Portrait de Georges

Comme Georges, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Mes aspirations sont de co-créer une société plus vivable et plus supportable pour chacun.

Je propose de partager mon savoir que j’ai acquis au fil de mon expérience de vie et donc de participer à embellir le monde par le partage l’échange et le respect de tous et de chacun.

Je vis dans le département de l’Essonne et je rencontre des gens parfois exceptionnels car tellement empreint d’une humanité chère et tant génératrice de bien-être.

J’ai été hospitalisé en psychiatrie trois ou quatre fois, je ne sais plus trop, et aujourd’hui je suis sorti d’affaire et je propose du bénévolat.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je n’ai jamais eu un véritable métier. Mes expériences professionnelles ont été un patchwork de différentes choses trouvées au hasard des pérégrinations de mes multiples périodes de chômage entrecoupées aussi de périodes de formations notamment dans le domaine de l’audiovisuel et du spectacle.

Aujourd’hui je vis grâce à une AAH et je propose du bénévolat en regard avec le bagage que je me suis créé au fil de mes expériences de vie. Certains diront compétences… Je trouve que c’est une belle manière d’exprimer son humanité.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Le monde de la santé mentale est très vaste et j’ai pu l’observer et le vivre de l’intérieur.

Je trouve si triste et stérile l’approche qu’ont les médecins et la société en général sur la santé mentale car je crois qu’il y a bien plus de fous a lier en dehors que dans les hôpitaux psychiatriques !

Je crois qu’il faudrait remettre totalement en question notre appréhension de ce qu’est la « folie ». Tous autour de moi me voient d’une manière qui leur est propre et quelque part standardisée par notre société… mais ce qu’ils ne savent pas c’est qu’au fur et à mesure, je suis un chemin bien précis et hors de toute folie sauf de voir des fous partout!

Ce chemin est cohérent malgré les apparences et je gagne en intuitivité de jours en jours… Je crois savoir que les shamans de certaines régions du monde voient tout autrement les « fous », ils les voient comme des guérisseurs qui s’ignorent et comme des personnes approchées par des puissances et des dons particuliers de l’humanité qu’ils ne savent pas encore gérer ce qui amène selon eux a des dérèglements du psychisme. Je trouve que cette approche de la santé mentale est une piste qui mériterait d’être explorée.

Pour conclure, je ne crois pas à un état de folie définitif et je pense que c’est un passage qui dure plus ou moins longtemps selon le cas de chacun.

C’est l’enfermement chimique qui fait prolonger une situation malgré une « guérison » totale… en définitif si j’ai bien compris une chose c’est que malade mental un jour malade mental toujours… et ça c’est très dur à assumer dans cette société de la peur…

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Je vous citerai juste cette phrase que j’ai inventée un jour que la folie m’a ouvert grand sa porte… Je parle de la sensation réelle que passée cette porte j’y serais définitivement enfermé… Je pouvais entrevoir clairement dans ma psyché cette porte entrouverte :

« La folie passagère et conseillère théière du chaos… « 

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Qu’à jamais il y ait une telle chose !

Mais si c’était le cas, je lui demanderais de regarder la santé mentale en face et d’y voir la résultante d’une société défaillante sur de nombreux plans…

Et que plus la société se montre défaillante à garantir la liberté, le comblement des besoins élémentaires de chacun et une vie épanouissante pour tous alors elle fabriquera des malades de toutes sortes dont des malades mentaux…

Ne l’oublions jamais, le psychisme est un émetteur et un récepteur et est en interaction permanente avec son environnement et ce sur tous les plans existant.

Portrait de snoopy75

Comme snoopy75, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

L’architecture, l’art, l’imagination, la photographie, l’amitié, l’amour, la vie…

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Des chiffres, toujours des solutions, et 1+1=2 toujours clair, net précis…

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

On est tous un peu fous mais parfois ça nous échappe, c’est incontrôlable, et ça c’est dommage à tout niveau.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Ça peut faire ressortir certaines choses de nous que l’on ne soupçonnait pas.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je demanderais de ne pas mélanger tous les genres et de classer les personnes hospitalisées par catégories soient maladies.

