Portrait de Poppy

Comme Poppy, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’adore les animaux et en particulier les chats. J’aime la musique et la peinture, écrire aussi.

Je suis seule depuis des années et j’espère rencontrer des gens qui pourraient devenir des amis. C’est un grand but dans ma vie.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je ne travaille pas mais je passe mon temps à me documenter sur les médecines alternatives, les plantes, les vitamines, tout ce qui peut aider à supporter ou à soigner une maladie sans passer par la case « médecin ou spécialiste ».

J’ai pu remarquer que les docteurs en général avaient tous un certain mépris pour les personnes souffrant de maladie mentale et ne les prennent pas au sérieux. Alors si je peux éviter de les fréquenter, c’est mieux…

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Du mal, du mal… Les psychiatres sont totalement incompétents, pour la plupart, ce sont des distributeurs de cachets sans état d’âme qui vous condamnent à vie à avaler des poisons qui induisent la maladie plus qu’ils ne la soignent.

Les infirmiers sont à la botte des psy et n’ont pas de recul sur les malades qu’ils fréquentent. Je n’ai que des expériences désastreuses en hôpital ou en clinique psychiatrique. J’envie les finlandais et leur Open Dialogue qui soignent en six mois des schizophrénies qu’on condamne à vie ici.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La seule chose que j’en ai retiré, c’est d’avoir compris que je ne suis pas faite comme la plupart des gens, que je suis très sensible aux rapports humains et que je suis souvent déçue parce que j’en attends beaucoup plus d’authenticité et de chaleur que cela est possible.

Cela m’a fait comprendre que les gens en majorité ne réagissent pas comme moi du tout et à force de recherches, j’ai découvert que j’étais surdouée et hypersensible. Cela ne fait pas avancer le schmilblick mais au moins je sais qui je suis aujourd’hui.

Avant j’attendais tout de autres, maintenant, je n’attends plus grand chose du commun des mortels et ce n’est pas plus mal parce que c’est une des clés de ma maladie.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

J’accepterais le poste avec joie et je commencerais par demander aux psychiatres d’aller se former à la psychologie et à la thérapie familiale.

Sinon je demanderais à ce qu’il y ait beaucoup plus de pair-aidants, de médiateurs en santé mentale et qu’ils aient plus de poids face au milieu infirmier qui y est très hostile en France.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

Je lis souvent le blog de Paul, un garçon schizophrène qui va mal, tout seul dans son studio, bourré de cachets et sans issue : blog-schizophrène.fr Paul, la schizophrénie dans la peau.

Portrait de Sophie

Comme Sophie, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Mes inspirations sont les autres (chacune de mes discussions est source d’inspirations), l’art, les livres, les films, la nature… Je pense que tout peut être inspirant…

J’aspire à un monde plus tolérant où nous ferions de nos différences une richesse, où nous verrions dans les médias toutes les personnes qui composent la société quel que soit leur handicap, leurs religions, leurs couleurs de peau, leurs formes, leurs tailles etc. Un monde où au lieu d’avoir peur de la différence, nous chercherions à la comprendre, nous apprendrions à nous respecter…

Un monde inclusif qui tirerait tout le monde vers le haut et qui encouragerait chaque personne à devenir le meilleur de lui-même.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je suis actuellement en recherche d’emploi, ce qui ne m’empêche pas d’avoir pas mal de projets…

Je suis bénévole pour le réseau des entendeurs de voix (revfrance.org) et je poste sur la page facebook de https://icarus.poivron.org/

Et j’aime cette phase de ma vie où je ne suis pas encore posée, j’ignore si je vais me diriger vers la recherche autour de la psychiatrie ou interviewer des personnes qui n’ont pas assez la parole dans les médias ou écrire un recueil de témoignages sur les dérives de la psychiatrie ou peut-être tout cela à la fois… 🙂 !

