animaux, l’écriture et tout ce qui touche à la créativité, l’harmonie corps esprit.

J’aspire à trouver la paix intérieure malgré les troubles bipolaires.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

J’écris et c’est ce que j’aime faire, ce n’est pas mon métier, c’est ce qui nourrit mon âme.

Je suis une maman disponible à chaque instant et ça c’est un vrai métier à temps plein.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Mon mari est psychanalyste psychothérapeute et il a de plus en plus de demandes.

Le monde est incertain et je pense que nombreux sont ceux et celles qui ont besoin de parler et d’évacuer leurs démons.

Le stress est quasi permanent et vibre un peu partout. Je pense que la santé mentale n’est pas au beau fixe.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La folie c’est quoi ? La normalité c’est quoi ? Ou sont les frontières entre folie et normalité ?

J’aime ma folie, elle donne de la magie à ma vie quotidienne. J’ai appris à vivre avec mes troubles bipolaires et émotionnels, ils font partie de moi, ils sont mon histoire.

Ma folie c’est aussi mon imaginaire et il n’a aucune limite.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, je déteste la politique, je déteste les hommes politiques.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

La Fondation SEVE.

SEVE (Savoir Etre et Vivre Ensemble) a pour mission de former des animateurs et des formateurs d’ateliers de philosophie et de méditation dans les écoles, mais aussi soutenir, faire connaître et accompagner les projets qui, à travers la réflexion philosophique, la pratique de l’attention, l’activité ludique ou artistique œuvrent pour mieux préparer les enfants et les jeunes à devenir des humains et des citoyens confiants, actifs, responsables et respectueux du vivant.

Portrait de deelilah

Comme deelilah, fais-toi tirer le portrait en 5 questions par Comme des fous.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

La nature et son observation. Les animaux. La physique quantique et la spiritualité.
J’aspire à une meilleure compréhension (plus objective) des choses qui forment notre monde. C’est large oui.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

J’aime apprendre et apprendre aux autres.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Des choses positives… mais pas forcément toujours, les statistiques sont parfois biaisantes quant à son propre état.
Peut-être que parfois ce monde regarde les choses à travers un regard normal / pathologique qui peut être sacrément stigmatisant.
Mais c’est une chose qui va dans l’ensemble vers des choses positives, alors c’est déjà ça.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Pleins de choses!

On peut apprendre de sa propre différence à apprécier et respecter aussi d’autres différences, et être moins dans un état d’esprit de normalisation du monde.

Une remise en question de son monde et donc une recherche de compréhension des choses sous un autre regard, moins normé. Parfois la folie est causée par le fait de vivre des choses ou de vivre dans un environnement qui nous pousse à la folie, à partir de là, de cet état on peut chercher à se comprendre soi-même et accéder à une recherche personnelle à laquelle on ne pense parfois pas quand on est « normal ».

On peut aussi assister à des choses artistiques impressionnantes parfois, cela permet d’ouvrir les horizons des regards les plus étriqués.

« La folie » c’est très subjectif. Et parfois ceux qui semblent très sains extérieurement ont des comportements en réalité pervers et ceux qui se pensent fous au moins ne renient pas la multiplicité de la nature humaine…

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non! la santé mentale…. c’est quoi?

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

The Knife.

Portrait de La Folie Ordinaire

Comme La Folie Ordinaire fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

J’aimerais faire connaître lafolieordinaire.fr

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Je suis inspirée par des personnes qui me donnent l’impression qu’il est possible d’atteindre une certaine paix intérieure. Des figures comme le Dalaï Lama ou plus proche dans notre culture occidentale Mathieu Ricard et Christophe André m’amènent à penser que le travail que l’on peut faire sur soi peut permettre de toucher à plus de sérénité.

J’aime la nature qui me permet de relativiser la place que l’Homme prend. Me sentir toute petite face à un paysage grandiose me donne à chaque fois une claque agréable qui m’apprend à rester à ma place. Quand je le peux, j’aime fuir le vrombissement trop actif de la Cité. Alors les loisirs ayant rapport à la nature sont ceux qui m’apportent le plus, avec la lecture et l’écriture.

