Portrait de Point Virgule

Comme Point Virgule, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires ?

Je trouve mon inspiration pour apprécier la vie dans les belles choses qui nous entourent. S’il en reste encore. La nature est magnifique, diversifiée et si apaisante pour l’esprit.

Mais il y a aussi l’envie de belles personnes qui savent voir la réalité autour d’elles et capables de compassion et n’hésitent pas à tendre la main. Il existe encore des gens bienfaisants.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes ?

Mes emplois ont été tournés vers la communication avec les humains. J’ai toujours produit avec et pour les autres.

Des contacts assurément très riches par leurs qualités et diversifications. J’ai beaucoup donné mais tellement encore plus appris, découvert la misère sociale mais aussi l’égoïsme, l’indifférence voire la méchanceté.

Nous avons tous besoin les uns des autres mais avec bienveillance.

Que penses-tu du monde de la santé mentale ?

Quel indigence. On remarque des psychiatres et psychologues très investis dans leur relations avec les patients, qui cherchent vraiment à faire de leur mieux avec un certain attirail à leur disposition.

Mais la recherche est insuffisante pour évoluer en compétences et les formations des praticiens sont bien souvent de faible niveau voire inexistantes pour savoir comment prendre en charge efficacement certaines pathologies.

C’est bien trop stigmatisé et souvent avec des traitements inadaptés.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie ?

Selon le cas, elle permet de se réfugier dans des mondes parallèles qui n’est pas toujours que souffrance.

Il existe des clans qui se forment et qui permettent de créer une bulle bienveillante et protectrice plutôt agréable.

Certaines pathologies permettent d’accéder à des sensations que l’humain lambda n’imagine même pas, et ce sans apport de substances (l’hypomanie peut être délicieuse) et puis ça amène à de grosses analyses de son Moi intérieur nécessaires pour s’auto-gérer au mieux.

On est souvent les gens qui se connaissent le mieux.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais ?

Les ministres et la politique !

Je lui demanderai de laisser faire les collectivités, de ne pas toucher les initiatives locales, la politique n’est pas assez honnête pour en être un acteur.

Ma demande serait qu’ils ouvrent vraiment les yeux sur un monde en souffrance, mal étudié donc mal compris notamment du monde médical. Mal étudié donc tardivement diagnostiqué et de fait mal traité.

Que l’on considère ces malades comme citoyens à part entière et non que rébus dont on ne sait quoi faire, à part les traîner de CHU en cliniques, et de tester divers traitements comme des apprentis sorciers.

Et d’arrêter de les stigmatiser car ils ne rentrent pas dans le cadre social standard imposé et de les voir juste pour ce qu’ils sont, des être vivants.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître ?

Des associations et groupes de parole existent pour bien des pathologies et sont d’une grande aide.

Portrait de Carlos León

Comme Carlos León, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires ?

Ce qui m’inspire actuellement est mon travail comme formateur en Open Dialogue.

J’aspire à ce que les choses changent, dans plus de compréhension de l’humain qui a des difficultés psychiques.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes ?

J’aime mon métier car je rencontre des gens fascinants, passionnants, pleins de vie et de ressources.

Que penses-tu du monde de la santé mentale ?

Le monde de la santé mentale, plus ça change, plus c’est la même chose.

Avec diverses personnes en France, au Canada, en Suisse (j’habite à Genève) nous construisons pas à pas un réseau de ressources alternatives, innovantes. 

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie ?

La vraie folie est la guerre, la violence, le pillage, l’abus organisé. On ne peut en tirer aucun bénéfice.

La souffrance humaine, les difficultés psychiques sont autre chose. C’est notre sensibilité qui est touchée.

La vision positive est de voir les combats que chaque personne mène pour réactiver ces ressources dans des contextes difficiles.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais ?

