Portrait de Parole de démocrate

Comme Parole de démocrate, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Aider mon prochain. Rendre à mon humble niveau la vie plus vivable, plus solidaire, moins violente.

Apprendre à moins consommer et se passer du superflu.

J’aspire à une vie sans embrouilles, sans stress et surtout sans violence.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je travaille dans le domaine de la solidarité associée au handicap.

Je l’aime parce que les challenges sont nombreux, libre dans mes actions et parce qu’il y a toujours quelque chose à faire.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Il y a beaucoup à faire. Avec la vie absurde que beaucoup mènent, on voit les cas fragiles psychologiquement se multiplier et en guise de thérapie, les médicaments ont monté leurs limites.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

De positif! Que ça nous incite à plus de modestie et à surtout réfléchir sur notre propre existence.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Le devenir, je ne le souhaite pas, mais je lui demanderais de mieux suivre les patients et ne pas simplement les shooter avec des médicaments.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

https://handimat.org

Portrait de Zincka

Comme Zincka, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’adore les livres. J’ai essayé de faire des études de bibliothécaire mais ça n’a pas été possible à cause de mes troubles. Maintenant j’aimerais construire des boîtes à livres et les disséminer partout. 🙂

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je ne travaille pas.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Dans ce « monde », on rencontre des personnes extraordinaires, on vit des choses très dures (hospitalisations forcées, médication qui te rend débile, et toutes les conséquences de ton trouble) mais il y a une vraie solidarité entre « malades ».

En dehors de ce monde, il m’est très difficile de parler de mes troubles, les « gens normaux » ne comprennent pas.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La folie est très créative, beaucoup de « fous » sont artistes, ça donne aussi une force incroyable. On se connait bien mieux que la plupart des gens.

Et on ressent les choses avec plus de force, on peut être très malheureux mais aussi connaitre la joie, l’extase, c’est comme si on vivait la vie avec mille fois plus de couleurs que les autres

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, je ne pourrais pas car j’ai une phobie sociale.

Je lui demanderais de faire des campagnes de sensibilisation pour diminuer les discriminations, qu’il y ait des cours sur la santé mentale à l’école, pour que notre « monde » soit mieux connu et moins diabolisé.

Et je lui demanderais de protéger tous nos acquis sociaux tels que l’AAH, la RQTH, Cap Emploi, etc.

Portrait de Housewhite

Comme Housewhite, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Les autres, les autres et toujours les autres. Sous toutes leurs formes.

Dans les livres, dans les films que je compulse, dans les histoires qu’on raconte, et bien-sur dans le monde réel. Les autres mais pas tous.

Les autres qui m’inspirent, puis me fascinent si je les regarde trop longtemps sont ceux qui vivent à mes yeux en totale harmonie la relation entre leurs désirs et leurs actes. Ceux qui s’épanouissent dans n’importe quel domaine mais surtout ceux dans lesquels j’aimerais m’épanouir comme eux.

Alors souvent je souffre de les voir vivre ainsi, de faire des inventaires de leur vie, de réaliser que jamais je ne pourrais être eux.

Je souffre mais j’ai appris à ne pas leur en vouloir et à ne pas les détester passionnément.

Aujourd’hui ils m’inspirent et je fais de mon mieux pour intégrer ce que je voudrais pour moi, en moi, dans ma matrice en perpétuel et parfois catastrophique changement.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

C’est un métier grâce auquel les leçons que j’ai pu tirer des pires moments et périodes de mon existence servent, si tout se passe bien, à aider d’autres personnes à voir comment comprendre leurs expériences de vie bonnes ou mauvaises.

C’est un métier que je n’aurais jamais pu faire sans assumer ma vie, sans en faire le bilan, sans me soigner et me faire soigner.

C’est un métier de partage et de transmission, non pas d’une connaissance académique mais d’une possibilité de changer de perspectives sur l’existence.

Je ne sais pas si j’ai le droit de mettre le nom de ma petite entreprise mais tous les noms qu’on a pu donner à mes ateliers ne me conviennent pas. Je dirais : réflexion / méditation / parole / partage.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Que pour ce qui est de mon pays dans ce monde, je lui dois ma vie, ma clairvoyance, l’acceptation de ma normalité et un endroit où l’on m’a souhaité la bienvenue alors que je me croyais exclu du monde de tous les autres mondes.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Des individus dont les dysfonctionnements graves sur des choses ordinaires entraînent chez eux une aptitude extraordinaire à transfigurer le réel. Avec parfois, des miracles que seule la folie permet, qui marquent le monde et ce depuis la nuit des temps et pour toujours.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non jamais. C’est une fonction qui pourrait causer tant de souffrance. Ce serait comme être ministre des pratiques sexuelles !

