Portrait d’Alex

Comme Alex, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

  • Juan Branco, Michel Onfray, François Boulo, Dominique Pinçon-Charlot, Olivier Besancenot, Thinkerview.
  • Vald, Damso, Senbeï, Lofi Hip-hop.
  • Vancouver, Moab (Utah), Montréal.
  • Running, moto, football, faire l’amour, glander sur Youtube & co.
  • Envie d’aimer, bienveillance et compassion.
  • J’aimerais être quelqu’un de bon et respectable, dans la vie comme au boulot, me détacher de l’alcool et trouver qui je suis.
  • Qu’on trouve des solutions et des dirigeants intelligents pour les problèmes du monde, que les gens deviennent curieux et s’intéressent aux choses intellectuelles, aujourd’hui comparé à quelque chose de prétentieux…

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Créer des images 3D et en tirer des plans pour solutionner les problèmes qu’on peut rencontrer dans la conception d’un produit industriel.

Ce qui me plaît est de « jouer » sur l’ordi, et résoudre des problèmes.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Un monde difficile pour le personnel, une science que je considère (peut-être a tort) encore trop confuse, car trop hasardeuse selon le psychologue sur qui vous tombez !

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La frontière est fine entre génie et folie.

On peut en tirer de l’art, des concepts scientifiques difficiles à comprendre pour les gens « normaux », une ouverture d’esprit sur le comportement de l’autre et de la tolérance.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je ne pense pas, je n’ai aucune crédibilité dans le domaine.

Si c’était la priorité nationale, avec investissement illimité, j’investirais dans les hôpitaux psychiatriques, les psychothérapies seraient remboursées par la sécu, et les recherches seraient financées à foison.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

Positivr.fr

Portrait de Renaud

Comme Renaud, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Le Qi ou énergie.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Mes amis, la nature, voyager, rencontrer, interagir, apprendre.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Vagabond, j’aime la liberté que cela me permet.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

L’expression « santé mentale » est pour moi erronée, dans la mesure où elle pose un dualisme entre le corps et l’esprit.

Tout fonctionne ensemble et jamais l’un sans l’autre, il est important d’adopter une vision holistique des choses.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La folie peut être synonyme de liberté, de plénitude, si elle est maîtrisée, elle peut conduire à faire de grandes choses.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je ne voudrais en aucun cas devenir ministre de quoi que ce soit.

Je demanderais au ministre d’inciter tous les citoyens à pratiquer certaines disciplines visant à capter et faire circuler l’énergie vitale, le souffle de vie (Qi, chi), présente de partout en abondance.

Portrait de Cakeozolives

Comme Cakeozolives, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

La musique, la lecture, l’écriture, les jeux vidéo, la cuisine, la méditation.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

On se sent seul lorsqu’on n’est pas comme « tout le monde », même si je passe pour quelqu’un de particulier, parfois de fainéant, les gens pensent que je suis intelligent mais certaines personnes m’évitent car je dis souvent des vérités qui dérangent…

Ma santé mentale est fragile, je suis hypersensible à tout ce monde qui m’entoure… j’ai du mal à prendre des décisions, j’ai horreur de l’injustice!

Il faut être fort mentalement pour accepter le monde tel qu’il est, sans se renfermer sur soi-même.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Faire le tri sur les personnes qui apprécient réellement ceux qui ont un brin de folie, pour ce qu’ils sont réellement!

Cela évite d’être des moutons de Panurge… et ça peut faire un écrémage sur les personnes tolérantes.

Parfois on se sent un peu seul, mais la solitude n’est pas forcément négative, cela peut être inspirant, pour écrire de la musique, des textes ou méditer…

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non! Surtout pas!

Je lui demanderais juste de pouvoir penser comme nous avons envie de penser et ne pas forcément rentrer dans des cases sans que cela ne nous exclue du système.

Portrait de Carolyne

Comme Carolyne, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

portrait carolyne

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’aspire à une vie simple et paisible.

La liberté de vivre à son rythme tout en respectant les autres.

J’aimerais une planète ou le respect et l’entraide serait une priorité pour tous et que la différence ne soit pas un prétexte pour des guerres.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je travaille chaque jour à me soigner, à grandir en tant que personne et à comprendre le monde.

Je suis en handicap physique et mental.

J’aime la découverte de mon moi intérieur.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

La santé mentale c’est vaste comme sujet, nous sommes tous le fou de quelqu’un puisque nous sommes tous différents.

Il y a quand même un vrai problème de communication et de respect, le vivre ensemble n’est pas pour demain!

Les formations des professionnels sont trop différentes et il faudrait revoir les fondements.