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Je suis écœurée du monde de la santé mentale… J’ai vu trop de vie détruite par ce monde pour en dire du bien. Je pense qu’il faudrait tout refonder et que les soignants soient davantage formés par les personnes « malades » elles-mêmes. Je pense que nous sommes dans une société où nous avons besoin de poser des étiquettes, où il est interdit d’être malheureux et où si l’on flanche un peu, il est facile de nous trouver une maladie plutôt que de nous écouter…

Je déplore d’ailleurs le manque d’écoute de la plupart des professionnels en psychiatrie.

Lorsque j’ai été psychiatrisée en 2013, je venais de terminer mes études de psycho. Je me suis retrouvée à la place du patient et c’est comme si pendant 5 ans j’avais appris beaucoup de bêtises sur la psychose. Ce qui me fait avoir un regard encore plus critique sur la santé mentale.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Pour ma part, lorsque les autres pensent que je suis folle, je me sens plutôt éveillée et extrêmement lucide et bizarrement nous nous comprenons avec les autres « fous ». Alors je me demande si la folie n’est pas une question de perspective… Juste ne pas être adapté(e) à ce monde bien trop normé…

Et n’est-ce pas sain de devenir folle dans un monde où les gens sont plus connectés à leurs smartphones qu’aux autres? Où les gens préfèrent s’écouter parler que d’écouter leurs prochains? Où, à force de vouloir tout posséder, nous en avons oublié l’essence même de notre être?

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

J’ai même pensé à devenir présidente de la république en 2022 pour tout changer de A à Z (la société en général) et puis je me suis dit que ça serait trop de travail pour moi et que finalement nous n’avons ni besoin d’être ministre ou président pour changer les choses… mais je n’exclus pas un jour de faire de la politique même si ça semble un univers impitoyable et j’avoue ne pas avoir les épaules pour cela pour le moment.

Et je pense qu’actuellement les médias peuvent davantage changer les choses que les politiques… A mon avis le changement passera par nous-mêmes à travers la médiatisation de nos récits de vie. A travers nos efforts pour dé-stigmatiser la différence qu’elle soit physique et/ou psychique. Plus on prouvera au monde que l’on n’est plus que des cobayes à qui on colle une étiquette, plus le monde s’habituera à nous voir dans les médias, moins nous ferons peur et plus nous nous intégrerons… Mais il faut accepter que ça prenne un peu de temps.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

https://revfrance.org

Portrait de Laëtitia

Comme Laëtitia, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Je suis très fortement inspirée par Niki de Saint Phalle. Avec ses sculptures monumentales en mosaïque à la fois joyeuses et torturées, elle dénonce sans se lamenter. J’aime cette démesure et cet esprit de révolte lumineuse par la créativité. C’est une façon de faire bouger les lignes.

Je n’aime pas le fatalisme et je pense qu’il est toujours possible de faire bouger les choses. Je n’aurais pas la prétention de dire que j’aspirerais à changer le monde mais sûrement apporter ma pierre à l’édifice, pas juste en objectant, mais en proposant des solutions concrètes notamment en matière de santé mentale pour les enfants.

Un autre volet qui me tient à cœur est l’environnement. A ma petite échelle, je fais tout pour préserver notre précieuse planète, prendre soin d’elle, c’est prendre soin de nous.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je suis iconographe c’est-à-dire documentaliste photo dans une agence photographique. Je visionne de belles images toute la journée. Côtoyer l’art au quotidien, c’est vraiment une chance.

J’aime ce pouvoir de l’image de figer l’instant pour ne pas oublier. A l’époque des selfies, de l’instantanéité, des réseaux sociaux et de la profusion d’images, j’aime cette faille de la photo argentique, cet « imparfait de l’objectif » comme disait Prévert de Doisneau, les surprises et l’attente aussi qu’elle offre. Sans non plus tomber dans la nostalgie du passé car j’apprécie l’innovation aussi et l’accessibilité qu’elle nous offre.

J’aime la photo humaniste, sa façon de rendre hommage à l’Homme dans sa vie quotidienne, d’apprécier les moments simples. Le monde de la photo, c’est aussi le monde de la rencontre avec l’autre, de l’émotion et de la sensibilité. C’est pour tout cela que j’aime mon métier.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Je vais vous parler du monde de la santé mentale pour les enfants car mon fils souffre de bipolarité juvénile.