Portrait de Fitlhip

Comme Fitlhip, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Le bambou, parce qu’il pousse de façon étonnante, qu’il a une forme magique, qu’on peut le transformer.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Amoureux du geste et de la parole, je bricole très sérieusement, par plaisir de faire, de faire faire et de voir le résultat.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Il y a les payants et les payés. Mais il y a un monde dans le monde : toutes les composantes s’y trouvent, s’y retrouvent, s’y rencontrent ou pas.

Avec juste ce qu’il faut de truc en plus, un peu plus sucré, un peu plus salé, un peu plus pimenté que dans le grand monde.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Une possibilité d’être librement. Une possibilité aux neurotypiques de s’autoriser à se penser plus libres.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Pas de ministère. Un ministre administré. Les hommes n’ont pas à être administrés mais aimés. Simplement.

Portrait de Sandra

Comme Sandra, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Les étoiles. L’espace. La santé mentale. Les communautés tribales. Le bord de mer. Les cristaux. La relativité. Les chats.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Comme quelque chose que je cherche. Parce qu’il est bien caché et inaccessible.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Lequel ? … Celui officiel et objectif des oppresseurs adeptes des cases et des carrés… Ou celui officieux et subjectif de ceux qui vivent l’enfermement et la drogue deale des premiers.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La création… Parfois. La fuite d’un monde en ruine souvent.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, je ne deviens pas ministre pour faire plein de paperasse. Je lui demanderais que les soins soient essayés sur ceux qui les imposent.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

Cinglerie Émancipatrice. C’est un Projet nourri par des rencontres qui prétend Réclamer et Trouver de l’Émancipation dans la Folie.

Portrait de Keridwen

Comme Keridwen, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.


La carte du « mat » ou « fou » du Tarot de Marseille

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Bonjour, témoigner de la maladie mentale, en particulier la schizophrénie, et pointer du doigt les égarements, gigantesques parfois, venant de la psychiatrie surtout, et de « la psy », souvent, à ce sujet.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Mon métier de schizophrène ? 🙂

Je suis née pour…! Une vraie vocation!

L’aimer est un bien grand mot, puisque l’exercer est un parcours épineux… mais je l’apprécie pour ce qu’il est : un vécu à des fins de témoignage.

La maladie mentale est un métier, je confirme : je suis utile à la société.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Le classement en « normes » est déjà un leurre. Donc l’organisation de la santé mentale est faussée d’emblée.

Pour subir la folie, avoir été « traitée » par une médication agressive, anéantissant le potentiel humain, et rendant soumis, puis m’être sevrée (dix ans de sevrage médicamenteux) avec tous ses effets secondaires aussi, je pense qu’il y a vraiment du travail.

Pourquoi n’a-t-on toujours pas compris la schizophrénie?

Trop de matérialisme et refus de remettre en question des schémas qui ne feront que continuer d’égarer…

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Son négatif…

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

J’en serais bien évidemment totalement incapable, au vu de mon cerveau dégradé par « les santés mentales »…

Je lui demanderais d’abstraire davantage, et de s’éloigner du « tout cérébral »…

L’intangible, c’est bien aussi… et une des clefs…

Portrait de Kara

Comme Kara, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’aime dessiner, lire, et jouer aux jeux vidéos je ne sais pas ce que j’aspire en revanche.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Chômage parce que rien nous oblige de faire quelque chose.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

C’est un monde qui aspire à l’imagination et à la compréhension d’autrui.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

C’est un trait de caractère à part entière, bien sûr il y a plusieurs types de folies mais ce qui est récurrent ce sont les sentiments. D’autres en ressentent beaucoup, certains aucun et pourtant la même personne peut tout comprendre.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, je ne pourrais pas et je lui demanderais de ne pas brusquer les « fous » en leur disant que ce sont des fous mais de les aider à redevenir normaux mais la question est qui d’entre les fous et les gens lambda sont normaux ?

Portrait de Rhadamant

Comme Rhadamant, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

La maladie m’a arraché les ailes, mes aspirations avec.

Je m’intéresse à la psychologie, le météorologie, l’astronomie, la philosophie, la politique, les échecs et la science en général.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Le véritable plus vieux métier du monde: glandeur.