Il y a des personnes qui font bouger les choses mais ce n’est pas facile.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La folie est une différence importante, elle apporte une vision du monde différente et différente ne veux pas dire fausse!

Ma sensibilité même si elle est source de souffrance, est ma force!

J’ai une ouverture d’esprit ou j’essai, plus grande que les autres.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Surement pas !

Je pense que le pouvoir fait tourner les têtes même si au début les intentions sont bonnes.

Il faudrait aux postes importants des personnes qui sont directement concernées par le handicap car il faut un minimum le vivre pour comprendre.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

https://igorthiriez.com/

Portrait d’Ybel56

Comme Ybel56, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Après ma traversée, je dirais mieux comprendre l’autre pour m’enrichir de nos échanges.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

En retraite depuis peu, j’étais informaticien à l’hôpital et je dis mon attachement à la mission de service public et à notre système de santé et de protection sociale.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Un monde que nous devons reconstruire autour de l’outil fondamental du prendre soin : la parole partagée. Se donner le temps de la solidarité, de l’empathie, du partage et des sentiments. La technique, la science et le savoir sont aux services de l’humain.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Une utopie optimiste : notre force réside dans la somme de nos différences.

Partageons cette folie inaccessible que nous frôlons parfois : le bonheur.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, j’ai trop conscience de la lourdeur de la tache.

Je lui demanderais de toujours se rappeler les mots de ce serment :

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions.

J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

Mon blog de témoignage : https://www.fh3g.net/

Portrait d’Odilonredon34

Comme Odilonredon34, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

odilon redon
Odilon Redon : Pandora, 1910-1912

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Des enseignants qui m’ont aidée à me construire et ouvert l’esprit, de très nombreux artistes car on a besoin de poésie pour vivre, des patients et anciens patients en psychiatrie par leur parcours chaotique et courageux, le yoga, le bien-être…

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je suis artiste et enseignante, l’un nourrit l’autre. J’aime les arts en général, qui nous inspirent, qui nous apprennent des choses sur la vie et une forme de transcendance. J’aime le contact humain de ma vie d’enseignante qui ne peut être remplacé par rien dans ce monde.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Je vois dans le monde du soin psychiatrique beaucoup de carences et de dysfonctionnements, et à l’intérieur quelques bonnes âmes, infirmiers, psychiatres, qui se battent pour offrir une vision du soin différente.

A tout psychiatriser, on tue l’humain pour ne laisser place qu’au malade mental. Il est important de laisser plus d’autonomie au patient et de lui ouvrir les yeux sur sa capacité à être dans la vie un citoyen comme les autres.

Il y a trop de maltraitance physique et psychologique en psychiatrie, par manque de moyens, certes, mais aussi par manque d’empathie pour des patients qui ressemblent finalement beaucoup plus aux soignants qu’ils ne veulent le voir.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La « folie » si on sait ce que c’est apporte de la profondeur et les expériences douloureuses obligent à se poser, réfléchir, être plus indulgent envers soi et les autres mais aussi plus honnête si l’on souhaite se rétablir.

La folie peut être enfermante tant qu’on n’a pas compris qu’il est normal d’être un peu fou et que l’on peut parfaitement vivre avec ça.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je pourrais demander tellement de choses au ministre de la santé !

  • Déjà développer les centres de crise avec hospitalisations libres et courtes et enfermer 10 fois moins de gens en HP, obliger les hôpitaux fermés à laisser au patient le choix du médecin, créer une meilleure transition et orientation du patient à la sortie de l’hôpital…
  • Faire plus de campagnes sur le fait qu’une maladie mentale, oui, ça fait souffrir mais on peut s’en sortir, on n’est pas une éternelle victime de sa maladie (chiffres à l’appuis).
  • Considérer que le traitement médicamenteux comme une simple béquille qui permet d’accompagner le patient dans sa démarche d’aller mieux (1) plus d’information sur le lien entre environnement et santé mentale : alimentation, pesticides… voir par exemple le docteur Guillaume Fond ; 2) thérapie par le corps « j’y crois beaucoup » dit le docteur Philippe Nuss, mais aussi le yoga, la méditation, la respiration consciente… 3) faire connaître les associations qui aident les patients et les familles etc).
  • Inciter la recherche sur des méthodes de traitement alternatives aux traitements.

Et bien d’autres choses, il y a beaucoup à faire !

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

Mon site à peine commencé : https://bipolaire-sans-traitement-48.webself.net/accueil

Portrait de Carole

Comme Carole, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’aime les belles rencontres avec des marginaux ou des artistes, ceux qui savent avoir un œil critique sur les choses de la vie.