Je pense que la santé mentale mérite d’être traitée comme la santé physique : prévention, dépistage, diagnostic, prise en charge la plus précoce possible.

Quand un enfant a un cancer, il ne viendrait à l’idée de personne d’attendre pour voir comment cela évolue.

Pourtant aujourd’hui en France, c’est comme cela que cela se passe pour les enfants atteints de troubles psychiques.

C’est scandaleux et c’est de la non assistance à personne en danger. C’est l’éducation parentale qui est systématiquement pointée du doigt en premier. Les signalements et les placements abusifs sont courants.

Pendant ce temps là les troubles progressent… Il faut souvent un événement grave comme une tentative de suicide pour que la famille soit enfin écoutée.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Le trouble de mon fils m’a permis de mieux me connaître voire de me connaître tout court.

Je porte désormais un regard différent sur le handicap et j’ai beaucoup plus de bienveillance envers les autres en me gardant de jugements trop hâtifs.

On fait souvent ce qu’on peut avec ce qu’on a. Je me suis découverte des ressources que j’ignorais.

La « folie » m’a appris à me dépasser, à me remettre en question et surtout elle m’a permis d’avoir une relation très particulière avec mes enfants car elle nécessite beaucoup de remises en question.

Sans cela je pense que je ne serais pas une si bonne maman. Je suis probablement devenue une meilleure personne par le biais de formidables rencontres grâce à l’Association Bicycle – association qui vient en aide aux familles et aux éducateurs d’enfants et d’adolescents cyclothymiques, bipolaires – et dont j’ai repris la présidence depuis plus de deux ans.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, la politique n’est pas un milieu qui m’intéresse.

Si je devais lui adresser un message, c’est de prendre les mesures nécessaires pour faire connaître et reconnaître la bipolarité juvénile et cela avant 15 ans !

D’écouter le savoir expérientiel des familles au travers des associations car, avec une prise en charge précoce et adaptée, le pronostic de ces enfants peut-être très différent ainsi que l’avenir de toute leur famille car il ne faut pas oublier que dans ce trouble tout le monde souffre.

Les troubles bipolaires débutent majoritairement pendant l’enfance, ses manifestations sont différentes de chez l’adulte plutôt chroniques qu’épisodiques, d’installation progressive plutôt que d’apparition brutale.

Adapter les critères diagnostic doit donc être une urgence et une priorité.

Les campagnes actuelles pour le diagnostic précoce sur la bipolarité sont à mon sens incomplètes et donnent une fausse bonne conscience si on ne prend pas le problème à ses origines donc dès l’enfance.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

https://www.bicycle-asso.org

Portrait de Lucie Decour

Comme Lucie, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’aspire à la liberté, aux voyages, aux rencontres. J’aime être entourée des personnes que j’aime et organiser des fêtes.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je suis Rédactrice Web (malgré moi) et au final ça me plaît beaucoup parce que j’ai une grande marge de progression. Le sujet est tellement riche ! Je suis donc en mode « in progress ». 

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Je pense qu’individuellement chacun fait ce qu’il peut mais que collectivement on serait plus fort… 

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La connaissance de soi, le sentiment d’une liberté et d’un pouvoir infinis (symptômes aigus de manie), la rencontre avec l’humanité de certains soignants, je peine à trouver quand même… 

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Justement, je projette de lui écrire une lettre. J’ai dans l’idée d’aborder la chose sous l’angle de notre intense souffrance qu’il ne pourra jamais expérimenter. Faire le parallèle avec la qualité de la gestion de la souffrance physique et réclamer plus dans les traitements. Je l’avoue, j’aurais tendance à pencher pour les théories du tout biologique (bien que je ne renie pas les effets positifs des approches « softs » de la psychiatrie.) Pour moi la réponse est dans la qualité des traitements pour libérer les malades de l’enfermement psychique.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

https://www.udaf16.org/rechercher-une-association/entre-parentaide/

Portrait de Georges

Comme Georges, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Mes aspirations sont de co-créer une société plus vivable et plus supportable pour chacun.