Les ministres et la politique ! Je lui demanderai de laisser faire les collectivités, de ne pas toucher les initiatives locales, citoyennes, de ne pas imposer des programmes type et considérer la différence de chaque personne.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître ?

odformation.org/

dialogueformation.com/

do-ge.ch/ 

https://www.rrasmq.com/

https://u-p-asso.fr/

https://www.lesinvitesaufestin.fr/

Portrait de Diana123

Comme Diana123, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires ?

La complexité humaine m’inspire énormément ! Bien que parfois elle puisse malmener.

J’adore observer et analyser tout ce qui m’entoure pour refaire le monde avec des gens ouverts d’esprit et tolérants.

Ce qui m’inspire, c’est aussi tout le mal qu’on a pu me faire et qui me pousse à en faire quelque chose de positif au contact d’autres personnes qui, malgré elles ou pas, me font du bien.

Le fruit de cette passion se trouve dans les témoignages que je publie sur mon blog audio pour ma chronique sur Radio HS : https://www.mixcloud.com/cara-mel5/

Pour conclure, mes plus grandes inspirations sont des personnes qui ont fait d’une faiblesse une force ! Ce vers quoi j’essaie de tendre aussi !

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes ?

C’est quoi un métier ? Est-ce que c’est celui qui me rapporte de l’argent ?

Je n’aime pas spécialement le métier pour lequel j’ai été formée cependant, j’accorde beaucoup d’importance à l’entreprise ou l’association auprès desquelles je l’exerce.

Le métier qui me passionne c’est celui de bénévole !

Parce que ça m’a beaucoup aidé à me construire personnellement en plus de contribuer à faire du bien aux autres et à l’environnement en général. C’est pour cette raison que je valorise mes missions bénévoles autant que mes expériences salariales !

Que penses-tu du monde de la santé mentale ?

La représentation qu’en a fait la société moderne est exagérée notamment dans les films alors que ce sont des figures de sages, d’oracles ou guérisseurs dans des sociétés « plus primitives ».

Je trouve que les personnes qu’on considère comme ayant une maladie mentale ont une forme de clairvoyance qui peut s’exprimer avec exagération parfois.

Ce sont des indicateurs de la santé globale de notre société. Comme on leur apprend à s’écouter pour mieux gérer leurs émotions, nous devrions aussi apprendre à écouter les émotions des autres pour mieux agir et non les exclure comme ce qui est le cas actuellement.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie ?

De nouvelles idées, des perceptions non explorées, des pistes de réflexions, un bilan de la santé globale de notre environnement. La folie est un lanceur d’alerte que l’on condamne au silence !

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais ?

Je ne pense pas l’être un jour car c’est un poste qui n’est pas fait pour des hypersensibles avec une morale et des valeurs sauf si un jour ce Ministère devient indépendant !

Ce que je demanderais au Ministre actuel, c’est :

  • de ne pas inclure ses affaires dans la loi de sécurité globale.
  • qu’il valorise le personnel soignant par une meilleure rémunération et un suivi psychologique d’accompagnement pour mener à bien leur mission si ce n’est pas déjà le cas.
  • donner plus de moyens pour soigner par la parole et le médium d’expression pour diminuer le recours aux médicaments dans la mesure du possible…

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître ?

https://www.association-hypersensibles.fr

Portrait de MoM

Comme MoM, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

De nature spontanée, j’aime vivre!

Tant seule qu’en groupe. J’aime apprendre des autres et enseigner.

Je suis aussi anxieuse et très souvent j’ai besoin de contrôler mon environnement pour me rassurer. Mon entourage me connaît bien et parfois me laisse faire et souvent me pousse dans mes retranchements.

J’aime les activités manuelles, le sport, la nature, je m’émerveille encore de pas grand chose.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je suis infirmière en psychiatrie depuis 9 ans maintenant. D’abord en pavillon d’entrée puis en hôpital de jour et en résidence thérapeutique.

J’ai choisis cette spécialité pour la qualité du contact humain et le temps.

