Portrait de Lise

Comme Lise, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Etre en paix, sans angoisse et savourer ma vie toute simple.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

J’élève mes enfants et je suis tellement fière de leur réussite.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Mitigée. Très contente de ma prise en charge qui a stoppé mes délires.

Circonspecte quant à mes relations avec deux psychiatres très froids et distants.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Ça m’a permis de redémarrer de zéro. J’ai pu beaucoup changer. En mieux.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non mais je lui demanderais plus de moyens et d’effectifs bien formés.

Portrait de Stéphane

Comme Stéphane, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Mes inspirations dans mon adolescence et encore maintenant ont été les artistes et tout particulièrement les musiciens, mais également les photographes, les écrivains, les peintres et les gens qui aiment les gens.

J’aspire à la paille pour boire. Plus sérieusement j’aspire à beaucoup de choses, du moment que cela m’intéresse.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Mon métier ne me passionne pas en ce moment. J’ai écrit un livre, mais cela ne nourrit pas son homme.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

J’ai toujours eu de bons rapports avec l’univers médical.

Le monde de la santé mentale, c’est vaste.

Il y a des choses à faire contre la stigmatisation des maladies mentales.

Il y a de belles choses qui sont en marche avec les associations.

Des choses sont lancées pour parler de la schizophrénie vers le grand public.

Je préfère retenir ce côté optimiste des choses.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Si l’on en revient, on peut parler de ce que l’on a vu de l’autre côté de la rive.

On peut garder une sensibilité particulière et unique.

Mais je ne vois pas d’autre côté positif, par rapport à la souffrance que cela entraîne.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, je n’aimerais pas devenir ministre de la santé, je ne pense pas que les décisions en matière de santé mentale peuvent venir d’en haut, mais plutôt des usagers et des personnes soignants.

En revanche, on peut sensibiliser la ministre en parlant du vécu des patients, des retards de diagnostic, de méconnaissance de la santé mentale du grand public…

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

Celle du Collectif Schizophrénies.

Portrait de Seb

Comme Seb, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

La musique, la poésie, la littérature en général… et la course à pied.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

J’aimerais travailler à temps complet mais ce n’est pas possible avec la maladie.

J’écris, je corrige des copies pour une agence de soutien scolaire. J’aime ça mais c’est peu cher payé.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Je trouve les infirmières extras, les psychologues, ça peut aller mais les psychiatres faut voir au cas par cas.

Attention à la camisole chimique, à la prise de poids par les médicaments.

Mon psy m’a dit que je faisais trop de sport alors je lui ai demandé s’il en faisait : il m’a répondu : badminton, golf, tennis…

Et moi, pendant des années, je suis resté cloué au lit à cause d’un mauvais dosage de médicaments. Il y en a qui ont un sacré toupet tout de même.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La compréhension que l’on n’est pas seul à souffrir de la maladie psychique… le respect de la différence.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Monsieur le ministre, je trouve que les médias véhiculent une mauvaise image de « la folie », il faudrait avoir un véritable débat sur la santé mentale. Nous ne sommes pas tout de même des épiphénomènes.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

Comme des fous 🙂

Portrait d’Assoucard

Comme Assoucard, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Mes inspirations : le bouddhisme, la méditation, le rapport à soi.

Mes aspirations : le théâtre, jouer sur une scène et arriver à en vivre.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

C’est un métier qui laisse la possibilité d’être surpris, qui permet d’aborder des domaines différents, qui est ouvert sur la vie, c’est pour ça que je l’aime.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Pas grand-chose. Je ne connais pas les pratiques médicales et hospitalières.

J’imagine que la non-santé mentale a quelque chose à voir avec le stress, la pression, les conditions difficiles, l’agression extérieure…

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

On peut entrevoir d’autres façons de se comporter, de penser, d’agir…

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Jamais ministre.