Je propose de partager mon savoir que j’ai acquis au fil de mon expérience de vie et donc de participer à embellir le monde par le partage l’échange et le respect de tous et de chacun.

Je vis dans le département de l’Essonne et je rencontre des gens parfois exceptionnels car tellement empreint d’une humanité chère et tant génératrice de bien-être.

J’ai été hospitalisé en psychiatrie trois ou quatre fois, je ne sais plus trop, et aujourd’hui je suis sorti d’affaire et je propose du bénévolat.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je n’ai jamais eu un véritable métier. Mes expériences professionnelles ont été un patchwork de différentes choses trouvées au hasard des pérégrinations de mes multiples périodes de chômage entrecoupées aussi de périodes de formations notamment dans le domaine de l’audiovisuel et du spectacle.

Aujourd’hui je vis grâce à une AAH et je propose du bénévolat en regard avec le bagage que je me suis créé au fil de mes expériences de vie. Certains diront compétences… Je trouve que c’est une belle manière d’exprimer son humanité.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Le monde de la santé mentale est très vaste et j’ai pu l’observer et le vivre de l’intérieur.

Je trouve si triste et stérile l’approche qu’ont les médecins et la société en général sur la santé mentale car je crois qu’il y a bien plus de fous a lier en dehors que dans les hôpitaux psychiatriques !

Je crois qu’il faudrait remettre totalement en question notre appréhension de ce qu’est la « folie ». Tous autour de moi me voient d’une manière qui leur est propre et quelque part standardisée par notre société… mais ce qu’ils ne savent pas c’est qu’au fur et à mesure, je suis un chemin bien précis et hors de toute folie sauf de voir des fous partout!

Ce chemin est cohérent malgré les apparences et je gagne en intuitivité de jours en jours… Je crois savoir que les shamans de certaines régions du monde voient tout autrement les « fous », ils les voient comme des guérisseurs qui s’ignorent et comme des personnes approchées par des puissances et des dons particuliers de l’humanité qu’ils ne savent pas encore gérer ce qui amène selon eux a des dérèglements du psychisme. Je trouve que cette approche de la santé mentale est une piste qui mériterait d’être explorée.

Pour conclure, je ne crois pas à un état de folie définitif et je pense que c’est un passage qui dure plus ou moins longtemps selon le cas de chacun.

C’est l’enfermement chimique qui fait prolonger une situation malgré une « guérison » totale… en définitif si j’ai bien compris une chose c’est que malade mental un jour malade mental toujours… et ça c’est très dur à assumer dans cette société de la peur…

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Je vous citerai juste cette phrase que j’ai inventée un jour que la folie m’a ouvert grand sa porte… Je parle de la sensation réelle que passée cette porte j’y serais définitivement enfermé… Je pouvais entrevoir clairement dans ma psyché cette porte entrouverte :

« La folie passagère et conseillère théière du chaos… « 

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Qu’à jamais il y ait une telle chose !

Mais si c’était le cas, je lui demanderais de regarder la santé mentale en face et d’y voir la résultante d’une société défaillante sur de nombreux plans…

Et que plus la société se montre défaillante à garantir la liberté, le comblement des besoins élémentaires de chacun et une vie épanouissante pour tous alors elle fabriquera des malades de toutes sortes dont des malades mentaux…

Ne l’oublions jamais, le psychisme est un émetteur et un récepteur et est en interaction permanente avec son environnement et ce sur tous les plans existant.

Portrait de snoopy75

Comme snoopy75, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

L’architecture, l’art, l’imagination, la photographie, l’amitié, l’amour, la vie…

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Des chiffres, toujours des solutions, et 1+1=2 toujours clair, net précis…

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

On est tous un peu fous mais parfois ça nous échappe, c’est incontrôlable, et ça c’est dommage à tout niveau.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Ça peut faire ressortir certaines choses de nous que l’on ne soupçonnait pas.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je demanderais de ne pas mélanger tous les genres et de classer les personnes hospitalisées par catégories soient maladies.