Si malheureusement il existe un jour, je lui demanderais de concentrer ses plus sincères efforts sur la sensibilisation sur le sujet de la santé mentale et la normalisation du dialogue sur la santé mentale à l’échelle nationale. De briser le déni de presque tout un peuple pour ne plus briser les malades conscients de leur problèmes de santé mentale.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

Learning Peace Morocco.

Portrait de Solaris

Comme Solaris, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Mes inspirations dans la vie sont d’être heureuse, de me sentir légère et bien dans ma peau mais surtout mentalement. Ce serait aussi de reprendre une vie active en travaillant, chose qui me manque énormément. Je pourrai ainsi enfin aider des personnes vivant avec une maladie psychique. Ceci est mon but dans la vie.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Actuellement je ne travaille pas. Avant d’être en invalidité, j’étais responsable d’un grand magasin. J’aimais être au contact de la clientèle et les conseiller du mieux que je le pouvais. J’ai énormément de bienveillance et d’empathie. J’arrivais à cerner les clientes en parlant très peu avec elles ce qui me permettait de leur proposer des articles qui allaient leur plaire et qui étaient faits pour elles. Ainsi j’arrivais à les fidéliser car je ne vendais pas pour vendre.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Je pense que le monde de la santé mentale est un vaste champ infini et est très dur pour les patients.

Durant ces 7 ans de dépression sévère et résistante, j’ai été hospitalisée énormément de fois. J’y ai rencontré beaucoup de patients atteints de différentes maladies mentales comme les bipolaires ou les schizophrènes.

Je parlais énormément avec eux car je voulais comprendre leur maladie, comme les symptômes qu’ils ressentaient, comment ils vivaient avec leur maladie et avec leur traitement, quels étaient les effets secondaires.

J’arrivais à comprendre leur souffrance, leur maladie, je m’intéressais à leur histoire etc. J’arrivais à les conseiller et les aider dans la crise qu’ils traversaient. J’étais un peu la psychologue de l’hôpital et j’adorais ça.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Je pense que ce qu’il y a de positif dans la folie, ce serait la force et le courage que les patients possèdent pour affronter leur pathologie même si la plupart du temps ils ne s’en rendent pas compte. Je pense aussi que ce qu’il y a de positif dans la folie ce serait la chance et la force qu’ont ces personnes pour faire un pas de plus dans leur vie.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Si je pouvais demander quelque chose au ministre de la santé mentale, cse serait en priorité de donner plus de moyens et de matériel au personnel soignant.

J’ai été choquée de voir par mes propres yeux, lorsque j’étais hospitalisée, de voir à quel point le personnel travaillait dans une grande précarité. Je demanderai également plus de personnel pour aider les patients. Comme des psychologues, des kinésithérapeutes etc et surtout plus de moyens pour proposer aux patients quelques activités afin de les occuper, les divertir, se défouler pour qu’ils puissent penser à autre chose qu’à leur maladie.

Portrait de Cricri

Comme Cricri, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Trouver la paix avec moi-même et les autres.
Harmonie avec la nature et le monde animal.
Travail intellectuel et créatif.
Repos, calme.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Travail dans un but non lucratif, pour le service public.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Il souffre d’une mauvaise image, un connotation négative, un monde négligé, stigmatisé et incompris.
La souffrance psychique est sous-estimée.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Je n’aime pas cette question, qu’entends-tu par folie?

Pour une personne concernée: la folie n’a rien de bien positif! C’est souffrance!

Pour la société : c’est un signal à prendre en compte et à analyser, un révélateur des dysfonctionnements de la société, une vision du futur, des clés pour améliorer les choses.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je prends la mission avec plaisir !

Feuille de route:

  • réflexion et prise en compte des 2 cerveaux (distinguer le cognitif de l’émotionnel).
  • l’intégration, une meilleure reconnaissance de la maladie psychique dans le monde du travail.
  • étude au cas par cas, adaptation des procédures trop centrées sur le handicap physique.
  • formation des médecins du travail !
  • valoriser les compétences des malades.
  • développer les méthodes alternatives à la psychiatrie, d’ailleurs souvent reconnues par les psychiatres eux-même.
  • ouverture des soins vers la médecine des émotions.
  • plus d’appel à projets pour les porteurs de projets.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

Il y en a assez comme ça, regroupons-nous!

Portrait d’Élodie

Comme Élodie, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Actuellement, mes inspirations me semblent avoir changé, comme si les événements difficiles ont éteint ce battement.

Les personnes qui m’inspirent sont celles qui me font sentir bien, car elles dégagent d’elles une profonde sincérité et bonté.

Les personnes aussi qui ont subi des tempêtes. Les personnes que j’aime.

Les lieux qui m’inspirent sont souvent ceux au bord de l’eau, l’océan et la mer.

Les activités, comme la couture, la création… sont celles qui m’intéressent.

