Le mouvement de réhabilitation, a un objectif essentiel, et peut-être unique : concourir au rétablissement des personnes victimes de troubles psychiques chroniques, portant atteinte à leur « empowerment ».
Mais se rétablir, recouvrer ses capacités, son autonomie, ce n’est pas encore la vie, une vraie vie. La vie, c’est vivre avec les autres, au milieu de la société. C’est la rencontre, l’échange, un rôle social, des proches, l’amour, un travail, des enfants, s’ils arrivent. C’est aussi, si ça se trouve, un engagement associatif, une foi, des créations, des opinions politiques. Bref, une participation citoyenne.
Notre prochain congrès de Réhab explorera ce passage, ce pont, du rétablissement à la citoyenneté. Du rétablissement pour la citoyenneté. Mais nous le savons, la citoyenneté n’est pas donnée. Elle se conquiert.
Cette conquête ne sera possible que si elle est aussi portée par une prise de conscience collective, une évolution de nos représentations, de la culture partagée par l’ensemble de notre société.
La réhabilitation, c’est un ensemble d’outils, de techniques, de démarches, de parcours organisés. Une organisation, une offre de ressources, proposée par des professionnels, à l’écoute respectueuse des usagers. Mais c’est aussi, pourquoi ne le dire, autant qu’un soin, un militantisme.
Plus d’infos sur: http://www.rehabilite.fr/



I never promised you a rose garden est un film d’Anthony Page réalisé en 1977.
Partons de la conclusion qui résume assez bien la teneur de
Dans son texte « Temps maudit, temps tolérable », Giuliana Galli Carminati nous parle du rapport des psychotiques au temps et la difficulté de se raccorder au temps présent:
« Lorsqu’on écoute le discours d’un patient psychotique ou lorsqu’on observe son comportement, on constate des bizarreries, des incohérences, des contradictions, voire « des idées délirantes, des hallucinations prononcées, un discours désorganisé, ou un comportement désorganisé ». Pourtant ces patients semblent suivre certaines logiques. Aussi étranges qu’elles puissent nous paraître, ces logiques présentent néanmoins des fils conducteurs assez typiques, dont la caractéristique commune est d’être déconnectée de la réalité. Ainsi, l’observation clinique nous place devant ce paradoxe selon lequel les discours et les comportements des patients psychotiques sont incohérents, bien qu’ils semblent suivre certaines logiques, ce qui explique d’ailleurs que des savants, notamment des mathématiciens, puissent présenter des symptômes psychotiques sans que leur facultés logiques soient altérées. »