Je ne l’aime pas, et ce n’est pas non plus très valorisé à une époque où la productivité et la rentabilité sont les valeurs étalons auxquelles les autres sont comparées.

Je suis bénévole dans deux associations et cela m’apporte beaucoup, plus que n’importe quel travail pour un salaire de misère que j’ai pu effectuer avant.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Totalement immature, en retard de plusieurs décennies par rapport aux autres sciences médicales. Et très peu est fait pour déstigmatiser les personnes concernées.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

L’originalité, voir l’excentricité.

Sinon une empathie pour les plus faibles et une meilleures compréhension des enjeux sociétaux autour de la distribution du pouvoir dans nos sociétés.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Politicien est le boulot le plus inutile dans une société. Donc je lui demanderais de trouver un vrai travail, utile à la collectivité ou qui répond au moins à un réel besoin.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

https://lichess.org

Portrait de Lionel Belarbi

Comme Lionel, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie (personnes, lieu, activité, chose) et à quoi tu aspires?

Je suis Lionel Belarbi ou Lio, Léo, bref, l’homme qu’il vous faut. De passage depuis le 8 février 1981 à 18 h 30 dans cette vie nauséabonde – à cause d’une histoire de pomme –, et pour un départ imminent vers ce que l’on appelle le paradis. Enfin pour le paradis, ce n’est pas certain, mais je me complais à rêvasser.

D’origine algérienne grâce à ma mère et russe par mon en- cu de père. La grossièreté que j’utilise envers mon géniteur est loin d’être gratuite, il m’a abandonné à la naissance. Je n’ai jamais fait de recherches : ne sachant pas ce qu’est un papa, cela ne me manque pas. Mon père était un homme très riche, et l’est peut-être encore.

Ma mère, une femme heureuse, ne manquait de rien : bijoux, argent, sorties dans les plus grands restaurants de Paris, et même de l’amour. Mais le pire est arrivé, moi… Alors que j’étais encore dans le ventre de ma mère, mon père lui a posé un ultimatum cruel : l’avortement. Le refus de ma mère lui a valu une séparation d’avec mon père qui ne voulait pas de moi. À ma naissance, il n’a même pas daigné me reconnaître.

Pour survivre, ma mère est descendue à Paris et s’est prostituée pour nous loger. Elle travaillait très dur, lors de nuits glaciales, avec le risque de se faire agresser, voire tuer. Bien que ma mère ait eu une excellente hygiène de vie – elle ne fumait pas ni ne buvait d’alcool –, cette torture quotidienne l’aura eue à l’usure. Elle est décédée à mes 14 hivers.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Auteur passionné des sujets qui fâchent, comme la psychiatrie et l’humour grinçant ou corrosif. Webmaster et SEO (Référencement sur les moteurs de recherches), puis informaticien (21 ans d’expérience).

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Il y a de la progression en France. Mes vrais amis sont hospitalisés ou en souffrances.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La création !

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Ministre ? Non, trop timide lol. Je lui demanderais de fermer sa grande bouche et de passer à l’action.

Une page que tu aimerais faire connaître?

https://blogschizo.wordpress.com/

Portrait d’Erazade

Comme Erazade, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Mes ami-es sont mes inspirations, ainsi que l’art en général.
Je veux juste être heureuse.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Pour l’instant, je n’en ai pas. J’ai été libraire un temps, et j’adore ranger, trier les livres, ainsi que discuter des livres avec les client-es et trouver THE bouquin.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Très mal fait, autant pour les patient-es que pour les soignant-es.
Nous patient-es sommes mal traité-es, soit comme des enfants, soit comme des monstres.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Ça fait voir le monde différemment. Je sais que c’est cliché mais je pense que c’est vrai.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, trop d’obligations !
+ de moyens pour le monde de la santé mentale
+ d’informations pour tout le monde
+ d’écoute envers les malades

Portrait d’Az

Comme Az, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’aspire a vivre un état de présence et d’équilibre intérieur le plus souvent possible, état de réceptivité et d’harmonie qui révèle la vraie beauté qui se trouve en chaque chose, en chaque lieu, en chaque expérience.