Cela sonnera peut-être mièvre, mais j’aspire à plus d’harmonie entre les être vivants. Je n’arrive toujours pas à comprendre que les hommes ne puissent pas arrêter de se taper dessus à la moindre occasion. La fermeture d’esprit et le manque de curiosité de beaucoup de gens m’intrigue. J’estime que la découverte de l’autre est d’une grande richesse.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Mon métier de psychiatre psychothérapeute consiste à aider des personnes en difficulté psychologique ou psychiatrique, à aller au delà pour trouver ou retrouver un équilibre qui puisse leur rendre le plaisir de la vie.

Je l’aime car se sentir utile est agréable. Rendre service, apaiser la souffrance, voir des personnes s’améliorer à une échelle temporelle relativement restreinte met du baume au cœur. C’est parfois dur les premiers temps, quand la situation est compliquée, quand on ne voit pas trop comment soulager.

Mais la majorité du temps, je me sent passeuse de connaissances, starter de mieux-être, car ce sont les patients que je vois qui bossent. La guérison, l’amélioration, l’équilibre, ce sont eux qui l’obtiennent.

Je n’ai fait que les aider à s’alléger de quelques poids et acquérir de meilleures stratégies pour pouvoir s’en sortir seuls face à l’adversité.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

C’est un vaste monde qui regroupe énormément d’intervenants. Soignés, soignants, administratifs, politiques. Je ne suis pas sûre que je serais capable de pouvoir trouver tous les corps de métier qui peuvent s’y rapporter. Par le petit bout de ma lorgnette de psychiatre, je pense que ce monde est en train d’évoluer et que l’on a tendance à changer de modèle.

Nous étions au temps des asiles avec une vision d’exclusion de la cité des fous et déments que l’on ne voulait pas côtoyer. La stigmatisation était officielle, assumée.

Avec l’avènement du secteur en psychiatrie en France, les soins ont été dispensés au cœur de la Cité, avec les centres médico-psychologiques, les établissements de santé spécialisés qui se sont rapprochés et se rapprochent encore.

Les patients sont devenus des acteurs de la prise en charge de plus en plus avec l’apparition des GEM (Groupes d’Entraide Mutuelle) et des associations de plus en plus impliquées. Les patients experts commencent à se former et avoir un rôle dans l’information des « nouveaux patients » ce qui améliore la trajectoire de santé.

Je pense que les choses ont donc tendance à s’améliorer d’un certain côté, mais qu’il ne faut pas que des baisses de budget ne coupent les ailes des projets innovants qui améliorent le quotidien de personnes fragilisées par une santé mentale vacillante.

L’incertitude du devenir de la pratique libérale me fait craindre par moments ce que je ferai plus tard, mais je reste optimiste.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Cela paraîtra banal, mais les moments de folie que l’on peut avoir apportent une créativité qui ne peut sortir de la monotonie.

Un grand nombre d’artistes ont été et sont encore de grands tourmentés. Le mal-être a tendance à rendre plus perméable à une certaine sensibilité qui peut toucher, quelle que soit la voie qui sera choisie: peinture, sculpture, musique, littérature, cinéma…

On peut imaginer que ceux qui frayent avec le bonheur plus souvent ont un truc qui manque sur ce plan là.
J’ai beaucoup de patients qui ont des talents artistiques qu’ils exploitent en lien avec leur souffrance. Elle est leur muse, leur échappatoire, parfois leur seul moment de respiration.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je ne pense pas pouvoir devenir un jour avec autant de responsabilités que ministre.

Déjà si je réussi à ce que mes enfants m’écoutent ce sera pas mal. Mais si un jour un ministre spécifique de la santé mentale vient à être nommé, je lui demanderai de faire des campagnes d’information pour que la population générale puisse changer l’image des problèmes de santé mentale.

On l’a bien vu avec l’histoire de l’épreuve de l’Asile de Fort Boyard qui stigmatise une frange de la population en surfant sur la vague de la psychophobie. De même avec l’histoire de la vaccination.

Or qu’est-ce qui est responsable de la peur? La méconnaissance.

Informer, c’est lutter contre la peur. Et si des choses restent difficilement acceptables dans les pratiques psychiatriques, il sera nécessaire de faire en sorte qu’elles puissent être améliorées, avec les budgets nécessaires.