Je ne sais plus en quoi j’aspire, une paix intérieur sans se sentir éteinte peut-être.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je voulais travailler dans le social car je sentais à l’époque une richesse, un amour que je voulais apporter dans le milieu de la petite enfance ou dans l’humain. Ça vibrait en moi. Aujourd’hui, je ne sais pas.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Je le trouve sourd. Sourd à la souffrance, sourd au bien-être, sourd et réducteur. Leur aide, leur hospitalité demande en contre-partie à être tel un pantin, sous l’obéissance pure et dure aux consignes médicales.

Aucun échange n’est réellement possible, et le patient (le « malade ») n’a pas vraiment son mot à dire. C’est difficile, ça demande une force, pour croire en soi, et se faire confiance, dans un moment de vulnérabilité ou notre parole n’a pas de valeur pour ne pas se perdre, ne pas se laisser faire.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La folie, c’est positif car c’est être en vie aussi.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Peut-être sur une courte période, mais pas seule. Je demanderais qu’on cesse de (sur)médicamenter les patients, qu’on leur permette d’être dans un état de crise dans ce lieu d’accueil, pour extérioriser ce qui a si longtemps été contenu et qui semble/est délirant, je demanderais qu’on mette en place des soignants qui font preuve de patience, pour dialoguer sur les pensées irrationnels, pour permettre au patient de revenir à la raison sur leurs angoisses autrement que par les médicaments.

Je demanderais que le patients soient considérés, qu’ils puissent à travers ce lieu aller mieux et non le contraire. Plus de liberté.

Portrait d’Océane

Comme Océane, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Je m’inspire des personnes qui n’ont pas peur de dire haut et fort ce qu’elles pensent, tout en respectant la sensibilité de chacun.e.

J’aime le sport, son mouvement, son souffle de vie.

J’aime les mots, leur force et leur résistance.

J’aspire à un monde où la santé mentale serait connue et reconnue aux yeux de tou.te.s.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je suis assistante d’éducation, celle qui tente de résoudre les conflits, de sécher les larmes, de transmettre tant qu’elle peut ce qu’est l’acceptation de chacun.e.

J’aime ce métier pour ses éclats de rire partagés, je ne l’aime pas pour l’ordre à faire respecter.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

C’est un monde sous une cloche de verre, où celles et ceux qui ne se sentent pas concerné.e.s ne s’y intéressent pas.

Et si nous soulevions la cloche ensemble, au lieu de regarder en travers ?

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Avoir un autre regard sur ce qui nous entoure.

Créer, intensément.

Se révolter, infiniment.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Ministre,

Et si tu demandais à ce que soit enseignée la santé mentale ?

Et si tu faisais en sorte qu’elle ne soit plus un tabou ?

Et si tu donnais les moyens humains et financiers pour que cela soit possible ?

Cela sauverait des vies, merci.

Une association que tu aimerais faire connaître?

https://www.unafam.org/

Portrait de Sophie Chrizen

Comme Sophie Chrizen, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Les personnes les plus inspirantes par ordre d’apparition sont mes parents et ma fille. C’est en écoutant mon enfant que j’apprends le plus de choses sur la vie, elle est comme un miroir déformant embellissant ce que je lui ai enseigné entre autre !

Enfin, moins égoïstement, la figure de Bouddha et les enseignements du dharma sont curateurs et apaisant.

J’aspire au bonheur individuel et collectif, à une société bienveillante à l’entraide et la collaboration des êtres vivants.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je suis mère au foyer ce qui n’entre pas dans la classification des métiers au sens stricte… mais paradoxalement comme le dit l’adage c’est le plus beau métier du monde !

Ensuite, je parlerai d’occupations si vous me le permettez plus que de métier, je travaille sur moi-même… d’abord à ma guérison de ce que l’on nomme schizophrénie et simplement dans le but de devenir le meilleur de moi-même.

Ce sont des occupations extrêmement passionnantes et enrichissantes même si elle ne sont pas lucratives, mais qu’importe !

Je milite aussi contre la stigmatisation, pratique un peu de pair-aidance en direct ou via les réseaux sociaux, j’écris et je réfléchis au sens de la vie.

Mon métier c’est vivre ce que j’ai à vivre.

Mon roman « l’étrange univers du schizophrène » est disponible gratuitement en PDF sur internet.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Le monde de la santé mentale est comme le reste du monde , il y a des choses positives et négatives… mais c’est parfois derrières des aspects négatifs que se cachent les plus beaux trésors (sans être complètement masochiste non plus).

Le monde de la santé mentale est en mutation après presque 100 ans de stagnation, chacun d’entre nous peut apporter sa pierre à l’édifice.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Une grande sagesse il me semble !

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Cher Monsieur le ministre la psychiatrie et la société dans son ensemble ont cruellement besoin de leurs fous ! Sans eux que seraient-elles ?