Etat d’ouverture que je place en exacte opposition a l’état de psychose que je vis souvent, ou je suis enfermé dans mon mental et dans ses représentations, ce qui attire mon attention sur ces phénomènes et me coupe du « réel ».

Je suis inspiré par la marche, la natation, le temps passé avec mes proches, amis, guide, ma chienne Xela, et beaucoup par la musique (écouté ou joué = basse, clarinette, chant).

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

C’est un métier compliqué, où chaque personne atteinte par un trouble mental est un univers en soi, et requiert beaucoup de temps, une grande flexibilité, et il faut parfois accepter que la personne « malade » ne pourra peut être pas coller à l’image que l’on a d’une personne « saine ».

La personne doit coller à sa représentation d’une vie « réussie ».

Ayant été hospitalisé plusieurs fois, j’ai trouvé a chaque fois des infirmier(e)s concernés et bienveillant, qui ont le rôle de tenir la baraque, et des Psy qui m’ont bien souvent semblé dépassés … ils n’étaient juste pas très impliqués, et ont rarement su jouer le rôle de miroir non déformant que j’attendais d’eux, posture qui je pense m’aurait aidé à prendre conscience plus rapidement de certains de mes fonctionnements défaillants. Par un engagement et un intérêt réel, ils auraient également pu m’être utile à détricoter des schémas de pensées limitants ou à la limite du délirant…

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

En sortant « des cadres », on se rend compte que la vie est aussi en dehors des sentiers battus, et qu’il n’y a aucune « loi réelle », juste une posture où à un moment « les autres » signifient par leur comportements, paroles, ou silence, que l’on a franchi une limite, que l’on est en hors piste, et que si on se prend une avalanche sur la gueule, bah tant pis pour nous.

Pour ma part, ça m’a donné une bonne dose de flexibilité mental, et parfois beaucoup de recul, notamment sur les relations interpersonnelles.

En m’avançant « à contrecœur » à travers les lignes, dans ce qu’on nomme communément la folie, je me suis surtout rendu compte qu’il n’y a pas de limite … j’ai pu avoir des comportements très étranges pour les gens qui m’entourent, alors que pour moi tout avait un sens … seulement je commençais (pendant une rechute) à ne plus me rendre compte (ou alors a mal interpréter) que les gens ne savaient plus comment se positionner vis-à-vis de moi …

Donc pour conclure, on peut tirer de positif de la folie que ça permet d’ouvrir le champ des possibles, mais que au moment ou on « conscientise » que l’on est en train de glisser dedans, il me parait judicieux d’essayer de garder des points de repères, et ne pas se vautrer dedans, car ce « trou » n’ayant pas de fond, on peut se retrouver à faire des choses vraiment « bizarre, et/ou dangereuses pour soi ou autrui » …

Je pense également qu’il y a certaines limites qui une fois franchies, empêchent de revenir en arrière, ou en tout cas que c’est vraiment jouer à la roulette russe …

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Oui, je pense que ce serait un énorme plus pour un Ministre de la Santé Mentale d’avoir traversé une maladie mentale … Moi Ministre …

Je lui demanderais de s’impliquer de manière concrète et au maximum possible, en donnant des fonds pour des études non médicamenteuses pour tous les troubles schizophréniques, autistiques, dépressifs …

Je lui demanderais également de lancer des ateliers à l’école, ou l’on parlerait de psychisme, de développement personnel, ainsi que de la prévention sur les drogues, à grande échelle, avec des gens ayant beaucoup consommé, et qui n’aurait pas un discours vide, mais quelqu’un qui vienne parler de son expérience, en disant, oui c’est bien, et … mais …

Egalement parler des différentes formes de maladies mentales, comme ça tout un chacun aurait une meilleur image de ces troubles et saurait par exemple que lorsqu’on parle avec un schizophrène, ça passe souvent mieux si on évite de le fixer dans les yeux … ou alors poser des questions, en levant les tabous …

En fait, j’ai tellement de choses a demander a ce Ministre que je pense que je vais demander le poste, ça sera plus simple 🙂