J’aime aussi rencontrer des personnes avec beaucoup de bienveillance, de tolérance, de solidarité, de générosité avec les autres et avec eux-mêmes ; ceux qui savent partager équitablement.

D’autres personnes me mettent en colère… alors je leur écris des poèmes slammés pour apaiser ma colère.

J’aime écrire des textes qui dégomment les préjugés et qui rendent les différences positives.

Dans cinq ans je veux être entrepreneur coach socio-professionnel pour des usagers de la psychiatrie qui aimeraient créer leur propre emploi en devenant entrepreneur. Je vais commencer par un doctorat sur le sujet.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je travaille depuis quinze ans masseuse et magnétiseuse au noir car j’ai très peur de perdre mon statut d’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) qui me protège dans la société mais je n’ai plus la force physique de le faire.

J’aimais ce métier en prise avec l’humain auquel j apportais des soins et du soulagement physique mais il pouvait être dangereux de recevoir des inconnus chez moi. Alors j’ai développé un sens aigu de self défense mentale par le bluff… Etant schizophrène depuis 25 ans j’étais naïve et ne savais pas bien me défendre. C’est à dire que je me suis bien entraînée pendant quinze ans à me défendre sans attaquer. Ainsi je me suis dirigée plus proche du rétablissement.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

J’ai lu le témoignage d’Emilie et je suis d’accord que les soignants sont débordés ou mal formés et c’est grave pour les préventions de suicides chez les jeunes adultes qui viennent de tomber malades.

C’est pourquoi j’aimerais aussi que l’éducation nationale fasse une campagne de prévention en décrivant les symptômes et les diagnostics dans les collèges en faisant intervenir des pair-aidants et en leur permettant de témoigner de leur expérience de la maladie… au passage ce serait aussi de la prévention au terrorisme islamique car je suis personnellement convaincue que les terroristes entendent des voix.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Une hypersensibilité qui rend les émotions plus fortes aussi dans le bonheur.

Des chemins de vie riches parfois ; des personnes attachantes souvent artistes de leurs vies et un potentiel créatif énorme.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Pourquoi pas lol !

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

https://www.toitamoi.net

Portrait d’Emilie

Comme Emilie, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’aime l’art en général : le théâtre, la poésie, la danse, la peinture, visiter des expositions, des musées… J’aime écrire (en particulier des poèmes), pâtisser, faire des photos. J’aime la nature, les arbres, les fleurs, les animaux.

J’aspire à un monde meilleur, à un certain bien être, à la tolérance, et à la paix.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Hélas, je ne travaille pas. Il y a tant de trous dans mon CV que je ne pourrais dire si j’ai un métier. Cela me rend triste d’ailleurs. Car j’aimerais travailler, mais mon trouble, mes angoisses m’en empêchent.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

J’ai eu énormément de chance de trouver une équipe compétente. Je suis suivie dans un hôpital de jour avec infirmières, psychologue et psychiatre. Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans eux.

Il y a encore quelques années, les patients avaient « cette chance » de pouvoir être hospitalisés en urgences. Même si j’avoue que je n’ai jamais voulu être hospitalisée, que l’hôpital c’est l’Enfer… Surtout la chambre d’isolement où on est « nu ». Cela est très humiliant. Et je dois dire aussi que certains soignants à l’hôpital ne sont pas très empathiques. On se demande pourquoi ils sont là. Ils devraient changer de métier.

Je disais donc que c’était une chance, car même si je détestais l’enfermement, je reconnais que cela m’a aidée. (Après je parle pour moi, et aussi du CHS dans lequel j’étais. Car je suis bien consciente que les conditions sont différentes d’une ville à une autre, d’un hôpital à un autre…).

Sauf que depuis deux ou trois ans environ, les choses ont changé. Ils ont supprimés des postes, mais aussi des lits dans les services. Les soignants sont débordés, et surtout, les personnes en souffrance doivent attendre parfois un mois afin d’être hospitalisées, d’être mis « à l’abri ».

Les « nouveaux » patients doivent attendre des mois pour avoir un rendez-vous avec ma psychiatre. Ce n’était pas le cas avant.

Ce qui m’énerve, c’est que pour les administrations, tout est une question d’argent. Les patients sont des numéros, des cases.

Une infirmière m’a racontée l’autre jour, que désormais il devaient mettre des croix dans un tableau. Mais comment peut-on mettre des troubles psy dans un tableau ? Comment peut-on quantifier si ce patient va bien ou non ? La psychiatrie est beaucoup trop abstraite !