Je pourrais lui demander de ne pas s’acharner à soigner tous ceux qui ne pensent pas comme tout le monde.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

http://aajt.fr/

Portrait de Frida Kagnôm

Comme Frida Kagnôm, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

L’angoisse me paralyse.
La psychose me fait partir en vrille.
L’amour me fait flipper mais dieu sait que j’en ai besoin.
La colère me fait partir des fois trop loin.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

En errance entre deux villes, Lyon et Paris, je suis mon chemin de vie sans vraiment savoir où il va me mener dans le futur… J’essaye de me frayer une place dans le monde universitaire, qui a toujours été un refuge face aux violences du monde réel mais que je trouve de plus en plus violent… Qui vivra verra si j’arriverai à y exprimer mon point de vue sinon ce sera ailleurs…

Je suis gay, bien évidemment, plutôt discret et timide et j’ai évolué, un peu par déambulation dans différents milieux : le monde gay et lesbien tout en y restant assez en périphérie et sans forcément être un militant de la première heure, même si j’ai passé les meilleurs nuits de ma jeunesse à observer un show drag queen lyonnais… Puis j’ai découvert le milieu squat de Lyon un peu par hasard, car une de mes amies y a fait son chemin de vie. J’ai rencontré pas mal de personnes sensibles aux rapports de domination (féminisme, anti-racisme, anti-classisme, hétérosexisme) en essayant de comprendre à chaque fois le point de vue des un.e.s et des autres.

Je me suis beaucoup camé à partir de mes 23 ans, lorsque je devais contenir la vie. L’homme gai et joyeux que j’étais est devenu alors de plus en plus malade dépressif, jusqu’au jours où j’ai fait LA rencontre qui a changé ma vie… A peine quelques mots, au moment où je ne savais plus quoi faire de ma vie, totalement perdu, j’ai reçu les seuls mots d’amour qui m’ont fait perdre la tête.

Comment se dire que c’est l’être aimé qui vous a fait basculé dans la folie ? Le monde s’est alors distendu, tout devenait suspect et le « je t’aime » que je venais de recevoir s’est transformé en « je veux te tuer ».

L’esprit humain est plein de mystères… Ma première décompensation, en 2012, qui a changé ma vie à tout jamais. Et les jours qui suivent. Et la présence de l’être aimé, toujours, chaque jour que fut l’enfermement, et le délire qui peu à peu s’est éteint… Une vraie preuve d’amour, lorsque tout fout le camp, la seule…

Puis ma vie a commencé à être un enfer le jour où l’être aimé a décidé de me laisser tomber, de ne plus tenir la main d’un être lobotomisé par les médicaments psychiatriques. Est venu la rage, puis le désespoir et enfin la chute dans la came…. Ce qui n’a pas arrangé les choses… Puis j’ai été assaisonné à différents cocktails médicamenteux, perdant peu à peu les ami-e-s qui prenaient peur, gardant les meilleures… Et la vie continua.

Aujourd’hui, je suis toujours là, j’ai survécu à 6 hospitalisations, je me tiens la tête haute et je compte bien en découdre avec le système psychiatrique et plus globalement ce que le philosophe Paul Préciado a nommé « le capitalisme pharmaco-pornographique ». Ré-injecter de l’ordre dans le désordre de la machine du désir, de l’amour et de l’amitié aux temps pharmacotropiques où nos états mentaux sont sous contrôle.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Doctorant en sociologie au laboratoire Cermes 3, j’ai avant tout l’envie de comprendre en profondeur ce qui se cache derrière les histoires des un-e-s, des autres… parfois un peu trop. Et questionner le monde de la toxicomanie, des homosexualités et du monde médical… Je ne sais pas encore si je vais arriver à finir cette première recherche mais interroger le monde médical et psychiatrique est un leitmotiv.

Et si je ne deviendrai pas scientifique, je serai écrivain ou travailleur social, mais je n’ai pas envie de répéter l’histoire familiale…

Portrait d’apo75

Comme apo75, fais-toi tirer le portrait en 5 questions par Comme des fous.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Ma mère, mon père. Je fais du violon mais j’aime aussi la littérature. Je suis passionnée par le Droit. Je veux devenir avocate ou juge.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Avocate c’est se battre pour que la justice soit rendue ou du moins tenter de la rétablir tout en tenant compte de la personne.
J’ai l’impression que je pourrais agir et faire entendre ma voix au sein d’une société qui ne veut pas entendre parler de moi.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Un monde bien à part qui mérite largement qu’on s’y intéresse et qu’on finance la recherche afin que les patients puissent bénéficier de meilleurs traitements.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La force créatrice.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je pourrais œuvrer pour le monde de la santé mentale l’ayant fréquenté. Sinon je lui demanderais de laisser plus de liberté aux patients pour qu’ils se révèlent. Etre fou ne signifie pas pour autant être idiot bien au contraire.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

https://www.facebook.com/folleffet/

Portrait d’Elojoy

Comme Elojoy, fais-toi tirer le portrait en 5 questions par Comme des fous.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Le partage du bonheur, avec de l’amour, de la famille, des amis… sur un coin vert de Terre !
Un coin vert, avec du ciel bleu, de l’eau, du soleil et plus de la chaleur humaine 🙂