N’oublions pas que la santé mentale est le premier poste des dépenses de santé avec les conséquences que l’on connait sur l’efficience au travail.

Car oui, il est nécessaire d’argumenter maintenant terme économique pour justifier de l’intérêt de la prise en charge de la santé mentale : c’est ce que voit le politique!

Portrait de Fanny

Comme Fanny, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

J’aimerais faire connaître la page http://artsconvergences.com/appel-a-projet

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Une multitude d’inspirations. D’ailleurs tout… Mais devant l’envergure de « Tout assimiler », je dirais:

La culture occidentale dont je suis issue, la culture orientale pour sa douceur et ses sagesses, la Nature pour ses ressources inépuisables ou presque… Les humains et leurs complexité, le Soi, du coup comme outils d’apprentissage du monde.

La psyché m’intéresse au plus haut point et je l’explore par le travail artistique, la vie, les bouquins, les histoires de vie, les liens, l’expérience…

J’aspire à réunir tout cela de manière juste pour transmettre au mieux et vivre en accord avec ma sensibilité et le monde… vaste programme, j’avoue.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes??

J’ai eu déjà quelques « vies ». Ces dernières années, j’ai testé de façon autonome pas mal de choses (artistiques, éditoriales, art-thérapeutiques, j’ai même tenté une « épicerie d’art et d’horizons »).

Je suis maintenant attachée au développement de l’association « Arts Convergences » que j’ai connu en remportant le prix du jury remis au musée du quai Branly en décembre dernier.

C’est assez exceptionnel pour moi de travailler pour cette association qui m’accueille entièrement: casquette d’artiste, casquette sensible/ »troublée psychiquement », communicante et probablement un peu « comptable »… (en recherche de formation ponctuelle soit dit en passant).

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Je découvre à travers mon travail dans l’association, une multitudes d’initiatives dont je n’avais jamais entendues parlé avant qui, très certainement, accompagnent une transition entre l’internement qui peut être un choc en soi, et le retour à la « réalité » qui peut être un choc en soi, aussi.

Je n’ai pas eu la chance de connaître ce monde là (coaching, réinsertion sociale, groupes d’entraides, de rencontres de pairs, de facilitateurs, existe même des agents d’artistes psychotiques, paraîtrait…)… mais alors, à priori, je perçois toutes ces initiatives comme une immense forêt d’arbres plus ou moins grands, plus ou moins reliés, très différents les uns des autres, labyrinthique?

Heureusement des centres de ressources comme le Psycom ou Comme des fous font des synthèses qui permettent un peu mon orientation.

A l’époque de mes internements, je n’ai eu aucune information de tout ce foisonnement. Je ne l’imaginais même pas.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Un apprentissage, une exploration singulière, non conforme, une acceptation de soi-même, de ses vides, de ses pleins, de ses nuances complexes et donc, une empathie forte couplée à l’humilité ainsi que la possibilité de transformer cette sensibilité en une force pour œuvrer dans le monde. On y croit!

En fait, finalement et aujourd’hui, je n’y vois que du positif. Je n’ai pas toujours pu dire cela, et je ne pourrais sans doute pas l’affirmer non plus toujours.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je lui demanderai de financer en priorité les recherches de Corine Sombrun et de ceux qui l’entourent qui sont à la pointe, à l’aube d’une vision naturelle mais hélas nouvelle pour notre échelle, bien loin des représentations qu’on a de la « folie » en Occident via notre psychiatrie à cases…

Mais aussi de remettre en question, en tout cas en réflexion, les notions de normes, de différences, afin d’élargir les champs de représentations des sensibilités, de modifier l’espace urbain en ce sens, les emplois, l’éducation…

Portrait de Pedro Sanchau

Comme Pedro Sanchau, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Découvrez ses vidéos aussi instructives que rigolotes sur Youtube.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

EUH! c’est le vide total quand je pense à cette question!!

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

D’un côté, psychothérapeute en cabinet, je soigne et évite les problèmes aux gens et c’est sympa parce que ça change des vies et que c’est intellectuellement stimulant de comprendre les gens.

D’un autre côté formateur, et c’est sympa parce que ça aide des gens qui vont changer des vies et que les cours sont rigolos.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Je déplore autant de nullité de la prise en charge psychiatrique alors qu’il y a autant de choses géniales à proposer.