Que ce soit les « hauts » dirigeants qui n’y connaissent rien, les soignants parfois mal ou peu formé, ou le grand public qui juge… Il y a énormément à faire, énormément de choses à changer.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Déjà, je trouve le mot « folie » péjoratif. Je ne suis pas folle ! J’ai juste des difficultés.

Ensuite, je trouve que mon trouble me rend plus sensible, plus ouverte au monde et aux autres, plus tolérante et empathique.

Je suis également créative, sensible à l’art, à la beauté qui nous entoure.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, je ne pourrais pas. La politique ce n’est pas pour moi !

Par contre, je demanderais :

– Une plus grande sensibilisation du grand public. Nous ne sommes pas des monstres ! Et qu’on arrête avec les clichés dans les films comme quoi si on est fou, on est forcément un tueur. N’importe quoi !

– Des soignants mieux formés.

– Plus de budget : plus de personnel dans les hôpitaux afin d’avoir une meilleure prise en charge, plus de structures, plus d’art-thérapeutes ou de « choses » pour s’occuper.

– Un meilleur accompagnement lorsqu’on est en crise : au lieu d’être enfermé dans une pièce comme un animal.

– Améliorer l’insertion sociale et professionnelle : avoir plus d’entreprise adaptée, esat… plus d’aide pour trouver un emploi, un appartement…

– Avoir des groupes de paroles pour les patients, mais aussi la famille.

– Mieux accompagner les proches qui sont souvent perdus.

– Avoir une prise en charge identique dans toutes les villes et structure.

– Avoir les mêmes droits, qui changent d’un département à l’autre.

– Accélérer la prise en charge des dossiers de la MDPH ( Maison Départementale des Personnes Handicapées) qui est d’une lenteur pas possible… Attendre 3 mois, voir plus, pour une demande de RQTH (reconnaissance de qualité de travailleur handicapé).

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

Il s’agit de mon blog : http://www.lentracte-gourmand.fr

Portrait de Lili

Comme Lili, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous, en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Mes inspirations sont la nature, les fleurs, le jardin, les arbres, l’eau, les rivières.

J’aspire à de la sérénité dans les relations sociales, dans la compréhension de l’autre. J’aspire à une meilleure connaissance de l’être humain et de son fonctionnement.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

J’ai fait beaucoup de métiers avec en fil rouge le bien-être d’autrui. Ce que j’aime c’est de partager, d’échanger joués et souffrances.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Le monde de la santé mentale est difficile à comprendre. On dirait qu’il a perdu son objectif qui est de rendre possible une vie sereine aux personnes souffrant de maladies mentales.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Chacun a sa folie… la folie c’est une différence… la folie apporte une façon de voir les choses sous un autre angle, de la créativité au sens très large du terme.

De la folie, on peut tirer de grandes idées qui font les grands hommes. De la folie, on peut tirer de magnifiques œuvres musicales ou de peintures.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Ministre de la santé mentale, je réformerai en profondeur la façon de voir la maladie mentale. Dès l’école, je ferai apprendre aux enfants que nous avons tous une santé mentale et qu’il faut en prendre soin comme de sa santé physique. J’intégrerai de façon obligatoire un module sur la santé mentale dans toutes les formations médicales car on ne peut bien soigner quelqu’un sans prendre en compte son mental.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

Le travail auprès des proches de personnes souffrant de troubles bipolaires en Franche-Comté avec l’Antenne Argos 2001 Doubs Franche-Comté.

Portrait de Magichit

Comme Magichit, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Sans réel métier depuis longtemps j’ai des activités professionnelles que je fait (ou veut accomplir – dans l’art donc) parfois pour d’autre rarement pour un gain.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Confronté à des personnes hors du monde de la santé mentale, j’ai appris à voir ce qu’était l’aliénation, être étranger à la raison.

Je pense toutefois que les catégories et les « normes sociétales et/ou sociales' » sont autant des carcans que des barrières illusoires à l’individualité.

Certes s’aventurer loin de la raison et de la conscience de soi et du monde est aussi souffrance et peine, danger et errance quand ce n’est pas un choix mais une obligation réelle ou somatique.

Santé mentale indiquant une norme je préfère parler de « monde » de l’équilibre personnel, de ce qui permet de nous réaliser.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Une vision autre. La force d’avoir à se battre même si par obligation, mais tout ceci est biaisé et relatif à l’expérience de chacun et chacune.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non. Je demanderais que les gens soient plus et mieux pris en charge et intégrés à la société quand possible. Parfois, certes les solutions n’existent pas mais parfois les médications ou autres camisoles et internements ne sont pas des solutions.

L’écoute et le soutien, les thérapies comportementales et le temps accordé aux diagnostics et patients pourront toujours être accrus pour résulter en bénéfices.