J’aspire à la Paix !
J’aspire à la Joie !
J’aspire à rire, à chanter, à danser et aimer encore….

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je suis sans emploi, j’erre avec mes questions existentielles sur mon parcours d’étudiante avorté, et je suis tétanisée à l’idée de travailler pour de vrai (horaires fixes, patron, obligation de rentabilité…).

Mais j’aime ma vie, remplie de créativité, de bonheurs simples, partagés avec les amis…
Prendre soin de moi, de mes proches.
Prendre le temps de vivre, de faire la cuisine, d’étendre le linge, d’écouter les oiseaux, de sentir les fleurs…

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Il y a encore beaucoup à faire, de recherches à mener, de bienveillance à amener, de dé-stigmatisation à faire…

!!! à la question, QUE PENSES-TU DE LA SANTÉ MENTALE DU MONDE ?

Je répondrais :
J’ai toujours dit que le monde est plus fou que tous mes délires confondus..
Je suis diagnostiquée bipolaire, avec des phases maniaques délirantes…
Et j’ai plutôt des « good trip »… pourtant ça se finit toujours à l’HP…

Alors qui est le plus malade, le monde ou moi ? Ou bien la folie ambiante du monde m’écœurerait-elle ? Me contaminerait-elle ? Au point de perdre la tête.

Le monde marche sur la tête, on jette de la nourriture quand d’autres meurent de faim, on pisse dans l’eau quand certains font des kilomètres pour en trouver. On vit dans un paradis que l’on détruit. On est en train de scier la branche sur laquelle on est perchée…
Le monde est définitivement MALADE…

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La folie ? Je ne sais pas…
Ma folie ? Elle me permet de regarder le monde autrement, de prendre de la distance (entre les crises), elle m’offre le temps de vivre… une vie avec une saveur intense, et parfois trop intense.

C’est le grain de sel qui évite à la sagesse de pourrir dirait Saint François d’Assise.

Et je dirais que sans la pluie, le ciel n’aurait pas d’arc-en-ciel… et sans larmes, l’âme non plus…

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je ne pourrais pas devenir ministre de la santé mentale, quoi que, en y réfléchissant…

Par contre, je lui demanderais de considérer un malade, non par sa maladie, mais par son humanité, sa fragilité, sa sensibilité…

Je construirais des hôpitaux psychiatriques beaux, inspirants, avec des soignants bienveillants.
Formés à l’écoute active, à la communication non-violente.
Je mettrais un punching ball à disposition pour se défouler…
Surtout quand on est enfermé dans une chambre d’isolement pendant des semaines.

Je réenchanterais les hôpitaux de tendresse, de beauté et de légèreté… (ce qui m’a le plus manqué là-bas).

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

www.smiile.com

Portrait de Mathieu

Comme Mathieu, fais-toi tirer le portrait en 5 questions par Comme des fous.

Comme un faux air de famille…

Elle te fauche en plein vol, Elle se révèle insidieuse

Tu divagues, Je suis dans le déni

Elle te transforme, Elle me grignote

Tu attires l’attention, Je m’efface

Elle ne te laisse aucun répit, Elle est déjà bien installée

Tu deviens insupportable, Je procrastine

Elle nous éloigne de toi, Elle fait maintenant partie de moi

Tu reprends goût à la vie, Je commence à mettre des mots sur les maux

Elle guide de moins en moins tes pensées, Elle reste à apprivoiser

Tu te construis tant bien que mal, J’ai l’espoir d’y arriver

Elle s’appelle schizophrénie. Elle s’appelle anxiété généralisée.

 

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Parvenir a faire le deuil d’une vie : une vie rêvée, une vie marquée par l’insouciance, cette vie façonnée par ses envies, cette vie faite de petits et grands bonheurs.