J’aime mon métier même si nos conditions d’accueil se dégradent.

J’aime les échanges avec les patients et les liens qui se créer.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Elle manque de visibilité. Quand il y en a, c’est pour hurler son outrage sur un événement sans chercher à comprendre.

Je me sens plus en sécurité dans mon établissement que dans la rue!

Je lutte contre les stigmatisations et les représentations, qu’elles soient d’un public peu averti ou des mes paires.

Je lutte pour la reconnaissance des personnes en soins, tant humainement, que somatiquement, que socialement.

Je me questionne tout le temps sur le sens des soins. Sur nos limites et notre toute puissance. J’apprends de toutes les personnes avec qui je travaille, de toutes!

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Pour moi, la folie est un concept.

Moi aussi j’ai un grain!

Je dis souvent qu’il n’y a pas de fous, juste des personnes malades et la différence est grande!

Mais sinon la folie demande à s’adapter constamment, de connaitre l’autre, non pas au travers de sa pathologie mais dans son ensemble!

Elle m’a fait avoir des fous rires mémorables, elle a permis de vrai moment de partage, de la joie. J’ai pu y voir de la solidarité, de la confiance et de l’espoir.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Ah non! Je ne pense pas qu’on puisse mélanger politique et santé. On l’a déjà vu et ce n’est pas joli joli.

Mais sinon, je lui demanderais de venir me suivre 1 mois. Sans langue de bois. Que ce ministre voit comment on travaille pour de vrai, comment on fait avec la misère humaine, avec des situations de vie horrible.

Ce qu’on vit au quotidien, comment les patients vivent au quotidien.

Comment on fait avec le temps et les injonctions contradictoires.

Que ce ministre soit confronté la vraie vie, je l’emmènerais en visite à domicile où même moi j’ai pas envie y mettre les pieds tellement ça grouille de petites bêtes.

Je lui montrerais combien on s’arrache pour que la personne est une vie décente, pour qu’elle retrouve l’estime de soi.

Que ce ministre redescende dans la réalité.

Et à la fin, je lui demanderais qui est le plus fou : nous ou notre système ?

Portrait de Gaïa

Comme Gaïa, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’aspire à une nouvelle psychiatrie, j’ai été internée abusivement plusieurs fois et cela depuis des années mais je suis aussi et avant tout une personne ayant travaillé plus de 10 ans dans l’aide aux personnes et aussi dans l’accompagnement d’adultes autistes et psychotiques dans un foyer de vie où j’y ai découvert un vrai monde adapté pour eux, c’était d’ailleurs à nous de nous adapter.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je n’ai plus de métier.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Ce monde m’a détruite volontairement.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La folie est un bien grand mots, fou pour qui? Fou pourquoi? Fou un jour, fou toujours? Qu’est-ce donc que la folie?

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je souhaiterais la destruction totale du milieu psychiatrique je souhaiterais que soient communiqués des chiffres publics sur le taux de mortalité après traitements, que soit rendu public les coûts d’hospitalisation et de traitements, que les psychiatres soit tenus non pas à la stabilisation mais aussi à la guérison des patients, de nouveaux lieux de vie, interdiction immédiate de tout traitement dégradant, mise à l’isolement, manque de soin, surmédication… ouvrons les yeux et les portes des asiles, de nouveaux lieux de vie sont possibles.

Portrait de Loulou

Comme Loulou, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Voyager, revivre, revoir la beauté, assister à un concert de Neil Young, retourner au Maroc, retrouver le souffle pour chanter mes chansons, quitter la ville, retrouver un soupçon d’insouciance, ne plus jamais revoir ma sœur, aimer.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

J’écris des chansons depuis l’enfance, j’aime ça parce que quand l’inspiration m’envahit, je m’envole, ce sont les seuls moments où le poids de la vie et où mon désespoir s’évanouissent.