Portrait de Fitlhip

Comme Fitlhip, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Le bambou, parce qu’il pousse de façon étonnante, qu’il a une forme magique, qu’on peut le transformer.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Amoureux du geste et de la parole, je bricole très sérieusement, par plaisir de faire, de faire faire et de voir le résultat.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Il y a les payants et les payés. Mais il y a un monde dans le monde : toutes les composantes s’y trouvent, s’y retrouvent, s’y rencontrent ou pas.

Avec juste ce qu’il faut de truc en plus, un peu plus sucré, un peu plus salé, un peu plus pimenté que dans le grand monde.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Une possibilité d’être librement. Une possibilité aux neurotypiques de s’autoriser à se penser plus libres.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Pas de ministère. Un ministre administré. Les hommes n’ont pas à être administrés mais aimés. Simplement.

Portrait de Sandra

Comme Sandra, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Les étoiles. L’espace. La santé mentale. Les communautés tribales. Le bord de mer. Les cristaux. La relativité. Les chats.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Comme quelque chose que je cherche. Parce qu’il est bien caché et inaccessible.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Lequel ? … Celui officiel et objectif des oppresseurs adeptes des cases et des carrés… Ou celui officieux et subjectif de ceux qui vivent l’enfermement et la drogue deale des premiers.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La création… Parfois. La fuite d’un monde en ruine souvent.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, je ne deviens pas ministre pour faire plein de paperasse. Je lui demanderais que les soins soient essayés sur ceux qui les imposent.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

Cinglerie Émancipatrice. C’est un Projet nourri par des rencontres qui prétend Réclamer et Trouver de l’Émancipation dans la Folie.

Portrait de Keridwen

Comme Keridwen, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.


La carte du « mat » ou « fou » du Tarot de Marseille

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Bonjour, témoigner de la maladie mentale, en particulier la schizophrénie, et pointer du doigt les égarements, gigantesques parfois, venant de la psychiatrie surtout, et de « la psy », souvent, à ce sujet.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Mon métier de schizophrène ? 🙂

Je suis née pour…! Une vraie vocation!

L’aimer est un bien grand mot, puisque l’exercer est un parcours épineux… mais je l’apprécie pour ce qu’il est : un vécu à des fins de témoignage.

La maladie mentale est un métier, je confirme : je suis utile à la société.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Le classement en « normes » est déjà un leurre. Donc l’organisation de la santé mentale est faussée d’emblée.

Pour subir la folie, avoir été « traitée » par une médication agressive, anéantissant le potentiel humain, et rendant soumis, puis m’être sevrée (dix ans de sevrage médicamenteux) avec tous ses effets secondaires aussi, je pense qu’il y a vraiment du travail.

Pourquoi n’a-t-on toujours pas compris la schizophrénie?

Trop de matérialisme et refus de remettre en question des schémas qui ne feront que continuer d’égarer…

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Son négatif…

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

J’en serais bien évidemment totalement incapable, au vu de mon cerveau dégradé par « les santés mentales »…

Je lui demanderais d’abstraire davantage, et de s’éloigner du « tout cérébral »…

L’intangible, c’est bien aussi… et une des clefs…

Portrait de Kara

Comme Kara, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’aime dessiner, lire, et jouer aux jeux vidéos je ne sais pas ce que j’aspire en revanche.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Chômage parce que rien nous oblige de faire quelque chose.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

C’est un monde qui aspire à l’imagination et à la compréhension d’autrui.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

C’est un trait de caractère à part entière, bien sûr il y a plusieurs types de folies mais ce qui est récurrent ce sont les sentiments. D’autres en ressentent beaucoup, certains aucun et pourtant la même personne peut tout comprendre.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, je ne pourrais pas et je lui demanderais de ne pas brusquer les « fous » en leur disant que ce sont des fous mais de les aider à redevenir normaux mais la question est qui d’entre les fous et les gens lambda sont normaux ?