J’ai encore vu un autiste que l’on avait pas diagnostiqué à 15 ans, c’est pas normal. Et il y a plein d’histoires comme ça chaque semaine.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Je pourrais répondre à la question quand je saurai ce qu’est la folie!

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Mais tout à fait! Et je serais génial!

Mes premières mesures concerneraient la prévention et l’information sur la psychopathologie parce que quand on prend les problèmes au début, ça se règle bien plus vite.

Après, je changerais les référentiels de formation pour que les gens sortent plus compétents de leur formation.

Portrait de Rod

Comme Rod, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

« J’aimerais faire connaître le GEM de Dreux (La maison des  rêves). »

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’aimerais être psychologue, enfin, c’était mon rêve avant de tomber malade et cela le redevient avec les années. J’ai beaucoup de tendresse pour les personnes sensibles de mon entourage, celles qui se livrent cœurs et âmes sans se plaindre.

Avec les années passées en psychiatrie, j’ai un autre point de vue sur le métier du soin.
Métier humain ou l’erreur peut coûter la vie…

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

C’est un monde que j’ai découvert avec ma maladie ( schizophrénie).

Beaucoup trop de surcharge de travail pour le personnel, des patients livrés à eux même. Les traitements sont sûrement moins lourds que par le passé mais il me reste en tête l’idée que rien ne vaut la délivrance par la parole.

Et c’est en ce genre de lieu, les hôpitaux, que l’on croise souvent des gens pour se confier, trouver une ultime solution avant de craquer, de sombrer.

Dommage que la barrière qui est fixée par le cadre hospitalier, ne permette pas aux patients de s’épanouir, trop peu de moyens pour un objectif tellement vaste.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

De la créativité!

J’ai découvert des esprits tourmentés, mais qui donnaient sens à ma souffrance.

Souvent, je me demande pourquoi la société nous juge alors que bien des victimes de sévices doivent venir parler de leurs torpeurs déjà.

Je me sens souvent jugé , au travail par exemple, d’avoir une maladie alors que c’est tout le contraire dont ont besoin les personnes souffrant de troubles psychiques.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, je ne pourrais pas être à cette place de par mon statut social.

Je lui demanderais une augmentation de l’aide au personnes handicapées (AAH).

Pourquoi? Car pour les maladies psychiques, le fait que « cela ne se voit pas » est un double frein à l’emploi.

J’ai eu beau postuler à différents emplois ( milieu ordinaire comme adapté, en précisant mon handicap puis en le cachant), chaque fois les mêmes préjugés sur cette maladie ( violence, folie, … ) reviennent.

Une majorité d’entreprises ne jouent pas le jeu du handicap.

Des chiffres sur un contrat, j’avoue que le handicap psychique est réellement perçu comme un point pour la société, alors que le message est bien évidemment que par nos diversités nous avons tous et toutes des talents à faire partager.

Portrait de Péa

Comme Péa, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

« J’aimerais faire connaitre Fundación Música y Paz. »

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

La mer, les plages du Nord Cotentin, Éric Tabarly.
La musique, M, Calogero, Baden Powell, Dvorak.
La photographie, Richard Avedon.
La marche à pied, le Camino.
Les arts martiaux, Bruce Lee.
J’aspire au bonheur.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Mon métier tourne autour des étudiants internationaux. Je l’exerce depuis 5 ans.

Je les renseigne, les accueille et les accompagne.
Ils me font aimer leur culture et leur pays. Grâce à eux je voyage dans ma tête.

C’est parfois très stressant, notamment en période de rentrée et d’examens.

C’est toujours très réjouissant, notamment lors de la diplomation, quand il s’agit de féliciter les parents venus des quatre coins du monde, pour la réussite de leur enfant.

Mais c’est un environnement difficile, dans lequel j’ai été confronté au suicide, d’étudiants comme de collègue et ami.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Je le perçois au travers de mon expérience personnelle, une fenêtre bien limitée.

J’ai beaucoup de respect pour le personnel au complet qui œuvre en réanimation, leur compétence, leur vocation, leurs attentions.