Une fois que la chanson est terminée, je n’ai plus peur pendant quelques heures.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

C’est un immense fourbi où il faut se frayer un chemin et éviter les pièges.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La découverte, la création et la faculté d’identifier ce qui est juste et ce qui ne l’est pas. Je pense qu’elle permet aussi de mieux comprendre la souffrance des personnes qui nous entourent ou que l’on aperçoit dans la rue ou que l’on observe, assis, seul sur un banc.

Peut-être aussi qu’elle nous aide à ne pas être dans le jugement.

C’est aussi la possibilité de s’extirper du moule, et de se révolter.

Parfois ça peut nous faire ressentir des émotions extrêmement fortes et profondes, qu’elles soient agréables, voir exquises, ou au contraire atrocement douloureuse.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Ministre, non. Je lui demanderais tellement de choses…

Qu’il fasse en sorte que la vie que mènent les êtres humains soit moins violente, et qu’il commence par se poser des questions sur sa propre folie qu’il a dû dissimuler pour accéder à ce job.

Je lui demanderais aussi de moins parler, voir de se taire, mais d’agir pour prendre soin des enfants, des hommes et des femmes qui sont en souffrance. Et d’ouvrir le tiroir-caisse pour pour doubler les effectifs du personnel soignant et que la formation de ces personnes soit davantage orienté sur le dialogue, l’écoute et l’accompagnement plutôt que de poser un diagnostic et d’administrer les psychotropes qui amputent et emprisonnent les personnes considérées comme « malade » ou ne correspondant pas à la norme.

Il y a une chanson d’Alain Bashung où à un moment il dit « je veux rester fou ».

Moi j’entends là-dedans « je veux rester vivant »…

Aimons ce que nous sommes!

Portrait de Petite Fleur

Comme Petite Fleur, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Je m’épanouis dans la littérature (écriture ou lecture), tout ce qui concerne le domaine artistique. Je suis sensible à la beauté de la nature. A l’authenticité des moments simples auprès des gens que j’aime.

Depuis un an je me suis passionnée pour la Cartomancie et la méditation. L’ésotérisme me secourt chaque jour. Je soutiens plusieurs associations dans des domaines différents (cancers pédiatriques, mucoviscidose, les animaux…).

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je suis Aide Soignante. Je l’aime parce que je suis obligé de prendre sur moi.

Donner de l’amour et du soutien à ceux qui en ont besoin m’aide à ne plus m’apitoyer sur moi-même.

Sans ce travail, je me sens dénué de toute utilité en ce monde.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Vis à vis de la médecine, je trouve qu’il manque encore de connaissances.

Je pense que les soignants sont encore trop ignorants, et les patients, peu écoutés.

Il faut plus de paroles. Moins de peur. Ce monde est finalement à la portée de chacun, il suffit d’un rien pour perdre pied, ou pour se découvrir un trouble. Finalement, l’avenir de ce monde nous appartient à tous.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La folie c’est la défense de notre âme. Son bouclier. La folie met en lumière des aspects de l’humanité encore méconnue. On peut en tirer plus de sagesse, plus de tolérance. La folie et la souffrance sont voisines. C’est la meilleure échelle pour atteindre la sagesse et l’éveil, même si cela parfois semble être illusoire.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Je ne pourrai pas devenir un jour ministre, car la politique est encore un monde à part, et contrairement à la santé mentale, celui ci semble vraiment hors de ma portée.

Par contre, je lui demanderais bien des choses.

Plus de moyens dans les hôpitaux psychiatriques. celui de ma ville est vétuste par exemple.
Les soignants peu informés. Détachés.

Je demanderais la mise en place de « cours » au sein des collèges et lycée qui je pense aideraient à prévenir et à donner force et courage aux adolescents présentant des troubles de se manifester.

Des cours pour stopper les clichés sur certaines maladies, pour réduire la peur, en faisant intervenir des patients eux-mêmes. la tolérance ça s’apprend à cet âge là.