Etre en phase avec la maladie, qui à fait de moi ce que je suis aujourd’hui, c’est la prochaine étape de ma vie.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

« La question qui tue ».

Cette interrogation fait ressurgir mes tourments : les palpitations se font sentir…la honte m’envahit.

C’est le néant, le vide.

« Je ne fais rien ».

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

D’une façon générale, je dirai que le monde de la santé mentale se singularise par sa bienveillance, son empathie.

Se mettre émotionnellement à la place de l’autre, tout en gardant la distance nécessaire est à mes yeux assez remarquable.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Une force de caractère que l’on ne soupçonnait pas.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Une campagne nationale pour un changement de regard sur le handicap psychique.

On a souvent peur de ce que l’on ne connaît pas.

Il est important de briser les préjugés.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

https://latetehaute.fr

Portrait de Thalia

Comme Thalia, fais-toi tirer le portrait en 5 questions par Comme des fous.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Ma famille, les animaux, l’écriture et tout ce qui touche à la créativité, l’harmonie corps esprit.

J’aspire à trouver la paix intérieure malgré les troubles bipolaires.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

J’écris et c’est ce que j’aime faire, ce n’est pas mon métier, c’est ce qui nourrit mon âme.

Je suis une maman disponible à chaque instant et ça c’est un vrai métier à temps plein.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Mon mari est psychanalyste psychothérapeute et il a de plus en plus de demandes.

Le monde est incertain et je pense que nombreux sont ceux et celles qui ont besoin de parler et d’évacuer leurs démons.

Le stress est quasi permanent et vibre un peu partout. Je pense que la santé mentale n’est pas au beau fixe.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La folie c’est quoi ? La normalité c’est quoi ? Ou sont les frontières entre folie et normalité ?

J’aime ma folie, elle donne de la magie à ma vie quotidienne. J’ai appris à vivre avec mes troubles bipolaires et émotionnels, ils font partie de moi, ils sont mon histoire.

Ma folie c’est aussi mon imaginaire et il n’a aucune limite.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, je déteste la politique, je déteste les hommes politiques.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

La Fondation SEVE.

SEVE (Savoir Etre et Vivre Ensemble) a pour mission de former des animateurs et des formateurs d’ateliers de philosophie et de méditation dans les écoles, mais aussi soutenir, faire connaître et accompagner les projets qui, à travers la réflexion philosophique, la pratique de l’attention, l’activité ludique ou artistique œuvrent pour mieux préparer les enfants et les jeunes à devenir des humains et des citoyens confiants, actifs, responsables et respectueux du vivant.

Portrait de deelilah

Comme deelilah, fais-toi tirer le portrait en 5 questions par Comme des fous.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

La nature et son observation. Les animaux. La physique quantique et la spiritualité.
J’aspire à une meilleure compréhension (plus objective) des choses qui forment notre monde. C’est large oui.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

J’aime apprendre et apprendre aux autres.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Des choses positives… mais pas forcément toujours, les statistiques sont parfois biaisantes quant à son propre état.
Peut-être que parfois ce monde regarde les choses à travers un regard normal / pathologique qui peut être sacrément stigmatisant.
Mais c’est une chose qui va dans l’ensemble vers des choses positives, alors c’est déjà ça.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Pleins de choses!

On peut apprendre de sa propre différence à apprécier et respecter aussi d’autres différences, et être moins dans un état d’esprit de normalisation du monde.

Une remise en question de son monde et donc une recherche de compréhension des choses sous un autre regard, moins normé. Parfois la folie est causée par le fait de vivre des choses ou de vivre dans un environnement qui nous pousse à la folie, à partir de là, de cet état on peut chercher à se comprendre soi-même et accéder à une recherche personnelle à laquelle on ne pense parfois pas quand on est « normal ».

On peut aussi assister à des choses artistiques impressionnantes parfois, cela permet d’ouvrir les horizons des regards les plus étriqués.

« La folie » c’est très subjectif. Et parfois ceux qui semblent très sains extérieurement ont des comportements en réalité pervers et ceux qui se pensent fous au moins ne renient pas la multiplicité de la nature humaine…

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non! la santé mentale…. c’est quoi?

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

The Knife.