Aux humanistes, médecins généralistes ou spécialistes non psy qui approchent leurs patients en prenant en compte leur globalité, au delà de leur pathologie.

J’ai de l’admiration pour les psychiatres, médecins de l’âme.

Je trouve cela dommage, que l’accent ne soit pas mit sur l’éducation et la prévention.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

L’amour des autres, les rires toniques, la beauté et la création.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Oui : dans le gouvernement de J-L, je lancerais le programme « Ouvre les yeux, bouge ton cul » et j’imposerais que soit enseigné dans les écoles, le programme « bonheur ».

Je ferais inscrire comme objectif prioritaire du gouvernement, de faire passer la France de la place de 31ème au World Happiness Report, à celle du peloton de tête des pays où il fait bon vivre.

Bien sûr, je ferais obtenir des crédits en forte augmentation pour la recherche, la prévention, les campagnes de communication faisant évoluer les mentalités.

Portrait de cml80

Comme cml80, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

« J’aimerais faire connaître l’association des Hypersensibles. »

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

La lecture et l’art en général. La musique le chant sont aussi une source d’apaisement. Tous ses apports « artistiques » : livresques, en y mêlant parfois l’écriture, le théâtre, la musique, le chant, le dessin ont été et sont des sources de plaisirs intarissables ! Outils salvateurs !

J’aspire à la paix dans le monde ! et du moins dans le domaine du possible à l’harmonie et au bien être… et tout ce qui y conduit de façon saine ! Via des outils de développements personnels (dont tout ce que je décris ci-dessus) mais aussi via méditation, relaxation, yoga, marche en pleine Nature… et j’en passe…

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je suis en reconversion professionnelle et débute une formation dans le secteur de l’animation. J’adore l’apprentissage de nouvelles compétences et de nouveaux savoirs. C’est enrichissant !
Humanisme, partage, écoute… liberté d’action. Transmission dans la bienveillance. Accoucheur de talents.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

PSYCHIATRIE

Quel univers que celui de la psychiatrie
Tantôt bizarre, tantôt simple, tantôt oubli.
Elle est étrange mais saine
Les gens la rendent malsaine
Elle est une branche médicinale
Certes spécialité peu banale
De plus en plus elle est présente
Dans cette société en mésentente
Bientôt elle sera connue
De tous les individus
Peuple de la terre, n’ayez pas peur
La psychiatrie renoue les cœurs
Beaucoup de maladies existent
Eh ! Écoutez-moi j’insiste !
La psychiatrie n’est pas sorcellerie
Oubliez tout de suite ces âneries
Nombreuses personnes y ont séjourné
C’est un lieu non malfamé
Parmi les choses choquantes
Beaucoup ne sont pas délirantes
Nous sommes des êtres parfois fragiles
Mais nous restons tout de même habiles
Habiles de nos pensées
Et c’est de loin la réalité
Une nuée de gens nous montre du doigt
Mais ceux-ci ignorent les lois
Car un jour de tristesse
Ou un jour de faiblesse
Ils pourront être sauvés par Dame Psychiatrie
Changez donc votre mentalité
Car un jour ça peut vous arriver
Tout le monde peut s’y échouer
Un petit moment, une éternité
A vous de la rendre meilleure
Et éviter toutes les rumeurs
Adoptez là une fois pour toute
C’est de la médecine sans aucun doute
Les gens d’ici ne sont pas fous
Ils ont juste besoin de vous.

La Psychiatrie n’est pas ce que l’on croit
Maintenant changez vos pensées erronées
Vous sauverez bien des esprits torturés.

02 Août 2005

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Une sensibilité artistique !
Une vision autre des choses et de la vie en général !
Une vie d’une intensité forte ! Si bien qu’à la fin de celle-ci c’est un parcours du combattant, nous aurons été un guerrier de la Vie.

Tomber est humain se relever est divin !
Des failles jaillissent la lumière !

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je ne veux pas occuper un poste de ministre de la santé mentale en revanche faire des débats d’idées ou de concertations pourquoi pas !
Reconnaître certaines maladies comme des maladies de société… et trouver une alternative pour le bien être des personnes qui sont en souffrance car il ne rentre pas dans le moule sociétal actuel qui peut être nocif !
Prise de conscience nécessaire dans ce domaine comme tant d’autres…