Et je crois que je demanderais de pouvoir faire un compte-rendu détaillé avec les moyens nécessaires pour analyser les prises en soins et les résultats dans les hôpitaux.

En plus d’une subvention pour les associations de groupe de paroles qui existent et que je trouve formidables.

Portrait d’Irys Seehanemie

Comme Irys Seehanemie, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Mes aspirations sont de pouvoir témoigner par des écrits littéraires ou par des poèmes qui seraient plus sur des ressentis dans le parcours infernal de la psychiatrie.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je n’ai pas de métier juste des facilités sur la tournure des mots pour exprimer les maux et un amour exacerbé pour mes chats qui m’ont aidé à tenir bon pendant mon sevrage avec arrêt brutal des psychotropes prescrits sur 17 ans à fortes doses.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Une freud médicale.
Freud = fraude

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Elle rend aveugle sur la « normalité », pour permettre de voir plus loin là où nous sommes. Etre curieux pour comprendre ce qu’il se passe. Oser aller là où c’est défendu car inconnu et non conforme à ce qui définit la norme.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, mais j’aimerais lui demander de garder du bon sens face à ce domaine qui est encore trop tabou, sensibiliser pour accéder à l’information et l’écoute du cas par cas sans se fier au DSM, juste se fier au monde annexe qui peut contribuer à enrichir les perspectives et étoffer les points de vue encore trop étriqués par la peur de l’inconnu.

Portrait de Parole de démocrate

Comme Parole de démocrate, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

Aider mon prochain. Rendre à mon humble niveau la vie plus vivable, plus solidaire, moins violente.

Apprendre à moins consommer et se passer du superflu.

J’aspire à une vie sans embrouilles, sans stress et surtout sans violence.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je travaille dans le domaine de la solidarité associée au handicap.

Je l’aime parce que les challenges sont nombreux, libre dans mes actions et parce qu’il y a toujours quelque chose à faire.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Il y a beaucoup à faire. Avec la vie absurde que beaucoup mènent, on voit les cas fragiles psychologiquement se multiplier et en guise de thérapie, les médicaments ont monté leurs limites.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

De positif! Que ça nous incite à plus de modestie et à surtout réfléchir sur notre propre existence.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Le devenir, je ne le souhaite pas, mais je lui demanderais de mieux suivre les patients et ne pas simplement les shooter avec des médicaments.

Une page, association ou initiative que tu aimerais faire connaître?

https://handimat.org

Portrait de Zincka

Comme Zincka, fais-toi tirer le portrait par Comme des fous en répondant à ces 5 questions.

Quelles sont tes inspirations dans la vie et à quoi tu aspires?

J’adore les livres. J’ai essayé de faire des études de bibliothécaire mais ça n’a pas été possible à cause de mes troubles. Maintenant j’aimerais construire des boîtes à livres et les disséminer partout. 🙂

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Je ne travaille pas.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Dans ce « monde », on rencontre des personnes extraordinaires, on vit des choses très dures (hospitalisations forcées, médication qui te rend débile, et toutes les conséquences de ton trouble) mais il y a une vraie solidarité entre « malades ».

En dehors de ce monde, il m’est très difficile de parler de mes troubles, les « gens normaux » ne comprennent pas.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La folie est très créative, beaucoup de « fous » sont artistes, ça donne aussi une force incroyable. On se connait bien mieux que la plupart des gens.

Et on ressent les choses avec plus de force, on peut être très malheureux mais aussi connaitre la joie, l’extase, c’est comme si on vivait la vie avec mille fois plus de couleurs que les autres

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Non, je ne pourrais pas car j’ai une phobie sociale.

Je lui demanderais de faire des campagnes de sensibilisation pour diminuer les discriminations, qu’il y ait des cours sur la santé mentale à l’école, pour que notre « monde » soit mieux connu et moins diabolisé.

Et je lui demanderais de protéger tous nos acquis sociaux tels que l’AAH, la RQTH, Cap Emploi, etc.