« Schizophrène », Les Fatals Picards

« Comme un psychopathe, je mange des pâtes
Comme un déséquilibré, je mange déséquilibré
Mais j’ai plus d’amis, parce que j’ai mangé mon pot-au-feu! »

Paroles de Schizophrène (Tu vas dans le mur) des Fatals Picards :

Oh ouais c’est super je collectionne les bières!
Oh ouais c’est super je les ais presque toutes!
Oh ouais c’est super il m’en manque que une!
Oh ouais c’est super… c’est la grise!

Caché dans les poubelles,
Les gens parlent pas beaucoup
Mais des fois je sors
Mais les gens m’aiment pas beaucoup!
Les gens disent que je suis malade
Qu’on devrait m’enfermer,
Mais moi j’aime bien les gens
Et j’aime bien m’enfermer!

Je me prends dans mes bras
Je me parle tout bas!
Je vois la vie Névrose
Je vois je vois la vie Névrose
(bis)

Oh ouais c’est super je collectionne les ch’veux!
Oh ouais c’est super je les ais presque tous!
Oh ouais c’est super il m’en manque que un!
Oh ouais c’est super… c’est un gris!

L’autre jour pendant la nuit je fais la cuisine,
J’ai préparé mon plat favori c’était des glaçons,
Mes copains y z’étaient pas venus
Mais bon c’est tant mieux
Mes copains c’est des allume-gaz
Alors ils auraient fait peur aux glaçons! héhé.

Je me prends dans mes bras
Je me parle tout bas!
Je vois la vie Névrose
Je vois je vois la vie Névrose
(bis)

Oh ouais c’est super je collectionne les matières!
Oh ouais c’est super je les aies presque toutes!
Oh ouais c’est super il m’en manque plus que une!
Oh ouais c’est super… c’est la grise!

Des fois je me balade
Mais après j’arrête
Je me suis assez baladé
Alors après je fais rien. héhé.
Alors je joue à courir après mon ombre
Et je cours très très vite pour pas que je me rattrappe!

La voix elle me dit schizophrène, schizophrène,
schizophrène
Tu vas trop vite
Schizophrène, schizophrène
Tu vas trop vite
Schizophrène, schizophrène
Tu vas dans le mur!

Dans mes bras, des petits chats
Je leur parle tout bas!
Je vois la vie Névrose,
Je vois je vois la vie Névrose
(bis)

Comme un psychopathe, je mange mange mange mange mange des pâtes
Comme un déséquilibré, je mange mange mange mange mange déséquilibré
Mais j’ai plus d’amis, parce que j’ai mangé mon pot-au-feu!

Qui sont les « bons schizophrènes » ? [traduction]

Merci à Lau pour cette traduction!

« Quand vous êtes désigné comme fou, avoir « le bon » type de diagnostic peut faire la différence entre une vie productive et une condamnation à perpétuité. » Esmé Weijun Wang

[Cet article est traduit de l’article Who gets to be the « good schizophrenic » ? , initialement paru en anglais sur BuzzFeed.] 

Esmé Weijun Wang

Chaque matin, je prends une petite pastille rose ; chaque soir je prends un et demi du même médicament rose. C’est, comme me l’explique mon psychiatre, ce qui m’a permis de fonctionner ces deux dernières années sans hallucinations ni délires. Mais quasi pendant toute l’année 2013, j’ai été une épave psychotique. Continuer la lecture de « Qui sont les « bons schizophrènes » ? [traduction] »

Faut-il expliquer à un schizophrène qu’il est fou oui ou non?

   blogschizo

« Bon, évidemment, le titre n’est pas de moi. C’est une requête google qui a mené à mon blog. Et c’est toujours une bonne occasion pour moi d’essayer de répondre simplement à ce genre de questions.

Déjà, je vais commencer par l’évidence: la réponse est non. Parce que « salut mon pote, je te dis que tu es fou, tu dois me croire », à mon avis ça ne fonctionnera pas. Il y a peu de chance que le schizophrène en question réponde « ah oui, je suis fou, je prendrais bien une petite dose de neuroleptiques ce soir ».

Je l’ai déjà dit cent fois, mais ça ne fait jamais de tort de le répéter: les proches d’une personne schizophrène ne sont pas des soignants. Leur rôle, c’est d’être là, un ami, un parent, quelqu’un sur qui on peut compter, et peut-être même se confier. Pas d’être celui qui va guérir le délire par… »

Lire la suite. 260 mots de plus

« Je ne suis pas schizophrène… »

J’aimerais porter une réflexion sur cette expression: « Je ne suis pas schizophrène ».

Pourquoi ? Parce qu’elle est rentrée dans le langage courant pour désigner la schizophrénie comme un état pathologique de dédoublement de la personnalité.

Par cette négation « je ne suis pas… », on affirme son intégrité, je ne suis pas de ceux qui soufflent le chaud et le froid, qui défendent une chose et son contraire selon le contexte.

En clair, le schizophrène serait celui qui perd le contrôle de soi, submergé par une double-personnalité.

C’est quelque chose qui ne choque plus, le ministre de la diplomatie française a beau maîtriser les ficelles du langage pour ne froisser personne, il déclare son honnêteté à la télé par un cinglant « Je ne suis pas schizophrène… ».

Cette affirmation par la négativité ne va pas dans le sens d’une déstigmatisation des troubles psychiques, si chacun se rassure en disant en public : « encore heureux que je ne suis pas schizophrène » !

La stigmatisation commence pas les mots utilisés et je vous invite à être juste dans leur emploi, que vous soyez diplomate ou simple citoyen.

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