Alors, je vous en pri,e ne nous éteignez pas trop car il n’y a pas de génie sans folie, les plus grands penseurs, scientifiques et artistes de notre histoire étaient atteint de pathologie psychiques… alors n’oubliez surtout pas que l’avenir de l’humanité est très certainement enfermé dans un asile quelque part !

Cessez de nous éteindre Monsieur le ministre et s’il vous plait sur un plan plus matérialiste embauchez quelques pairs aidants en CDI dans vos structures, eux au moins savent de quoi ils parlent !

Portrait de Luc

Comme Luc, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Mes inspirations dans la vie sont les gens qui parviennent à vivre avec leur authenticité propre. Qui n’ont pas peur des grosses cassures ou des gens cassés, qui ne vont pas se forcer à être drôle. Poelvoorde par exemple ou Edouard Baer.

Les chemins de montagne en crête exposés aux vents me dynamisent comme ils reposent ma tête.

L’activité est la tendresse. La pratique de la sensualité.

J’aspire à la paix, à la stabilité, au pardon et à l’amour.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je ne travaille pas vraiment. Depuis 2005, fin des mes études supérieures, j’ai du avoir une trentaine de contrat mais travailler moins de 7 ans en tout.

J’aimerais un métier de communication, d’apprentissage mutuel.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Pauvre. Dans les deux sens.

En tant que borderline, il y a par exemple une structure thérapeutique à Montpellier mais qui n’est ouverte qu’aux femmes…

J’ai vu je ne sais combien de thérapeutes et c’est difficile. La seule chose est d’avoir une routine ; surtout dans les relations, je commence à le comprendre que maintenant.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La fantaisie, la sensibilité, l’audace, l’intensité.

Moi je me vois souvent comme un ouvre-boîte des émotions des autres, pour le meilleur et pour le pire.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je lui demanderais une éducation aux relations interpersonnelles dès le collège, ainsi qu’un apprentissage de l’amour. Aussi montrer de l’empathie pour ces troubles invisibles.

Pour contrer notre refus et notre indigence de travailler les relations humaines. Le jetage permanent. La notion de pardon et de repentance aussi qui sont cruellement absentes de la société actuelle.

Craig Lewis mad portrait

As Craig, let us make your mad portrait by answering these 5 questions.

My punk rock nickname is Crusty Craig. My name in Mexico is Goyo.

What inspires you in life and what are your expectations?

*Viktor Frankl, the author of ‘Man’s Search For Meaning’. Viktor Frankl has guided me in spirit from since before I took my first breath in 1973.

**Paris and Marseille, France. When I arrived in Paris on January 28th, 2018, it was with a one way ticket. I had no home to return to in the United States. No home, no job, no safety, no nothing. The people I met in Paris and in Marseille, accepted me and are my friends to this day. Landing in France, with my specific set of dangerous circumstances, back in the US, was what we call in English, a « Hail Mary ». It’s an idiom and clearly as evident in me being a contributor to Comme Des Fous; My « Hail Mary » was a success.

***Doing the impossible. It is an inspirational act of love for the world to prove that the impossible is actually quite possible. It is one of my personal hobbies.

****https://www.merriam-webster.com/dictionary/thing
What do I aspire to? My answer is as simple as it is complex. I pray every day. It is the first thing I do when I wake up and I do it before lunch and dinner. My prayer is this: Dear Universe, Please help me become the best version of myself possible. I am grateful. I am grateful. I am grateful. This prayer is also my answer to your question.

How would you describe your job and why do you like it?

Sanity is a Full-Time Job. It seems to me that my job is to use my strange, fucked up and cool, life experience to help society find new ways to navigate through this minefield called life.

What do you think about the world of Mental Health?

The world is a 6 billion person mental hospital and the rest of us survived.

What positive influence has madness for you? 

No one said it better than the French, « Don’t Panic, I’m Psychotic », so whomever is responsible for this brilliance; contact me as you wish… Us survivors have a hard time… I know how to make « Don’t Panic… I’m Psychotic » into a global source of revenue.

Would you like to be and what could be the contribution of a minister of Mental Healthcare?

I am a well known crazy person, so my answer is, yes. I like French People. Your situation is not easy. and it would improve a great deal, if the people who have the « power » , understood that it is the people who have the « power ». I would ask the Minister of Health to spend a day with me eating good food, admiring the Louvre, showing each other photos of our cats, and talking about any possible topic with the exception of mental health and politics. Once able to establish our mutual and warm, humane and human respect for each other; the conversation about « mental health in France » would commence.
If that did not work, and maybe they get upset with me and say « get away from me you crazy American », my only French language response would be, the only thing I can actually say in French « Je suis merveilleux et beau ».

What page, organization or initiative would you like to share?

http://www.lulu.com/spotlight/betterdaysrecoverypress